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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

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Le titre du Point de ce Jeudi 13 novembre 2014 est « Entendez-vous » !

Entendez-vous ? ou Entendez-vous !

On pourrait comprendre ce titre accrocheur de deux façons !

- « Entendez-vous entre vous au lieu de vous faire la guéguerre pour juste une question de pouvoir et/ou d’égo personnels »

Ou

- « Entendez-vous dans nos campagnes le Peuple qui souffre ».

La parole est ainsi donnée à François Bayrou qui retrouve devant les agonies du bipartisme sa tribune de rassembleur.

J’ai bien lu les questions posées par Charlotte CHAFFANJON, journaliste du Point et les réponses de François Bayrou !

Et bien je n’en suis pas vraiment satisfait.

Bien sûr que je partage le constat du délitement actuel du microcosme politique.

D’ailleurs qui aujourd’hui pourrait affirmer sans rire qu’il ne le partage pas ?

Ce qui m’étonne quand même dans la formulation des questions et des réponses est le fait que le débat reste volontiers enfermé dans du déjà vu, du déjà dit et rabâché.

Notre système politique s’est modifié profondément depuis 1988.

De l’intérêt du peuple français et de son vivre mieux s’est substitué un intérêt proprement personnel en recherche d’assises, de pouvoir, de prébendes et de hochets.

Le rôle du politique s’est effacé au profit de l’Administration, de ce que l’on appelle la technocratie. Le politique ne pense plus, ne donne plus matière à l’imagination mais croit que sa seule marque doit être celle d’un gestionnaire, d’un comptable rigoureux.

Ainsi le politique d’aujourd’hui ne raisonne que sur des colonnes de chiffres.

Or derrière ces colonnes glacées de chiffres, qu’y trouve –t-on ?

Et bien la chaleur des hommes, des femmes et des enfants !

C’est ce que nos politiques ont oublié et ce à quoi ils continuent de tourner le dos !

Il me semble important, avant de prôner comme remède à la crise institutionnelle, quelque dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale de revenir, comme on le fait en Médecine, sur l’anamnèse du pourrissement démocratique que nous connaissons aujourd’hui.

En effet penser à la dissolution ne revient in fine qu’à vouloir être Calife à la place du Calife ! Et les mêmes causes ne pourront reproduire que les mêmes effets. Alors quoi ? Anamnèse !

En 1958, était adoptée une nouvelle constitution pour passer à une nouvelle République. En effet, la IVème République issue de l’après-guerre, dans un climat rendu particulier par la guerre d’Indochine et la guerre d’Algérie, se manifestait par une instabilité gouvernementale avec ce que l’on appelait le régime des partis et leurs petits arrangements : les "jeux partisans" comme le dit justement Jean-Louis Debré !

Plutôt que des majorités à géométrie variable, il semblait nécessaire d’avoir une majorité claire et stable sans avoir à négocier avec les états-majors des partis.

Si cette constitution a survécu au Général de Gaulle, cela ne veut pas dire pour autant qu’elle soit aujourd’hui adaptée au sens de la Démocratie que nombreux nous voulons et je dis bien aujourd’hui !

En effet, je crois que la réforme tant applaudie du quinquennat, n’a surtout rien résolu, bien au contraire. Cette conjonction de la durée des mandats en gardant l’organisation de l’exécutif en l’état (Présidence et Premier Ministre) ne peut garantir une respiration démocratique et a amené ipso facto une instabilité institutionnelle.

Raymond Barre dans sa réflexion avait bien raison de s’y opposer, tout comme François Bayrou !

Il me semble alors utile en s’appuyant sur la non résolution de cette crise de gouvernance, qui ne sait plus définir le rôle de chacun de l’exécutif tant du président de la République que du chef du gouvernement de tout repenser.

Il y a aujourd’hui et sans doute plus encore demain qu’hier, une vraie défiance du Peuple vis-à-vis des représentants politiques et de leurs instances. Le taux d’abstention en est la marque !

Comment réconcilier le citoyen avec le Politique ? On évoque la nécessaire moralisation de la vie politique et donc le comportement de ceux qui la conduisent !

Mais faut-il croire parce-que la Vème a survécu à son concepteur, qu’elle a vécu l’alternance, qu’elle a traversé les cohabitations sans paralyser l’Etat, qu’elle ne puisse être remise en cause ?

