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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

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"TENEZ BON, NOUS ARRIVONS !" : message du Général Leclerc, commandant la 2ème DB aux résistants parisiens le 24 Août 1944.

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Published by jcjos - - Mon engagement politique

Comme chaque année mes pensées vont cers celles et ceux qui ont subi ce terrible acte que fut le largage de la première bombe atomique à Hiroshima ce 6 aout 1945!

La conjoncture actuelle amène dans de nombreuses  pensées concitoyennes de plus en plus cette  éventualité pour éradiquer « DAESH »  un fois pour toutes.

Personnellement je pense qu'il est nécessaire comme toutes les religions l'ont vécu, que les musulmans occidentaux provoquent leur schisme et permettre que leur culte  s’accorde avec notre république, sa façon de penser  d’y vivre en  respect de chacune et chacun et en tolérance de chacune et chacun, un respect d’une religion ordonnée de telle façon que l’on puisse voir un culte qui reste un tant soi peu démocratique.

Ce qui n’est pas le cas, importation d’une vision archaïque d’une lecture critique de leurs textes par une seule visions archaïque et non adaptée à notre façon, la volonté imbécile de vivre imprimée par des  « imams » auto-proclamés et dont la seule qualité est d’avoir le verbe haut,, Manipulaton !recteurs déconnectés et en lace sans raison depuis des décennies…persistance des pivilèges  !

Musulmans de France, instruits et réfléchis agissez pour vous, par vous-mêmes et votre communauté intégrée à la république  elle-même  et  décider enfin de votre destin sous le cadre de notre république

Rester sous le joug de l'obscurantisme archaïque de « daesh » er ceux qui espèrent le retour du califat ou alors enfin vous voir vivre dans le monde dans lequel vous viviez et donc ce qu’il est et non ceux qui espèrent qu’il vive  non dans  un état archaïque, (toute pratique religieuse a évolué et en particulier les  religions dites du Livre.)

 Il me semble que le temps de votre révolte face à un obscurantisme d’un autre temps, puisse être le temps d’un schisme salvateur et protecteur.

Le Christianisme en a subi quelques-uns qui in fine ont été  profitables à ses ouailles et il nous faut penser d’abord aux ouailles, personnes humaines faites de chair et de sang !!

Concitoyens musulmans de France, instruits, doués de cet esprit critique qui fonde notre république, il est à vous et à vous seuls, d’agir et faire que nous puissions continuer de vivre libres et indépendants !

Notre république dépend ainsi et aussi de votre volonté de la faire vivre selon ses principes édictés en 1789.

Agissez et ne vous laissez pas manipuler par une volonté d’obscurantisme !

Libres et égaux en droits  nous étions, libres et égaux et droits nous nous devons de le rester !

A vous d’agir et permettre que l’Islam de France ou d’occident reprenne état de ses spécifiés et de son avance critique dans un monde en perpétuel mouvement..

 

Le temps du schisme me semble être venu !

Musulmans de France à vous d’agir ! Notre république a besoin de cet engagement-là !

 

 

Ce 6 Août 2016

jcjos

 

 

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Published by jcjos - - Mon engagement politique

H-18 ?H-18 ?

Sur ma page FB, on pouvait lire ceci  le 2 juin, 01:20Bron

H - 18 !!!!

Enigmatique non ?

Ce  vendredi 3 Juin 2016, c'est la sortie officielle  de "Totally Stripped" ! 

Pour en savoir plus sur le contenu de ce film :

J’apprends sur le site du Club des Stones ceci :

« Jeudi 2 juin, à partir de 20h, Eagle Rock diffusera au Club de l’Etoile à Paris le documentaire Totally Stripped (90 minutes) et le concert de l’Olympia 95 (2 heures).

Sur invitation uniquement, un jeu est organisé sur le Facebook de Eagle.

Dans quelle salle française a été filmé le concert de « Totally Stripped » ?*

L’Olympia de Paris ?

L’Hippodrome de Longchamp ? »

J'étais au concert de Longchamp et il y avait eu un orage extraordinaire et il pleuvait comme vache qui pisse. La scène était même mouillée.

Bobby Keys a glissé, s'est fait mal au genou !

Et Keith a recommencé l'intro de "Love in Vain" en disant avec son rire habituel

" Sorry ! it's the rain!"
 

La réponse de la question proposée par Eagle était si évidente que j'ai préféré répondre à la question du club des Stones un peu plus difficile, et me donnant donc plus de chances de gagner (hé, hé) !

"Après le Paradiso, l’Olympia et la Brixton Academy en 1995, dans quel club européen les Stones ont-ils joué en 1999 ?"

 Ma réponse a été celle-ci :

"La réponse que je formule est je crois : Shepherds Bush Empire (Londres : tournée no security tour 98-99)"

Je savais que c'était la bonne réponse,(j'ai le CD de la tournée No Security Tour 98-99 !) mais j'ai trouvé bien d'écrire le "je crois " !

Et samedi 28 mai, réception du mail suivant :

"Bonjour,

C’est gagné !

Rendez-vous le 2 juin, au Club de l’Etoile, 14 rue Troyon, 75017 Paris, pour la projection de Totally Stripped à 20h, et celle de l’Olympia 95 à 21h30.

Le CDS

Votre nom sera sur la liste du Club des Stones !"

Enorme ? Non ?

Alors voilà le pourquoi du H-18 !

 

J’ai eu donc cette chance inouïe de voir en avant-première, le film « Totally Stripped » au Club de l’Etoile, une salle magnifique située tout près de l’Arc de Triomphe et jouxtant l’avenue des Champs Elysée !

 

H-18 ?H-18 ?

Un groupe d’invités restreint ! Un accueil hyper sympa !

Une Projection magique en avant-première !

Philippe Manœuvre, rédac chef du célèbre et mythique Rock&Folk , a présenté  le film avec quelques anecdotes.

H-18 ?

Entre les deux projections, on s’est retrouvés à quelques uns dehors pour en griller une , en fait plutôt deux !

Philippe Manœuvre était là et comme si on était de vieux potes, on a discuté !

Spontanément on s'est serré la main comme si on se connaissait, tutoiement immédiat.

Il regarde ma cravate et il me dit " Figure toi que j'ai failli mettre la même aussi ! ";

Et puis bien sûr on a parlé de  nos chers Rolling Stones bien sûr ! Génial ! 

 

 

 

H-18 ?H-18 ?
H-18 ?

La soirée s'est achevée un peu avant minuit et on m'a offert très gentiment une des affichettes !

