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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

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Paris ce 25 mars 2012 :
Vous pouvez télécharger le discours intégral du discours que François Bayrou a prononcé dimanche 25 mars 2012.
cliquez ici : bayrou affiche0001 (562x800)
 
Prenons le temps d'écouter et de lire ce qu'a pu dire le candidat François Bayrou pour cette élection centrale qu'est la présidentielle !
    De l'Espoir pour un peuple Libre !
   
 
 
Le 22 avril 2012 parce que je suis un être libre, je sais ce que je veux et pour qui je voterai :
 
François BAYROU !

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Il faut savoir garder le sens critique, n’est-ce pas ?  

Nous sommes le 25 mars 2012.

Dans quatre semaines, dans 28 jours nous serons dans l'isoloir et le bulletin que l'on mettra dans l'urne sera d'importance.

 

Depuis toujours je veux faire confiance à l'intelligence de nos compatriotes et ce sens révolutionnaire si particulier, si singulier que nous savons enfoui au plus profond de chacun de nous.

N’ entendons- nous pas tous çà et là, qu'il suffit de ce système figé dans le marbre depuis la constitution de 58 qui a créé de fait un bipartisme commode empêchant l'expression pleine, entière et diverse du peuple, permettant pour ne garder que les oriflammes du pouvoir ces petits arrangements entre amis qui s'autoproclament la droite, la gauche.

Nous savons désormais avec la crise que « le  politique » a été confisqué par d’autres puissances que celles issues de la démocratie.

Je ne sais pas ce que droite-gauche veut dire.

Je ne sais pas quel est le socle philosophique qui sous-tend leur désir de gouvernance.

Ce que je sais c’est que nous voyons depuis 1984 une même conception de gestion économique et comptable.

Ce que je sais c’est que depuis 1984 une volonté permanente de suppression de l’esprit critique a été assurée par ces deux partis.

Je pourrais être vu comme excessif en disant qu’on a « désinstruit » volontairement l’école. Pourtant en toute sincérité, je le crois volontiers.

Il y a une telle continuité dans l’observation de ce qui est fait au niveau de l’école depuis 1984 et cette instruction toute relative de ceux qui ont cru recevoir la connaissance.

C’est ainsi que l’égalité des chances par l’instruction publique est devenu chimère et que seuls ceux issus de familles ayant les codes peuvent effectivement s’élever.

Autrefois, le père était fier de ce que son fils en sache plus que lui. Soyons sincères avec nous-mêmes, nous parents ! Quel est le degré réel de connaissances possédées par nos enfants ?

N’est-il pas vrai de dire que les enfants ont moins de culture générale que  leurs parents, savent moins que leurs parents ?

Je ne parle pas du contenu des manuels mais de ce qui est resté en mémoire vraiment !

Quelle est la réalité de l’ascenseur social qu’aurait dû rester l’Ecole ?

N’est-il donc pas vrai de dire seuls ceux issus de familles ayant les codes, peuvent progresser.

Ne dit-on pas que les parents idéaux sont un père ingénieur et une mère professeur ?

Tout est dit n’est-ce pas ?

 

Ainsi droite et gauche, UMP et PS, SarkHollandie, ont cette même conception.

Ne pas tout dire, ne pas tout partager mais faire croire aux enseignés qu’ils savent !

En fait ne pensent-ils pas tous deux la même chose ? Et s’ils pensent la même chose alors ne géreront-ils pas tous eux de la même façon ?

Je le crois vraiment ils présentent tous deux un symbole exact du concept mécanique d’interchangeabilité !

Et puis pire, et c’est vraiment un désastre intellectuel, la presse se rend complice de cette confiscation de la capacité critique par une « spectacularisation » du faux-débat  et comme victime d’un T.O.C ne faire que se gargariser de la résignation au bipartisme.

 

Cette confiscation de la Critique est presque le signe d’une vraie dictature !

Complicité et duplicité de la « SarkHollandie » d’avec les mass-média !

 

 « Si nous pensons tous la même chose, c’est que nous ne pensons plus rien ! » disait François Bayrou en 2002 aux féodaux de toujours réunis en Congrès à Bordeaux.

Par cette seule phrase pleine de sens, il permit alors à cette grande famille des démocrates (dont je fais partie depuis que je sais lire et en actant cet engagement de la pensée par ma prise de carte dans les années 80 au Centre des Démocrates Sociaux présidé alors par Jean Lecanuet, celui qui avait par sa candidature fait mettre le général de Gaulle en ballotage en 1965),  de prendre leur envol, de s’emparer enfin  de leur liberté d’être en pensée  et en action, de finalement cesser le jeu pervers du supplétif de ceux qui sont à droite de nous sans pour autant accepter de l’être demain pour ceux qui sont à gauche de nous.

.

Moi in fine, je sais où je me situe et je dis souvent que ce sont ces deux partis de gouvernement qui se situent par rapport à moi, à notre mouvement démocrate courant central et épine dorsale du pays !

Mais justement parce que je suis un Démocrate, cela ne m’empêche de tout lire et d’exercer mon sens critique.

 

Voici un article de Philippe Tesson qui estime  dans Le Point.fr- publié le 17/02/2012 que le jugement que l'on porte sur le président du MoDem n'est pas de l'ordre de la politique mais de la morale.

 

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« Selon le dernier baromètre Ipsos-Le Point, 55 % des Français portent un jugement favorable sur l'action de François Bayrou. Il arrive en tête du palmarès. Ce n'est pas nouveau. On le sait depuis longtemps : au moins un Français sur deux se reconnaît en François Bayrou. La majorité du peuple français. Énorme ! Comment s'étonner dans ces conditions de l'entêtement de l'intéressé à persévérer dans son ambition politique ? Son erreur est de ne pas comprendre que le jugement que l'on porte sur lui n'est pas de l'ordre de la politique mais de la morale.

