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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

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mon engagement politique

Nous voici donc à la veille du mois de mai.

Ce mois de mai 2015 se distingue par une possibilité de jours non travaillés assez éloquente. Ainsi si quelqu’un s’y prend bien, il ne travaillera sur ce mois qui en compte 31, que 15 jours !

Ces jours non travaillés n'obèrent-ils pas  l'économie globale ?

N’y a-t-il pas lieu de penser à une réforme du nombre de ces jours fériés ?

Et puis quand je demande autour de moi et notamment aux jeunes générations à quoi correspond telle ou date, leur non-réponse me laisse perplexe.

J’en avais fait l’expérience avec le lundi de Pâques ! Personne n'en reconnaissait le sens.

Nombre de ces jours fériés sont marqués par la tradition chrétienne et catholique en particulier.

Je suis moi-même de « tradition catholique » mais je ne serai en aucun cas choqué de voir certains jours fériés de semaine, disparaitre, comme le lundi de Pâques, le lundi de Pentecôte, le jeudi de l’ascension, le 15 août, le 1er novembre.

Par ailleurs, si je me réfère à différentes enquêtes des années précédentes concernant le 8 mai 45 (en dehors de cette année 2015 où à cause du 70ème anniversaire, nombre d’émissions et d’articles y sont consacrés) et aussi du 11 novembre, on peut se demander si, il n’y pas lieu aussi de consacrer un seul jour au souvenir de nos victimes des guerres passées.

Alors voici le calendrier que je proposerai :

AVANT APRES
1er Janvier 1er Janvier
Lundi de Pâques Supprimé
1er Mai 1er Mai
8 mai Supprimé (hommage national aux victimes de guerres le 11 novembre)
Jeudi de l'Ascension Supprimé
Luindi de Pentecôte Supprimé
14 Juillet 14 Juillet
15 Août Supprimé
1er Novembre Supprimé
11 Novembre 11 Novembre (Hommage national aux victimes de toutes les guerres)
25 décembre 25 Décembre
   

 

Concernant les fêtes spécifiques à l'Alsace et la Moselle (vendredi saint et 26 décembre) il conviendrait de discuter plus avant avec les autorités concernées afin que ces jours ne soient plus considérées comme fériés.

 

 

Nous passerions ainsi de 11 jours fériés et chomés dans l'année à 5 !

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L'ump est vraiment formidable !
D'ailleurs cela voulait signifier quoi lors de sa création ? Ce rêve "balladurien" de constituer un parti regroupant tous les conservateurs de droite en récupérant au passage les "désireux d'avenir" incrustés par manque d'audace au Centre !. 
Allez je donne la réponse ! UMP devait signifier : union pour un mouvement populaire !
(on a bien pu mesurer la notion populaire sous le quinquennat Sarkozy avec notamment l'iniquité de ces franchises médicales que le gouvernement dit socialiste actuel ne veut hélas pas abroger. et pourtant c'est bien là que se situe le retard à l'accès aux soins (à peu près 10% à sortir de sa poche sans qu'aucune mutuelle ne puisse venir couvrir ce reste à charge supplémentaire !). Bref !
 
Je souris en pensant que Juppé avait proposé le doux nom de "la maison bleue" !
 
Mais rappelons nous ce qu'avait osé dire avec force François Bayrou​ à cette époque :
"si nous pensons la même chose, alors nous ne pensons plus rien".
 
Ainsi comme souvent d'ailleurs devant l'élection suprême, l'écurie conservatrice va changer de nom et s'appeler "les républicains" ! 
 
Voici ce que j'écrivais dans mon blog il ya quelques mois :
"Personnellement je n’ai aucune idée de ce qu’est la droite républicaine, sinon qu’elle me renvoie aux « neo-con » du parti républicain américain" 

 

Et bien je n'ai pas changé d'avis : ce mot républicain me renvoie s'agissant de cette droite aux "néo-con" du parti républicain américain !

Et dire que tous ces néo-conservateurs français osent soutenir sans rire le parti démocrate américain.

Bizarre non ?

Allez on se passe un Stones ? 

 

 

Je ne peux résister au plaisir de transcrire ici les paroles de cette magnifique chanson qui provoqua quelque émoi chez les républicains américains !

