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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

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ce que j'aime !

L'Europe reçoit en ces semaines le souffle ardent des Rolling Stones.

Cinquante ans d'énergie pure !

Le "14 on Fire" a démarré en février par le Proche Orient et l'Asie du Sud Est.

Les concerts prévus dans le Pacifique ont dû être annulés suite au drame vécu par Mick Jagger.

Mais malgré tout, les Stones débarquent en Europe et tout commence avec Oslo !

Voici les morceaux joués durant ces dates précédentes !

Et oui chaque concert des Stones est toujours quelque chose d'unique et de rare !

les set list de la tournée 14 on Fire !

Nous voici en ce 29 mai à Lisbonne.

Les Rolling Stones vont jouer ce soir dans le cadre du Festival Rock in RIo.

L'atmosphère de ce festival est assez divine. Il fait bon, il fait chaud !

L'attente commence !

 

au fond vous pouvez distinguer père et fiston !

au fond vous pouvez distinguer père et fiston !

Fourteen On Fire : The Rolling Stones
Fourteen On Fire : The Rolling Stones

Les portes s'ouvrent ! Le coeur se met à battre plus fort !

Le parc du festival est grandiose... de nombreuses boutiques et points de ravitaillement en tout genre !

Une grande roue, de nombreuses animations ...

Une autre attente va commencer !

Fourteen On Fire : The Rolling Stones
Fourteen On Fire : The Rolling Stones
Fourteen On Fire : The Rolling Stones
Fourteen On Fire : The Rolling Stones
Fourteen On Fire : The Rolling Stones
Fourteen On Fire : The Rolling Stones

Les Portugais ont vraiment le sens de l'à propos !

voici des pissotières très fonctionnelles !

Fourteen On Fire : The Rolling Stones

En première partie de cette soirée prometteuse !

Et puis le prodige de la guitare : Gary Clark Junior !

Il est 23 h passées ... Le Parc est rempli ! Combien de personnes ? 80 000 ? 90 000 ?

La foule s'agite ! Nous sommes assez bien placés, non que dis-je : très bien placés : à peu près à 10 mètres de la scéne et à moins de 3 mètres de l'avancée.

Et puis ! Et puis ! le feu est en train de tomber sur Lisboa !

 

Trève de mots, place au Son ! Tout commence par Jumpin'Jack Flash suivi par It's Only Rock and Roll...

Et voilà la surprise que personne ne pouvait imaginer :

Le Boss, Bruce Springsteen va accompagner les Stones pour Tulmbling Dice !

Ca décoiffe et c'est bon !

voici la set list jouée :

Jumpin' Jack Flash

It's Only Rock 'N' Roll (But I Like It)

Live With Me Tumbling Dice (avec Bruce Springsteen)

Wild Horses

Doom And Gloom Respectable (avec Gary Glarck Jr)

Out Of Control

Honky Tonk Women

You Got The Silver

Can't Be Seen

Midnight Rambler (avec Mick Taylor)

Miss You

Gimme Shelter

Start Me Up

Sympathy For The Devil

Brown Sugar

You Can't Always Get What You Want (avec le Coro Ricercare of Lisbon) (rappel)

(I Can't Get No) Satisfaction (avec Mick Taylor) (rappel)

Un instant toujours précieux ! Entendre Mick présenter le groupe  avec des mots drôles et plein d'affection ! J'en tremble toujours !

et cela annonce la partie de Keith ! ce soir là il jouera avec son complice Ronnie le magnifique : "You got the silver " puis "Can't be seen !"

Allez tout s'enchaine, Les Stones sont là, et bien là.

Les Stones sont magiques et transmettent leur énergie, leur plaisir de jouer !

Si près d'eux, je ne peux que vaciller et je reste hébété, dépassé par tant de force, de magie.

It's Only Rock and Roll !

 

It's Only Rock and Roll and we expect see you soon ... next stop ?

Next stop !

Yeah  !

Yeah !

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Soixante ans !

Le 7 Mai 1954 allait avoir lieu la plus terrible bataille de nos forces expéditionnaires en Indochine. La cuvette de Dien Ben Phû allait tomber aux mains du Vietminh et du Général Giap ! Il me semble que l’on oublie le sacrifice de tous nos soldats qui se sont battus sur cette terre d’Indochine !