 

Vraiment une soirée magnifique et stonienne !

H-18 ?

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Published by jcjos - Ce que j'aime !

Nous sommes à quelques jours de la Journée de l'Europe (9 Mai) !

Le Point de cette semaine est consacré à "l'Europe sans les Anglais".

En effet, bientôt devrait se tenir le fameux référendum  sur la sortie ou non des Anglais de l'Union Européenne. 

 

 

 

Valéry Giscard d'Estaing y est interviewé et ce qu'il dit est plus qu'intéressant !

En effet, depuis le traité d'Amsterdam (1997) tout a été fait pour "pourrir" l'idée d'une véritable Union Européenne. En 2001 le traité de Nice fait sombrer tout l'édifice de cette construction européenne, tournant ainsi le dos à la volonté du traité de Maastricht ayant en son sein, il faut le rappeler, les germes d'une véritable fédération européenne.

Ainsi le président de l'époque Jacques Chirac issu des rangs de la droite conservatrice (UDR, RPR, UMP, LR) en complicité avec le premier ministre de la cohabitation  Lionel Jospin (trotskyste issu du Parti Socialiste) ont sciemment mis en l'air l'Union Européenne. L'élargissement au lieu de l'approfondissement a fait saboter cette belle idée.

Le coup de grâce viendra avec le Non de la France au Traité portant Constitution de l'Europe (TCE) le 29 Mai 2005.

Depuis l'Europe est en panne et n'est plus in fine qu'une sorte de zone de libre-échange, retour vers la case départ id est une simple communauté économique ?

Dans son interview l'ancien président de la République Française retrace très bien cet historique.

Réfléchir aux conséquences du Brexit doit prendre en compte ces éléments historiques de sabotage de l'Union Européenne, permis en France par les conservateurs de droite (Chirac et son camp) et les conservateurs de gauche (au PS Fabius et consorts, le parti communiste, l et autres verts).

L'issue du référendum de l'Angleterre est une sorte de véritable curiosité politique et nul ne peut estimer aujourd'hui les conséquences si le Brexit l'emporte !

So Wait and See !

 

L'Europe !

Interview de Valéry Giscard d'Estaing (président de la république française de 1974 à 1981), publié dans le magazine "Le Point" du 5 mai 2016.

Brexit - VGE : "Une opportunité de clarifier les choses"

L'ancien président revient sur l'exception britannique, tacle sévèrement la déliquescence du projet européen et propose ses solutions. Interview.

PROPOS RECUEILLIS PAR ROMAIN GUBERT

Modifié le 05/05/2016 à 19:00 - Publié le 05/05/2016 à 15:52 | Le Point

 

Le Point : Une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne était inimaginable il y a encore quelques années. Et voilà ! Nous y sommes presque. Comment est-ce arrivé ?

Valéry Giscard d'Estaing : Pour bien comprendre les questions européennes, il est indispensable d'avoir constamment présent à l'esprit le fait qu'il existe trois groupes différents de postures des États situés sur le continent européen. Le premier groupe est constitué de ceux qui n'appartiennent à aucune organisation communautaire, comme la Suisse. Le deuxième groupe comprend les 28 États signataires des traités européens et le troisième ceux d'entre eux qui ont décidé d'avoir une monnaie commune. Ces trois groupes sont distincts, mais la communauté internationale et les commentateurs ne font guère de différence entre les deux derniers ; c'est ainsi par exemple qu'on ne sait pas à quelle Europe le président Obama a voulu s'adresser.

Le cas de la Grande-Bretagne pose un problème particulier. Après avoir refusé de se joindre aux États fondateurs, elle a présenté sa candidature et a été écartée. Ultérieurement, la France a levé son objection et, en 1973, la Grande-Bretagne est entrée dans le deuxième groupe selon une décision ratifiée par deux référendums populaires. La conception de la Grande-Bretagne a toujours été assez simple : la Communauté européenne est une zone de libre-échange accompagnée de quelques politiques communes limitées à ce qui est nécessaire. En revanche, les institutions bruxelloises défendent avec obstination une idée différente. La Commission et le Parlement européen veulent avoir de plus en plus de pouvoir, et ce que j'appelle le « lobby bruxellois » avance pas à pas et prend ses aises avec les traités qui limitent ses attributions. Le conflit est évident, et ces deux attitudes doivent être clairement analysées pour tenter de sortir du brouillard.

À l'Élysée, vous avez vécu les premiers pas européens des Britanniques... Comment cela se passait-il avec eux et notamment, à partir de 1979, avec Margaret Thatcher ?

À l'époque, nous n'étions que 9 États membres et les choses fonctionnaient de manière fluide. Mais, dès son arrivée, Mme Thatcher utilise toute son énergie pour faire pression sur ses partenaires. Elle remet systématiquement en question les traités. Dès novembre 1979, à l'issue du Conseil européen de Dublin, elle lance sa fameuse phrase « I want my money back ! » C'était une situation « non » supportable. Helmut Schmidt me dit : « Thatcher ne lâchera pas. Elle met le fonctionnement de la Communauté en danger, il va falloir céder. » Nous avons tenté de résister, mais Mme Thatcher a fini par obtenir ce qu'elle voulait quelques années plus tard, en 1984, à Fontainebleau.

C'était une faute majeure...

Oui, car cela a créé un précédent. Par la suite, les Britanniques n'ont pas hésité à demander des dérogations (euro, justice, défense...) et ils les ont obtenues. Cela dit, il faut se replacer dans une perspective historique. En 1946, dans son discours de Zurich sur les États-Unis d'Europe, Winston Churchill plaidait pour une Europe forte dont la Grande-Bretagne serait « amie et protectrice ». Il n'imaginait pas alors - et aurait d'ailleurs vraisemblablement refusé - que son pays puisse un jour appartenir à un ensemble comme l'Union européenne. Robert Schuman, lui aussi, pensait que la Grande-Bretagne avait une place singulière en Europe et devait la conserver. Cela tient à l'histoire et à la géographie. Londres a toujours eu cette attitude intermédiaire vis-à-vis du continent - un pied dedans, l'autre dehors.

Et, cela dit, les Britanniques ont tout fait pour entrer dans la Communauté...

Par deux fois, en 1963 et en 1967, le général de Gaulle a refusé l'adhésion britannique. Londres, ulcéré, s'est donné les moyens de convaincre ses futurs partenaires. En 1973, le projet européen était encore en construction. Nous abolissions les droits de douane, nous élaborions une vaste zone commerciale. Pour les Britanniques, il était inenvisageable de ne pas en être.