 

SWEET NEO CON
(M. Jagger/K. Richards)

You call yourself a Christian 
I think that you're a hypocrite 
You say you are a patriot 
I think that you're a crock of shit 

And listen, I love gasoline 
I drink it every day 
But it's getting very pricey 
And who is going to pay

How come you're so wrong 
My sweet neo con....   Yeah 

It's liberty for all 
'Cause democracy's our style 
Unless you are against us 
Then it's prison without trial 

But one thing that is certain 
Life is good at Haliburton 
If you're really so astute 
You should invest at Brown & Root.... Yeah 

How come you're so wrong 
My sweet neo con
If you turn out right 
I'll eat my hat tonight 

Yeah, yeah, yeah, yeah.... 

It's getting very scary 
Yes, I'm frightened out of my wits 
There's bombers in my bedroom 
Yeah and it's giving me the shits 

We must have loads more bases 
To protect us from our foes 
Who needs these foolish friendships
We're going it alone 

How come you're so wrong 
My sweet neo con
Where's the money gone
In the Pentagon 

Yeah ha ha ha 
Yeah, well, well 
Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah 
Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah... 
Neo con

 

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Libé dans l'édition du 3 avril titre :

"A320 : «Ce n'est pas deux personnes qu'il faut dans le cockpit, mais trois»"

 

Il fut un temps où dans le cockpit des avions de ligne prenaient place trois personnes : le commandant de bord, le co-pilote et l'officier mécanicien !

Pour des raisons liées au progrès technique mais sans doute aussi liées à quelque volonté d'économie, on a supprimé ce poste d'officier mécanicien dans le cockpit.

Il me revient qu'alors il y avait eu une très grosse grève du personnel navigant d'Air France. Ce devait être il y a une dizaine d'années.

Cet article de Jean Belotti écrit en 2006 est plus que jamais pertinent et d'actualité.

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Ah l’UMP et ses grandes idées !

Cela vaut vraiment le détour !

Extrait d’une conversation dans l’émission sur RMC « les Grandes Gueules » du mardi 3 mars 2015

 - Marie-Anne Soubré (chroniqueuse aux GG):

"Vous dites il faut qu’on leur apprenne les valeurs françaises. Mais comment peut-on à la fois dire que l’on va inscrire dans la Constitution que la France est de culture chrétienne, quand ces gens-là […] sont pour la plupart musulmans. […] C’est un peu comme quand on était colon et qu’on […] faisait dire à de tout petits noirs "nos ancêtres les gaulois"...

- Geoffroy Didier (UMP):

"Vous ne faites pas la différence malheureusement entre la culture et le culte. Ce sont deux choses radicalement différentes.

Je demande à ceux qui veulent devenir Français, quelle que soit leur confession, quelles que soient leurs origines sociales, quelle que soit leur classe sociale, je leur demande de se sentir gaulois. »

 

Geoffroy Didier est avocat,  élu de l’UMP au Conseil Régional d'Ile de France et secrétaire général adjoint de ce parti politique.

Cet appel à ce que tout appartenant à la Nation française se considère comme gaulois est une vraie bêtise, comme la notion de français de souche ! Qu'est-ce à dire, sinon pointer du doigt les différences.

J’ai eu droit à ces leçons d’histoire à l’école primaire où l’on nous demandait quels étaient nos ancêtres.

Je répondais invariablement et avec fierté : je suis français d’origine indienne, de Pondichéry ». Mes maitres d’école en étaient ravis même si je ne donnais pas la réponse attendue. Cela permettait alors de répondre à ce que fut Pondichéry dans la grande Histoire de France.

Je ne comprends pas ce que veut prouver cet élu UMP par sa phraséologie d’un autre temps, surtout en ces temps où le calme et la sérénité sont nécessaires pour permettre le rassemblement de tous nos compatriotes et permettre le relèvement durable de notre pays.

Pour cela et il faut le marteler sans cesse : l’Instruction est capitale, vitale même !

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Il est annoncé la disparition de nos départements.

Je me posais une question simple.

Quel sera alors le numéro Insee (NIR) dans cette perspective ?

En effet, la signification de ce numéro à 13 chiffres est la suivante :

sexe année de naissance mois de naissance département de naissance commune de naissance numéro d'ordre de naissance dans la commune
1 ou 2 00 à 99 1 à 12 01 à 99 3 chiffres 3 chiffres

Comment imaginer un nouveau numéro aussi efficace que celui-là ?