Mon père en fût ! Il s’était engagé volontaire en 1947 et embarqua de Pondy sur le Chantilly pour rejoindre directement Saïgon par bateau !

 

Il y a exactement Soixante ans ! Le 7 mai 1954 !

Il était affecté au célèbre régiment qui allait redevenir le 21ème RIMA, (je crois que cela s'appelait alors le régiment d'infanterie coloniale) .(http://www.troupesdemarine.org/actuel/unites/21rima.htm)

Mon père aimait bien parler de l’Indo alors que sur les événements d’Algérie, il était plutôt muet !

Ce n’est que lorsque je rentrais au Collège Naval que la curiosité de son parcours me vint et je n’avais de cesse de lui demander comment il avait vécu ces 7 ans de guerre, ces deux campagnes de l’INDO, pourquoi il avait été décoré par le Maréchal de Lattre de Tassigny et puis je ne l'ai su que quelques mois avant sa disparition que son lieutenant avait été Maurice Schmitt qui allait devenir bien plus tard CEMA ! 

Alors qu’il n’avait pas atteint l’âge de la majorité, mon père était sans vouloir jamais le vanter, un colosse !

Il aimait me dire qu’il avait été champion de boxe de Pondy (d’ailleurs il ne loupait aucun match de catch ou de boxe tant à l’écoute du poste de radio ou plus tard de la télévision louant comme jamais le célèbre Cassius Clay).

Je me dis que j’aurais sans doute fait comme lui, frustré de n’avoir pu servir notre drapeau lors de la deuxième guerre mondiale, faute d’avoir atteint l’âge requis ! Un jour, (mon père a toujours été je crois, très fier de me voir intégrer le lycée militaire), il m’emmena dans un restaurant vietnamien de Paris où il avait ses habitudes et pour cause, le restaurateur n’était autre qu’un de ses hommes lors de la campagne d’Indochine. Je dois dire mon étonnement et aussi disons-le une certaine admiration quand j’entendis mon père avec qui j’étais toujours dans quelques frictions, s’exprimer avec aisance en vietnamien.

C’est lui qui a commandé le repas, pour que je sache ce qu’il fallait choisir et m'a appris à manger avec les baguettes! J’ai bien retenu la leçon.

Et c’est là qu’il a commencé à répondre à mes questions !

L’INDO ! Un mythe pour le jeune élève d’école militaire que j’étais devenu !

Mon père appartenait à ce mythe ! Il a fait les deux campagnes d’Indochine de 1947 à 1954 (Cambodge, Laos, Vietnam) sous les ordres du Maréchal de Lattre de Tassigny qui le décora lors de la première campagne ! Mon père avait une admiration profonde pour ce grand soldat et m’a toujours confié sa fierté d’avoir été décoré par lui ainsi que par le Roi Sihanouk!

Bien sûr je n’avais de cesse du haut de mes quinze ans, de lui demander : « et Dien Ben Phu » ?

Il devenait alors pudique, d’une humilité absolue et me dit à sa manière comment il avait vécu ce véritable drame pour l’armée française.

Il y a exactement Soixante ans ! Le 7 mai 1954 !

« Vois-tu ? Mes hommes avaient préparé une fête pour mon anniversaire (9 mai)! La cuvette est tombée et nous avons alors pleuré. La guerre était perdue désormais et le vietminh avait gagné ! »

Dien Ben Phû est tombé le 7 mai 1954 ! Il y a donc juste soixante ans !

Espérons que nos politiques et média sauront s’en souvenir, saluer le courage et le sacrifice de tous nos soldats ayant servi en Indochine et le rappeler à nos plus jeunes générations !

Pour ma part, je pense très fort à mon père qui finalement a été à sa manière un héros de cette époque ! Grâces lui en soient rendues !

Et dire que je n’ai pas su lui dire cela de son vivant, qu’il sache malgré mon caractère difficile comme il disait, toute l’admiration que je lui portais !

Sacré Père !

jcj

Ce 7 mai 2014 !

 

Lien intéressant pour savoir ce que fût la bataille de Dien Ben Phû et le courage de nos soldats !