Et ensuite ?

Une fois entrés, les Britanniques ont essayé d'influencer le fonctionnement de l'Union. Ils ont placé d'excellents fonctionnaires dans les institutions et ont joué le jeu. Tant qu'il n'y avait pas de projet politique fort, cela fonctionnait. Quand le rapport Delors sur l'Union économique et monétaire a été mis sur la table, cela a commencé à se dérégler. Après Maastricht, les choses ont empiré. Non que ce traité fût mauvais - c'est même le dernier bon traité européen ! Mais il venait d'y avoir la chute du mur de Berlin, la fin de l'URSS, la réunification allemande. Très vite, pour diluer cet ensemble dans une vaste zone de libre-échange, Margaret Thatcher a promis aux pays de l'Europe centrale qu'ils pourraient rejoindre l'Union. Ces derniers n'y étaient pas préparés. Ce qu'ils voulaient, c'était surtout entrer dans l'Otan et bénéficier des aides financières de Bruxelles. Ils ont adhéré à l'UE sans se poser de questions sur la nature politique du projet européen. La gestion de ce grand élargissement a été une catastrophe dont le symbole le plus manifeste est le traité de Nice de 2001. Il instituait, notamment, un commissaire par État, ce qui est aberrant : la Commission n'est pas une assemblée représentative des États membres, mais un organe qui doit promouvoir l'intérêt général de l'UE. Ses membres doivent donc être moins nombreux et être choisis non pas en fonction de leur nationalité, mais en raison de leur compétence européenne. À l'heure actuelle, on négocie l'entrée de nouveaux membres, auxquels on laisse miroiter l'espoir de désigner de nouveaux commissaires, ce qui alourdira encore la bureaucratie, sans que les États fondateurs se montrent capables de réagir. Ce traité a, par ailleurs, proclamé une sorte d'égalité entre tous les pays membres en accordant aux petits États un nombre de voix nettement supérieur à leur poids démographique.

Il y a tout de même eu des efforts pour améliorer la gouvernance de l'ensemble...

Oui, c'était un des objectifs de la Convention sur l'avenir de l'Europe, que j'ai eu l'honneur de présider. Il fallait corriger le traité de Nice et surtout remettre à plat ce que pouvait devenir une Europe à 30, en précisant les missions de la Commission, en clarifiant le rôle des États, du Parlement, etc.

Un exemple : nous avons élaboré le système de vote à double majorité, majorité des États et majorité des populations, de manière à éviter que de petits États se coalisent pour obliger l'Allemagne ou la France à prendre des décisions contraires à leur destin. À la Convention, j'ai toujours fait très attention aux particularités britanniques. Je comptais dans l'équipe sir John Kerr, un Britannique très brillant et d'un excellent niveau. Et j'allais régulièrement à Londres sonder Tony Blair, lui expliquer ce que nous étions en train de faire et comprendre en quoi consistaient ses lignes rouges, que nous avons respectées.

Pour les Britanniques, une sortie de l'Union serait une catastrophe, non ? Pour les Européens aussi...

C'est aux Britanniques, et à eux seuls, qu'appartient la décision. La plupart des études montrent que le Brexit serait plus préjudiciable à la Grande-Bretagne qu'au reste de l'Europe - non seulement économiquement, mais aussi en termes d'influence. Il est évident qu'une sortie de l'Union serait contraire à l'évolution des « grands ensembles » de la planète vers lesquels auront tendance à s'orienter les investissements et les avancées technologiques. Mais les Britanniques refusent de se voir imposer de l'extérieur des règles trop nombreuses et qu'un pouvoir anonyme installé à Bruxelles influe sur leur destin. Je pense que leur départ n'entraînerait pas le chaos. Il y aurait alors à établir des accords de libre-échange entre la Grande-Bretagne et les États groupés d'Europe. Cela dit, la sortie de la Grande-Bretagne porterait un coup sérieux à l'image de l'Europe et sa réputation internationale en souffrirait. Quant à l'euro, il serait peu concerné. Il est vraisemblable que c'est la livre qui en pâtirait et qui baisserait par rapport à la monnaie européenne. Pour rester crédible, l'Europe ne peut plus continuer à fonctionner avec de telles contradictions internes : le référendum britannique fournit l'opportunité de clarifier les choses.

Quelle est la responsabilité de la France et de l'Allemagne dans cette situation ?

Face à ces deux logiques, celle de la Grande-Bretagne et celle du lobby bruxellois, les gouvernements français et allemand auraient pu et auraient dû jouer leur rôle. Ces deux pays fondateurs sont en train d'observer ce qu'il se passe comme s'ils n'avaient pas une responsabilité européenne particulière. Face à l'Allemagne, qui a une certaine sympathie passive pour la Grande-Bretagne, la France aurait dû définir la ligne de conduite. Quelle est sa vision européenne aujourd'hui ? Paris n'a plus de stratégie depuis maintenant dix ans et le funeste référendum sur la Constitution européenne. Il aurait fallu dire « non » au projet de Brexit, mais également « non » aux rêves de puissance de Bruxelles, et revenir à une application beaucoup plus stricte des traités. Il fallait également réformer la Commission pour la rendre plus légère et non dépendante des intérêts nationaux. Je suis consterné que personne en France, au gouvernement, ne suive sérieusement les affaires européennes. Ce n'est pas à la hauteur des défis du moment. Sur chaque sujet, même les plus stratégiques, nous avons droit à un bavardage, à un torrent verbal sans fin. Il faut de l'action, non des paroles !

Quels que soient les résultats du Brexit, ce scrutin peut-il avoir des vertus pour l'Europe ?

Le référendum britannique a relancé le débat, et pas seulement en Grande-Bretagne, sur ce que devrait être l'Europe. En France, nous avons une chance, c'est 2017. Les candidats à l'élection présidentielle devront se positionner clairement sur l'Europe qu'ils veulent. Le prochain président de la République devra prendre une initiative forte, avec ou sans la Grande-Bretagne, en direction de l'Allemagne. Pas un citoyen ne veut abandonner l'euro, et l'unification fiscale est souhaitée par 70 % de la population. C'est là qu'il faut avancer.

Comment ?

