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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

 

Le 25 mars 1957 était signé le Traité de Rome qui allait permettre à l'Europe d'exister politiquement.
 
Cela va faire cinquante ans. Je m'étonne et malgré la campagne présidentielle, que l'on ne dise pas l'importance de cet acte fondateur.
Mais peut être que cette oeuvre de mémoire ne plairait pas à certains ! Ainsi on présente souvent de Gaulle comme un constructeur de l'Europe. Mais quand même n'est-ce pas mettre sous le boisseau le torpillage de la CED (Communauté européenne de défense)  en 1952  par l'ensemble des gaullistes, des communistes et de certains socialistes réunis  ? (comme quoi ce que peut reprocher le candidat de l'UMP critiquant l'association de ce qu'il nomme les contraires est bien curieux !)
Il aura fallu 5 ans pour arriver enfin à cet acte fondateur du Traité de Rome. J'aimerais vraiment que chacun puisse lire ce traité et découvrir que ce qui fut critiqué par les conservateurs de gauche et de droite s'y trouve déjà. Je ne peux admettre  que des personnalités aient, pour d'autres fins et en particulier leur seule stratégie personnelle, laisser interpréter comme ils l'ont fait, le TCE (Traité portant Constitution sur l'Europe) et faire en sorte que le non l'emporte.
J'en veux aussi, même s'il a présenté une sorte de mea culpa, au président de la France de ne pas s'être engagé vraiment dans cette campagne du Oui au TCE. Mais finalement n'était-il alors et seulement qu'un héritier : celui du gaullisme passé par le RPR et l'UMP.
Je n'arrive pas à comprendre s'agissant de cette question essentielle comment la candidate du PS pourra agir  en ayant autour d'elle des partisans du oui et des militants du non  (Chevènement, Mélenchon, Fabius pour ne citer que l'essentiel d'entre eux ?).
L'avons-nous à ce sujet entendu, évoquer sa propre vision et quels moyens elle compte se donner pour arrimer à nouveau la France à l'Union européenne et non à une simple communauté économique ? Dire qu'il faut que l'Europe soit solidaire suffit-il à éteindre toute interrogation ? Je mesure la faiblesse de son argumentaire quand le poing serré elle déclame son ambition d'une europe solidaire. Que n'a t-elle rappelé ce que Robert Schumann disait déjà le 9 mai 1950?
Comment reconstruire ce qui a été gâché par ceux qui ont menti en 2005 (les soi-disant alter et  anti libéraux comme Besancenot, Bové et Buffet qui à dessein n'ont pas dit que cette concurrence libre et non faussée tant décriée est partie intégrante du Traité de Rome de 1957), par ceux qui ont fait croire à l'existence d'un plan de secours (Fabius dont je crois que son seul argument était de se positionner pour 2007),  par ceux qui n'ont pas tout fait pour faire gagner le oui (la majorité de ceux qui ne pouvant faire autrement se disent européens)?
 