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Comme si c'était hier !

Ce dimanche là nous revenions de la gare où nous avions accompagné ma mère au train de Paris. Je m'en souviens comme si c'était hier. Je ne loupais dans ces années là aucune course de F1.

Et ce dimanche il y avait le GP d'Imola. Les essais avaient été marqués par deux accidents, celui de Barichello et celui de Ratzenberger qui fut mortel. Je me suis toujours demandé pourquoi la course n'avait pas été annulée.

La course se lance difficilement avec une collision dès le premier tour, entrainant sa neutralisation. Les voitures repartent et soudain la stupéfaction, le drame, l'angoisse qui monte !

Ayrton Senna, ce pilote incroyable qui s'était fait remarquer lors de cette course époustouflante de Monaco en 84, où les commentateurs le traitaient de "petit chien fou" pour rouler ainsi sous la pluie alors que Alain Prost avait demandé à faire cesser la course? Ayrton a fait un tout droit et s'est encastré dans un mur de béton. Il est évacué immédiatement et la course va se poursuivre et c'est Michaël Schumacher qui l'emportera.

Ce n'est qu'en fin d'après-midi l'annonce du décès d'Ayrton Senna, sera annoncée.

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Aujourd’hui va être un grand jour !

 

Et oui cela faisait bien longtemps que je ne vous en avais pas parlé !

 

De qui ? De quoi ?

Quelque nouvelle d’ordre médical ?

Ou alors quelques nouvelles en politique (patience cela va venir !) ?

De rugby ?  En gros belle victoire du LOU contre Béziers dimanche dernier et c’est vrai grand jour que ce jour  car le XV de France va affronter ces « chers gallois… auront-ils utilisé leur méthode polonaise pour se revigorer ?


Et non rien de tout cela …  Alors ? Simple pourtant !

 

Boum… The Rolling Stones on Tour !

 

Je vous avais déjà part de l’annonce de leur tournée dans le pacifique et l’extrême Orient en passant par les Emirats.

onfirea

 

Tout commence ce soir 21 février 2014 par leur concert à Abu Dhabi !

 

Avant ils avaient répété en France, à Paris !

La semaine dernière juste avant de quitter notre beau pays qu’ils aiment tant, ils ont invité 27 de leurs fans pour une « répétition" » à Bondy. Hélas je n’y étais pas mais mon cœur y était of course ! 

 

 

Enfin leur avion était prêt :

 

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et ils sont bien arrivés par le flight 505 à Abu Dhabi avant-hier.

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Alors ce soir tout commence !

 au stade de france stoned !

It's Only Rock and Roll

and God Bless the Rolling Stones !

 

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Nous voici donc en ce huit décembre !

Si chaque  huit décembre (article écrit il y a quelques années), mes pensées vont vers Marie, remerciée par notre bonne ville de Lyon au travers de ses illuminations, je me réveille avec l'image de John Lennon qui a été assassiné en 1980 un huit décembre !

John Lennon m'a profondément marqué et comment dirais-je simplement, il est toujours là dans mes apprentissages tant musicaux que philosophiques.

Les Rolling Stones avaient provoqué le Rock and Roll Circus en 1968 en y associant quelques grands de l'époque comme Jethro Tull, The Who, Taj Mahal, Marianne Faithfull et John LENNON avec the Dirty Mac.

Ce disque est tout proprement ébouriffant et témoigne de cette volonté du Peace and Love qui baignait cette époque. John y interprète "Yer Blues" avec Mitch Mitchell (le batteur du Jimi Hendrix Experience), Eric Clapton et Keith Richards !

Thank You John ! 

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La disparition de Lou Reed, ce 27 Octobre 2013  provoque en moi au-delà de la tristesse, une sorte de flash-back sur ces années si particulières : la fin des Sixties et le début des Seventies.

J’avais découvert à Pondy le rock et commencé à me familiariser à la guitare rapportée par mon cher Père à qui je pense très fort au moment où j’écris, m’essayant aussi de chanter.

Notre répertoire en ces années 67 à 69 était plutôt boogie, avec les influences des Shadows  et des Ventures sans oublier Bill Haley ou Little Richard et bien sûr Elvis Presley.