Nommons un secrétaire général de la zone euro, car, rendez-vous compte, la deuxième monnaie au monde n'a même pas de structure pour programmer et coordonner ses réunions ! La Commission européenne ne peut évidemment pas jouer ce rôle en raison de sa composition. Elle n'est pas légitime dans ce dossier. Ce secrétariat général de la zone euro pourrait revenir à la France, pays fondateur de l'Union européenne et sous-représenté aujourd'hui. Son rôle serait de veiller à la régularité des réunions, de préparer l'ordre du jour et d'assurer la communication avec l'opinion publique. Les réunions des chefs d'État se tiendraient à Strasbourg, pour éviter la confusion avec les réunions de Bruxelles, et il se constituerait un pôle financier allant de Francfort à Strasbourg. L'unification fiscale serait la réalisation la plus ressentie et la mieux vécue par la population : la même monnaie, les mêmes impôts et une puissance économique à l'échelle des grandes puissances du monde !

Que proposez-vous ?

Depuis plusieurs années, je propose la refondation du projet européen avec une dizaine de pays volontaires qui accepteraient un fédéralisme limité à la matière économique et financière : une Europe soudée, davantage intégrée mais respectueuse de la liberté de ses États membres pour tous les autres sujets. Cette Europe, que j'ai baptisée « Europa » pour clarifier le débat, laisserait l'UE organiser le Marché unique et consacrerait ses capacités à bâtir un grand ensemble qui compterait parmi les plus influentes entités du monde.

Europa permettrait de faire entendre, à nouveau, la voix civilisatrice et pacifique de l'Europe, qui manque tant à l'univers actuel !

 

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Published by jcjos - - Mon engagement politique

Ces derniers jours deux évènements devaient de toute façon, amener une retouche au gouvernement : démission de Christiane TAUBIRA et nomination de Laurent FABIUS comme président du Conseil Constitutionnel.

Christiane TAUBIRA démissionnaire étant promptement remplacée par Jean-Jacques  URVOAS et  on aurait pu penser qu’il aurait pu en être  de même pour le remplacement de Laurent Fabius.

Mais que nenni !

Le président de la République Française a préféré procéder à un remaniement.

Ce remaniement au lieu d’être fouillé est plutôt fouillis.

Et puis, comme c’est drôle !

Annoncer un remaniement ministériel un 11 février soit le jour du chiendent, 23ème  jour du mois de Pluviôse du calendrier républicain, il fallait le faire !

Le chiendent, cette plante envahissant  les cultures et les jardins aurait des propriétés émollientes et diurétiques !

Et oui, je trouve cela très drôle !

 

Et puis comme de nombreux concitoyens, je ne peux m’empêcher d’avoir de la pitié pour les trois entrants issus du parti  « Europe Ecologie Les Verts ! ».

Que n’avons-nous entendu son porte-parole Emmanuelle COSSE, les jours précédents, fustiger le président de la république, François HOLLANDE et la politique de son premier ministre, Manuel VALLS et rappelons-nous,  ses propos n’étaient pas de la moindre douceur !

Le calcul semble simple ! COSSE au gouvernement, c’est faire en sorte que le parti écologiste ne puisse présenter un candidat lors de la prochaine élection présidentielle (celle qui compte) !

COSSE a mangé son chapeau et avalera, je l’espère vraiment pour elle, de belles et grosses couleuvres. Et tout cela pour un maroquin !

L’entendant essayer de se justifier, j’ai trouvé cela pathétique !

Et puis l’entrée au gouvernement de deux démissionnaires avec fracas du parti EELV, ne manque pas d’air non plus. Les amateurs de bons mots ne manqueront pas de dire que le sénateur Vincent PLACE, s’est placé !

Le désir infini de posséder un maroquin, fait brûler l’âme.

Franchement c’est assez triste et cela participera aussi à la désaffection du peuple au monde politique !!

 

Et puis il y a les curiosités des nouvelles dénominations.

Egalité réelle : Qu’est-ce donc ?

 

Je me dis quand même que lors de ces changements de nominations, il faudra mettre au pilon tous les anciens « en-têtes », réfection de nouvelles plaques etc… Dépense inutile !

 

Ce remaniement est une sorte de mise en ordre du camp dit de la gauche avant l’élection présidentielle. La peur de voir se reproduire 2002 ? Si on pense cela, c’est croire que le petit score de TAUBIRA en 2002, aurait influé sur la non-présence de Lionel JOSPIN au second tour.

Mais n’est-ce quand même pas oublier l’essentiel ! Quel avait été le taux d’abstention et notamment du camp de la gauche?

L’abstention au premier tour des élections présidentielles avait été très forte ! Et tout le monde sait que les extrêmes votant comme un seul homme, le petit doigt sur la couture du pantalon, les résultats sont de fait brouillés. Quelle avait été l’abstention dans le camp de la gauche ? Il me semble énorme !

Je pense que François HOLLANDE commet une erreur !

Il s’est expliqué sur les chaines de télévision ce même jour du chiendent !

Que retenir ?

La muflerie concernant la mise à pied de Fleur PELLERIN, ministre de la Culture sans ménagement, sans tact.

 

La Stabilité des ministres aux postes sensibles : Environnement, Finances, Affaires Sociales et santé, Education, Défense, Intérieur, en particulier a été un argument porté comme cohérent lors de l’explication de texte du président HOLLANDE.

 

La nomination de Jean-Marc AYRAULT  comme ministre des Affaires Etrangères, même si elle ne constituait pas une surprise est une drôle de chose, si on se rappelle  la manière dont il avait été débarqué.

 

L’entrée de Emmanuelle COSSE sur le même poste occupé par Cécile DUFLOT relève aussi du comique. A croire que les écologistes sont choisis non pour leurs connaissances en matière de protection de l’environnement, mais au poste du logement et de l’habitat social en raison de leur similarité avec le  coucou qui occupe volontiers le nid des autres!

 

Mais quand même, il y aura ce « fameux-fumeux » référendum d’initiative locale (cela concernera qui, quel  territoire ?) à propos de la construction de l’aéroport de Notre Dame des landes.

Cela veut dire quoi ? Que l’exécutif ne soit plus en mesure d’imaginer l’avenir, les équipements futurs et de décider en fonction de l’intérêt public ?

Rendez-vous compte s’il avait fallu demander aux riverains s’ils étaient d’accord à la percée des autoroutes dans les années soixante, aux riverains de Roissy s’ils l’étaient  pour la construction  du nouvel aéroport ? Aurions-nous ces équipements aujourd’hui ?

 

A l’heure où notre pays et celles et ceux qui y vivent ont plus que  besoin de repères clairement identifiés, de plus de sérénité dans leur quotidien, et bien on choisit d’amuser la galerie.

C’est  dommage.

 

Espérons que ce genre de pirouettes ne provoquera pas une abstention majeure qui sera préjudiciable au pays.