Dissipons le leurre : ce n'est pas la moitié des Français qui adhère à Bayrou, c'est la moitié de chacun de nous. Arithmétiquement, le résultat est identique. La meilleure part de nous-mêmes. La part vertueuse, celle du rêve, de l'utopie, de l'innocence. Qui d'entre nous ne souhaite que la vérité, la transparence, l'honnêteté, la tolérance, la dignité, toutes ces valeurs dont Bayrou est le chantre infatigable, gouvernent la politique ? Dans le casting électoral français, il y a toujours un humaniste sincère de service pour répondre à une demande historique. Bayrou aujourd'hui assure parfaitement l'emploi. Il est la vigie et la caution morales du jeu, et nous en avons besoin pour sauver notre bonne conscience.

L'éternel cocu magnifique

Mais il y a la vraie vie. Bayrou parle, dénonce avec talent l'indignité, nous l'écoutons avec respect, et puis la vraie vie reprend ses droits. Ce qu'il dit laisse une trace non négligeable : à preuve les quelque 15 % qu'il vaut en poids électoral et qui feront la décision au second tour, dans un sens ou dans l'autre, au hasard de l'humeur du peuple, et qui seront récupérés par l'un ou l'autre de ceux que Bayrou n'aura eu de cesse de stigmatiser. Bayrou, ou le dindon de la farce, l'éternel cocu magnifique.

Les limites de son influence sont dans l'ambiguïté de son positionnement centriste, surtout dans un système institutionnel qui exige un engagement idéologique précis. La division française est telle que, dans notre pays, même l'humanisme, concept universel par excellence et par définition, doit avoir une couleur : celle de droite ou celle de gauche. Bayrou refuse cette loi absurde. Il est hors la loi, chevalier blanc égaré dans le marécage. Le blanc n'est pas une couleur. Que devient le blanc lorsque la neige a fondu, se demandait le poète ? »

 

Le journaliste Philippe Tesson oublie que le blanc est une couleur fondamentale de la "palette". Même lui perd de sa légendaire culture ! Il oublie aussi que le "blanc" était le signe de ralliement des rois dont le grand Henri IV qui réunifia la France. Bref, lisez et faites moi part de votre sentiment à cet article !

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Comment ne pas ressentir l'effroi après cette horreur survenue ce matin à Toulouse ?
Comment ne pas ressentir ce besoin de se rapprocher les uns les autres, qui que nous soyons, d'où que nous soyons, quelque soit notre religion, notre couleur de peau après ce drame et faire face ensemble ?
 
Se recueillir, réfléchir, se recueillir et réfléchir encore et encore sur pourquoi cette horreur que l'on croyait disparue.
Comment est-il imaginable que l'on puisse tirer sur des êtres humains, des enfants parce que juifs ?
 
Il me revient l'attentat perpétré devant l'école Nah'alat Moché, rue Anatole France à Villeurbanne, destiné à faire un maximum de morts car la bombe était programmée pour l'heure de la sortie. Plus jamais çà disait-on encore ?
 
Est-ce donc encore possible que cette barbarie ?
Encore cette lancinante question !
Pourquoi ? pourquoi ?
Je sais que je n'arrêterai jamais jusqu'à la fin de mes jours de me poser cette question, cette vraie question !
 
François Bayrou après avoir rencontré la communauté de Toulouse s'est rendu ce soir 19 mars à Grenoble.
Nous étions un certain nombre de la fédé du rhône à avoir fait le déplacement.
 

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J'ai retrouvé parmi mes archives cet article signé Laurent Joffrin !

 

Comme tout ce qui est écrit reste d'actualité ! Est-il possible de faire progresser notre pays et chacun de nos concitoyens ?

 

Bien sûr que nous le souhaitons tous chacun à sa façon.

Mais pour que le possible soit réalisable, ne faut-il pas tourner le dos au système actuel et faire qu'une majorité centrale se dégage enfin.

C'est bien là l'option Bayrou et comme l'écrivait si justement laurent Joffrin, il s'agit bien d'une révolution !

 

Le 22 avril il faut voter Bayrou afin qu'il soit présent au second tour et fasse que cette révolution tant désirée s'amorce !

 

Mais lisez plutôt cet article daté du 5 avril 2007 publié dans Libé!

 

Ressemblance

Par Laurent JOFFRIN

Libération du jeudi 5 avril 2007

 

Le «moment Bayrou» est-il terminé ? On le dit, mais on s'avance beaucoup. Certes, les sondages ­ obsédants sondages ­ lui sont un peu moins favorables. Certes, les inconnues qui suivraient son éventuelle victoire demeurent. Mais l'homme a de la ressource, comme le montre sa prestation dans Libération. Et si l'on parle sondages, rappelons que jamais un centriste ne fut, depuis des décennies, si haut dans les intentions de vote.

Rappelons surtout que l'écart dont bénéficie, face à lui, Ségolène Royal, n'est pas beaucoup plus grand que la marge laissée naguère à Lionel Jospin à ce stade de la campagne.

Entre le 21 avril 2002 et le 22 avril 2007, la ressemblance n'est pas seulement calendaire...

A quoi tient l'effet Bayrou ? La journée d'hier en donne la clé.

Il est le candidat antisystème. Le Pen aussi, dira-t-on, qui progresse dans le silence des enquêtes d'opinion.

Mais avec cette différence, qui procède de l'évidence : l'hypothèse Bayrou peut faire sourire, faire enrager ou faire exulter. Elle ne fait pas peur.