Je pense que quelque chose se produisit surtout pour mon frère aîné, quand nous avons pour la première fois écouté les Beatles avec notamment Rock and Roll Music jusqu’à Let it Be !

Quant à moi ma révolution survint mais ne l’ai-je trop souvent dit ou écrit quand jaillit «Satisfaction » de mes chers Rolling Stones.

Rentrés en France, nous nous sommes très vite distingués de nos camarades de classe par nos connaissances en Pop – Rock, d’autant que nous jouions et étions les seuls d’ailleurs à jouer de cet instrument miraculeux. Mes parents pour me distraire de cette « musique de voyou et de débauchés » m’avaient inscrit au conservatoire en section de guitare classique. Je ne leur en veux pas, bien au contraire !

Nous nous retrouvions après les cours à quelques-uns tous animés de ce désir d’émancipation, de rébellion à cet ordre pompidolien dérivé de la monarchie gaullienne. On s’écoutait des disques presque achetés sous le manteau et on écoutait l’émission de Jean-Bernard Hebey, presque religieusement, allongés par terre en étoile autour de l’électrophone et du poste de radio.

C’est ainsi que je découvris « The Velvet Underground »  avec le look aux fameuses lunettes noires de Lou Reed en même temps que David Bowie !

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Le nom même du groupe était évocateur ! La musique apparaissait simple mais pas tant que cela et cette façon de chanter si particulière à Lou Reed et ces mots qui avaient du sens, soit brutal soit tout en finesse, à comprendre entre les lignes.

Le premier morceau que j’ai écouté du Velvet a été « Sweet Jane ». C’était absolument dingue. Une simplicité d’accords mais qui donnait le frisson et puis quand même une façon de jouer peu banale avec quelques contretemps que je loupais régulièrement. J’ai toujours adoré jouer ce morceau. Il n'est pas faux de dire qu'à cette époque particulièrement riche sur le plan musical, les artistes se cotoyaient beaucoup et échangeaient leurs ressentis, trouvant parfois l'inspiration ainsi. 

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A côté du Velvet un autre personnage qui m’a beaucoup marqué dans ces années était David Bowie.

Je me souviens que dans ma chambre partagée avec mon frère aîné, mon mur était couvert de posters : les Stones bien sûr et notamment ce poster datant de 70 que j’ai toujours accroché au-dessus de ma tête, de Keith Richards jouant clope au bec !


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Mais aussi les posters des Who avec le saut, jambes écartées, de Pete Townsend, et un magnifique poster de David Bowie dans sa période Ziggie où au travers de son micro-short, une "masse ovalaire" pouvait se distinguer !

Dans ma construction d’adolescent volontiers rebelle dans l’âme, par malice et par provocation  j’avais aussi orné mon pan de mur de quelques couvertures de Charlie Hebdo, en format glacé que me rapportait un camarade de classe dont le père travaillait à l’imprimerie dont une qui me fait toujours autant rire bien sûr accolée à côté de la fameuse couverture de Hara Kiri annonçant le décès du général de Gaulle.... Mais cela n'avait pas du tout fait rire mon père ....!

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Ainsi au cours de ce tout début des seventies, mes années collège en quelque sorte, nous nous forgions du caractère, une personnalité, écoutant les derniers disques pop ramenés çà et là par tel ou tel, dissertant sur des ouvrages comme « les Enfants de Summerhill », regrettant le « non jusqu’au boutisme » de ceux qui avaient eu, disions-nous,  cette chance de participer aux évènements de mai 68, refaisant déjà le monde. Mais quand commençait l’émission de JBH, c’était silence total : la seule émission de Pop-Rock sur les ondes qui fut suivie en 1973 par la fabuleuse émission de Georges Lang sur RTL et que j’écoute toujours avec autant d’attention, quarante ans après !