Je crois sincèrement qu’il convient de remettre les choses à l’endroit !

Qui veut-on servir ? Quels intérêts majeurs veut-on protéger ?

Il fut un temps où l’intérêt seul de l’Etat et la protection de ses ouailles prévalait !

Est-ce toujours le cas ? Comment faire alors pour que cet intérêt majeur envers le pays et ses habitants soit constant ?

Je crois à la nécessité des partis politiques. Mais ces partis ne peuvent être de simples écuries au service de l’ambition personnelle de quelques-uns !

Les partis devraient être sous-tendus par l’idéal, la réflexion, le débat et l’imagination pour que demain soit toujours mieux qu’hier ! Est-ce le cas ? Sans doute pas ! Pourquoi ? Comment faire pour que les partis politiques redeviennent ce creuset où le débat d’idées soit continu et permettre alors à chacun d’y trouver sa place sans céder à la tentation de son propre ego et ainsi amoindrir la notion carriériste ?

Cette question est souvent posée et dans mon parti politique il me revient que nous y avions travaillé dans les années 90 sous la notion du statut de l’élu !

C’est pourquoi plutôt que de vouloir une dissolution comme solution, il convient au préalable de repenser la représentation et la respiration démocratiques.

Je plaide ainsi pour une réforme de notre constitution qui ferait par simple logique passer notre Vème République à une VIème République.

S’Il convient de définir la durée des mandats, le mode électoral et permettre une respiration dans la représentation nationale, il n’est pas faux de réfléchir aussi au rôle et aux missions de la haute administration.

En effet, je ne partage pas l’idée que parce-que notre pays a pu traverser des crises institutionnelles, cela soit lié à la pertinence de notre constitution.

Je crois plutôt que c’est essentiellement dû à la capacité de l’administration de confisquer le pouvoir régalien du peuple.

Ainsi je crois que nous sommes soumis à une sorte de « dictature », la dictature administrative empêchant toute capacité citoyenne d’analyse, de réflexion, de critique, d’engagement!

Il existe aujourd’hui un fossé entre les décisions prises à l’emporte-pièce par cette administration et le peuple qui ne peut que les subir sans débattre vraiment.

J’éprouve ainsi le sentiment que plutôt que d’aider et améliorer la vie quotidienne, toutes ces mesures ne sont là que pour mieux la gâcher et l’ennuyer. Cela explique sans aucun doute la morosité dans laquelle nous sommes plongés.

Absence de perspective ! Résignation !

Je crois à la simplicité pour mieux permettre la compréhension. Cela n’est plus le cas. Nos textes de lois sont indéchiffrables pour le non-initié. Pourquoi ?

Je ne suis pas loin de penser que cela est voulu et participe de la volonté de gommer l’esprit critique des citoyens. Ainsi les initiés, ceux qui possèdent les « codes » peuvent se partager les bénéfices liés à l’exercices des pouvoirs.

Comment revenir alors à l’essence même de la Démocratie ?

Je n’ai pas la prétention de tracer l’ordonnance curative de la crise politique qui nous frappe. Mais je pense qu’il serait bien de lancer la réflexion dans quelques directions.

La première est de faire en sorte que tout citoyen de France possède la Connaissance. Le premier chantier doit être ainsi celui de l’Instruction. Je préfère de loin ce terme à celui d’Education.

La deuxième direction doit porter sur l’incongruité du quinquennat avec notre actuelle constitution.

De deux choses l’une, soit nous voulons garder l’esprit de la Vème République soit nous voulons continuer sur le mode du quinquennat.

1. Si nous voulons garder l’esprit de la Vème alors il faut revenir sur la durée du mandat présidentiel et permettre que la parole soit donnée au Peuple au cours de ce mandat afin de vérifier que la Confiance est toujours de mise. (Le mandat des députés restant à 5 ans)

Je plaide donc dans ce cas à un retour au septennat mais à condition qu’il soit non renouvelable. Il conviendrait par ailleurs, au cas où la confiance à la majorité présidentielle est défaillante, de faire en sorte que le président en accepte les conséquences : - dissolution immédiate de l'Assemblée Nationale et si la défiance reste en l'état, Démission.