Dans «centrisme révolutionnaire», il y a d'abord centrisme. C'est flou, mais ce n'est pas fou. C'est surtout destructeur de certitudes.

Quand Bayrou dénonce la connivence entre certains groupes médiatiques et le pouvoir, sa voix couvre celle de la gauche.

Quand il s'étonne de l'insistante référence au drapeau, il prend Royal à contre-pied et trouble, nous le savons bien à Libération, l'électorat progressiste.

Et quand il parle des sans-papiers, il est plus proche des associations qui les défendent que du gouvernement qui les pourchasse.

Alors n'enterrons pas Bayrou trop vite. Bien sûr, sa longue fréquentation des allées du pouvoir conservateur relativise sa soudaine virulence. Mais il porte ses habits neufs avec une redoutable assurance...

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Ce jeudi 8 mars, François Bayrou était l'invité de l'émission "Des paroles et des Actes" sur France 2.
 
Je n'ai pas vu l'émission car j'assistais accompagné de mon fils, à la soirée "Ensemble pour l'égalité" organisée au Conseil de la Région Rhône Alpes.
La table ronde ayant pour thème "Femmes, diversité et medias" a été très intéressante et j'ai bien retenu l'intervention très juste de Elé Asu (journaliste sur Canal+) concernant son droit à l'indifférence et ne pas se cantonner dans un rôle déjà pressenti. Comme le disait aussi Sylvère-Henry Cissé il ne faudrait pas céder à la paresse morale et se gargariser de clichés.
Plus que des quotas, il faut ainsi développer des compétences.
Ainsi sans être dit, il convient de se méfier de ce que certains nomment la discrimination positive ou ce que d'autres souhaitent en évoquant des qulconques quotas.
Cette soirée s'est poursuivie avec le "Jamel Comedy Club".
Ce fur une belle soirée intéressante et rafraichissante !
 
Voici pour celles et ceux qui comme moi ne l'ont pas suivie en direct,  la vidéo de l'émission "Des paroles et des Actes".
 

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Epidémie d’une nouvelle maladie ?

 

 La  qualité première d’un médecin est  l’observation.

Ainsi durant son cursus universitaire, l’étudiant en médecine va au cours du DCEM (deuxième cycle des Etudes médicales) apprendre à observer et rendre compte de son observation par écrit.

C’est à ce stade qu’il devient externe des hôpitaux.

Personnellement, j’ai toujours adoré observer et par cela m’interroger, me questionner.

Ma chère mère a raconté tout dernièrement à mes enfants déjà adultes, comment je m’arrêtais dans la rue vers l’âge de 4-5 ans pour regarder les plaques des rues parisiennes et lui poser des questions. « C’est qui ? Qu’est-ce qu’il a fait pour mériter son nom sur une plaque de rue ? »

J’ai gardé l’habitude de l’observation et je dirai même que cette capacité est très importante pour moi et dans mon exercice quotidien.

Etudiants en médecine : Observez ! Observez ! Observez ! C’est le  « primum movens »  de l’examen clinique.

 

Mais revenons à nos moutons (jeu de mots ? que nenni ! quoique ce serait facile si on se réfère à la baignoire !)

 

J’avais observé l’étrangeté du discours d’Azouz Begag quand on m’avait demandé de l’accompagner  pour ce qui concernait les questions de santé lors des législatives de 2007 !

Et puis j’ai été étonné par  l’étrangeté du discours de Rama Yade quand elle fut éconduite du gouvernement ! Et puis encore quand j'ai entendu ces discours étranges  de ceux, issus de ce qu’ils appellent avec une sorte de misérabilisme et de chagrin les « minorités visibles ».

Et tout dernièrement ne voilà-t-il pas que le secrétaire d’Etat aux personnes âgées, Nora Berra affirme qu’elle n’a pas eu son investiture sur la 4ème circonscription en évoquant le même discours étrange !

Vraiment tout cela est étrange !

 

Je suis, si on emploie leur discours, un « visible » mais je ne me sens guère minoritaire ni visible car je n’ai jamais fait cas de ma couleur de peau ni de mes origines pondichériennes dans ma vie de tous les jours, ni dans mon activité professionnelle ou sociale.

Je connais mon histoire, celle de mes parents, de mes ancêtres, celle de Pondichéry, de l’Inde et naturellement celle de mon pays, la France.

 

Je sais au plus profond de moi-même que je suis français, attaché à mon pays qu’est la France et que je suis, comme l’ont fait au cours des dernières guerres mes aïeux et mon père, prêt à servir verser mon sang pour ma patrie, la France et cela sans rien vouloir jamais demander en retour. je considère qu'il ne s'agit là que de faire mon devoir de citoyen français.

Je suis un français comme les autres et je sais l’histoire de mon pays et je la revendique dans toutes ses facettes. Il m’énerve ainsi  de voir çà et là tant de personnalités ou d'institutions prôner quelque repentance.

Il ne s’agit certes pas d’oublier mais il ne s’agit pas non plus de juger car nous ne vivons pas à la même période et nos connaissances ou notre évolution ne peuvent être les mêmes. On peut toujours refaire l'histoire mais cela ne mange pas de pain ! Bref, on pourrait en débattre longtemps.

 

Mais revenons donc au fruit de mon observation.

Madame le Docteur Nora Berra affirme qu’à cause de ses origines on ne lui a pas « donné la quatrième circonscription ».

Ce discours m’intrigue et métonne. Ainsi il suffirait d’être sur l’affiche pour être élu ?