 

petite histoire du numéro Insee

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Quand l'ARS outrepasse son rôle !

16h56 ! réception d'un mail émanant de l'ARS (Agence Régionale de Santé).

 

L'objet est évocateur : "suivi grève médecins libéraux remontée pour le 31/12/2014"

Ci-après une partie de ce mail stupéfiant :

"~~Nous vous rappelons que l'objectif est de limiter les possibles désagréments pour la population et un afflux massif aux urgences, merci de bien vouloir nous faire connaître si une organisation est mise en place pour pallier l'absence de vos confrères et/ou nous faire remonter d'éventuels problèmes sur la continuité en journée et en PDSA au plus tard pour le 31/ 12 /2014 à 10h.

Merci de votre collaboration."

 

Il est quand même incroyable que l'on demande aux médecins responsables de la garde libérale concernant la PDS (Permanence des soins) de répondre aussi sur la continuité des soins en journée !

Je veux rappeler ici que les horaires de la PDS ont été définis par des textes législatifs et règlementaires que nous respectons :

A savoir :

lundi au vendredi : 20h-24h

samedi : 12h-24h

dimanche : 8h-24h

 

L'ARS outrepasse très largement son rôle et nous demande assez implicitement de "casser la grève des médecins libéraux".

L'attitude de l'ARS et du gouvernement qu'elle représente est scandaleuse et inacceptable !

 

 

Quand l'ARS outrepasse son rôle !

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 Ce samedi 22 novembre avaient lieu les élections de renouvellement des instances départementales du Mouvement Démocrate du Rhône.

L’une concernait le conseil départemental et l’autre la présidence de la fédération du Rhône.

Deux listes étaient en présence.

La liste « Démocrates en mouvement » animée par Cyrille Isaac Sibille (président sortant) et la liste « Reconquête Démocrate » animée par François-Xavier Pénicaud (ancien président national des Jeunes du Mouvement Démocrate).

Chaque élection voit souvent son cortège de résolutions et la notion de changement.

Cela me renvoie au « j’ai changé ! » et « le changement c’est maintenant ».

Mais quand même, ne peut-on se dire que si le projet des « Démocrates en mouvement » reste plein de bonnes intentions, il n’est pas faux d’affirmer que rien de ce qui est proposé n’a été réalisé au cours de ces dernières années.

Peut-on espérer qu’avec les mêmes, la ligne puisse changer ?

Peut-on croire que seront derrière nous, les querelles stériles qui ont vu l’éviction de nombre de camarades militants actifs aux compétences reconnues ?

J’en doute ! Voilà pourquoi j’ai volontairement choisi d’apporter mon vécu et expérience de militant actif à la liste « Reconquête Démocrate ».

Et puis comment le dire ?

Ce projet me semble plein de fraicheur, d’enthousiasme et d’envie.

Notre fédération en a bigrement besoin !

Le résultat de ces élections est je le crois, un cas d’espèce.

Tout d’abord, il faut souligner la belle participation des militants du Rhône : 76% !

Cela montre, malgré les hémorragies successives depuis 2007, une confiance malgré tout dans l’engagement politique.

La liste « Reconquête Démocrate » animée par FX Pénicaud est arrivée en tête mais les deux candidats à la présidence de la fédération sont à égalité.

Il me semble logique que la gouvernance de la fédération repose sur le projet émis par la liste « Reconquête Démocrate ».

S’agissant de la présidence, j’eusse aimé qu’il y ait une entente entre les deux candidats à la présidence afin de rassembler au plus large l’ensemble de la fédération.

Cela n’a pas été le cas.

Il y aura donc un second tour pour élire le président de la fédération du Mouvement Démocrate du Rhône.

Espérons que les esprits s’apaisent et que la cohérence l’emporte !

Il est temps de remettre notre fédération en capacité de travail et de fidélité à l’Idéal défendu par le Mouvement Démocrate, héritier s’il en est du Centre des Démocrates Sociaux.

Le Projet de la liste Reconquête Démocrate

Le projet de la liste Démocrates en mouvement

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Le titre du Point de ce Jeudi 13 novembre 2014 est « Entendez-vous » !

Entendez-vous ? ou Entendez-vous !

On pourrait comprendre ce titre accrocheur de deux façons !