Il ne me semble pas heureux que puisse avoir lieu quelque cohabitation !

2. Si nous voulons continuer sur la base du quinquennat, alors nous devons oser évoquer la mise en place d’un vrai régime présidentiel et alors le poste de premier ministre n’a plus aucun intérêt et doit être supprimé.

La troisème direction doit porter sur la représentation des citoyens. 

Il convient de réfléchir sur un mode d’élection qui soit juste et qui puisse être pérenne donc inscrit dans la Constitution.

Ce mode de scrutin devrait bien sûr permettre de dégager une majorité tout en étant représentatif du kaléidoscope politique français.

Je trouve que le scrutin le plus conforme à cela est le scrutin de type municipal : Scrutin proportionnel, de liste, à deux tours avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête. 

Ce mandat des députés ne devrait être renouvelable qu’une fois et ne devrait pas se cumuler avec d’autres mandats.

Par ailleurs, il me semble important afin d’éviter la tentation de l’enrichissement personnel à moindre frais, d’empêcher le cumul des fonctions liés à cette charge élective !

Cette notion du non cumul des mandats et des fonctions devrait être mise en place également pour toutes les sortes d’élections locales, territoriales, nationales et européennes.

La quatrième direction doit porter sur le rôle de la Haute Administration. Il convient que chacun reste à sa place. Il n'est pas bon pour la Démocratie que la technocratie s'arroge le pouvoir politique. Aussi, afin de ne pas subir la confiscation du pouvoir politique par la Haute Administration dont on constate hélas un certain formatage dans l’analyse, il serait bien que le candidat à la présidentielle et le parti qu'il représente puissent se doter de leur propre administration  à l’instar de ce qui se passe aux Etats-Unis. Certes le renouvellement de chacune des directions ministérielles demanderait un certain temps mais au moins le mot "changement" serait suivi d’effets.

Pour revenir à cet article du Point et en particulier à l’entretien de François Bayrou, je crois qu’avant de demander quelque dissolution qui ne changera rien, il faut provoquer la réflexion sur ces pistes. 

En effet, il est fort à parier que les français voteront non par adhésion à un projet ou un grand dessein, mais exprimeront leur "ras le bol" de manière réactionnelle et épidermique en simple opposition.

Je crois nécessaire de voter pour et non comme depuis plus de 30 ans, contre !

Alors je propose au président de la république de réfléchir à cette réforme sur le mode électif et la qualité des mandats, de prendre en compte la non-viabilité d’un quinquennat avec l’esprit de la Vème République.

Cette réforme constitutionnelle pourrait être proposée au référendum et prendre alors effet de manière immédiate.

Et là seulement, la dissolution de l’assemblée prendrait tout son sens pour le seul intérêt de notre pays et de ses habitants.

Le Changement c'est maintenant !

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Dans les années 2000, je suivais dans mon cabinet, un jeune couple.

En lisant le numéro de sécurité sociale de l’épouse, je constatais que le département de naissance était celui de la Creuse (23).

Mû par je ne sais quelle inspiration, je leur demandais alors quelle était leur ville d'origine en Creuse.

Surpris par ma question, ils me répondirent amusés :

« Mais vous ne devez pas connaître, Docteur. Nous sommes de Bourganeuf ! »

En entendant Bourganeuf, me revinrent à l’esprit mes années d'uniforme et surtout les manœuvres de mon régiment , le célèbre Royal Deux Ponts (99ème RI) basé à Sathonay Camp et hélas dissout par le plan de reformatage des Armées Juppé-Chirac ! 

Et oui ce régiment avait l’habitude d’aller goûter le pré au Camp de la Courtine !

La première fois que j’y étais allé, il neigeait et nous avions souvent failli nous renverser avec la sanitaire.

Il m’est revenu alors, ma traversée de Bourganeuf lors d’une grande manœuvre divisionnaire (celle de la 15ème DI) où nous avons eu l’illusion de faire la guerre comme en vrai, de jour comme de nuit. Cela avait bien duré dix jours et nos ennemis identifiés portaient pour se reconnaître une chapka marquée de l’étoile rouge ! Les VAB avaient été débridés et fonçaient à travers champs ! La nuit il y avait les tirs éclairants et on s’y croyait vraiment   !