Au Collège Naval, je continuais d’écouter mes disques préférés mais dois-je le dire, un peu bien seul. Mes camarades ne partageaient pas forcément mes goûts pour ces groupes de pop et rock, un peu, parfois beaucoup déjantés et pour certains au look androgyne qui leur faisait dire des âneries. Je leur rendais bien grâce m'enveloppant dans une dégaine un peu froissée bien volontairement, une certaine nonchalance, un sens du non conformisme dans un milieu militaire mais  toujours dès qu’un moment de libre apparaissait, ma guitare à la main, je pouvais alors, enfin m’envoler. Je dois dire que dès ces instants une certaine réputation de rebelle à l’ordre établi m’a collé aux basques, mais « tellement souriant » comme la « strasse » et les professeurs l’écrivaient sur mes bulletins scolaires. Il en fut ainsi jusqu’à l’Ecole de santé des Armées !

Au Prytanée, même si l’ambiance générale était plus austère, sans doute parce-que nous avions en classe de Rhéto tellement de parcours singuliers, notre cohésion était sans faille et nous aimions tous je crois cette musique pop, cette musique rock, ce goût de la provocation et la volonté de ne jamais suivre bêtement l'ordre établi !

Notre groupe de rock se forma bien vite et dans notre répertoire figuraient naturellement « Sweet Jane », Vicious » et bien sûr le célèbre  « Walk on the Wild Side ». J’assurais sur ce morceau la ligne de basse  et je dois dire que  malgré sa simplicité, c’est toujours quelque chose de magnifique à jouer.

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Au travers de la disparition de Lou Reed me sont revenues toutes ces images en flash-back, attentif dans mon apprentissage rapide à la vie d’adulte, au poids des mots de ces chansons, conscients de l’état du monde de l’époque, de ses interdits et des espérances pour que la vie soit meilleure, plus aimante, sans pour autant être simplement « Peace and Love » de manière sirupeuse mais bien dans l’esprit rebelle et d’indignation à l’injustice.

Les chansons de Lou Reed m’ont beaucoup donné, m’ont aussi construit tant en musique que dans mes apprentissages à la Réflexion.

Qu’il en soit remercié à jamais et paix à son âme !

2-XI-2013

jcj

Place à Lou Reed !

 

Sweet Jane

Standing on the corner, suitcase in my hand
Jack is in his corset, Jane is in her vest
And me, I'm in a rock'n'roll band
Ridin'a stutz bearcat, Jim
You know, those were different times
Oh, all the poets, they studied rules of verse
And those ladies, they rolled their eyes
Sweet Jane, sweet Jane, sweet Jane

Jack, he is a banker
And Jane, she is a clerk
And both of them save their monies
when they come home from work
Ooh, they be sittin' down by the fire
Oh, the radio does play
The classical music, said Jim, the 'march of the wooden soldiers'
All you protest kids, you can hear Jack say, get ready
Sweet Jane, come on, baby
Sweet Jane, sweet Jane

Some people, they like to go out dancing
Other peoples, they have to work
Just watch me now
And there's some evil mothers
Well they're gonna tell you that everything is just dirt
You know, that women never really faint
And that villains always blink their eyes
And that, you know, children are the only ones who blush
And that life is just to die
But anyone who ever had a heart
Oh, they wouldn't turn around and break it
And anyone who's ever played a part
Oh, they wouldn't turn around and hate it

Sweet Jane, sweet Jane, sweet Jane ...

 

 

 

Walk On The Wild Side

Holly came from Miami, F.L.A.
Hitch-hiked her way across the U.S.A.
Plucked her eyebrows on the way
Shaved her legs and then he was a she
She says, "Hey, babe,
Take a walk on the wild side."
Said, "Hey, honey,
Take a walk on the wild side."

Candy came from out on the Island
In the back room she was everybody's darling
But she never lost her head
Even when she was giving head
She says, "Hey, babe,
Take a walk on the wild side."
Said, "Hey, babe,
Take a walk on the wild side."
And the colored girls go
"Doo do doo do doo do do doo..."

Little Joe never once gave it away
Everybody had to pay and pay
A hustle here and a hustle there
New York City's the place
Where they said, "Hey, babe,
Take a walk on the wild side."
I said, "Hey, Joe,
Take a walk on the wild side."

Sugar Plum Fairy came and hit the streets
Looking for soul food and a place to eat
Went to the Apollo
You should've seen them go, go, go
They said, "Hey, sugar,
Take a walk on the wild side."
I said, "Hey, babe,
Take a walk on the wild side."
All right, huh

Jackie is just speeding away
Thought she was James Dean for a day
Then I guess she had to crash
Valium would have helped that bash
Said, "Hey, babe,
Take a walk on the wild side."
I said, "Hey, honey,
Take a walk on the wild side."
And the colored girls say,
"Doo do doo do doo do do doo..."

