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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

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Articles avec #etats d'ame

Mise à mort

Publié le 12 Août 2013

By Nicole Delépine

Nicole Delépine ancienne responsable de l'unité de cancérologie pédiatrique de l'hôpital universitaire Raymond Poincaré à Garches( APHP ). Fille de l'un des fondateurs de la Sécurité Sociale, elle a récemment publié La face cachée des médicaments, Le cancer, un fléau qui rapporte et Neuf petits lits sur le trottoir, qui relate la fermeture musclée du dernier service indépendant de cancérologie pédiatrique. Retraitée, elle poursuit son combat pour la liberté de soigner et d’être soigné, le respect du serment d’Hippocrate et du code de Nuremberg en défendant le caractère absolu du consentement éclairé du patient.

Elle publiera le 4 mai 2016 un ouvrage coécrit avec le DR G Delepine chirurgien oncologue et statisticien « Cancer, les bonnes questions à poser à mon médecin » chez Michalon Ed.


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/suicide-medecins-silence-mediatique-massacre-programme-systeme-sante-nicole-delepine-800861.html#LCEgb3qs0SjiVSKL.99

image: http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2014/04/pendu.jpg

Médecins libéraux et du service public, aide-soignants...toute la profession connaît une recrudescence du nombre de suicides. Crédit Flickr

PAGE SUIVANTE

Le harcèlement quotidien des personnels de santé

Alertes répétées et à chaque fois silence ! Et le harcèlement des autorités contre le monde médical continue avec chaque jour son flot de mesures vexatoires, diffamatoires et dégradantes pour désespérer un peu plus l’ensemble de la profession. Une visite quotidienne du site Les médecins ne sont pas des pigeons vous convaincra de la gravité du harcèlement subi par les médecins libéraux qui n’a d’égal que le harcèlement des personnels hospitaliers par les restructurations conçues en dehors de tout consensus et réflexions a priori sur conséquences prévisibles avec les personnels concernés et compétents.

Les réunions dites de "concertation" ne sont que des simulacres de dialogue et ne consistent qu’à annoncer au personnel désespéré à quelle sauce il sera mangé sans possibilité de refus.

La médecine policière

La bureaucratie représentée par les Agences régionales de santé (ARS) toutes puissantes décide de la vie ou de la mort de tel service ou institution via la délivrance ou non de l’accréditation, soit de l’autorisation de traiter telle ou telle pathologie après des enquêtes, audits et interrogatoires policiers sur vos pratiques, votre obéissance aux recommandations venues d’en haut, les travaux coûteux effectués pour correspondre de nouvelles normes à chaque fois modifiées, bref du harcèlement administratif et autocrate.

ACTUALITÉ DES MARQUES

Moralité : les suicides et tentatives se multiplient, s’ajoutant aux arrêts de travail pour dépression ou équivalents aggravant la déshumanisation, conséquence de la froideur dans laquelle les personnels victimes de burn out (épuisement professionnel : on se brûle, on se consume littéralement) se réfugient avant la décompensation finale du suicide. [1]

Le nombre de suicides des médecins trois fois supérieur à celui de la population générale a été dénoncé de nombreuses fois depuis plusieurs années. En 2008 par exemple le Dr Fougeron se suicidait suite à un raté diagnostique. Le président de l’Ordre du Pas-de-Calais se déclarait "non étonné" . Selon lui, 14 % des morts de médecins chaque année sont liés à un suicide contre 4 % dans la population française globale.

Le management à la France Telecom

En 2013, le désastre des restructurations hospitalières s’aggrave, les suicides se multiplient et toujours dans le même silence médiatique. Le patron de la pneumologie de Nevers s’est suicidé le 23 avril 2013, et même le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de la Nièvre s’est indigné "du silence des autorités locales, régionales voire nationales et des médias locaux " [2]. Le président, le Dr. Badoux, insiste dans un courrier d’alerte adressé à Marisol Touraine, au préfet, à l’ARS de Bourgogne et aux instances ordinales. Quelle fut leur réponse à part le bruit assourdissant du silence ? Si elle existe, elle n’a pas inondé les ondes. Le Dr Badoux a évoqué ce médecin "pilier de la pneumologie", "apprécié de toutes et tous pour sa technicité et sa gentillesse". L’Ordre local "choqué" s’interroge : "Pourquoi une telle indifférence ? La vie des uns et des autres n’a-t-elle pas la même valeur ? Le suicide d’un médecin aurait-il moins d’importance que celui d’un employé de grandes entreprises nationales comme France Telecom ou Renault ? Ce chef de service est revenu à l’hôpital pour mettre sa blouse en cette matinée tragique avant de se taillader les veines et se sectionner la carotide. Qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a aucun lien avec le travail quotidien."