Mais là n’est pas le propos et revenons à Bourganeuf.

En effet, je rejoignais plus tard les forces en présence de cette grande manoeuvre divisionnaire.

L’infirmerie n'avait pas été obligée de suivre le convoi du gros des troupes. Nous avions une jeep et une sanitaire.

Sur la route de Bourganeuf, nous sommes passés par un petit village.

Mon œil fut attiré par le monument aux morts. Je demandais au chauffeur de s’arrêter. Quelque chose de singulier avait capté mon regard !

J’ai toujours été ému par ces monuments, surement à cause de mon père.

Et quand je passe devant un de ces monuments, je prends la peine de lire le nom de ces disparus morts pour la Patrie, la gorge serrée par ces sacrifices humains. On peut y noter souvent les mêmes patronymes et se dire alors que telle ou telle famille avait perdu plus de la moitié de ses enfants… Et que penser devant le nombre de morts dans tel ou tel petit village ?

Oui ce monument avait quelque chose de singulier.

Je n’avais pas noté le nom du village en y entrant !

Je sortis de la jeep.

J’ai regardé ce monument comme jamais. Il y avait une multitude de noms. Chaque famille avait dû être touchée durement.

Comme je voulais en savoir plus sur l’histoire de ce monument si puissant dans son émotion, comme j’étais le « patron » du convoi infirmerie, j’ai décidé que nous avions du temps, le temps utile pour apprendre l’Histoire.

Je fis garer les véhicules et j’abordais un passant d’un certain âge, lui montrant ma curiosité. On alla dans un café et je l’ai écouté, nous l’avons écouté presque religieusement.

Il nous confia effectivement que le village avait été durement touché, que chaque famille avait perdu plusieurs enfants. Il m’apprit aussi que ce monument n’avait jamais été inauguré et que le gouvernement essayait chaque fois de le faire disparaitre.

Et en riant il me dit qu'il était étonnant qu'un militaire lui pose ce genre de questions.

"Pourquoi ?"

"Les militaires ont ordre de détourner la tête en passant devant ce monument !"

Je lui dis que au contraire, pour moi,  ce monument avait quelque chose de précieux et que le poing tendu de cet enfant vers l’inscription gravée était vraiment remarquable !

« Maudite soit la guerre ! »

Je lui demandais le nom du village.

Il me répondit fièrement : "Gentioux !"

J’ai gardé ce nom au fond de ma mémoire.

Alors quand mes patients me dirent qu’ils étaient de Bourganeuf, je leur ai parlé de ce monument aux morts et de l'émotion qu'il avait provoqué en moi.

Bien sûr qu’ils le connaissaient. C’était une sorte de fierté de l’endroit !

Ce jeune couple a quitté Lyon en 2006, obtenant leur mutation vers leur ville d'origine. Quelques mois après, je reçus cette carte d’eux !

J’en ai eu la gorge serrée et elle a pris place en beau lieu dans mon cabinet !

En voici la reproduction !

La onzième heure du onzième jour du onzième mois !La onzième heure du onzième jour du onzième mois !

Pourquoi Gentioux ? Pourquoi aujourd’hui ?

Très simplement dans une sorte d’association de pensées et de souvenirs diffus !

Hier ont eu lieu les différentes cérémonies relatives à la commémoration de l’armistice du 11 Novembre 1918.

La Onzième heure du Onzième jour du Onzième mois !

J’ai regardé tout cela à la télévision et pour être plus précis sur la chaine publique France2.

Ce fut une journée télévisuelle exceptionnelle à mon sens et ces documentaires d’une rare qualité mériteraient d’être rediffusés  ou tout du moins qu’il soit possible de se les procurer.

J’ai pensé à mon grand-père qui avait pris les Mers pour se retrouver dans cette guerre terrible à Verdun (dans le service de santé d’ailleurs - je l'ai appris aujourd'hui) et qui en était revenu intoxiqué par les gaz. Mon père ne l’a d’ailleurs pas connu bien longtemps, à peine 1 an !

Nombre de Pondichériens avaient quitté l’Inde Française pour venir servir la France, la Mère Patrie.