Ne faut-il pas déjà faire l’effort de connaître la sociologie de la circonscription, observer ce qui va et ce qui ne va pas, aller à la rencontre des gens qui y vivent,  les entendre  et débattre avec eux en expliquant alors ce à quoi on croit et convaincre l’Autre du bien-fondé de l’idéal défendu ?

Telle est du moins ma conception du « combat politique ».

Pourquoi se réfugier derrière une origine quand on n’a pas ce dont on rêve comme destin ? Un peu à cette façon des enfants gâtés en bas âge qui veulent tout, tout de suite et disent « c’est pas juste » au lieu de comprendre qu’il faut faire l’effort avant d’avoir.

Je trouve que se retrancher derrière une quelconque origine ou une couleur de peau est pathologique. Je crois vraiment qu’une véritable maladie se fait jour.

 

Cette maladie,  je la nommerai volontiers la « Norazouzite ».

Et comme,  il n’existe pas de traitement à la « Norazouzite »,  il faudra donc la classer parmi les maladies orphelines et sans doute la signaler à l’HAS et à Orphanet.

 

Cela étant, à observer les diverses circonscriptions, je trouve que Madame Nora Berra pourrait en raison de ses compétences et de son actuelle fonction se faire parachuter sur la 3ème circonscription.

Cette circonscription dont le député est aussi un médecin, le Professeur Jean-Louis Touraine.

Il est dit d’ailleurs que ces deux confrères se connaissent bien, l’une ayant été dans le service de l’autre.

 

Et c’est ainsi que je me dis que vraiment les débats sur la santé au sens large et plus pratiquement sur l’organisation actuelle du système de soins en France, son mode de distribution, son financement actuel (qui ne respecte plus depuis les années 80, les principes de la Sécurité Sociale édictés par Pierre Laroque), sont vraiment pauvres voire absents, sinon au travers de discours creux et mille fois entendus.

Rappelons quand même l’exposé des motifs de la loi portant création de la sécurité sociale :

« EXPOSÉ DES MOTIFS DE L'ORDONNANCE DU 4 OCTOBRE 1945 (extraits)

 

" La Sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu'en toutes circonstances il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. Trouvant sa justification dans un souci élémentaire de justice sociale, elle répond à la préoccupation de débarrasser les travailleurs de l'incertitude du lendemain, de cette incertitude constante qui crée chez eux un sentiment d'infériorité et qui est la base réelle et profonde de la distinction des classes entre les possédants sûrs d'eux-mêmes et de leur avenir et les travailleurs sur qui pèse, à tout moment, la menace de la misère. "

 

" Envisagée sous cet angle, la Sécurité sociale appelle l'aménagement d'une vaste organisation nationale d'entraide obligatoire qui ne peut atteindre sa pleine efficacité que si elle présente un caractère de très grande généralité à la fois quant aux personnes qu'elle englobe et quant aux risques qu'elle couvre. Le but final à atteindre est la réalisation d'un plan qui couvre l'ensemble de la population du pays contre l'ensemble des facteurs d'insécurité ; un tel résultat ne s'obtiendra qu'au prix de longues années d'efforts persévérants, mais ce qu'il est possible de faire aujourd'hui, c'est d'organiser le cadre dans lequel se réalisera progressivement ce plan. "

 

Ne serait-il pas formidable, au travers de cette circonscription que soit mise en lumière l’une des préoccupations essentielles de nos concitoyens ?  Leur Santé ?

Je me sens  naturellement prêt à porter ce débat-là dans cette 3ème circonscription.

Je la connais depuis plus de trente ans !

Mais surtout  dans le débat qui aura lieu, j’y retrouverai avec plaisir l’actuel député qui devrait sans nul doute se représenter, le Professeur Jean-Louis Touraine.

Il me revient que  lors du mandat municipal de Michel Noir, Jean-Louis Touraine  avait fait cause commune avec la COMERLY (coordination des médicaux de la région de Lyon dont j’étais le président)  pour marquer  une belle  opposition contre la restructuration des Hospices Civils de Lyon, et ce fameux-fumeux plan « Duber-Noir ».

 

Il me revient aussi que Jean-Louis Touraine pour bien montrer son opposition farouche à ce plan tripolaire et la disparition de l'activité médicale à l'Hôtel Dieu, avait créé l’association « Sauvetage et Promotion des HCL ».

 

Nous avions ainsi partagé le même combat dans ces années 90.

Je me rappelle ainsi  la manifestation à l’Hôtel Dieu où Jean-Louis Touraine s’était retrouvé tout contre moi, bousculé par les forces de l’ordre. Je dois avoir dans mes archives une photo de cet épisode. Et oui, à cette époque il était vraiment opposé au démantèlement de l’Hôtel Dieu !

Il me parait tout autant étrange qu’il fasse partie de l’équipe municipale actuelle qui  ose faire disparaître du champ médical, l’Hôtel Dieu, édifice historique, glorieux et si prestigieux de l’univers médical français voire mondial ?

 

Ainsi il y aurait matière à débattre ! 

 

J’appelle ainsi mon confrère le Docteur Nora Berra à venir se présenter sur la troisième circonscription qui sera ainsi « la circo des docteurs » !

 

Alors chiche ?

Portons enfin  la lumière sur les questions de santé… osons enfin discuter de la gestion actuelle de l’assurance maladie, osons discuter de la dérive assurantielle du régime d’assurance maladie avec la mise en place sans vraie opposition des franchises médicales dites sarkozy,

 

Alors chiche ?

Exposons tous trois,  la vision que nous avons  en matière de protection sociale et sanitaire et  ce dont nous sommes capables pour assurer un "libre et égal accès de tous à des soins d’égale qualité assurés dans la dignité !

 

J’y suis prêt !