- « Entendez-vous entre vous au lieu de vous faire la guéguerre pour juste une question de pouvoir et/ou d’égo personnels »

Ou

- « Entendez-vous dans nos campagnes le Peuple qui souffre ».

La parole est ainsi donnée à François Bayrou qui retrouve devant les agonies du bipartisme sa tribune de rassembleur.

J’ai bien lu les questions posées par Charlotte CHAFFANJON, journaliste du Point et les réponses de François Bayrou !

Et bien je n’en suis pas vraiment satisfait.

Bien sûr que je partage le constat du délitement actuel du microcosme politique.

D’ailleurs qui aujourd’hui pourrait affirmer sans rire qu’il ne le partage pas ?

Ce qui m’étonne quand même dans la formulation des questions et des réponses est le fait que le débat reste volontiers enfermé dans du déjà vu, du déjà dit et rabâché.

Notre système politique s’est modifié profondément depuis 1988.

De l’intérêt du peuple français et de son vivre mieux s’est substitué un intérêt proprement personnel en recherche d’assises, de pouvoir, de prébendes et de hochets.

Le rôle du politique s’est effacé au profit de l’Administration, de ce que l’on appelle la technocratie. Le politique ne pense plus, ne donne plus matière à l’imagination mais croit que sa seule marque doit être celle d’un gestionnaire, d’un comptable rigoureux.

Ainsi le politique d’aujourd’hui ne raisonne que sur des colonnes de chiffres.

Or derrière ces colonnes glacées de chiffres, qu’y trouve –t-on ?

Et bien la chaleur des hommes, des femmes et des enfants !

C’est ce que nos politiques ont oublié et ce à quoi ils continuent de tourner le dos !

Il me semble important, avant de prôner comme remède à la crise institutionnelle, quelque dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale de revenir, comme on le fait en Médecine, sur l’anamnèse du pourrissement démocratique que nous connaissons aujourd’hui.

En effet penser à la dissolution ne revient in fine qu’à vouloir être Calife à la place du Calife ! Et les mêmes causes ne pourront reproduire que les mêmes effets. Alors quoi ? Anamnèse !

En 1958, était adoptée une nouvelle constitution pour passer à une nouvelle République. En effet, la IVème République issue de l’après-guerre, dans un climat rendu particulier par la guerre d’Indochine et la guerre d’Algérie, se manifestait par une instabilité gouvernementale avec ce que l’on appelait le régime des partis et leurs petits arrangements : les "jeux partisans" comme le dit justement Jean-Louis Debré !

Plutôt que des majorités à géométrie variable, il semblait nécessaire d’avoir une majorité claire et stable sans avoir à négocier avec les états-majors des partis.

Si cette constitution a survécu au Général de Gaulle, cela ne veut pas dire pour autant qu’elle soit aujourd’hui adaptée au sens de la Démocratie que nombreux nous voulons et je dis bien aujourd’hui !

En effet, je crois que la réforme tant applaudie du quinquennat, n’a surtout rien résolu, bien au contraire. Cette conjonction de la durée des mandats en gardant l’organisation de l’exécutif en l’état (Présidence et Premier Ministre) ne peut garantir une respiration démocratique et a amené ipso facto une instabilité institutionnelle.

Raymond Barre dans sa réflexion avait bien raison de s’y opposer, tout comme François Bayrou !

Il me semble alors utile en s’appuyant sur la non résolution de cette crise de gouvernance, qui ne sait plus définir le rôle de chacun de l’exécutif tant du président de la République que du chef du gouvernement de tout repenser.

Il y a aujourd’hui et sans doute plus encore demain qu’hier, une vraie défiance du Peuple vis-à-vis des représentants politiques et de leurs instances. Le taux d’abstention en est la marque !

Comment réconcilier le citoyen avec le Politique ? On évoque la nécessaire moralisation de la vie politique et donc le comportement de ceux qui la conduisent !

Mais faut-il croire parce-que la Vème a survécu à son concepteur, qu’elle a vécu l’alternance, qu’elle a traversé les cohabitations sans paralyser l’Etat, qu’elle ne puisse être remise en cause ?

Je crois sincèrement qu’il convient de remettre les choses à l’endroit !

Qui veut-on servir ? Quels intérêts majeurs veut-on protéger ?