Aujourd’hui, j’ai appris de ma mère qu’un autre membre de ma famille (mon grand oncle paternel) avait lui aussi combattu lors de cette guerre de 14-18. Je l’ignorais !

La onzième heure du onzième jour du onzième mois !La onzième heure du onzième jour du onzième mois !

Au fur à mesure de l’écoulement de cette journée si particulière sur France2, les reportages allaient crescendo montrant l’horreur, les horreurs, l'incroyable, l'inimaginable, la folie furieuse de cette guerre.

L’image de ce monument aux morts me revint alors !

« Maudite soit la Guerre !»

 

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Oubli ou manque de culture ?

Le 31 octobre l’ambassadeur de France en Inde rendait un vibrant hommage aux soldats indiens du British Raj.

N’oublions pas qu’à cette époque l’Inde était sous domination britannique mais quand même il y avait aussi à cette époque les cinq comptoirs français de l’Inde et en particulier Pondichéry (avec Mahé, Chandernagor, Yanaon et Karikal).

Je dois dire que la lecture de ce communiqué m’a quelque peu étonné.

Oubli ? Manque de culture ? Sans doute les deux !

En effet, l’ambassadeur de France en Inde dans son propos n’évoque que les troupes du British Raj oubliant les ressortissants de l’Inde Française.

Or près d’un millier de pondichériens sont venus en France combattre et subir les affres de cette guerre sans nom. Mon grand-père paternel en était.

Oubli ou manque de culture ?

A la veille de la célébration de l’armistice du 11 novembre 1918, il me paraissait utile de rappeler l’engagement des jeunes pondichériens qui ont traversé les mers pour défendre la Mère Patrie.

 

le monument aux morts de Pondichéry (guerre 14-18)

le monument aux morts de Pondichéry (guerre 14-18)

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Communiqué :

Après lecture et analyse des différents projets présentés par les deux listes en lice pour le renouvellement du Conseil départemental du Mouvement Démocrate du Rhône,

Après avoir rencontré également celles et ceux qui animent ces listes candidates,

J’ai décidé d’apporter mon soutien et mon expérience de plus de trente ans, du CDS au Modem, à la liste « Reconquête Démocrate » dont le projet est plein de fraicheur.

 

En effet, comment espérer du changement tant dans la ligne politique locale (rappelons-nous les atermoiements lors des différentes élections et notamment municipales) que dans l’organisation même de la fédération, quand sur 6 ans de mandature rien n’a vraiment été mis en place, malgré nombre propositions et en particulier celle de la mise en place de « l’école des militants » et quand certains de cette liste s’essaient ou s'agitent encore et encore à donner quelque leçon de politique malgré leur parcours quelque peu surréaliste et hors idéal de notre philosophie politique séculaire ?

Ce choix a été difficile en raison de mes liens d’amitié avec Cyrille Isaac Sibille,  mais il est raisonné pour que l’action et l’engagement pour notre idéal politique singulier continuent d’avoir du sens.

A Lyon ce samedi 1er Novembre 2014

Jean-Claude JOSEPH

Membre du Conseil départemental sortant du Mouvement Démocrate du Rhône

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Les Stones reprennent la route ....

On se rappellera que cette série de concerts prévue en Australie, terre natale de la mère de Mick avait dû être annulée en raison du décès tragique de la compagne de Sir Jagger.

 

A partir du 25 Octobre résonnera dans les diverses enceintes :

"Ladies and Gentlemen .... Will You Please Welcome .. The Rolling Stones !"

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Nous avons in fine un président qui n'oubliant pas ses classiques se prend pour Sganarelle !

Le remède trouvé est naturellement à base de purge !

 

 

Sganarelle !

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Hier soir à la télévision sur France 3, je fus littéralement happé par les deux documentaires diffusés.

Tout d’abord au travers du documentaire intitulé « Elles étaient en guerre » le rôle trop souvent tu et donc méconnu des femmes durant la guerre de 14.

J’ai été stupéfait de voir ces images animées, ces films de cette époque d’une qualité exceptionnelle. On y voit le déchirement, la peur, la tristesse et le courage inouï de ces femmes quelque soit le bord du Rhin. Hommage à elles !

http://pluzz.francetv.fr/videos/elles_etaient_en_guerre_1914_1918_,110652679.html

Et puis dans la foulée un second documentaire intitulé

« Quand la grande guerre rend fou ».