 

Et que puisse exister, le temps d’une campagne législative,  « la circo des docteurs » pour que ce débat là soit vraiment porté et entendu!

 

 

ce mercredi 7 mars 2012

jean-claude joseph

 

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Depuis quelques jours cette question m'est posée :

"Dites-moi Docteur ! Pour qui voter ?"

 

Ainsi je perçois comme un frémissement dans la campagne qui s’annonce, même si la plupart de ces personnes ne savent pas forcément quand aura lieu le premier tour.

Et puis comme une curiosité, ces personnes me disent :

 

" Bah, il ne faut pas se faire d'illusions, Sarko sera réélu. Et pourtant on ne peut pas dire qu'il ait fait grand-chose pour nous... On n'arrête pas depuis qu'il est là, de payer toujours plus et on ne reçoit rien en échange..."

 

"… Et puis c'est normal qu'il soit réélu, Hollande n'inspire pas confiance et surtout on va revoir les mêmes qu'avant du temps de Jospin..."

 

Je me dis alors qu'il est difficile d'être un médecin de famille, le confident de ces personnes, de ces familles (trois générations pour certaines..), de ces enfants que j'ai vus nourrisson et qui pour certains ont déjà donné vie, que j'accompagne dans leur santé depuis tant d'années.

Ai-je le droit moral de mêler mon exercice médical avec mon sentiment politique, mon orientation politique même si elle est depuis plus de trente ans connue dans ce quartier de Monplaisir?

En même temps, je me dis que c'est quand même formidable de recevoir tant de confiance et que j'ai bien de la chance d'être ainsi considéré.

 

Alors je me prends à rêver à haute voix d'une société plus humaine, vraiment équitable où chacun serait considéré dans ce qu'il est et avec dignité.

Toutefois, mon expression verbale n'est pas modérée, ne peut être modérée.

Je ne puis en fait être modéré.

Je me considère dans mon expression et ma pensée comme un révolutionnaire, un de ceux qui firent partie de La Plaine lors de la Convention, mais quand même assez utopiste, j'en conviens.

La presse locale ne m'avait-elle pas qualifié affectueusement dans les années 90 de "Don Quichotte exotique" ?

 

Alors, pour qui voter ?

 

J'expose alors ce à quoi je crois !

Cette volonté d'aider l'être humain à vivre mieux qu'hier, cette volonté de partager avec l'autre ce que j'ai appris, cette volonté d'aller vers le progrès.

Oui c'est bien cela mon orientation politique : faire que notre société progresse, et tous ensemble, en faisant en sorte de tendre chaque fois la main vers celui ou celle qui à un moment donné de sa vie est laissé au bord du chemin commun.

 

Voilà ce qui m'anime chaque jour et depuis si longtemps.

 

Je crois à ce que Emmanuel Mounier appelait le "personnalisme communautaire".

Cette expression me parait tellement juste :

Une personne avec toutes ses différences dans une Communauté de destin !

 

Je mesure alors que mon propos participe de la pensée et de la philosophie.

 

Alors pour qui voter ?

 

Et bien pour celui ou celle qui pourra le mieux incarner cette pensée philosophique, pour celui ou celle qui saura redonner du sens à la dignité de l’être humain, qui le mettra au centre de ses préoccupations, qui n'aura de cesse à permettre le progrès, la progression de chacun dans son quotidien.

 

C'est sous ce seul angle que je veux voir les débats de cette drôle de campagne présidentielle qui semble comme en 2002 être déjà jouée avec la superbe complicité des mass-médias.

 

Alors pour qui voter ?

 

Mon respect de celui ou celle que j'ai en face de moi dans cette question posée, m'impose de faire réfléchir à ce que l'on souhaiterait, mais aussi à regarder les choses comme elles sont.

Le chemin vers l'idéal n'est jamais facile et c'est cette difficulté qui fait aussi le sel de l'action politique, n'est-ce pas ?

Alors effectivement, dans ce que je vais dire, la lumière se fait et je me dis que j'amène à la "lucidité".

 

Ce ne peut être Marine Le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon, brillants orateurs ou tribuniciens quoiqu'il en soit !

Ce ne peut être Philippe Poutou, joker de Besancenot !

Que dire d'Eva Joly qui navigue dans les méandres d'un futur à cent ans !

Déjà on m'expose l’hypothèse de la chevelure argentée de Monsieur Galouzeau de Villepin et ses fameux discours. Mais attendons son jet d'éponge qui sera sans conteste très enthousiasmant dans la geste.

 

Alors François Hollande ?

Mais quoi... que dit-il ? Que propose-t-il de si différent dans la logique comptable de  ce qui a été fait depuis 20 ans ?

 

Nicolas Sarkozy ?

En toute franchise, j'étais persuadé qu'il ne se représenterait pas comme j'étais persuadé que Dominique Strauss Khan ne se présenterait pas et ce dès 2007 !

(Ces deux personnes me paraissant si proches dans leur façon de penser).

 

Sarko-Hollande ? SarkHollandisation !

 

Alors pour qui voter ?

Je crois en toute sincérité que ce qui doit être l’essentiel pour la prochaine décennie est l’Instruction.

Arrêtons de parler d’éducation mais abordons simplement l’instruction, le partage des connaissances, la transmission du savoir.

 

Il suffit de confisquer l’esprit critique !

Il suffit de confisquer la capacité à comprendre ce qui est dit et écrit !

 

Je ne suis pas loin de penser qu’à dessein la capacité critique de nos concitoyens a été gommée par les pouvoirs en place depuis les années 80 tout en faisant croire que malgré tout on apprenait.