Se prépare-t-on déjà à cette certitude de la présence au second tour, de la candidate de la droite extrême ?

Hélas, nul doute !

Courage, fuyons et profitons encore un peu des Ors de la république !

Le changement c’était pour quand déjà ?

 

Voici donc la composition du nouveau gouvernement !

 

Manuel Valls

Premier ministre

 

Jean-Marie Le Guen

Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement

Ericka Bareigts

Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité réelle

Jean-Vincent Placé

Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l’État et de la Simplification

Juliette Méadel

Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Aide aux victimes

 

Ministère des Affaires étrangères et du Développement international

Jean-Marc Ayrault

Ministre des Affaires étrangères et du Développement international

Harlem Désir

Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé des Affaires européennes

Matthias Fekl

Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger

André Vallini

Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Développement et de la Francophonie

Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer

Ségolène Royal

Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat

Alain Vidalies

Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche

Barbara Pompili

Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, chargée de la Biodiversité

 

Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Najat Vallaud-Belkacem

Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Thierry Mandon

Secrétaire d’État auprès de la ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

 

Ministère des Finances et des Comptes publics

Michel Sapin

Ministre des Finances et des Comptes publics

Christian Eckert

Secrétaire d’État auprès du ministre des Finances et des Comptes publics, chargé du Budget

 

Ministère des Affaires sociales et de la Santé

Marisol Touraine

Ministre des Affaires sociales et de la Santé

Ségolène Neuville

Secrétaire d'État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion

Pascale Boistard

Secrétaire d'État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie

 

Ministère de la Défense

Jean-Yves Le Drian

Ministre de la Défense

Jean-Marc Todeschini

Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire

 

Ministère de la Justice

Jean-Jacques Urvoas

Garde des Sceaux, ministre de la Justice

 

Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

Myriam El Khomri

Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

Clotilde Valter

Secrétaire d’État auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage

 

Ministère de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales

Jean-Michel Baylet

Ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales

Estelle Grelier

Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, chargée des Collectivités territoriales

 

Ministère de l'Intérieur

Bernard Cazeneuve

Ministre de l'Intérieur

 

Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt

Stéphane Le Foll

Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement

 

Ministère du Logement et de l’Habitat durable

Emmanuelle Cosse

Ministre du Logement et de l’Habitat durable

 

Ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique

Emmanuel Macron

Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique

Martine Pinville

Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire

Axelle Lemaire

Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, chargée du Numérique

 

Ministère de la Culture et de la Communication

Audrey Azoulay

Ministre de la Culture et de la Communication

 

Ministère de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes

Laurence Rossignol

Ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes

 

Ministère de la Fonction publique

Annick Girardin

Ministre de la Fonction publique

 

Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

Patrick Kanner

Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

Hélène Geoffroy

Secrétaire d’État auprès du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Ville

Thierry Braillard

Secrétaire d'État auprès du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargé des Sports

 

Ministère des Outre-Mer

George Pau-Langevin

Ministre des Outre-Mer

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Published by jcjos - - Mon engagement politique

La modernité c’est bien, l’industrialisation aussi mais la connaissance aussi voire surtout !

Je me demande ce matin, l’air un peu taquin, si nos pharmaciens savent encore réaliser des préparations magistrales …et en corollaire si la jeune génération médicale a appris ce genre de choses !

Au hasard me revient une des formules les plus simples à retenir : le soluté de Milian  qui était souvent utilisé (avant bien sûr !) pour les dermatoses des plis :

- vert de méthyle : 0.25g

- violet de gentiane : 0.25

- eau ou alcool à 30° : 100 ml

Tiens je me demande si je ne vais à la prochaine occasion prescrire cette préparation ?

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Published by jcjos - - La Santé : un droit pour tous !

Quand même ce gouvernement est formidable ! Notre pays est en crise ! Nos concitoyens vivent une situation jamais vue de mémoire d’homme. Aucune perspective heureuse, résignation et peur du lendemain ! et voilà la réforme dite de simplifcation ! Quelle urgence ?

Nos inégalités sociales se creusent. Ceux qui peuvent et ceux qui ne pourront jamais car on ne leur aura jamais dit qu’ils pouvaient aussi.

Ils n’auront pas les « codes », les bons codes ! domine réservé n’est-ce pas ? on dit souvent que ce sont les enfants d’un couple ingénieur-professeur qui réussissent le mieux ! Normal ils ont déjà les codes et aussi un certain temps pour être aux côtés de leurs enfants et les accompagner !

L’Ecole de la république permettait l’ascension sociale par la volonté du méritant et de l’apprentissage de la notion d’effort. Rappelons cette mention professorale souvent écrite : « c’est mieux, fait des efforts ! »

Que s’est-il passé en trente ans pour que l’X, l prestigieuse école Polytechnique fasse passer un contrôle de français, grammaire aux jeunes promus ?

Que s’est-il passé pour que l’on cède à la simple facilité du laisser-faire.. « de toutes façons … » entendons –nous souvent. J’ai exercé des vacations de médecine scolaire et souvent j’ai entendu «  oh ce n’est pas la peine, celle-là ne comprend rien » quand je demandais aux élèves attentifs de me restituer ce qu’il venait d’entendre de ma part. Chaque fois je disais « non, c’est moi qui n’ait pas utilisé les bon mots et je reformulais mon topo. Je leur parlais prévention des toxiques, des MST etc.. Je dois dire que j’avais cette latitude d’exercer dans un établissement privé et seule importait pour l’équipe pédagogique, la réussite individuelle  de l’élève bien sûr mais aussi collective.

Oui alors que s’est-il passé ?

Je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’en 76 en médecine il y avait autour de 20% d’enfants de la classe moyenne et ouvrière et qu’aujourd’hui il n’y en a plus aucun !

Aujourd’hui il faut payer des boites à colles. Est-ce juste ? N’est-ce pas une chose horrible que de se dire à l’avance que l’on ne réussira pas car on n’a pas l’argent pour ces boites. Si je devenais ministre des universités, je ferais fermer toutes ces boites privées pour que tous aient les mêmes chances.

Pourquoi jparlé-je de ce sujet et bien parce que François Bayrou dans une tribune dans le Journal du Dimanche daté du 7 février 2016 exprime bien justement la folie de cette réforme dite de simplification..

Après le latin et le grec, le français va morfler !

Tiens je me dis qu’un jour on n’écrira plus parce que nos doigts seront habitués à frapper des touches mais pas à appliquer la cursive !

Et on écrira hopital au lieu de hôpital venant du mot hospital-hospitalité ! oui on marche bien à l'envers. 