Un commentateur de ce drame nous apprend "que la même agence de consulting chargée de restructurer FranceTélécom et EDF avec les conséquences que tout le monde connait... s'occupe depuis les dernières années de restructurer la santé publique". Pas vraiment une surprise vu les conséquences communes, mais l’idée même de la voir embauchée fait frémir …

Médecins, aide soignants, infirmiers, personnel ouvrier , même galère , mêmes conséquences : leurs familles ne passeront pas leurs vacances avec eux …

Et l’épidémie chez les médecins se double de celles des paramédicaux chez lesquels les suicides devraient aussi faire la une du 20 heures.

Mais, surprise, ils sont également ignorés comme ceux des agriculteurs pendus dans leurs granges victimes de la politique agricole commune (PAC). Dans les six premiers mois de l’année en cours, l’APHP [3], cette célèbre et fière institution d’Ile-de-France, a égalé le nombre de suicides et tentatives de l’année 2012 :" Depuis 2010, avec une accélération en 2012, nous totalisons le triste chiffre de plus de trente suicides ou tentatives de suicide*, toutes catégories confondues, avec sur une période de 5 mois un nombre équivalent à celui (déjà inacceptable) d’une année entière ! " [4].

“Je ne veux plus retourner à Robert Debré. Travail inhumain. Plus la force”. Voilà les quelques mots laissés par Françoise, auxiliaire de puériculture le 22 décembre dernier, avant de mettre fin à ses jours. Depuis, près d’une dizaine d’autres membres du personnel de l’Assistance publique ont imité son geste. Rien que pour 2013, ils sont 9, dont deux ont tenté de se suicider directement sur leur lieu de travail. Le 25 mai 2013, une salariée d’Henri Mondor, âgée de 42 ans, a décidé d’en finir. [5]

L’USAP CGT avait interpellé la ministre en décembre 2012. A la date du communiqué le 29 mai 2013, "aucune réponse de la ministre, aucune mesure concrète nouvelle à l’APHP, bien que la Directrice Générale nous ait répondu favorablement. De plus les médecins du travail sont de moins en moins nombreux". Est-ce que la mise en place d’une cellule de crise et de soutien psychologique peut effacer les harcèlements quotidiens auxquels sont soumis les personnels ? Ne faut-il pas reconsidérer, comme ce fut fait finalement à France Télécom, le management choisi dans les hôpitaux et la politique de santé actuelle ? Comme le dit si bien ce communiqué : "L’hôpital est devenu une usine de production de soins avec une gestion managériale d’entreprise à la clé. Nous n’avons plus un (e) ministre de la santé mais un (e) ministre à l’économie de la santé ! "

Les médecins infirmiers, ou aide soignants, sont dans le même bateau ivre et victimes des mêmes souffrances, liés aux dysfonctionnements "organisés" dans le but de justifier restructurations de services, fusions d’hôpitaux, suppressions d’emplois utiles avec au passage casse des équipes soudées qui permettaient la joie de vivre malgré la maladie. Pendant que prolifère la bureaucratie hospitalière, les effectifs soignants fondent au lit du patient conduisant l’encadrement à sacrifier leur quotidien au nom du service public. Est -ce que changer les plannings d’un jour à l’autre, annuler des congés prévus, installer la zizanie entre les professionnels améliore le service au patient ? Non, ce type de gestion trop répandu dans les établissements de soin et apprise chez France Télécom le désintègre, entrainant le désarroi des soignants puis le syndrome d’épuisement professionnel (burn out), éloignant du patient et expliquant cette déshumanisation des hôpitaux. Enfin, dans un certain nombre de cas, sans l’aide de médecins du travail trop peu nombreux et pas toujours avertis, toujours absents pour les médecins (sûrement faits de chair et d’os différents des autres hommes), sans l’aide d’une famille attentive qui souvent rattrape le professionnel devenu patient, le pire arrive et l’on s’étonne, pas très longtemps.