 

N’est-il pas curieux, alors que la scolarité est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, nombre de nos compatriotes n’arrivent pas à déchiffrer, à comprendre le sens des mots et encore moins à savoir écrire ?

 

Je me dis que depuis 20 ans, il y a eu une sorte de « désinstruction volontaire» par un saupoudrage de connaissances sans toutefois faire posséder aux écoliers la racine et le tronc de l’arbre.

 

Je me dis aussi que nous versons dans un monde « d’oralité » et que nous perdons l’écrit !

 

Et cela me semble extrêmement grave !

Ne sommes-nous pas en train de régresser et faire en sorte que comme au Moyen Age, le peuple fasse rédiger les écrits  nécessaires par ceux qui savent  ?

 

Je dis cela avec force et inquiétude, car depuis peu, je suis surpris par le fait de devoir rédiger des courriers de nombre de mes patients à destination  de diverses administrations (Sécurité sociale, Cotorep, pôle emploi, caisse d’allocations familiales, caisse de retraite).

Mon rôle de médecin n'est-il pas aussi de les aider dans les méandres de l'administration ?

 

Et pourtant n'ont-ils pas suivi leur scolarité jusqu’à 16 ans au moins !!!

 

N’avons-nous pas perdu le sens du message de Jules Ferry dans sa volonté révolutionnaire de l’instruction publique?

 

Alors pour qui voter ?

 

Mon  choix ne peut se porter que vers le candidat qui sera animé de cette volonté d’instruire !

 

Je le dis avec sincérité, cette volonté d’instruire et de faire ainsi que le faible devienne fort, est portée par le candidat François Bayrou !

Alors pour qui voter ?

 

Dès le premier tour, le 22 avril 2012, le choix « éclairé » doit se porter sur

François Bayrou

afin qu’il puisse être au second tour.

 

La révolution des esprits  pourra alors commencer !

 

 

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Interview de François Bayrou à Respect Magazine, mercredi 29 février 2012.

 

 

Respect Mag - À deux mois de la présidentielle, Respect Mag tend le micro à François Bayrou.

Le candidat, qui souhaite créer un ministère de l’Egalité, dit vouloir lutter contre toutes les discriminations. Emploi, police, politique : il réagit ici à trois des propositions lancées par Respect Mag et Terra Nova pour "faire bouger la République".

François Bayrou - Depuis 2001, la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE) demande aux entreprises cotées en Bourse de rendre compte de leur impact social, en communiquant notamment sur l’égalité hommes-femmes et l’insertion des personnes handicapées. Sans aucun référentiel commun. Nous proposons donc d’insérer dans la loi NRE des indicateurs précis et comparables sur le genre, l’âge, le handicap et l’origine, et d’obliger les entreprises de plus de 500 salariés comme les administrations à faire des progrès chiffrés sur ces critères. Pour que leurs effectifs soient représentatifs de la population de leur bassin d’emploi. Votre avis ?

RM - C’est une nécessité, et même une urgence, qu’il y ait du concret sur ces sujets, parce qu’il y a beaucoup de mots et peu de choses qui changent. Les populations frappées par les discriminations, qu’elles soient liées au sexe, à l’origine, au nom, à la religion ou à la couleur de peau, vivent ça avec des frustrations énormes. De ce point de vue, je trouve très bien d’aller vers des référentiels concrets et opposables, pour que les entreprises se disent "l’année prochaine, il faut qu'on ait progressé de tant de pourcents", ça me paraît juste que l’entreprise ressemble à son bassin d’emploi.

FB - Mais je suis plus réservé sur l’idée qu’il faille tout le temps des contrôles. Parce qu’en vérité, on l’a vu sur le handicap, ça ne change rien. Ce qu’il faut, ce sont des référentiels nationaux de progression, avec une adaptation locale en fonction des populations.

RM - Avec une question liée à l’origine ?

FB - Même si on les appelle "ethniques"- ce que je ne partage pas - je n’ai jamais compris qu’on refuse les enquêtes sur la diversité. Il m’a fallu vingt ans pour comprendre les frustrations et les découragements de nos compatriotes dont la couleur de peau les rend "visibles", comme vous dites. J’ai depuis compris que c’était un problème violent pour eux. Donc je ne vois pas pourquoi on refuse les statistiques de cet ordre.

RM - Vous reconnaissez qu’il y a des discriminations raciales ?

FB - Il y en a beaucoup. Dans le travail, le logement, les responsabilités. Même si je ne suis pas tout à fait sûr que le terme "racial" soit approprié… C’est vrai qu’il y en a et c’est contre ça qu’il faut se battre.

RM - Comment peut-on vérifier les progrès de l’entreprise si personne ne regarde objectivement ce qu’elle fait ?

FB - Grâce aux gens qui sont à l’intérieur. Je suis pour que les représentants des salariés soient dans les conseils d’administration. Pour qu’on ait, dans toutes les branches, une stratégie à laquelle les syndicats soient associés. On peut faire des choses sans augmenter perpétuellement la contrainte sur les entreprises.

RM - La contrainte a pourtant été nécessaire pour faire avancer la parité homme-femme…

FB - Et bien ça ne marche pas. Ni dans le monde politique, ni dans le monde de l’équité salariale. En revanche, sur l’équité salariale, je pense qu’il faut des amendes s’il y a des manquements à la loi. Et quand vous aurez des représentants des salariés dans les conseils d’administrations, alors vous aurez un contrôle par ceux qui sont sur le terrain.

RM - Mais chacun, sans même le vouloir, peut être porteur de préjugés et être à l’origine d’une discrimination…

FB - Je pense qu’il est très difficile d’effacer, dans une communauté, le repérage et le rejet de l’Autre. ça fait partie des pentes naturelles de l’être humain de dire : "regarde l’autre".