Je me souviens que seuls Bayrou avec  l'UDF et  Daniel Cohn Bendit ignoré et méprisé des Verts issus notamment de l'ex alternative rouge et verte : Mamère et consorts, ont mis leur énergie au service du Oui.
Il nous faut une vraie détermination, un réel enthousiasme pour refonder cette europe en panne, comme Schumann et Monnet ont su le faire, quand après que les conservateurs "gaullistes et communistes" réunis aient rejeté la CED, ils ont su associer les compétences des "progressistes" sur ce projet pour aboutir à cet acte majeur qu'est le traité de Rome.
Je m'étonne qu'aujourd'hui alors que la France peut s'enorgueillir d'avoir eu en son sein les pères fondateurs de l'Europe, personne ne dise rien, ne fasse pas une publicité forte sur cet anniversaire !
Quelle signification donner à ces silences, à ces absences, alors que dans l'Union Européenne, cela est sujet à promotion, notamment en Allemagne ?
Il sera mis sous frappe une pièce de deux euros commémorative de l'évènement et un logo a été créé.
Pour les centristes me direz-vous, cela est facile, puisque les centristes s'étant toujours réclamés tant de Jean Monnet que de Robert Schumann, ils savent en parler à coeur et sans détour. 
C'est pourquoi ce qui m'importe  dans le débat actuel, est de savoir quelles sont les options  du candidat de l'UMP et de la candidate du PS, s'agissant de l'Union Européenne ? Pourquoi n'en disent-ils pas un mot ? Pourquoi manient-ils si habilement le demi-mot, la permission des interprétations afin que chacun de leurs électeurs potentiels croient ce qu'ils veulent bien comprendre ? Pourquoi ne savent-ils pratiquer, avec brio il faut en convenir, que l'art du non dit ou du laisser croire ? Pour mieux berner le citoyen ? Est-ce possible ?
La démocratie n'exige - t - elle pas  la vérité et la justesse des mots afin que chacun puisse comprendre ce qui est proposé ? C'est ce que Bayrou ose faire !
" L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait."
J'ai toujours estimé et le parti du Centre aussi  qu'il nous fallait d'abord approfondir avant d'élargir. Qui a permis lors du Traité d'Amsterdam de modifier l'ordre établi par le Traité de Maastricht ?  Qui a permis lors du Traité de Nice de provoquer sans l'approfondissement nécessaire l'élargissement confinant l'Europe à une vaste zone de libre échange économique ?  Chirac et Jospin ! Oui Chirac et Jospin représentant l'UMP et le PS. J'ai surtout remarqué le silence satisfait des pourfendeurs du Traité de Maastricht (Seguin et Chevènement entre autres). Il n'y avait plus lieu de s'opposer à cette Europe de Maastricht dite fédérale, cette europe de citoyens ayant à coeur de partager un destin commun, soucieux de mettre en oeuvre la solidarité entre tous en s'en  donnant des moyens fiables et non en se gargarisant de mots.
 
Nous sommes en 2007 ! Cette europe balbutiante, à 6 puis à 9, puis à 12 et à 15 et aujourd'hui à 27, mérite t-elle de simples mots dont on veut faire croire à une portée universelle? 

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Je suis né en 1957, juste deux mois jour pour jour après l'adoption du traité de Rome et la naissance de la Communauté européenne. 
Mes premiers souvenirs de la chose politique remontent à 1965. Et oui, j'avais 8 ans ! 
Mais il y a des situations qui marquent les mémoires et l'élection de 1965 m'a profondément marqué. Nous étions à Provins et la France semblait douce et paisible. 
Qui pouvait imaginer que trois ans après, allaient avoir lieu les événements de Mai ? 
Je me souviens très bien de cette couverture de l'Express sur laquelle le Kennedy français figurait : Jean Lecanuet ! 
Je me souviens aussi de la stupéfaction de mes parents qui étaient profondément gaullistes, mais je le crois simplement attachés au de Gaulle de l'Histoire, en découvrant celui qui allait mettre en ballotage le « général ». 
Et pourtant, me disais-je déjà qu'il fallait combattre l’habitude, le confort de l’habitude, le confort de ce qu’on a déjà vu et de ceux qu’on a déjà vu. 
Je me souviens de ce décalage d’image entre des candidats d’un autre siècle et le candidat du Centre. 
Je crois aussi que c’est à cause de ce décalage flagrant que je me suis toujours forcé à ne pas me laisser guider par l’apparence et qu’au-delà du sourire éclatant de Lecanuet, il devait bien y avoir autre chose. 
Et c’est sans doute au travers de cet exemplaire de l’Express que j’ai lu pour la première fois un article dit politique.

En 1974, à nouveau le modernisme réapparaissait avec la silhouette décontractée de VGE. Je me souviens bien de sa manière de dire les choses sans faux semblant, sa volonté de rassembler sur des objectifs, sa volonté de décrisper la France et de faire en sorte que chacun s'épanouisse quelque soit sa condition sociale ou son origine.

Un jour on osera le dire bien fort, le septennat de Giscard aura été un grand septennat.