 

 

Vicious

Vicious, you hit me with a flower
You do it every hour
Oh, baby you're so vicious
Vicious, you want me to hit you with a stick
But all I've got is a guitar pick
Oh baby, you're so vicious

When I watch you come, baby, I just want to run far away
You're not the kind of person around I want to stay
When I see you walking down the street
I step on your hands and I mangle your feet
You're not the kind of person that I want to meet
Baby, oh you're so vicious, you're so vicious

Vicious, you hit me with a flower
You do it every hour
Oh, baby you're so vicious
Vicious, hey why don't you swallow razor blades
You must think that I'm some kind of gay blade
But baby, you're so vicious

When I see you coming I just have to run
You're not good and you certainly aren't very much fun
When I see you walking down the street
I step on your hand and I mangle your feet
You're not the kind of person that I'd even want to meet
'Cause you're so vicious, baby, you're so vicious
Vicious, vicious...

 

 

Lou Reed : 2 mars 1942 – 27 octobre 2013

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GO, GO, GO JOHNNY GO !

"No Particular Place to Go - Come On - Hoochie Coochie Man - Around and Around - C.C. Rider - Route 66 - Louis to Frisco – Maybellene  - Sweet Little Sixteen - Driftin’ Blues - Hail, Hail Rock & Roll - My Ding-A-Ling - Roll over Beethoven - Carol - Rock & Roll Music - Little Queenie - Johnny B. Goode…"

Un son, une voix, un doigté inégalable, et une gestuelle hors du commun avec ce fameux « duckwalk » !

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Qui n’a pas  joué ou du moins essayé de jouer Johnny B Goode ?

Pour ma part j’ai commencé par jouer Rock and Roll Music (qui avait été repris par les Beatles), Route 66 (repris par les Rolling Stones) ,  Maybellene,  puis ce fut Carol, Little Queenie (repris classiquement par les Stones) et tout de même Johnny B Good !

De qui parlé-je ainsi ? Avec le dernier titre la réponse est donnée.

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mon premier 33 de Chuck Berry conservé bien précieusement 

 

En effet je parle d’un mythe du Rock and Roll né  à Saint-Louis le 18 octobre 1926.

Il s’agit bien sûr de Charles Edward Anderson Berry dit Chuck Berry !

Il a on peut le dire sans aucune hésitation inspiré la plupart des groupes de rock, des grands groupes de rock, que ce soit les Beatles, ACDC et bien entendu mes chers Rolling Stones.Il me revient ce que disait Keith Richards à son sujet. Il en était dingue et le jour où ils se sont rencontrés pour la première fois, il n’a pu décocher un seul mot ! C’est dire le mythe qu’il est !

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Et oui Chuck Berry fête aujourd’hui ses 87 ans !

Et toujours une pêche d’enfer !

Ne va-t-il pas donner quelques dates notamment en Russie et en Italie. Puisse-t-il venir en France et why not à Lyon !

Chuck Berry est et sera toujours pour moi une référence. 

Alors très sincèrement un très joyeux anniversaire et surtout mille merci pour cette mise en place du « Rock and Roll » !

 

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C'était donc le grand jour que ce  6 septembre 2013 pour tous les élèves nouvellement intégrés qui allaient être présentés à leur Drapeau, celui de l'Ecole de Santé des Armées.

Je me souviens moi-même de mon propre  6 septembre.

C’était en 1976 et un lundi !

Nous avions pris à quelques-uns, le train de nuit de Paris à Lyon. En gare de Perrache, le petit groupe s’est étoffé de ceux qui venaient du sud.

Je ne connaissais pas cette ville de Lyon sauf pour y avoir fait en juillet de la même année du stop à un endroit improbable juste à l’entrée du tunnel de Fourvière (je ne sais comment on a été pris sans attendre trop longtemps !).

De mémoire nous étions 5 ou 6 (Djong, Djezmaul, le Longus, Rocco et moi-même), peut-être un de plus.