Il fut un temps où l’intérêt seul de l’Etat et la protection de ses ouailles prévalait !

Est-ce toujours le cas ? Comment faire alors pour que cet intérêt majeur envers le pays et ses habitants soit constant ?

Je crois à la nécessité des partis politiques. Mais ces partis ne peuvent être de simples écuries au service de l’ambition personnelle de quelques-uns !

Les partis devraient être sous-tendus par l’idéal, la réflexion, le débat et l’imagination pour que demain soit toujours mieux qu’hier ! Est-ce le cas ? Sans doute pas ! Pourquoi ? Comment faire pour que les partis politiques redeviennent ce creuset où le débat d’idées soit continu et permettre alors à chacun d’y trouver sa place sans céder à la tentation de son propre ego et ainsi amoindrir la notion carriériste ?

Cette question est souvent posée et dans mon parti politique il me revient que nous y avions travaillé dans les années 90 sous la notion du statut de l’élu !

C’est pourquoi plutôt que de vouloir une dissolution comme solution, il convient au préalable de repenser la représentation et la respiration démocratiques.

Je plaide ainsi pour une réforme de notre constitution qui ferait par simple logique passer notre Vème République à une VIème République.

S’Il convient de définir la durée des mandats, le mode électoral et permettre une respiration dans la représentation nationale, il n’est pas faux de réfléchir aussi au rôle et aux missions de la haute administration.

En effet, je ne partage pas l’idée que parce-que notre pays a pu traverser des crises institutionnelles, cela soit lié à la pertinence de notre constitution.

Je crois plutôt que c’est essentiellement dû à la capacité de l’administration de confisquer le pouvoir régalien du peuple.

Ainsi je crois que nous sommes soumis à une sorte de « dictature », la dictature administrative empêchant toute capacité citoyenne d’analyse, de réflexion, de critique, d’engagement!

Il existe aujourd’hui un fossé entre les décisions prises à l’emporte-pièce par cette administration et le peuple qui ne peut que les subir sans débattre vraiment.

J’éprouve ainsi le sentiment que plutôt que d’aider et améliorer la vie quotidienne, toutes ces mesures ne sont là que pour mieux la gâcher et l’ennuyer. Cela explique sans aucun doute la morosité dans laquelle nous sommes plongés.

Absence de perspective ! Résignation !

Je crois à la simplicité pour mieux permettre la compréhension. Cela n’est plus le cas. Nos textes de lois sont indéchiffrables pour le non-initié. Pourquoi ?

Je ne suis pas loin de penser que cela est voulu et participe de la volonté de gommer l’esprit critique des citoyens. Ainsi les initiés, ceux qui possèdent les « codes » peuvent se partager les bénéfices liés à l’exercices des pouvoirs.

Comment revenir alors à l’essence même de la Démocratie ?

Je n’ai pas la prétention de tracer l’ordonnance curative de la crise politique qui nous frappe. Mais je pense qu’il serait bien de lancer la réflexion dans quelques directions.

La première est de faire en sorte que tout citoyen de France possède la Connaissance. Le premier chantier doit être ainsi celui de l’Instruction. Je préfère de loin ce terme à celui d’Education.

La deuxième direction doit porter sur l’incongruité du quinquennat avec notre actuelle constitution.

De deux choses l’une, soit nous voulons garder l’esprit de la Vème République soit nous voulons continuer sur le mode du quinquennat.

1. Si nous voulons garder l’esprit de la Vème alors il faut revenir sur la durée du mandat présidentiel et permettre que la parole soit donnée au Peuple au cours de ce mandat afin de vérifier que la Confiance est toujours de mise. (Le mandat des députés restant à 5 ans)

Je plaide donc dans ce cas à un retour au septennat mais à condition qu’il soit non renouvelable. Il conviendrait par ailleurs, au cas où la confiance à la majorité présidentielle est défaillante, de faire en sorte que le président en accepte les conséquences : - dissolution immédiate de l'Assemblée Nationale et si la défiance reste en l'état, Démission.

Il ne me semble pas heureux que puisse avoir lieu quelque cohabitation !

2. Si nous voulons continuer sur la base du quinquennat, alors nous devons oser évoquer la mise en place d’un vrai régime présidentiel et alors le poste de premier ministre n’a plus aucun intérêt et doit être supprimé.

La troisème direction doit porter sur la représentation des citoyens. 