Sept ans durant lesquels la solidarité a pris du sens (comment ne pas se rappeler ces lois sur la solidarité nécessaire aux personnes âgées, aux personnes handicapées, aux femmes (contraception, IVG, volonté d’égalité des droits entre les sexes), ces lois dans la prise en charge de la maladie et des accidents liés au travail par l'association des ayants-droit.

Sept ans durant lesquels la mise en œuvre de la modernité (transport, télécommunication et tant d’autres domaines) a eu lieu. 
Sept ans durant lesquels l’Europe a vu un jour cohérent et efficace en passant de la simple communauté économique à ce qui allait devenir l’Union tant voulue par les pères fondateurs que furent Schumann et Monnet.

Je pense que tout ce qui a suivi n'a pu l'être que parce que VGE avait ouvert le chemin. Il faudra bien un jour, lui rendre cette justice.

J'ai toujours eu à cœur l'Autre. Je n'ai jamais aimé le profit.

J’ai toujours eu une haute considération pour mon pays la France. Comment pourrais-je oublier ce que notre pays a donné au Monde ? Comment pourrais-je oublier tous ceux de ma famille tant maternelle que paternelle qui ont versé le sang pour la Patrie ? Oui cela est sans aucun doute lié à l’éducation que m’ont donnée mes parents, à la culture reçue, à mon instruction. Ne suis-je pas un de ces enfants de Pondichéry, belle ville française de l’Inde, recevant cette éducation chrétienne imprégnée des fondamentaux brahmaniques transmis par mon grand-père maternel ?

J’ai eu cette chance, et je peux le dire aujourd’hui malgré quelque déni exprimé dans mon adolescence, d’avoir été instruit dans des écoles de notre République et en particulier dans ces lycées militaires (Collège Naval et Prytanée National Militaire).

En 76 j'ai commencé mes études de médecine à Lyon, intégrant l’Ecole du Service de Santé des Armées. La médecine ne peut être pour moi qu'un accompagnement de celui qui souffre durant une certaine période de vie. 
C'est pour cela que je suis devenu généraliste, malgré un CES de rhumatologie et autre diplôme de gériatrie. 
Dois-je le regretter vu la façon dont nous sommes traités ? Puisse le jour venir où on définira avec justesse le rôle et les missions du généraliste. 

Au cours de ces études nous avions entre étudiants de grandes et belles discussions, refaisant le monde. Nous étions de cette génération post-soixante-huitarde un peu frustrés car trop jeunes, de n’avoir pu glisser notre mot sur la société dans laquelle nous étions englués.

Je sentais que je ne pouvais pas être gauchiste, ni communiste (comment accepter ces thèses dites révolutionnaires alors que seules la dictature et l’oppression des peuples n’étaient que leur résultante objective ?) mais je sentais aussi que je ne pouvais être de droite, de cette droite conservatrice et libérale, de cette droite permettant avec tant de facilité l’enrichissement de quelques-uns au dépens d’autres, de cette droite refusant l’émancipation des autres, de ceux qui sont faibles et dont à dessein est gommé l’esprit critique pour s’assurer le seul pouvoir.

Où me situais-je donc ?

C’est vers cette époque que j’ai fréquenté de nombreuses réunions animées soit par des jeunes rocardiens, soit par des jeunes "grünen" mais aussi par des jeunes issus du centre et notamment ceux qui, sous ce drôle de nom de « jeunes barristes » s’étaient regroupés pour soutenir Raymond Barre nouvellement élu député du Rhône.

Je me retrouvais en phase avec nombre d’idées tant des uns que des autres et surtout il y avait cette mesure et cette volonté du respect de chacun. Je n’ai, par contre, pas souvent participé à des réunions animées par les jeunes gaullistes ou les jeunes « républicains » plutôt libéraux.

Rien à dire vrai ne me rapprochait d’eux.

C'est vers cette époque que j'ai découvert Emmanuel Mounier et Marc Sangnier. Je dois dire que cette idée du personnalisme communautaire, cet idéal d’aider et de permettre à celui qui ne peut à une période de sa vie, de retrouver le groupe commun, en lui tendant la main, cette volonté d’une Europe fédérale, ne m’ont alors jamais quitté. 
Cela passait par une mise en œuvre d’objectifs clairs et non plus de mesures ponctuelles. C’est ainsi que j’ai commencé à faire la différence entre la notion du programme et du projet ou comme le disait si joliment François Mitterrand le « dessein ».