RM - Justement, les salariés censés contrôler la progression de l’entreprise peuvent eux aussi être sujets à ce genre de réactions. Faut-il les sensibiliser ?

FB - Non, il suffit d’en parler. Par exemple, je suis pour qu’à l’école il y ait des courts programmes sous forme de films, pour faire comprendre qui est l’Autre. Comment est ressenti le Noir chez le Blanc et le Blanc chez le Noir, avec toute la gamme entre les deux, qui est très hiérarchisée. Ce qui prouve qu’il y a encore des pas à faire vers l’égalité.

RM - Sans contrainte…

FB - On ne doit pas chasser les discriminations par obligation, mais pour que l’entreprise se porte mieux.

RM - Et si, dans dix ans, l’entreprise ne se porte pas mieux ?

FB - Mais elle se portera mieux, je n’ai aucun doute là-dessus ! Vérifions-le, faisons des enquêtes… Il faut que ça soit un mouvement interne, de même que la sécurité en banlieue ne doit pas venir de l’extérieur mais de l’intérieur, avec des forces de sécurité internes au quartier.

RM - Justement, notre deuxième proposition concerne la police. Le lien de confiance avec les citoyens s’est détérioré, en partie à cause des contrôles au faciès. Pour les éliminer, nous proposons que les policiers délivrent un récépissé à chaque contrôle, mentionnant le matricule de l’agent, l’objet du contrôle et la signature de la personne contrôlée. Nous suggérons aussi de renforcer la formation à l’antiracisme et la lutte contre les discriminations lors de leur formation. Qu’en pensez-vous ?

FB - Qu’il y ait des contrôles au faciès, j’en suis persuadé. Qu’ils soient une part de l’exaspération, des jeunes en particulier, aussi. Mais je ne veux pas tomber dans un racisme anti-flics. Je ne suis pas opposé à ce qu’on donne aux personnes contrôlées un document. En revanche, je trouve inacceptable d’être obligé de signer avec son matricule : ça signifie "donnes-moi tes papiers" à l’envers. Or les forces de police sont investies d’une mission par la société, elles ne sont pas dans un rapport individuel. Elles ne sont pas là non plus pour qu’à chaque instant on leur demande des comptes. L’idée que "toi, je te repère et je t’aurais un jour", c’est vraiment détestable, dans les deux sens. Je ne veux pas plus de racisme anti-policier que de racisme anti-couleur. Ce qu’il faut, c’est faire naître la compréhension réciproque.

RM - L’idée d’une formation renforcée à l’antiracisme et à la lutte contre les discriminations ?

FB - Oui, une formation renforcée aux valeurs républicaines élémentaires. Et l’antiracisme l’anti-discrimination, la recherche de l’égalité et de la fraternité, ce sont des valeurs républicaines élémentaires.

RM - Face au manque de diversité dans les instances démocratiques, nous proposons que chaque parti réserve soixante circonscriptions à des citoyens issus des minorités, durant trois législations, puis de supprimer cette mesure.

FB - Tout ça, c’est de la blague et ça ne marchera pas. Aucun parti n’est propriétaire des circonscriptions. Et de toute façon, les partis mettront ces personnes dans des circonscriptions où elles ne seront pas élus, comme ils le font pour les femmes. Réserver des circonscriptions ne sert à rien. Il suffit de regarder la parité à l’Assemblée Nationale : nous somme au-delà de la soixantième place des pays démocratiques du monde. Il n’y a qu’une chose à faire, changer la loi électorale et mettre suffisamment de proportionnelle.

RM - Cela suffira-t-il à faire progresser la diversité ?

FB - J’en suis sûr ! Lorsque vous faites une liste pour les municipales, vous représentez tous les quartiers. Là, c’est la même chose. Vous serez obligés de représenter les origines, sensibilités, religions ou sexes pour aller chercher les voix des différents groupes humains

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Marielle de Sarnez a rappelé que le seul "vote utile, c'est François Bayrou" au micro de France Info, lundi 27 février.
Marielle de Sarnez rappelle que l'élection présidentielle n'est pas uniquement une élection entre deux candidats : "Si notre présence dérange le Parti socialiste et l'UMP, ils vont devoir s'y habituer", a-t-elle affirmé, "le combat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy ne portera pas ses fruits".

Pour l'eurodéputée, le seul "vote utile" est celui pour François Bayrou "si on veut que ça change vraiment dans ce pays". Elle est par ailleurs convaincue que "les Français donneront une majorité parlementaire à François Bayrou s'il est élu, constituée d'un centre large".

La directrice de campagne de François Bayrou a également déploré la pauvreté des débats de la campagne présidentielle. "Il y a une absence de contenu dans la campagne, qui m'attriste, la présidentielle doit être un moment de prise de conscience et de mobilisation civique". Seuls "des efforts justes et partagés" permettront de "redresser le pays", a-t-elle revendiqué en rappelant que "la seule solution" pour le pays "c'est de retrouver le 'Produire en France' et de reconstruire notre appareil industriel".
 

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François Bayrou était l'invité du Grand Jury RTL, LCI, Le Figaro, dimanche 25 février.

Le candidat à la présidence de la République est d'abord revenu sur sa visite au Salon de l'Agriculture : "Le monde agricole à longtemps été très fort parce qu'il représentait une part importante de la population. Tous les politiques montaient à la tribune pour en parler, le soutenir, faire des salamalecs. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Quand une exploitation ferme,ce ne sont que des chiffres et des dossiers pour la plupart des politiques. Pour moi, qui fut éleveur dès vingt ans et qui suis resté exploitant, ce sont des visages. Ce n'est pas tout à fait la même chose".