Il convient de réfléchir sur un mode d’élection qui soit juste et qui puisse être pérenne donc inscrit dans la Constitution.

Ce mode de scrutin devrait bien sûr permettre de dégager une majorité tout en étant représentatif du kaléidoscope politique français.

Je trouve que le scrutin le plus conforme à cela est le scrutin de type municipal : Scrutin proportionnel, de liste, à deux tours avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête. 

Ce mandat des députés ne devrait être renouvelable qu’une fois et ne devrait pas se cumuler avec d’autres mandats.

Par ailleurs, il me semble important afin d’éviter la tentation de l’enrichissement personnel à moindre frais, d’empêcher le cumul des fonctions liés à cette charge élective !

Cette notion du non cumul des mandats et des fonctions devrait être mise en place également pour toutes les sortes d’élections locales, territoriales, nationales et européennes.

La quatrième direction doit porter sur le rôle de la Haute Administration. Il convient que chacun reste à sa place. Il n'est pas bon pour la Démocratie que la technocratie s'arroge le pouvoir politique. Aussi, afin de ne pas subir la confiscation du pouvoir politique par la Haute Administration dont on constate hélas un certain formatage dans l’analyse, il serait bien que le candidat à la présidentielle et le parti qu'il représente puissent se doter de leur propre administration  à l’instar de ce qui se passe aux Etats-Unis. Certes le renouvellement de chacune des directions ministérielles demanderait un certain temps mais au moins le mot "changement" serait suivi d’effets.

Pour revenir à cet article du Point et en particulier à l’entretien de François Bayrou, je crois qu’avant de demander quelque dissolution qui ne changera rien, il faut provoquer la réflexion sur ces pistes. 

En effet, il est fort à parier que les français voteront non par adhésion à un projet ou un grand dessein, mais exprimeront leur "ras le bol" de manière réactionnelle et épidermique en simple opposition.

Je crois nécessaire de voter pour et non comme depuis plus de 30 ans, contre !

Alors je propose au président de la république de réfléchir à cette réforme sur le mode électif et la qualité des mandats, de prendre en compte la non-viabilité d’un quinquennat avec l’esprit de la Vème République.

Cette réforme constitutionnelle pourrait être proposée au référendum et prendre alors effet de manière immédiate.

Et là seulement, la dissolution de l’assemblée prendrait tout son sens pour le seul intérêt de notre pays et de ses habitants.

Le Changement c'est maintenant !

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Communiqué :

Après lecture et analyse des différents projets présentés par les deux listes en lice pour le renouvellement du Conseil départemental du Mouvement Démocrate du Rhône,

Après avoir rencontré également celles et ceux qui animent ces listes candidates,

J’ai décidé d’apporter mon soutien et mon expérience de plus de trente ans, du CDS au Modem, à la liste « Reconquête Démocrate » dont le projet est plein de fraicheur.

 

En effet, comment espérer du changement tant dans la ligne politique locale (rappelons-nous les atermoiements lors des différentes élections et notamment municipales) que dans l’organisation même de la fédération, quand sur 6 ans de mandature rien n’a vraiment été mis en place, malgré nombre propositions et en particulier celle de la mise en place de « l’école des militants » et quand certains de cette liste s’essaient ou s'agitent encore et encore à donner quelque leçon de politique malgré leur parcours quelque peu surréaliste et hors idéal de notre philosophie politique séculaire ?

Ce choix a été difficile en raison de mes liens d’amitié avec Cyrille Isaac Sibille,  mais il est raisonné pour que l’action et l’engagement pour notre idéal politique singulier continuent d’avoir du sens.

A Lyon ce samedi 1er Novembre 2014

Jean-Claude JOSEPH

Membre du Conseil départemental sortant du Mouvement Démocrate du Rhône

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Crise majeure !

Jamais pareille situation n’avait été vue au cours de notre Vème République.

Il y a eu souvent des démissions forcées ou des prétextes servant à s’envoler de ses propres ailes comme le fit Jacques Chirac en 1976.

On se rappellera aussi de la sortie de Servan Schreiber ou celle plus exotique de Léon Schwarzenberg.

Je me souviens aussi que Jean-Pierre Chevènement avait déclaré en 2000 : « Un ministre, ça ferme sa gueule. Et si ça veut l'ouvrir, ça démissionne »

Ainsi la règle était assez simple sinon claire dans un gouvernement digne de ce nom.