Pourtant dans ces réunions, notamment avec ceux du PS ou des écolos, il y avait quelque chose qui m'irritait profondément. C'était l'ostracisme véhément que l'on marquait à l'égard de celui qui s'éloignait de la ligne fixée par le « parti ». Il fallait selon eux se déterminer soit à gauche, soit à droite. Et forcément celui qui n’était pas de leur camp ne pouvait être fréquentable.

Je regardais avec quelque sympathie ces jeunes rocardiens qui serraient leur poing dans la poche mais qui n’osaient se rebeller devant la « ligne ». Je me rappelle aussi que cela était d’autant plus difficile pour eux que Rocard s’était vertement fait remettre dans le rang en 1980 en osant commettre le sacrilège, traitant Mitterrand et le PS d’archaïques.

Mais enfin qu'est-ce que la gauche ? Et qu'est-ce que la droite ?

Pour répondre à mes interrogations, un ami de gauche me donna cette astuce sous forme de question pour ainsi m’aider à choisir mon « camp ».

« Est-ce le social qui sous-tend l’économie ou est-ce l’économie qui sous-tend le social ? »

Les choses ne pouvaient être si simples, si réductrices.

N’est-il pas donc possible de concilier ces deux entités fondamentales et définir une « social-économie » ? C'est ce à quoi je crois !

Et puis il y avait cette Europe qui se construisait.

En 79 ont eu lieu les premières élections au Parlement européen. C’était aussi la première fois que je votais, acte majeur de citoyen !

Il faut bien se rappeler que ces élections ont marqué la différence constante entre ceux attachés à une Union et ceux qui n'y voyaient qu'un simple marché commun.  

La modernité impliquait à mon sens de s'engager vers cette voie fédérale. Je continue d'y croire.

Je constatais au travers de cette campagne de 79 les profondes divergences entre les progressistes et les conservateurs. La ligne de partage était claire.

On retrouvait aussi bien dans les partis de droite et notamment le RPR mené par Chirac que dans des partis de gauche comme le PC et l'aile dite gauche du PS, ce conservatisme et cette défiance à l'égard du vivre ensemble européen.

C'est à cette époque que j'ai mesuré l'intérêt de donner un sens à l'Europe et espérer qu'un jour au-delà des nations qui la composent, les listes se fassent sur des projets associant alors des candidats issus de chacun des différents pays. Est-ce que cela viendra un jour ? 
Je me rappelle aussi cette expression assassine du président du RPR critiquant VGE et Simone Veil au travers de l'appel de Cochin : "le parti de l'étranger" !

Je ne me suis jamais senti en phase avec cette droite-là !

Quant au PS, comment pouvait-il oublier si vite sa différenciation avec les idées staliniennes du PCF ? C'est ainsi que j'ai compris l'intérêt du politique à ne pas tout dire, à jouer des mots afin que chacun puisse se gargariser d'interprétation. Qui a oublié le Programme commun ? Qui a oublié les errances des gouvernements Mauroy après la liesse survenue au lendemain du 10 mai 1981 ? Qui a oublié aussi les critiques fortes du PS à l’égard de Jacques Delors quand il s’exprimait librement sur sa pensée profonde tant politique, économique et européenne, n'éprouvant pas de regret quant à sa collaboration active à la Nouvelle Société de Chaban -Delmas ?

Autour le monde bougeait et la France ne pouvait en prendre la mesure tant elle restait les yeux rivés sur son propre nombril.

Alors oui que représentait la Gauche ? Que représentait la Droite ? Etait-il possible de rassembler pour une ambition commune des gens issus de parcours différents et dont le seul souci était de mettre au pot leurs compétences pour améliorer la vie de chacun d'entre nous ?