François Bayrou

7 février, 12:32 · 

Ce n’est pas l’orthographe de nénuphar qui est un problème au collège !

Suite à la polémique liée à la réforme de l’orthographe qui sera appliquée à la rentrée2016 dans tous les livres scolaires, j'ai tenu à exprimer vigoureusement mon opposition à ces nouvelles règles dans une longue tribune publiée aujourd'hui dans le JDD.

"Le gouvernement n’avait probablement pas assez à faire avec le chômage, les déficits, les gouffres de nos régimes sociaux, le terrorisme et le mal-être de notre pays. Il a trouvé utile et urgent de faire renaître, en catimini, une polémique que l’on croyait éteinte depuis un quart de siècle. Certains croient qu’il s’agit d’une manoeuvre de diversion. Je crains que ce ne soit plus profond et qu’il ne faille y réfléchir.

ON NOUS DIT QUE C’EST UNE RÉFORME POUR SIMPLIFIER. C’est évidemment faux. Qu’on en juge : le trait d’union est sommé de disparaître dans porte-monnaie (qu’il faudra écrire portemonnaie) mais il devient obligatoire dans cent-trente-et-un ou dans cinq-cent-soixante-six-millièmes. L’accent circonflexe est déclaré illégal sur tous les i et tous les u, par exemple sur le i de il paraît, du verbe paraître, qu’on est sommé désormais d’écrire comme l’imparfait du verbe parer, il la parait (de toutes les vertus), mais il est toujours requis pour les formes verbales du passé simple, du subjonctif, et l’on n’aura garde de l’omettre du participe passé du verbe devoir, j’aurais dû réfléchir avant de signer, pour ne pas le confondre avec l’article partitif du, j’ai du bon tabac dans ma tabatière.

La situation est- elle plus simple que précédemment ? Évidemment non. Il faudra se gratter deux fois plus la tête, qu’elle soit juvénile ou chenue, et comme auparavant on se lancera souvent sans filet. C’est une réforme (une de plus !) qui ne servira à rien, sauf à embrouiller davantage. Car il devra se lever tôt, le ministre ou le chargé de mission qui voudra m’obliger à écrire il paraît sans accent ou le gouvernement amoncèle les bêtises, au lieu de amoncelle comme nous avons appris à le faire.

Il voudrait que j’écrive à sa convenance. Je continuerai à écrire à la mienne. Et il me restera suffisamment d’arguments grammaticaux qui me feront souvenir que l’accent circonflexe est la trace d’un s d’autrefois, effacé dans la prononciation, mais présent dans l’histoire du mot : le maître fut un master après avoir été un magister. Et honni soit qui mal y pense.

La langue nous appartient, à nous, amoureux du français, autant et bien davantage qu’au gouvernement. Il n’est pas né celui qui m’obligera à écrire combattif avec deux t. J’ai bien l’intention au contraire de demeurer, contre ces cuistres, combatif à ma manière, et à continuer mon persiflage avec un seul f, et quand je grelotterai à le faire avec deux t, ou à aimer les corolles avec deux l.

Il y aura cependant des conséquences. Il y aura ceux qui sauront, ceux qui se reconnaîtront au circonflexe, ou au trait d’union : autrement dit une orthographe pour les uns, les initiés, et une orthographe pour les autres. Une discrimination de plus. D’autant que personne ne pourra déclarer fautive l’orthographe traditionnelle. Leur pouvoir ne va pas jusque-là. Alors pourquoi ? Il est deux forces principales qui poussent à la roue de ce chariot (qu’il faudrait écrire maintenant charriot avec deux r). La première est commerciale. Les éditeurs aspirent à mettre sur le marché des éditions de dictionnaires ou de livres scolaires estampillées NO (nouvelle orthographe) ou OR (orthographe rectifiée) sur fond rouge flamboyant, pour améliorer leurs ventes et leur chiffre d’affaires. Qu’ils gagnent plus d’argent, tant mieux pour eux !

Mais ils oublient ceci, qui est plus grave : nous sommes nombreux à avoir grandi dans des maisons où le dictionnaire Larousse était l’ouvrage le plus précieux et le plus fréquemment consulté. Il avait beaucoup vécu, et la couverture n’y tenait plus guère. Mais peut- être précisément pour cela, il était respecté. Et qu’un godelureau décide qu’il y aura un ancien et un nouveau dictionnaire, que le dernier dévaluera le précédent, que l’un mettra l’autre en doute et qu’il faudra en acquérir un nouveau, même si l’on n’a pas l’argent, pour se mettre à l’heure du ministère, je trouve cela offensant.

C’EST LA MÊME TACTIQUE QUE LES FABRICANTS D’ÉLECTRO- MÉNAGER (désormais électroménager) qui programment savamment la panne terminale de leurs machines. Mais la culture et la langue ne sont pas des machines à laver ! Être assuré que les dictionnaires d’autrefois, surtout dans les familles où il est peu de livres, continuent à faire autorité pour l’avenir, c’est une civilisation.

Mais derrière tout cela, qui paraît désordonné, il y a des groupes de pression qui savent ce qu’ils font ! Leur idée fixe, sous couvert de philologie approximative, c’est de couper nos enfants de leurs racines, c’est de rompre la chaîne qui réunit les générations et permet aux esprits libres de résister aux charlatans de l’idéologie ou de la manipulation. Il n’est donc pas étonnant que ce soit le même gouvernement qui, sans crainte de désespérer les enseignants qui lui faisaient confiance, entreprenne d’éradiquer le latin et le grec et de dévaluer l’orthographe qu’ils enseignent si difficilement.

ILS PRÉTENDENT QUE C’EST CELA LE PROGRESSISME. C’est le contraire : si le progressisme a une définition, c’est l’émancipation des esprits. En privant les futurs adultes de ces racines et de ces repères, ils facilitent au contraire la tâche des manipulateurs. Ils préparent des générations de soumission et de suivisme. Ajoutons que prétendre que ces simplifications imposées facilitent en quoi que ce soit l’acquisition de l’orthographe par les élèves est une plaisanterie de garçon de bains. Ce n’est pas l’orthographe de nénuphar qui est un problème au collège, c’est l’accord du sujet avec le verbe, au pluriel le s ou le x pour les noms, et le nt pour les verbes, et la conjugaison simple. Non pas le recherché ou le complexe, mais l’élémentaire. On ne facilitera pas le travail des enseignants de français ou des professeurs des écoles en introduisant dans les esprits des élèves l’idée que ces règles qu’ils essaient de transmettre sont discutables et d’un autre temps.