Nous nous sommes donc rendus de la gare de Perrache vers la Boâte sise au 14 avenue Berthelot. Ce trajet me parut extrêmement sombre. Cette ville ne rayonnait pas forcément comme aujourd’hui ! Façades tristes et sombres ! Un pont Gallieni sans charme !

Mais nous étions tous très heureux de nous revoir même si notre séparation n’avait duré que deux mois. Fraternité Brutionne !

Je crois que c’est moi qui ai estimé que nous étions trop en avance et qu’on avait bien le temps de pénétrer dans ce lieu.

On opta pour le plus simple et on s’attabla au café « le Touring » qui faisait l’angle entre l’avenue Berthelot et le quai Claude Bernard. (Pour la petite histoire, il y avait ceux qui fréquentaient le « Touring », ceux qui fréquentaient le « Quartier Latin » à cause du billard français, d’autres quand se retrouvant en couple chez « Franquie », et enfin pour la plus grande majorité des élèves au café du Midi où ils faisaient des œufs au plat démentiels !)

Nous n’avions rien perdu de nos habitudes brutionnes, toujours affamés comme il se doit !

Nous avons donc éclusé au moins trois grands cafés et dévoré le contenu de trois panières de croissants, l'oeil rieur et joyeux.

Mais l’heure tournait !

Et c’est ainsi que nous sommes arrivés en retard pour le premier rapport alors que nous aurions dû être en toute logique les premiers arrivés !

La remarque de ce cher adjudant major « Lemo…» fut celle-ci quand il prit note de nos patronymes vérifiant sur son calepin nos provenances !

«  Et voilà on est complet… les Brutions sont là ! … à vos ordres mon commandant ! »

On ne pouvait faire entrée plus remarquable !

Il me revient aussi cette cérémonie de présentation au drapeau !

Toute l’école sur la place d’Armes. Tous les grands anciens, les élèves qui logeaient à Villemanzy ou en fin de cursus à Desgenettes avec des cheveux bien plus que « tangents pour malgré tout être sécants ».

Il y avait aussi les "officiels", les familles et les curieux en tout genre. J’eusse aimé y voir mes parents mais sans doute avaient-ils eu mieux à faire.

Cela faisait du monde !

Et il pleuvait, il pleuvait. L’eau avait imbibé ma casquette qui  prit alors une fonction de gouttière, l’eau rentrant directos dans mon cou.

Trempé, plus que cela même, il me fallait rester stoïque, droit comme un « i », ayant les yeux rivés sur la ligne bleue des Vosges, étant de surcroît vu ma taille "désigné d’office" comme homme de base. Et que dire quant à la manip du "présentez armes", l'eau prenant un malin plaisir à passer dans l'emmanchure de la veste et de la chemise et allant chatouiller le creux axilaire.

Mais quelle fierté et quelle responsabilité prenions-nous lors de cet acte majeur pour tout intégrant à une grande école militaire !

Alors voilà pourquoi j’éprouve sans doute comme tous ces jeunes intégrants, ce même pincement, cette même fierté que d’avoir été présenté à ce drapeau chargé d’histoire  et recevant la devise que je ne pourrais jamais oublier !

« PRO PATRIA ET HUMANITATE »

les discours peuvent être téléchargés ici !

 

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Les mots à cette heure ne viennent pas et c'est normal. Sidération de tout mon être après cet évènement incroyable.

 

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Aussi loin qu'il m'en souvienne ? 
C'était en 1967... Nous étions à Pondichéry, revenus début Juin sous le ciel indien de France.
J'étais, comment dire, abreuvé de musique dite anglo-saxonne, surtout grâce à l'influence de mon cousin que j'appelais "mathin".
Les Bee Gees, les Shadows, les Ventures, les Doors, les Who avec l'opposition Mods-Rockers, les Beatles bien sûr mais surtout la révélation : The Rolling Stones.
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le single de satisfaction encore en ma possession !
 