Les médecins du travail eux-mêmes ne sont pas à l’abri : Marie-Magdeleine Gressé "a décidé d'en finir pour projeter ces questions taboues du suicide et du harcèlement sur le devant de la scène et dans le débat public ". Médecin du travail, elle travaillait depuis 25 ans à l’association "Alsace santé au travail" et était fortement impliquée dans l'Association d'aide aux victimes de violences psychologiques et de harcèlement moral dans la vie privée ou professionnelle (Avip).

Et ce n’est pas la réponse de l’APHP suite à l’appel au secours des personnels via leurs syndicats qui va améliorer les choses : " 522 000 euros donnés à Ipsos pour un questionnaire imbuvable [6], on s’aperçoit vraiment que l’on ne nous écoute pas.

Des audits sont déjà faits régulièrement et cela coûte des fortunes. On ne voit pas bien ce qu’ils vont faire de ce baromètre. Ce n’est pas ça qui va régler le problème”, juge la secrétaire du Comité d’hygiène et de sécurité central de l’Assistance publique.

Elle a raison, chacun comprend et connait les raisons du désespoir que ne feront pas disparaitre tous les outils éculés du management marchand.

Trop dur, trop douloureux, symptôme d’une société tellement malade qu’elle tue ses professionnels de santé tant en ville qu’à l’hôpital et détruit ses hôpitaux.

[1] « Le suicide d'un médecin ne fera pas la une des journaux comme celui d'un salarié d'une grande entreprise, c'est exact. Mais il en est de même du suicide des commerçants, des agriculteurs qui se pendent dans leur grange, des petits chefs d'entreprise ou artisans... Bref, tout ce qui appartient au monde des travailleurs indépendants ! » autre commentaire de lecteur au suicide du médecin de Nevers.

[2] Le quotidien du médecin : " Suicide d’un pneumologue à l’hôpital de Nevers : l’Ordre dénonce le silence des tutelles" , 15/05/2013

[3] Assistance publique hôpitaux de Paris

[4] Communique de presse USAP CGT

L’insupportable souffrance au travail : ça suffit !!!

Lundi 25 mai 2013 au soir, une de nos collègues d’Henri Mondor, proche de la CGT, jeune femme de 42 ans à choisi de se suicider.(…) L’USAP CGT par courrier dès décembre 2012 avait demandé devant cette tragique montée en charge la mise en place d’un observatoire sur les suicides à l’APHP, et alerté la ministre de la santé (…)

[5] www.egora.fr par Sandy Berrebi

[6] Qui devrait être reconduit dans trois ans pour voir les progrès accomplis


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Et j'en suis là mais celle qui partage mes jours depuis quelques mois m'aide. Puisent mes enfants le comprendre et  me sortir de cette spirale rencontrée il y a déjà 10 ans !!

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J’aime bien lire l’Evangile. Que ressentir en lisant l’évangile du jour et en lisant avec attention le commentaire du texte proposée par Sainte  Thérèse d’Avila ?

Et bien c’est vrai je trouve ces textes de ce lundi  très à propos. Je voulais juste l’écrire et dire Merci !

 

©Evangelizo.org 2001-2016

 

Lundi 8 Février 2016 :

Le lundi de la 5e semaine du temps ordinaire

 

Premier livre des Rois 8,1-7.9-13.

En ces jours-là, Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d’Israël, pour aller chercher l’arche de l’Alliance du Seigneur dans la Cité de David, c’est-à-dire à Sion.

Tous les hommes d’Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes.

Quand tous les anciens d’Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l’Arche.

Ils emportèrent l’arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s’y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.

Le roi Salomon et, avec lui, toute la communauté d’Israël qu’il avait convoquée auprès de lui devant l’Arche offrirent en sacrifice des moutons et des bœufs : il y en avait un si grand nombre qu’on ne pouvait ni le compter ni l’évaluer.