Et cela ne trouble pas que nous. J’écris ces lignes depuis Buenos Aires. L’Argentine, de tout temps, est passionnée de la France. Depuis vingt-quatre heures que je suis là, personne ne m’a parlé de notre politique économique ou de nos difficultés sociales, mais trois responsables éminents et éminemment francophones m’ont parlé, catastrophés, de la réforme de l’orthographe ! Notre langue, c’est leur bien autant que le nôtre. Eux non plus ne veulent pas rompre la chaîne.

Un dernier mot : je ne crois pas que l’Académie française de 2016 puisse prêter la main à un tel désordre. Ni Hélène Carrère d’Encausse, ni Valéry Giscard d’Estaing, ni Marc Fumaroli, ni Danièle Sallenave, ni Amin Maalouf, ni Rufin, ni Darcos, ni Finkielkraut, pour ceux que je connais le mieux, ne peuvent souscrire en leur for intérieur à ces entreprises de déculturation. Il serait précieux qu’on les entende. Et qu’ils rappellent que c’est la vie, c’est l’usage, et non le décret, qui fait vivre et changer les langues.

FB
JDD - 7 février 2016

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Published by jcjos - - Mon engagement politique

Ce matin dans ma tête, l'air de la reprise de la merveilleuse chanson de Brel chantée tout aussi magnifiquement par Bowie : In the Port of Amsterdam, Nous avions  au Collège Naval un prof d'anglais génial qui nous a fait apprendre cette reprise en anglais. Quelle modernité dans ce type d'école, à la page . Rendez vous compte apprendre une chanson de Bowie en Ecole militaire !! Incredible !

 

Je dois dire que j'ai eu de la chance  énorme d'avoir de tels profs. De ces profs qui cherchaient à vous connaitre, à façonner nos cerveaux encore malhabiles, maladroits, à nous apprendre à aimer toute matière. Vraiment j'ai eu de la chance, cette chance énorme d'avoir dans ce Cher et Vieux Bahut. Chica Rhéto ! Chica Sigma !

 

Je correspond d'ailleurs toujours avec mon ancien prof de maths qui m'a fait aimer les maths, bon cela m'a permis d'avoir eu 16 au bac, et réussir les stats en médecine.. après j'ai vite oublié..

Je sais que je lui dois baucpoup comme mon capitaine qui me propos le challenge du brevt para pour rester au Bahut.. Oui j'étais quand même très mal barré. Et puis tout s'est éclairé et je leur dois beaucoup et je leur dis chaque fois Merci. Je repense à cette promotion si particuiière des Rhtéos : 1/3 du Collège Naval, 1/3 du Lycée militaire de saint Cyr l'Ecole, et 1/3 du Prytanéee, tous ayant le mérite de ne pas avoir été gardés en section C.

Cela nous a soudés comme jamais, et je dis souvent que j'ai plus partagé avec mes camardes qu'avec mes propre frères que je voyais trois fois l'an. SQuel bonheur que de revoir toutes ces têtes des camarades quand nous avions fait nos retrouvailles du Trentenaire !

Le Collège Naval dominant la rade de Brest et  la classe des Rhétos si particulière...
Le Collège Naval dominant la rade de Brest et  la classe des Rhétos si particulière...

Le Collège Naval dominant la rade de Brest et la classe des Rhétos si particulière...

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Published by jcjos - - Ce que j'aime !

Et oui je lis aussi l’Humanité. Il n’y a qu’un seul journal que je ne veux pas lire c’est bien Le Figaro.  C’était d’abord le journal que lisait mon père. Je ne lis pas souvent le monde de par leur attitude un peu hautaine quand ils ont un nouveau papier qui ne tachait pas les doigts !

Moi je lisais le Libé, l’esprit Libé de la belle époque, l’esprit de Sartre et de July, le souffle d’air pur, la belle écriture moderne !

J’ai résilié mon abonnement en 2007 (vingt-cinq ans d’abonnement quand même), quand Laurent Joffrin a assassiné jour après jour, le candidat  Bayrou qui allait dépasser Ségolène Royal.  Je lui ai écrit cela. Il m’a répondu en disant que la règle du jeu démocratique et qu’il ne pouvait y avoir de tripartisme en France.  Je suis régulièrement appelé pour savoir quand je reprends l’abonnement.. Je réponds toujours tant que Joffrin sera là ! Sauf qu’aujourd’hui il y a bien 3 partis dominants, dont l’un qui risque de déstabiliser profondément et durablement notre démocratie.

Avec bien entendu l’écho du Monde avec  la ligne choisie par Jean-Marie Colombani !

C’était un vrai jeu de massacre. Je pense que nous, les démocrates, sommes des « trop gentils » et qu’on ne se bat pas avec les mêmes armes.

Nous avons sans doute le Verbe et la Plume, les autres ont les soldats.

Mais n’oublions jamais en politique que sans la piétaille, on ne peut gagner.

Pour en revenir au massacre journalistique du candidat Bayrou en 2007, rappelons du terme la Ratatouille Bayrou ou la soupe Bayrou, « on met tout le monde dans la marmite et vous croyez que cela va marcher ? » (sic) 

Hélas, l’histoire nous montre que c’est bien le Projet d’Espoir qui était un vrai projet pour notre pays et nos concitoyens qui est aujourd’hui au cœur de la pensée politique

Charonne ! J’étais jeune, 5 ans, mis je me souviens du nom, et de sa signification. Mon père qui était un soldat (Indo puis Algérie) en avait eu honte à jamais, et pourtant il est toujours resté un fidèle gaulliste sauf quand le RP s’est allié avec le FN pour prendre Dreux en 1983 ! Il a déchiré sa carte du parti et l’a renvoyée à Chirac.

Le CDS sous la plume et la belle voix de Bernard Stasi (quel talent, je l’ai rencontré souvent et c’était délicieux de l’écouter) avait exprimé sa vive désapprobation de cette alliance contre-nature mais bel et bien réalisée… comme quoi tout est possible. Seule la victoire compte.. Qu’importe les moyens. J’ai la naïveté de croire qu’il faut réfléchir avant d’agir et que les moyens à utiliser doivent être nobles. C’est peut-être pour cela que nous perdons régulièrement les élections.

Les deux hommes (Chirac et mon père) se rencontraient chaque année au gala de l’Association des Français de l’Inde (AFI) créée par Raymond Bellegarde, un grand bonhomme aussi de Pondy  et avec d’autres dont mon père (e président d’Honneur par statut  étant le Maire de Paris !)