Là encore des films édifiants :

http://pluzz.francetv.fr/videos/quand_la_grande_guerre_rend_fou_,110652680.html

On ne peut être qu’humble face à la souffrance endurée par ces soldats traumatisés par la guerre. La guerre ne peut être propre ! La guerre ne peut être que sang, cris, larmes contenues ou pas, hébétude devant les incompréhensions des horreurs vues et senties. Non la guerre n’est pas propre ou comme on dit chirurgicale qui renvoie à la netteté du coup de bistouri. Il aura fallu bien du temps pour admettre la notion de « syndrome post traumatique ».

En regardant ces images, je me suis demandé pourquoi tant de temps avant de les montrer. Pourquoi tant de temps pour montrer ces expérimentations des médecins de cette époque ? Attendre qu’il n’y ait plus aucun survivant !

Mais voilà elles ont été diffusées et cela devrait nous faire réfléchir sur la réalité des guerres et de ce traumatisme particulier.

http://www.atlantico.fr/decryptage/stress-post-traumatique-que-science-depuis-appris-realite-cauchemar-poilus-survivants-francois-lebigot-894130.html

 

Retour sur Images !

J’ai alors pensé à mon grand-père paternel quittant Pondichéry pour faire la guerre, cette guerre de 14-18, et subir quelque peu les gaz moutarde, si bien que mon père ne l’aura hélas pas connu bien longtemps et nous transmettre ce vécu singulier.

La seule photo que nous ayons de lui, le montre tout fier dans son bel uniforme, son pistolet au côté et son lebel de l’autre.

J’ai cette photo accrochée en face de moi et souvent je le regarde et me demande quelles auraient été, si je l’avais connu, nos conversations.

 

Retour sur Images !

Que m’aurait-il raconté ?

Qu’aurait-il plutôt osé me dire sur ces horreurs qu’il a vues, senties, ressenties ?

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L'autre jour à la Tévévision, ( cf imitation de Georges Marchais par le regretté Thierry Le Luron), il y avait l'ancien président de la république qui revenait à la surface du trou dans lequel il s’était lui-même plongé après sa défaite à la présidentielle de 2012, marquant ainsi sous les pleurs et cris énamourés de ses suivistes, une sorte de rite sacrificiel initié par Lionel Jospin !

Une expression sortie du cerveau de je ne sais quel communiquant m‘interpella :

« Si vous me prêtez deux neurones ! » 

Ces deux neurones me renvoyèrent ipso facto à la synapse et à la transmission synaptique (programme du cours de SVT en classe de Troisième) .

Il me parait utile de mettre ici ce schéma pour omprendre  cette transmission et le rôle des neurotransmetteurs.

 

De la transmission synaptique !

Et comme il nous faut activer le circuit dopaminergique, rien de tel que cette petite video qui circule sur le net.

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Crise majeure !

Jamais pareille situation n’avait été vue au cours de notre Vème République.

Il y a eu souvent des démissions forcées ou des prétextes servant à s’envoler de ses propres ailes comme le fit Jacques Chirac en 1976.

On se rappellera aussi de la sortie de Servan Schreiber ou celle plus exotique de Léon Schwarzenberg.

Je me souviens aussi que Jean-Pierre Chevènement avait déclaré en 2000 : « Un ministre, ça ferme sa gueule. Et si ça veut l'ouvrir, ça démissionne »

Ainsi la règle était assez simple sinon claire dans un gouvernement digne de ce nom.

Si un ministre n’est plus d’accord avec la ligne gouvernementale, il devrait, pour pouvoir s’exprimer en nom propre, le faire après avoir quitté de lui-même le gouvernement. Cela serait un signe de courage et de cohérence.

Cette fois les propos de cour d’école du désormais ancien ministre des finances sont vraiment inédits.

Cela méritait naturellement une réaction rapide afin que ce que l’on nomme « solidarité gouvernementale » soit !

Ce que fit rapidement le premier ministre Manuel Valls avec raison.

Nous voici donc rentrés dans une situation bien absurde mais ô combien grave !

Plusieurs remarques me viennent à l’esprit en réaction à ce que j’ai entendu çà et là de la part de nos commentateurs de la chose politique, ceux dont Coluche disaient qu’ils appartenaient aux milieux autorisés.