Puis les prêtres transportèrent l’Arche à sa place, dans la Chambre sainte que l’on appelle le Saint des saints, sous les ailes des kéroubim.

Ceux-ci, en effet, étendaient leurs ailes au-dessus de l’emplacement de l’Arche : ils protégeaient l’Arche et ses barres.

Dans l’Arche, il n’y avait rien, sinon les deux tables de pierre que Moïse y avait placées au mont Horeb, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d’Israël, à leur sortie du pays d’Égypte.

Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit la maison du Seigneur,

et, à cause d’elle, les prêtres durent interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait la maison du Seigneur !

Alors Salomon s’écria : « Le Seigneur déclare demeurer dans la nuée obscure.

Et maintenant, je t’ai construit, Seigneur, une maison somptueuse, un lieu où tu habiteras éternellement. »

 

 

Psaume 132(131),1a.2b.4a.5a.6-7.9-10.

Souviens-toi, Seigneur, de David,

de sa promesse au Puissant de Jacob :

«J'interdirai tout sommeil à mes yeux

avant d'avoir trouvé un lieu pour le Seigneur. »

 

Voici qu'on nous l'annonce à Éphrata,

nous l'avons trouvée près de Yagar.

Entrons dans la demeure de Dieu,

prosternons-nous aux pieds de son trône.

 

Que tes prêtres soient vêtus de justice,

que tes fidèles crient de joie !

Pour l'amour de David, ton serviteur,

ne repousse pas la face de ton messie.

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,53-56.

En ce temps-là,  après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent.

Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus :

Ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.

Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

 

Le lundi de la 5e semaine du temps ordinaire

Commentaire du jour 
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église 
Exclamation 16 (trad. cf Auclair,Œuvres 1964, p. 534 et OC, Cerf 1995, p. 892)

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés »

    Ô vrai Dieu et mon Seigneur ! Pour l'âme affligée de la solitude où elle vit en ton absence, c'est une grande consolation que de savoir que tu es partout. Mais à quoi bon, Seigneur, quand la force de l'amour et l'impétuosité de cette peine augmentent, et le cœur se trouble, si bien que nous ne pouvons plus comprendre ni connaître cette vérité ? L'âme sait seulement qu'elle est séparée de toi, et elle n'admet aucun remède. En effet, le cœur qui aime beaucoup ne supporte pas d'autres conseils ni consolations que Celui-là même qui l'a blessé ; c'est de lui seul qu'il attend la guérison de sa peine.

    Quand tu le veux, Seigneur, tu guéris à l'instant la blessure que tu as faite. Ô Bien-Aimé véritable, avec quelle compassion, quelle douceur, quelles bonté et tendresse, avec quelles marques d'amour, tu guéris les plaies des flèches de ton amour ! Ô mon Dieu, tu es le repos de toute peine. Quelle folie que de chercher des moyens humains pour guérir ceux qui sont malades du feu divin ? Qui peut savoir jusqu'où va cette blessure, d'où elle vient, et comment apaiser un tel tourment ? Comme l'épouse du Cantique des cantiques a raison de dire : « Mon Bien-Aimé est à moi, et je suis à lui ! » (11,6) En effet, l'amour que je ressens ne peut pas avoir son origine dans la bassesse de mon amour. Et pourtant, ô mon Époux, si bas que soit mon amour, comment se fait-il qu'il dépasse toute chose créée pour atteindre son créateur ?

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Souvenir qui Passe ! 
 
Ce chant chanté des centaines de fois, me revient soudain en mémoire ! 

 

Souvenir qui passe

La vieille caserne oubliée

Le temps la remplace

Avec ses feux à la veillée

Dans la brume grise

La sentinelle demeure

La sentinelle demeure

Oui, oui, oui

La sentinelle demeure

 

Amis, il faut que nous marchions

Plus loin, toujours plus loin

Le soleil dore les moissons bercées

Par le vent de juin

Le vent de juin

 

En avant serrons les rangs !

Que retentisse ce chant, oui !

Un chant de guerre et de victoire

Qui monte Plein d’espoirs

 

Avançons sans répit

Sous le vent, sous la pluie

La chanson sur les lèvres

Calme la fièvre

 

Si le sac est trop lourd

Si les membres sont gourds

Serrons les dents, les gars

Et A Dieu vat !