Oui Charonne ! Cela a marqué cette époque. Never Forget !

C'est pour cela que je ne pouvais supporter Papon qui avait déjà les mains salies lors de l’occupation allemande. Je l'avais dit de vive voix à mon maître Raymond Barre qui l'avait pris dans son gouvernement. Mais il semblait au-dessus de cela, il ne recherchait que de la compétence...et il n'est pas faux de dire que Maurice Papon était bien compétent !

Quant à Roger Frey, je ne l'aimais pas non plus et puis d'abord je ne suis surtout pas gaulliste et je dois dire que on a peu oublié les fondamentaux de la Démocratie.

L'esprit de la 5ème : Foutaise d’écrivaillons politiques !

Finalement je suis assez d’accord avec ce que qu'écrivait François Mitterrand dans le Coup d'Etat Permanent ! Mais quand on occupe le trône, on ne veut surtout changer un rôle qui lui allait très bien !

Deux Statures : De Gaulle-Mitterrand ! Deux Statues !

Je suis giscardien d'origine et démocrate social (ex CDS devenu au fil des années le mouvement Démocrate) Nous n'avions pas d’affinités avec le CDS avec les "gaullistes", les godillots comme on les appelait alors. Et j sais qu’ils ne changent pas !

Je reste sur cette ligne. Retour aux fondamentaux de la Démocratie Sociale !

On dit qu’il faut renouveler la classe politique ! Cela veut dire quoi ?

Il faudrait surtout renouveler régulièrement et surtout à chaque mandature présidentielle la haute administration qui tient véritablement les rênes du pouvoir . Mon frère aîné me disait un jour : « les ministres passent, nous on reste ! ».  J’ai toujours cette pensée fraternelle l’esprit et ai alors compris ce qu’il fallait proposer comme réforme institutionnelle et penser de fait une sixième Constitution.

Redonner la voix au Peuple et surtout reconsidérer la permanence de  la haute administration.

Ce ne sera pas une chasse aux sorcières mais bien une nouvelle règle du jeu démocratique comme aux Etats Unis d’Amérique.  On Ose le dire ? Chiche

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Published by jcjos - - Mon engagement politique

J’aime bien lire l’Evangile. Que ressentir en lisant l’évangile du jour et en lisant avec attention le commentaire du texte proposée par Sainte  Thérèse d’Avila ?

Et bien c’est vrai je trouve ces textes de ce lundi  très à propos. Je voulais juste l’écrire et dire Merci !

 

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Lundi 8 Février 2016 :

Le lundi de la 5e semaine du temps ordinaire

 

Premier livre des Rois 8,1-7.9-13.

En ces jours-là, Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d’Israël, pour aller chercher l’arche de l’Alliance du Seigneur dans la Cité de David, c’est-à-dire à Sion.

Tous les hommes d’Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes.

Quand tous les anciens d’Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l’Arche.

Ils emportèrent l’arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s’y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.

Le roi Salomon et, avec lui, toute la communauté d’Israël qu’il avait convoquée auprès de lui devant l’Arche offrirent en sacrifice des moutons et des bœufs : il y en avait un si grand nombre qu’on ne pouvait ni le compter ni l’évaluer.

Puis les prêtres transportèrent l’Arche à sa place, dans la Chambre sainte que l’on appelle le Saint des saints, sous les ailes des kéroubim.

Ceux-ci, en effet, étendaient leurs ailes au-dessus de l’emplacement de l’Arche : ils protégeaient l’Arche et ses barres.

Dans l’Arche, il n’y avait rien, sinon les deux tables de pierre que Moïse y avait placées au mont Horeb, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d’Israël, à leur sortie du pays d’Égypte.

Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit la maison du Seigneur,

et, à cause d’elle, les prêtres durent interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait la maison du Seigneur !

Alors Salomon s’écria : « Le Seigneur déclare demeurer dans la nuée obscure.

Et maintenant, je t’ai construit, Seigneur, une maison somptueuse, un lieu où tu habiteras éternellement. »

 

 

Psaume 132(131),1a.2b.4a.5a.6-7.9-10.

Souviens-toi, Seigneur, de David,

de sa promesse au Puissant de Jacob :

«J'interdirai tout sommeil à mes yeux

avant d'avoir trouvé un lieu pour le Seigneur. »

 

Voici qu'on nous l'annonce à Éphrata,

nous l'avons trouvée près de Yagar.

Entrons dans la demeure de Dieu,

prosternons-nous aux pieds de son trône.

 

Que tes prêtres soient vêtus de justice,

que tes fidèles crient de joie !

Pour l'amour de David, ton serviteur,

ne repousse pas la face de ton messie.

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,53-56.

En ce temps-là,  après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent.

Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus :

Ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.

Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

 

Le lundi de la 5e semaine du temps ordinaire

Commentaire du jour 
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église 
Exclamation 16 (trad. cf Auclair,Œuvres 1964, p. 534 et OC, Cerf 1995, p. 892)

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés »

    Ô vrai Dieu et mon Seigneur ! Pour l'âme affligée de la solitude où elle vit en ton absence, c'est une grande consolation que de savoir que tu es partout. Mais à quoi bon, Seigneur, quand la force de l'amour et l'impétuosité de cette peine augmentent, et le cœur se trouble, si bien que nous ne pouvons plus comprendre ni connaître cette vérité ? L'âme sait seulement qu'elle est séparée de toi, et elle n'admet aucun remède. En effet, le cœur qui aime beaucoup ne supporte pas d'autres conseils ni consolations que Celui-là même qui l'a blessé ; c'est de lui seul qu'il attend la guérison de sa peine.

    Quand tu le veux, Seigneur, tu guéris à l'instant la blessure que tu as faite. Ô Bien-Aimé véritable, avec quelle compassion, quelle douceur, quelles bonté et tendresse, avec quelles marques d'amour, tu guéris les plaies des flèches de ton amour ! Ô mon Dieu, tu es le repos de toute peine. Quelle folie que de chercher des moyens humains pour guérir ceux qui sont malades du feu divin ? Qui peut savoir jusqu'où va cette blessure, d'où elle vient, et comment apaiser un tel tourment ? Comme l'épouse du Cantique des cantiques a raison de dire : « Mon Bien-Aimé est à moi, et je suis à lui ! » (11,6) En effet, l'amour que je ressens ne peut pas avoir son origine dans la bassesse de mon amour. Et pourtant, ô mon Époux, si bas que soit mon amour, comment se fait-il qu'il dépasse toute chose créée pour atteindre son créateur ?

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Published by jcjos - - Etats d'âme

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