"Arrêtons le blabla et moralisons enfin la vie publique !"

François Bayrou a ensuite réaffirmé sa proposition d'un "référendum sur la moralisation de la vie publique, dès le 10 juin 2012" : "Le référendum doit être utilisé pour des grands sujets et surtout il ne doit pas monter une moitié des Français contre l'autre. La moralisation de la vie publique est un sujet abordé depuis des années, qui a donné lieu à des dizaines de commissions et de rapports, à des protestations de bonne foi, mais jamais suivis d'effets", a-t-il déploré.

"Non-cumul des mandats, vote blanc, réduction du nombre de parlementaires : tout cela traîne depuis des décennies ! Arrêtons le blabla. Je mènerai, dès le 10 juin, date du premier tour des élections législatives, un référendum fondé sur une dizaine de règles qui changeront profondément les pratiques et la philosophie politiques", a détaillé le député des Pyrénées-Atlantiques.

Si "l'UMP et le PS ne sont pas exactement sur la même ligne en matière de moralisation de la politique, chacun de ces deux partis à ses erreurs et ses dérives. Du côté de l'UMP, nous constatons chaque jour le mélange des genres entre pratiques du pouvoir et intérêts privés. Au PS, ce mélange est celui où des élus sont souvent les salariés d'une autre collectivité, tandis qu'ils perdent ainsi leur liberté de parole. Ils ont aussi une dérive commune que de vouloir que l'appareil d’État soit rendu partisan, qu'on y progresse parce qu'on a la carte du parti ou qu'on est sympathisant. Si on veut changer les choses, permettre aux citoyens d'avoir à nouveau confiance, il faut que ces deux partis principaux n'aient pas la majorité les 22 avril et 6 mai prochains", a-t-il pointé.

"La bipolarisation recule chez les Français"

Enfin, François Bayrou s'est dit convaincu que "la bipolarisation est en train de reculer". "Il y a une enquête sortie samedi, qui dit que 60% des Français trouvent qu'on parle de trop de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Cela démontre que les Français ne veulent pas aller là où vous voulez les emmener", a-t-il déclaré à l'attention des journalistes qui l'interrogeait. "On voit à quel point les temps de parole dans les médias sont particulièrement déséquilibrés. Mais le monde médiatique se trompe. Comme ils l'ont fait en 2007, comme ils l'ont fait en 2002 et en 1995, les Français vont sortir de ce duo car ils n'ont envie d'aucun des deux choix qu'on tente de leur imposer", a-t-il ajouté.

 

François Bayrou était l'invité du Grand Jury RTL, LCI, Le Figaro, dimanche 25 février.

Le candidat à la présidence de la République est d'abord revenu sur sa visite au Salon de l'Agriculture : "Le monde agricole à longtemps été très fort parce qu'il représentait une part importante de la population. Tous les politiques montaient à la tribune pour en parler, le soutenir, faire des salamalecs. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Quand une exploitation ferme,ce ne sont que des chiffres et des dossiers pour la plupart des politiques. Pour moi, qui fut éleveur dès vingt ans et qui suis resté exploitant, ce sont des visages. Ce n'est pas tout à fait la même chose".

"Arrêtons le blabla et moralisons enfin la vie publique !"

François Bayrou a ensuite réaffirmé sa proposition d'un "référendum sur la moralisation de la vie publique, dès le 10 juin 2012" : "Le référendum doit être utilisé pour des grands sujets et surtout il ne doit pas monter une moitié des Français contre l'autre. La moralisation de la vie publique est un sujet abordé depuis des années, qui a donné lieu à des dizaines de commissions et de rapports, à des protestations de bonne foi, mais jamais suivis d'effets", a-t-il déploré.

"Non-cumul des mandats, vote blanc, réduction du nombre de parlementaires : tout cela traîne depuis des décennies ! Arrêtons le blabla. Je mènerai, dès le 10 juin, date du premier tour des élections législatives, un référendum fondé sur une dizaine de règles qui changeront profondément les pratiques et la philosophie politiques", a détaillé le député des Pyrénées-Atlantiques.

Si "l'UMP et le PS ne sont pas exactement sur la même ligne en matière de moralisation de la politique, chacun de ces deux partis à ses erreurs et ses dérives. Du côté de l'UMP, nous constatons chaque jour le mélange des genres entre pratiques du pouvoir et intérêts privés. Au PS, ce mélange est celui où des élus sont souvent les salariés d'une autre collectivité, tandis qu'ils perdent ainsi leur liberté de parole. Ils ont aussi une dérive commune que de vouloir que l'appareil d’État soit rendu partisan, qu'on y progresse parce qu'on a la carte du parti ou qu'on est sympathisant. Si on veut changer les choses, permettre aux citoyens d'avoir à nouveau confiance, il faut que ces deux partis principaux n'aient pas la majorité les 22 avril et 6 mai prochains", a-t-il pointé.

"La bipolarisation recule chez les Français"

Enfin, François Bayrou s'est dit convaincu que "la bipolarisation est en train de reculer". "Il y a une enquête sortie samedi, qui dit que 60% des Français trouvent qu'on parle de trop de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Cela démontre que les Français ne veulent pas aller là où vous voulez les emmener", a-t-il déclaré à l'attention des journalistes qui l'interrogeait. "On voit à quel point les temps de parole dans les médias sont particulièrement déséquilibrés. Mais le monde médiatique se trompe. Comme ils l'ont fait en 2007, comme ils l'ont fait en 2002 et en 1995, les Français vont sortir de ce duo car ils n'ont envie d'aucun des deux choix qu'on tente de leur imposer", a-t-il ajouté.

 

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