 

Après la bataille inhumaine

Vient un long repos

Secoue ta peine

Pavillon haut !

 

Après la bataille inhumaine

Vient un long repos

Secoue ta peine

Pavillon haut ! Pavillon haut ! Pavillon haut !

 

Cette version du chant est celle de la LH, nous le chantions à un rythme plus rapide.. normal la Légion marche à son rythme !

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Dans les années 2000, je suivais dans mon cabinet, un jeune couple.

En lisant le numéro de sécurité sociale de l’épouse, je constatais que le département de naissance était celui de la Creuse (23).

Mû par je ne sais quelle inspiration, je leur demandais alors quelle était leur ville d'origine en Creuse.

Surpris par ma question, ils me répondirent amusés :

« Mais vous ne devez pas connaître, Docteur. Nous sommes de Bourganeuf ! »

En entendant Bourganeuf, me revinrent à l’esprit mes années d'uniforme et surtout les manœuvres de mon régiment , le célèbre Royal Deux Ponts (99ème RI) basé à Sathonay Camp et hélas dissout par le plan de reformatage des Armées Juppé-Chirac ! 

Et oui ce régiment avait l’habitude d’aller goûter le pré au Camp de la Courtine !

La première fois que j’y étais allé, il neigeait et nous avions souvent failli nous renverser avec la sanitaire.

Il m’est revenu alors, ma traversée de Bourganeuf lors d’une grande manœuvre divisionnaire (celle de la 15ème DI) où nous avons eu l’illusion de faire la guerre comme en vrai, de jour comme de nuit. Cela avait bien duré dix jours et nos ennemis identifiés portaient pour se reconnaître une chapka marquée de l’étoile rouge ! Les VAB avaient été débridés et fonçaient à travers champs ! La nuit il y avait les tirs éclairants et on s’y croyait vraiment   !

Mais là n’est pas le propos et revenons à Bourganeuf.

En effet, je rejoignais plus tard les forces en présence de cette grande manoeuvre divisionnaire.

L’infirmerie n'avait pas été obligée de suivre le convoi du gros des troupes. Nous avions une jeep et une sanitaire.

Sur la route de Bourganeuf, nous sommes passés par un petit village.

Mon œil fut attiré par le monument aux morts. Je demandais au chauffeur de s’arrêter. Quelque chose de singulier avait capté mon regard !

J’ai toujours été ému par ces monuments, surement à cause de mon père.

Et quand je passe devant un de ces monuments, je prends la peine de lire le nom de ces disparus morts pour la Patrie, la gorge serrée par ces sacrifices humains. On peut y noter souvent les mêmes patronymes et se dire alors que telle ou telle famille avait perdu plus de la moitié de ses enfants… Et que penser devant le nombre de morts dans tel ou tel petit village ?

Oui ce monument avait quelque chose de singulier.

Je n’avais pas noté le nom du village en y entrant !

Je sortis de la jeep.

J’ai regardé ce monument comme jamais. Il y avait une multitude de noms. Chaque famille avait dû être touchée durement.

Comme je voulais en savoir plus sur l’histoire de ce monument si puissant dans son émotion, comme j’étais le « patron » du convoi infirmerie, j’ai décidé que nous avions du temps, le temps utile pour apprendre l’Histoire.

Je fis garer les véhicules et j’abordais un passant d’un certain âge, lui montrant ma curiosité. On alla dans un café et je l’ai écouté, nous l’avons écouté presque religieusement.

Il nous confia effectivement que le village avait été durement touché, que chaque famille avait perdu plusieurs enfants. Il m’apprit aussi que ce monument n’avait jamais été inauguré et que le gouvernement essayait chaque fois de le faire disparaitre.

Et en riant il me dit qu'il était étonnant qu'un militaire lui pose ce genre de questions.

"Pourquoi ?"

"Les militaires ont ordre de détourner la tête en passant devant ce monument !"

Je lui dis que au contraire, pour moi,  ce monument avait quelque chose de précieux et que le poing tendu de cet enfant vers l’inscription gravée était vraiment remarquable !