 

Au travers de mes lectures, de mes réunions bien éclectiques, de mon parcours d'étudiant au lit du souffrant, de mes agacements constatant que certains tant de la presse que des dirigeants confisquaient le pouvoir citoyen de la critique, je me suis alors engagé. C'était en 1988. 
Je devenais un militant du Centre incarné par le CDS, le Centre des Démocrates Sociaux fondé par Jean Lecanuet, celui-là même qui m'avait marqué en 1965 ! 
Ce parti conciliait mieux que n’importe lequel ces idées du personnalisme communautaire, cette volonté d’union européenne, ce respect de l’Autre, cette volonté de la solidarité et de la modernité. 
Dans son intitulé figurait comme des étoiles les mots "Démocratie" et "Social".

Je n'ai jamais eu la moindre ambition en termes de strapontin, de siège ou de fauteuil. Je ne suis pas non plus un héritier de je ne sais quelle puissance ou pouvoir. Non ! 
Mais j'ai toujours aimé discuter, argumenter. J'ai toujours estimé l'autre comme étant égal à moi-même et il me fait mal quand j'entends encore aujourd'hui des aspirant(e)s à l'élection suprême ne pas tout dire, laisser croire et jouer sur la simple sensibilité ou l'habitude. Il me fait mal quand j’entends telle ou tel essayer de récupérer des voix en flattant les différences. 
Je suis moi–même d’une catégorie visible par sa couleur, par l’histoire de ma famille issue d’un ancien comptoir français que d'aucuns nomment avec mépris ou compassion "les colonisés". 
Dans cet esprit je n’ai jamais cessé de réclamer l’indifférence malgré toute la différence visible. 
Seul doit importer à mon sens ce que l’on peut apporter comme compétence et qualité au bien commun qu’est la France. Oublier cela, cette évidence républicaine au sens strict du mot, c’est permettre que se dressent des ghettos, des communautés animées par leur seul désir de pouvoir. Qui va dire cela ? Qui va cesser de flatter ces petits intérêts personnels qui ne font qu’opposer un camp contre l’autre ?

C'est cela que je veux dénoncer. Nous ne sommes plus au Moyen Age où ceux qui savaient, pouvaient imposer leurs vues en confisquant au peuple sa capacité de réflexion, sa capacité à exercer son sens critique, en leur faisant la lecture ou en écrivant à leur place.

Comment admettre en effet que les partis dominants pourtant composés d'instruits (les autres aussi d'ailleurs) ne veuillent pas tout dire de leur idéal profond, ne veuillent éclairer de ce qu'ils feront, confondant volontairement projet et programme, jouant en particulier sur les chiffres ou les sondages réalisés à l'instant T sur commande, ne veuillent donner un point de vue clair sur leur volonté d'Europe.

Je me souviens ainsi que lorsque nous avions décidé à quelques médecins généralistes sur Lyon, de mettre en place un nouveau système de réponse à la garde médicale, il nous avait bien fallu rassembler les gens de bonne volonté, les compétences d'où qu'elles soient situées, tant syndicalement que politiquement. Et bien cela a marché et depuis 2003, Lyon peut s'enorgueillir d'avoir quatre maisons médicales de garde qui ont à cœur de répondre au besoin public. Qui ose dire que cela fut une idée d’un camp contre l’autre ? Nous avons simplement œuvré pour le bien commun tout en gardant nos sensibilités.

Je suis certain que chacun d'entre nous dans son domaine, dans son activité quotidienne, dès lors qu'un projet enthousiasmant se dessine, tout en gardant sa sensibilité propre, en ne se reniant pas, peut et sait donner à «la cause » ce qu'il a de meilleur.

Pourquoi ce qui est possible dans notre vie quotidienne ne pourrait l'être pour notre pays ? 
Je plaide ainsi depuis toujours, à ce rassemblement des progressistes pour simplement le bien de notre pays, pour son essor durable avec une classe moyenne forte afin que chacun de nos concitoyens puisse voir que les jours de leurs enfants et petits-enfants soient meilleurs que les leurs.


jcj 15-03-2007-07-03-2013-7-03-19

 

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On continue de vouloir nous faire croire que l'UDF de 2007 serait celle des années 80 - 90 !
On veut nous faire croire que tel ou tel de l'UMP serait centriste !
Mais pourquoi donc ceux qui savent ne disent-ils pas l'évolution de ce parti nommé UDF ?
 