Cohérence !

Le mot le plus employé ces dernières heures et de tous côtés est celui de cohérence ! Comment amener la cohérence dans un pays qui s’englue depuis la mise en place du quinquennat dans des institutions qui sont devenues inadaptées de fait ?

Le quinquennat n’a –t-il pas perverti le sens de la Vème République, le rôle du président, celui de son premier ministre et le rôle fondamental de l’assemblée nationale avec des durées de mandat de nos députés identiques à celui du président de la république?

Une réforme constitutionnelle devrait me semble-t-il, être rapidement mise en place vu la gravité de notre situation politique et le discrédit de l’ensemble des forces politiques de notre pays.

Si le premier ministre doit conserver le rôle défini par la constitution actuelle Il serait bien de porter la durée du mandat du président de la république à 7 ans à la condition que ce septennat soit non renouvelable.

Si l’on veut garder le quinquennat alors ne faudrait-il pas supprimer ce poste de premier ministre mais comme aux Etats Unis définir un poste de vice-président ?

 

Dissolution

Mais plus encore il nous faut dans notre pays, pour notre pays renforcer la démocratie, une démocratie véritable.

Quel sens aurait une dissolution si les règles actuelles dans le mode électif de nos députés restent les mêmes ?

Ne faut-il pas proposer au Peuple une réforme structurelle profonde et sincère ?

Je pense que le mode de scrutin à choisir dans cet esprit de renouveau de la démocratie serait le mode de scrutin dit municipal à savoir un scrutin proportionnel, de liste, à deux tours avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête.

Par ailleurs je pense que pour asseoir la respiration démocratique il convient alors de limiter le renouvellement le mandat à deux fois.

Pour redonner du sens à l’engagement personnel de ceux qui souhaitent servir le pays sans arrière-pensée et avec sincérité, il convient aussi de supprimer le cumul des mandats. Pour empêcher que la fonction élective donne lieu à carrière et enrichissement, il conviendrait bien sûr de supprimer le cumul des fonctions liées au mandat.

Enfin pour que la représentation nationale soit vraiment représentative de l’ensemble des électeurs il conviendrait de relever le seuil d’éligibilité.

Nous sommes ainsi à une croisée des chemins.

Profitons-en pour réformer notre constitution et passer ainsi à une nouvelle république plus proche de nos concitoyens.

Plus qu’une dissolution avec les mêmes règles électives qui ne ferait qu’amplifier par simple arithmétique la voix des extrêmes, un référendum portant la réforme et le passage à une autre constitution serait le meilleur moyen de redonner la parole au Peuple et de fait repenser la réflexion et l’engagement politique en France avec la remise en cause naturelle de l’organisation même des partis politiques en fonction d’idéal et non de carrières personnelles.

Il m’a été amusant de constater qu’avant que le gouvernement ne se forme, nombreux ont été ceux qui ont fait appel du pied de manière plus ou moins discrète pour obtenir un maroquin. Je pense en particulier à cet appel indécent de l’ex député européen de la circonscription Sud Est passé chez les verts puis au Modem.

Je crois utile de laisser à ce nouveau gouvernement du temps au temps pour permettre une vraie réflexion sur les causes profondes de cette crise majeure et  avoir alors le courage de porter cette nécessaire réforme institutionnelle et ainsi passer d’une république inadaptée à une nouvelle république.

ce 27-08-2014

jcj

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Il y a dix ans jour pour jour était promulguée une loi qui allait transformer radicalement l’organisation du mode de distribution de notre système de soins.

loi du 13 août 2004

Deux articles méritent d’être rappelés.

L’article 7 qui met en place le dispositif dit du « médecin traitant » et l’article 20 qui met en place « une participation forfaitaire aux soins » de l’assuré. belle expression pour annoncer les franchises médicales.

Je me souviens aussi qu’en juillet 2004, l’architecture de l’assurance-maladie allait être modifiée avec la création de l’UNCAM et que fut nommé en conseil des ministres pour en occuper la direction, le directeur de cabinet du ministre de la santé d’alors Philippe Douste-Blazy, Frédéric Van Roekeghem (qui avant d’occuper cette fonction œuvrait chez AXA : CQFD ?).