« Maudite soit la guerre ! »

Je lui demandais le nom du village.

Il me répondit fièrement : "Gentioux !"

J’ai gardé ce nom au fond de ma mémoire.

Alors quand mes patients me dirent qu’ils étaient de Bourganeuf, je leur ai parlé de ce monument aux morts et de l'émotion qu'il avait provoqué en moi.

Bien sûr qu’ils le connaissaient. C’était une sorte de fierté de l’endroit !

Ce jeune couple a quitté Lyon en 2006, obtenant leur mutation vers leur ville d'origine. Quelques mois après, je reçus cette carte d’eux !

J’en ai eu la gorge serrée et elle a pris place en beau lieu dans mon cabinet !

En voici la reproduction !

La onzième heure du onzième jour du onzième mois !La onzième heure du onzième jour du onzième mois !

Pourquoi Gentioux ? Pourquoi aujourd’hui ?

Très simplement dans une sorte d’association de pensées et de souvenirs diffus !

Hier ont eu lieu les différentes cérémonies relatives à la commémoration de l’armistice du 11 Novembre 1918.

La Onzième heure du Onzième jour du Onzième mois !

J’ai regardé tout cela à la télévision et pour être plus précis sur la chaine publique France2.

Ce fut une journée télévisuelle exceptionnelle à mon sens et ces documentaires d’une rare qualité mériteraient d’être rediffusés  ou tout du moins qu’il soit possible de se les procurer.

J’ai pensé à mon grand-père qui avait pris les Mers pour se retrouver dans cette guerre terrible à Verdun (dans le service de santé d’ailleurs - je l'ai appris aujourd'hui) et qui en était revenu intoxiqué par les gaz. Mon père ne l’a d’ailleurs pas connu bien longtemps, à peine 1 an !

Nombre de Pondichériens avaient quitté l’Inde Française pour venir servir la France, la Mère Patrie.

Aujourd’hui, j’ai appris de ma mère qu’un autre membre de ma famille (mon grand oncle paternel) avait lui aussi combattu lors de cette guerre de 14-18. Je l’ignorais !

La onzième heure du onzième jour du onzième mois !La onzième heure du onzième jour du onzième mois !

Au fur à mesure de l’écoulement de cette journée si particulière sur France2, les reportages allaient crescendo montrant l’horreur, les horreurs, l'incroyable, l'inimaginable, la folie furieuse de cette guerre.

L’image de ce monument aux morts me revint alors !

« Maudite soit la Guerre !»

 

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Oubli ou manque de culture ?

Le 31 octobre l’ambassadeur de France en Inde rendait un vibrant hommage aux soldats indiens du British Raj.

N’oublions pas qu’à cette époque l’Inde était sous domination britannique mais quand même il y avait aussi à cette époque les cinq comptoirs français de l’Inde et en particulier Pondichéry (avec Mahé, Chandernagor, Yanaon et Karikal).

Je dois dire que la lecture de ce communiqué m’a quelque peu étonné.

Oubli ? Manque de culture ? Sans doute les deux !

En effet, l’ambassadeur de France en Inde dans son propos n’évoque que les troupes du British Raj oubliant les ressortissants de l’Inde Française.

Or près d’un millier de pondichériens sont venus en France combattre et subir les affres de cette guerre sans nom. Mon grand-père paternel en était.

Oubli ou manque de culture ?

A la veille de la célébration de l’armistice du 11 novembre 1918, il me paraissait utile de rappeler l’engagement des jeunes pondichériens qui ont traversé les mers pour défendre la Mère Patrie.

 

le monument aux morts de Pondichéry (guerre 14-18)

le monument aux morts de Pondichéry (guerre 14-18)

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Hier soir à la télévision sur France 3, je fus littéralement happé par les deux documentaires diffusés.

Tout d’abord au travers du documentaire intitulé « Elles étaient en guerre » le rôle trop souvent tu et donc méconnu des femmes durant la guerre de 14.

J’ai été stupéfait de voir ces images animées, ces films de cette époque d’une qualité exceptionnelle. On y voit le déchirement, la peur, la tristesse et le courage inouï de ces femmes quelque soit le bord du Rhin. Hommage à elles !

http://pluzz.francetv.fr/videos/elles_etaient_en_guerre_1914_1918_,110652679.html

Et puis dans la foulée un second documentaire intitulé

« Quand la grande guerre rend fou ».