Non pas que ce choix avait le don de mettre mes parents hors d'eux, mais parce qu'il y avait et qu'il y a toujours dès la première note des Stones, cette énergie fabuleuse qui m'envahissait déjà et m'envahit toujours.
Peu de temps après, quand mon père pourtant très hostile à l'idée même de la guitare, instrument pour voyou selon lui, revint en Inde avec pour moi le "cadeau" tant espéré : une guitare !
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J'apprenais assez vite, tellement passionné par l’instrument. J'ai encore la méthode signée Zurfluh qui était livrée avec.
 
J'en avais les doigts qui saignaient, mais c'était tellement bon !On fonda alors notre premier groupe de rock avec mon frère. "The Red Tigers".
Rentré en France, ma chambre s’est naturellement ornée des posters offerts dans le magazine Best ! Nombre de ces posters étaient vite arrachés par mon cher père. On me mit alors  au conservatoire et au classique… cela ne fut pas pour moi une punition, bien au contraire. J’ai appris à maitriser ma nonchalance, mes explosivités et garder le rythme. Cet apprentissage de la guitare classique me permettait aussi d’apprendre une certaine technicité. Je me rappelle que souvent lors des temps de repos entre les cours, je me lançais en cachette du professeur sur certaines improvisations rock and roll en reprenant quelques riffs de mes dieux : les Rolling Stones.
Au collège, il y avait deux groupes d’élèves : les fans des Stones et les autres.
Mon meilleur ami de cette époque avait le look de Brian Jones, même coupe de cheveux, blond comme lui. Je gardais ostensiblement la dégaine de Keith ne pouvant m’empêcher quand je chantais de prendre les mimiques de la bouche de Mick.
Les Stones étaient globalement interdits de séjour en France depuis 1971 (la période d’Exile). Est-ce la raison pour laquelle je n’ai eu d’affection particulière pour Pompidou et consorts ? Sans aucun doute !
En 1973, année à marquer d’une pierre particulière, il y eût ce fameux concert réservé aux frenchies au Forest Hill de Bruxelles. Périple organisé par la radio RTL  avec un billet comprenant train et concert.
Et puis de mon côté dès 1972, j’ai reformé des groupes, soit à Brest et surtout à la Flèche, à partir de 1974 où mon alter ego était et le reste toujours un maître en guitare et musique. Il jouait plus volontiers à la manière de Mick Taylor, très posé, très sourcilleux, m’empêchant souvent de partir en live dans des envolées improvisées. Nos concerts étaient essentiellement composés des morceaux des Stones.
Sur Lyon, il fut pour moi très difficile de former un groupe en raison de ces études de médecine. Mais j’allais souvent avec ma guitare jouer dans quelques restaurants, m’étonnant toujours que l’on applaudisse et que l’on me donnât quelque pièce.. Je ne venais guère pour cela !
Avec la vie de couple, cette passion bohème a dû brutalement cesser. Incompatibilité majeure !
Et si 1982 a été l’année de mon mariage, 1982 a été le grand retour des Stones en France.
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Ils ont joué à Gerland !
Mick  a commencé le concert ainsi en parlant français : « Dix ans c’est long ! »
J’en ai pleuré !
Je suis resté plus d’une heure après le concert, allongé sur la pelouse de Gerland en me répétant : je les ai vus.. je les ai vus .. merci mon Dieu !
Les Stones sont revenus en France avec la Tournée de Steel Wheels et puis en 1995, en 1998, en 2003, en 2006, en 2007 !
 
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 The Voodoo Longe Tour : 1995  Bridges to Babylone Tour : 1998  The Licks World Tour : 2003  A Bigger Band Tour : 2006-2007
  
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Mes moyens s’agrandissant, j’ai pu aller alors à ces derniers concerts avec mes enfants et pour les derniers concerts « faire » les dates françaises avec la secrète espérance, qu’un jour viendrait où je pourrais comme un « roadie » faire toute une tournée européenne.
Pour les concerts de 1982 (Still Life) se repasser le disque éponyme !
« 2012 – 2013 » marque les cinquante ans  d’existence du groupe.
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Je n’ai pu me rendre à Londres à l’O2 Arena, ni saisir l’opportunité pourtant jouable du gig au Trabendo à Paris.
Puissé-je désormais saisir toutes les opportunités de la probable tournée européenne et m’enivrer encore et encore de leur énergie.
J’aime les Stones, tout simplement !
 jcj
 
 
 
 

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