Si un ministre n’est plus d’accord avec la ligne gouvernementale, il devrait, pour pouvoir s’exprimer en nom propre, le faire après avoir quitté de lui-même le gouvernement. Cela serait un signe de courage et de cohérence.

Cette fois les propos de cour d’école du désormais ancien ministre des finances sont vraiment inédits.

Cela méritait naturellement une réaction rapide afin que ce que l’on nomme « solidarité gouvernementale » soit !

Ce que fit rapidement le premier ministre Manuel Valls avec raison.

Nous voici donc rentrés dans une situation bien absurde mais ô combien grave !

Plusieurs remarques me viennent à l’esprit en réaction à ce que j’ai entendu çà et là de la part de nos commentateurs de la chose politique, ceux dont Coluche disaient qu’ils appartenaient aux milieux autorisés.

Cohérence !

Le mot le plus employé ces dernières heures et de tous côtés est celui de cohérence ! Comment amener la cohérence dans un pays qui s’englue depuis la mise en place du quinquennat dans des institutions qui sont devenues inadaptées de fait ?

Le quinquennat n’a –t-il pas perverti le sens de la Vème République, le rôle du président, celui de son premier ministre et le rôle fondamental de l’assemblée nationale avec des durées de mandat de nos députés identiques à celui du président de la république?

Une réforme constitutionnelle devrait me semble-t-il, être rapidement mise en place vu la gravité de notre situation politique et le discrédit de l’ensemble des forces politiques de notre pays.

Si le premier ministre doit conserver le rôle défini par la constitution actuelle Il serait bien de porter la durée du mandat du président de la république à 7 ans à la condition que ce septennat soit non renouvelable.

Si l’on veut garder le quinquennat alors ne faudrait-il pas supprimer ce poste de premier ministre mais comme aux Etats Unis définir un poste de vice-président ?

 

Dissolution

Mais plus encore il nous faut dans notre pays, pour notre pays renforcer la démocratie, une démocratie véritable.

Quel sens aurait une dissolution si les règles actuelles dans le mode électif de nos députés restent les mêmes ?

Ne faut-il pas proposer au Peuple une réforme structurelle profonde et sincère ?

Je pense que le mode de scrutin à choisir dans cet esprit de renouveau de la démocratie serait le mode de scrutin dit municipal à savoir un scrutin proportionnel, de liste, à deux tours avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête.

Par ailleurs je pense que pour asseoir la respiration démocratique il convient alors de limiter le renouvellement le mandat à deux fois.

Pour redonner du sens à l’engagement personnel de ceux qui souhaitent servir le pays sans arrière-pensée et avec sincérité, il convient aussi de supprimer le cumul des mandats. Pour empêcher que la fonction élective donne lieu à carrière et enrichissement, il conviendrait bien sûr de supprimer le cumul des fonctions liées au mandat.

Enfin pour que la représentation nationale soit vraiment représentative de l’ensemble des électeurs il conviendrait de relever le seuil d’éligibilité.

Nous sommes ainsi à une croisée des chemins.

Profitons-en pour réformer notre constitution et passer ainsi à une nouvelle république plus proche de nos concitoyens.

Plus qu’une dissolution avec les mêmes règles électives qui ne ferait qu’amplifier par simple arithmétique la voix des extrêmes, un référendum portant la réforme et le passage à une autre constitution serait le meilleur moyen de redonner la parole au Peuple et de fait repenser la réflexion et l’engagement politique en France avec la remise en cause naturelle de l’organisation même des partis politiques en fonction d’idéal et non de carrières personnelles.

Il m’a été amusant de constater qu’avant que le gouvernement ne se forme, nombreux ont été ceux qui ont fait appel du pied de manière plus ou moins discrète pour obtenir un maroquin. Je pense en particulier à cet appel indécent de l’ex député européen de la circonscription Sud Est passé chez les verts puis au Modem.

Je crois utile de laisser à ce nouveau gouvernement du temps au temps pour permettre une vraie réflexion sur les causes profondes de cette crise majeure et  avoir alors le courage de porter cette nécessaire réforme institutionnelle et ainsi passer d’une république inadaptée à une nouvelle république.

ce 27-08-2014

jcj

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