Comme si on disait s'agissant du PS qu'il ne s'agit que de la vieille SFIO d'avant 1971 ou que l'UMP ne serait que le RPR ! Nous verrions aussitôt les membres de ces partis réagir avec force et dire que ces assertions ne sont pas exactes. Et ils auraient raison.
 
Alors je vais me permettre de rappeler ce que fut l'UDF et ce qu'est la Nouvelle UDF.
 
1974 : VGE est élu Président de la République. Il appartient au Parti des Républicains indépendants (R.I). Il ne dissout pas l'assemblée nationale après son élection et nomme Jacques Chirac comme Premier Ministre.
En 1978 ont lieu les élections législatives. Afin de soutenir VGE dans cette élection, plusieurs partis hostiles au gaullisme, se regroupent et il est créé l'UDF dont le nom est tiré du dernier livre de VGE (Démocratie Française).
 
Ainsi l'UDF d’alors n'est qu'une confédération créée dans un seul but, soutenir VGE lors de ces élections. On y trouve six composantes par ordre d’importance:
 
1. le CDS (centre des démocrates sociaux) qui provient du MRP (Mouvement Républicain Populaire) et dont l'idéal se prévaut tant du Catholicisme social défendu par Marc Sangnier que du Personnalisme Communautaire initié par Emmanuel Mounier. C’est ainsi que le CDS créé par Jean Lecanuet est un parti animé par un humanisme social et une volonté de fédéralisme européen. (On notera que la scission du MRP se fit à cause de la divergence fondamentale sur l’Europe). Jean Lecanuet sera d'ailleurs candidat à la présidentielle de 1965 et mettra en ballottage de Gaulle. Le CDS fut transformé en Force Démocrate présidé par François Bayrou, lors du Congrès de Lyon en 1995 afin d'accueillir les adhérents du PSD présidé par André Santini. J'ai personnellement voté contre ce changement pour deux raisons : l'abandon de notre sigle qui était simple et porteur de nos espérances et la méfiance à l'égard d'André Santini, président du PSD.
2. le PR (parti républicain) qui est de fait la suite des RI (l’option en est libérale) et deviendra par la suite Démocratie Libérale présidé par Madelin. Ce parti fut présidé par Léotard, puis Longuet. En sont issus la majorité de ceux qui se disent centristes (Raffarin, de Robien en particulier, mais aussi Hervé Morin ).
 
 
3. le PSD (parti social démocrate qui est la suite du Mouvement démocrate socialiste). Ce parti a été créé par Max Lejeune, membre de la SFIO et du PS et il refusait l'alliance des socialistes avec les communistes. Ses présidents furent Max Lejeune et André Santini. A ce sujet on peut se demander si ce dernier est cohérent dans son soutien à Sarkozy avec les valeurs fondamentales et fondatrices de son parti !
 
 
4. Les clubs Perspectives et Réalités devenus en 95 le PPDF (parti populaire pour la démocratie française) présidé par Hervé de Charette. En sont issus Dominique Bussereau ou Jean-Pierre Fourcade. Leur idéal est la mise en place d'une Europe fédérale en particulier. Là encore on peut s'interroger sur la cohérence de leur participation à l’UMP et à Sarkozy.
 
 
5. Le Parti Radical valoisien. Il provient du grand Parti Radical Socialiste, scindé globalement en deux avec le départ du MRG (radicaux de gauche) parti rejoindre le PS et la présidence de JJSS (Jean-Jacques Servan Schreiber (Réformateurs). Ce parti s'est toujours distingué dans son hostilité au Gaullisme. Il a été présidé en particulier par Rossinot et désormais par JL Borloo. Il faut savoir que ce parti garde le nom de socialiste dans son intitulé et on peut également s’interroger sur la pertinence de son soutien à la candidature de Sarkozy.
 