Nous étions sous le gouvernement Raffarin et Chirac était président de la République.

Nous avions été peu nombreux à réagir.

Après tout cela est bien normal puisque au mois d’Août les « forces vives » sont en vacances.

Remarquons toutefois que les grandes réformes accouchées au forceps sans discussion ou débat ou les mesures impopulaires surviennent à cette période dite de vacances.

En janvier 2005, la convention nationale entre l’assurance maladie et les médecins allait être signée. Ce n’est qu’alors que nombre d’organisations de salariés et d’organisations professionnelles commencèrent à entrevoir la signification profonde de cette réforme. Une grande manifestation eût même lieu fin janvier à Paris.

Mais on nous expliquait avec la foi du charbonnier que grâce à cette fabuleuse loi, le déficit de la sécurité sociale ne serait plus qu’un mauvais souvenir. Dépenser moins pour soigner mieux était alors le slogan retenu !

En analysant ce texte plus avant et notamment sur les deux articles rappelés, il était pourtant facile de penser que le médecin de famille allait subir une lourde charge administrative et de secrétariat qui de fait entamerait le temps nécessaire aux soins de ses patients.

Il était avec un peu plus d’acuité, imaginable également que notre système de protection sanitaire basé sur le principe de la répartition tel que défini en 1945 par Pierre Laroque, (créateur de la sécurité sociale) allait en prendre un coup avec l’écriture de l’article 20 permettant de fait une franchise telle qu’elle existe dans n'importe quel système assurantiel.

En 2007, Nicolas Sarkozy est président de la République et comme il l’avait annoncé au cours de sa campagne, le principe de franchises était adopté par voie législative. La porte était donc désormais ouverte en toute légalité aux désirs de profit des assurances privées. Et l'ancien employé du groupe d'assurances AXA était naturellement aux commandes.

Tout au long de ces périodes (de Raffarin à Sarkozy), la gauche d’alors n’eût de cesse à dénoncer ce glissement de notre système de solidarité basé sur le principe de répartition vers un système ouvert aux assurances privées.

Le candidat de cette gauche n’avait lui de cesse à s’époumoner : « le changement... c’est maintenant ! »

Et pourtant Rocky est toujours aux manettes et ces lois tant celle de 2004, que de 2007 ou encore celle dite HPST concoctée par Roselyne Bachelot, ministre des affaires sociales de Sarkozy, n’ont pas été abrogées.

Ainsi peut continuer tranquillement le glissement vers une autre forme de prise en charge du soin où le malade continuera à payer de plus en plus parce qu’il est malade.

Je veux rappeler que le principe de la répartition concernant la maladie indiquait que le bien portant cotise pour le souffrant !

Dix ans après, rien n’a été résolu et je le crois rien ne sera résolu tant que ne sera pas mis à plat notre système de santé tant dans son financement que dans son mode de distribution.

En effet, il me semble que tant que les recettes resteront basées pour l’essentiel sur l’emploi et que tant que notre taux de chômage sera si élevé, le déficit perdurera.

Il me semble que l’outil au travers de la CSG qui touche tous les revenus est le meilleur moyen pour permettre le changement de financement.

C’est un impôt ?

Et bien oui. L’impôt est pour moi le meilleur outil pour assurer l’équité entre tous.

Par ailleurs il serait peut-être temps afin de garantir un meilleur accès aux soins (et cela n’en déplaise à l’actuelle ministre et ses technocrates conseillers, ne passe pas par une généralisation du tiers payant), de repenser le rôle et les missions des différents acteurs et notamment médecins.

Il me semble juste de dire que la médecine générale doit être la charpente du système de distribution de soins. Cela impliquerait naturellement un autre mode de rétribution qui ne devrait plus être fondé sur le paiement à l’acte. Celui-ci garderait du sens pour les médecins exerçant une spécialité puisqu’ils interviennent en général en deuxième intention.

Dix ans après nous en sommes toujours au même stade et avec les mêmes questions.

Alors le changement c’est maintenant ?

Mais encore, c’est pour quand, vraiment?

Et peut-on aboutir au changement quand les mêmes sont gardés depuis déjà dix ans ?

13-08-2014

jcj

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