Là encore des films édifiants :

http://pluzz.francetv.fr/videos/quand_la_grande_guerre_rend_fou_,110652680.html

On ne peut être qu’humble face à la souffrance endurée par ces soldats traumatisés par la guerre. La guerre ne peut être propre ! La guerre ne peut être que sang, cris, larmes contenues ou pas, hébétude devant les incompréhensions des horreurs vues et senties. Non la guerre n’est pas propre ou comme on dit chirurgicale qui renvoie à la netteté du coup de bistouri. Il aura fallu bien du temps pour admettre la notion de « syndrome post traumatique ».

En regardant ces images, je me suis demandé pourquoi tant de temps avant de les montrer. Pourquoi tant de temps pour montrer ces expérimentations des médecins de cette époque ? Attendre qu’il n’y ait plus aucun survivant !

Mais voilà elles ont été diffusées et cela devrait nous faire réfléchir sur la réalité des guerres et de ce traumatisme particulier.

http://www.atlantico.fr/decryptage/stress-post-traumatique-que-science-depuis-appris-realite-cauchemar-poilus-survivants-francois-lebigot-894130.html

 

Retour sur Images !

J’ai alors pensé à mon grand-père paternel quittant Pondichéry pour faire la guerre, cette guerre de 14-18, et subir quelque peu les gaz moutarde, si bien que mon père ne l’aura hélas pas connu bien longtemps et nous transmettre ce vécu singulier.

La seule photo que nous ayons de lui, le montre tout fier dans son bel uniforme, son pistolet au côté et son lebel de l’autre.

J’ai cette photo accrochée en face de moi et souvent je le regarde et me demande quelles auraient été, si je l’avais connu, nos conversations.

 

Retour sur Images !

Que m’aurait-il raconté ?

Qu’aurait-il plutôt osé me dire sur ces horreurs qu’il a vues, senties, ressenties ?

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Peace and Love ! le 29  novembre 2001 George Harrison disait au-revoir au monde vivant.

Plus que des mots cette vidéo issue de Youtube

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Je m'en souviens comme si c'était hier :

Nous sommes un mardi, le  mardi 16 août 1977 !

Je suis penché au-dessus de l'évier à faire ma petite vaisselle.
Comme d'habitude mon transistor à piles me tient compagnie.
"Elvis Presley est mort !"
J'ai arrêté la vaisselle.
Je me suis "cutté" dans un fauteuil, la tête vide.
"The King is dead !"
J'ai pris ma guitare et j'ai joué "Love me Tender" !
 
 
 
 

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auld lang syne (Ce n'est qu'un au-revoir

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Un téléphone qui sonne dans la nuit !  Départ précipité vers Paris ...
Impossible à ce jour d'y mettre des mots ... mais
 the God EC is here .. !
 numérisation0022
 
"My Father's Eyes"  …. Eric Clapton (Words and music)
 
Sailing down behind the sun,
Waiting for my prince to come.
Praying for the healing rain
To restore my soul again.
Just a toerag on the run.
How did I get here?
What have I done?
When will all my hopes arise?
How will I know him?
When I look in my father's eyes.
My father's eyes.
When I look in my father's eyes.
My father's eyes.

Then the light begins to shine
And I hear those ancient lullabies.
And as I watch this seedling grow,
Feel my heart start to overflow.
Where do I find the words to say?
How do I teach him?
What do we play?
Bit by bit, I've realized
That's when I need them,
That's when I need my father's eyes.
My father's eyes.
That's when I need my father's eyes.
My father's eyes.

Then the jagged edge appears
Through the distant clouds of tears.
I'm like a bridge that was washed away;
My foundations were made of clay.
As my soul slides down to die.
How could I lose him?
What did I try?
Bit by bit, I've realized
That he was here with me;
I looked into my father's eyes.
My father's eyes.
I looked into my father's eyes.
My father's eyes.

My father's eyes.
My father's eyes.
I looked into my father's eyes.
My father's eyes.
 
 
 

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