 
6. Les Adhérents directs de l’UDF qui est de fait une sorte de curiosité politique. Il s’agit de ceux qui ne sont membres d’aucuns des 5 mouvements précités. C’est ce que l’on appelle avoir quelque conviction ou quelque idéal politique.
 
 
Bref cette confédération nommée UDF n’a pour seul but que de soutenir VGE aux législatives de 1978, menacé par l’offensive de Jacques Chirac qui a repris en main le parti gaulliste sous le nom du RPR. On constatera aussi que cette UDF est avant tout un parti d’élus ou de ceux qui aspirent à l’être sans trop se mouiller dans leurs convictions. Ce centre méritait sans doute bien le qualificatif péjoratif de marais à la manière du sans étiquette.
 
 
En 1995, cette UDF qui n’avait pas de candidat propre comme d’ailleurs en 1988 (même si un « soutien » fut apporté à Raymond Barre – j’ai mis des guillemets car ce soutien fut vraiment très bizarre notamment de la part des membres du PR) fut partagée entre ceux qui soutenaient Balladur et Chirac.
 
 
En 1998, cette UDF explosa. Si l’ex CDS devenu Force Démocrate présidée par François Bayrou condamna avec force les accords passés avec l’extrême droite pour devenir Président de Région (Soissons, Blanc, Millon et Baur issus du PR ou du PSD, d’ailleurs !), il n’en fut pas de même du PR (Démocratie Libérale) qui décida alors de quitter l’UDF à l’exception de quelques personnalités dont Léotard et de Robien (créant alors un pôle républicain indépendant et libéral). On notera bien que dans cet intitulé seule la notion libérale prévaut.
C’est en cette année 1998, afin de donner du sens à l’UDF en la positionnant clairement comme le parti du centre que fut créée la Nouvelle UDF lors du Congrès de Lille. J'ai regretté à cette époque que l'on se fonde sous le mot UDF et il eût été préférable à mes yeux de revenir au nom CDS.
On se rappellera aussi que lors des Européennes de 98 la Nouvelle UDF présentera sa propre liste tandis qu’il existe une liste RPR –DL (ex PR dont sont issus Raffarin et consorts). 
 
Cette volonté de cohérence par rapport à la philosophie et l’idéal du Centrisme marqué concrètement par les références au personnalisme communautaire d’Emmanuel Mounier ou au catholicisme social de Marc Sangnier, voit le jour effectivement par une remise en ordre au lendemain de l’élection présidentielle de 2002.
 
Cela se traduira notamment par le départ vers le parti de la majorité présidentielle (UMP) de certains comme Philippe Douste-Blazy, Pierre Méhaignerie ou Jacques Barrot. Je ne dirai pas forcément que seul le désir d’un maroquin ait pu animer ces départs, mais enfin !
 
Le parti du Centre avait donc retrouvé en 2002, son socle et sa cohérence. Et comme l’on dit ici et là il vaut mieux se retrouver avec un idéal partagé plutôt que d’être lesté par des personnes qui n’ont pas ou plus cure de cet idéal.
Il est intéressant de constater qu’alors à partir de 2002, la nouvelle UDF se positionne clairement en cohérence avec sa philosophie humaine, sociale et européenne.
  
Le mérite de Bayrou a été, et je le dis sincèrement, de provoquer cette mise en cohérence avec l’Idéal quitte à étonner ou rendre perplexes certains observateurs. 
Cela se concrétisera par le Congrès extraordinaire de Lyon auquel je participais d’ailleurs, en janvier 2006 où l’ensemble des militants définira l’UDF comme le Parti Libre, indépendant du clivage archaïque droite gauche.
 
Ainsi l’UDF de 2007 ne peut être réduite à celle des années 80-90.
C’est un parti libre animé par des valeurs claires et documentées et qui est en cohérence.
 
Il me fallait juste le dire et le rappeler encore afin que dans les esprits on mesure bien la volonté de nuire de certains qui se gargarisent d’être du Centre et qui ne le sont guère.
jcj 15-03-2007

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