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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

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L'ump est vraiment formidable !
D'ailleurs cela voulait signifier quoi lors de sa création ? Ce rêve "balladurien" de constituer un parti regroupant tous les conservateurs de droite en récupérant au passage les "désireux d'avenir" incrustés par manque d'audace au Centre !. 
Allez je donne la réponse ! UMP devait signifier : union pour un mouvement populaire !
(on a bien pu mesurer la notion populaire sous le quinquennat Sarkozy avec notamment l'iniquité de ces franchises médicales que le gouvernement dit socialiste actuel ne veut hélas pas abroger. et pourtant c'est bien là que se situe le retard à l'accès aux soins (à peu près 10% à sortir de sa poche sans qu'aucune mutuelle ne puisse venir couvrir ce reste à charge supplémentaire !). Bref !
 
Je souris en pensant que Juppé avait proposé le doux nom de "la maison bleue" !
 
Mais rappelons nous ce qu'avait osé dire avec force François Bayrou​ à cette époque :
"si nous pensons la même chose, alors nous ne pensons plus rien".
 
Ainsi comme souvent d'ailleurs devant l'élection suprême, l'écurie conservatrice va changer de nom et s'appeler "les républicains" ! 
 
Voici ce que j'écrivais dans mon blog il ya quelques mois :
"Personnellement je n’ai aucune idée de ce qu’est la droite républicaine, sinon qu’elle me renvoie aux « neo-con » du parti républicain américain" 

 

Et bien je n'ai pas changé d'avis : ce mot républicain me renvoie s'agissant de cette droite aux "néo-con" du parti républicain américain !

Et dire que tous ces néo-conservateurs français osent soutenir sans rire le parti démocrate américain.

Bizarre non ?

Allez on se passe un Stones ? 

 

 

Je ne peux résister au plaisir de transcrire ici les paroles de cette magnifique chanson qui provoqua quelque émoi chez les républicains américains !

 

SWEET NEO CON
(M. Jagger/K. Richards)

You call yourself a Christian 
I think that you're a hypocrite 
You say you are a patriot 
I think that you're a crock of shit 

And listen, I love gasoline 
I drink it every day 
But it's getting very pricey 
And who is going to pay

How come you're so wrong 
My sweet neo con....   Yeah 

It's liberty for all 
'Cause democracy's our style 
Unless you are against us 
Then it's prison without trial 

But one thing that is certain 
Life is good at Haliburton 
If you're really so astute 
You should invest at Brown & Root.... Yeah 

How come you're so wrong 
My sweet neo con
If you turn out right 
I'll eat my hat tonight 

Yeah, yeah, yeah, yeah.... 

It's getting very scary 
Yes, I'm frightened out of my wits 
There's bombers in my bedroom 
Yeah and it's giving me the shits 

We must have loads more bases 
To protect us from our foes 
Who needs these foolish friendships
We're going it alone 

How come you're so wrong 
My sweet neo con
Where's the money gone
In the Pentagon 

Yeah ha ha ha 
Yeah, well, well 
Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah 
Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah... 
Neo con

 

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Libé dans l'édition du 3 avril titre :

"A320 : «Ce n'est pas deux personnes qu'il faut dans le cockpit, mais trois»"

 

Il fut un temps où dans le cockpit des avions de ligne prenaient place trois personnes : le commandant de bord, le co-pilote et l'officier mécanicien !

Pour des raisons liées au progrès technique mais sans doute aussi liées à quelque volonté d'économie, on a supprimé ce poste d'officier mécanicien dans le cockpit.

Il me revient qu'alors il y avait eu une très grosse grève du personnel navigant d'Air France. Ce devait être il y a une dizaine d'années.

Cet article de Jean Belotti écrit en 2006 est plus que jamais pertinent et d'actualité.

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Ou lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les députés de France

jcjos

Bien surpris hier par le discours du premier ministre Manuel Valls !

On aurait dit un discours de politique générale alors qu'il ne devait s'agir que de commenter un échec électoral aux étiologies multiples.

Encore plus surpris en l'entendant déclarer, avec un semblant de fermeté que le tiers-payant serait bien généralisé.

Cet entêtement dépasse l'entendement !

Le fait d’avancer les frais liés à une consultation au titre conventionnel de secteur 1 n’est pas la garantie d’un accès aux soins facilité.

N’oublions jamais que c’est la mise en place de franchises dites médicales qui est une des sources du retard à l’accès aux soins.

Si ce gouvernement avait un tant soit peu, l’âme équitable à défaut d’être charitable, il devrait au préalable abroger la loi du 19 décembre 2007 instaurant les franchises médicales.

Je rappelle que cette disposition est contraire à l’idée même du principe de répartition dans l’assurance-maladie tel que défini par Pierre Laroque (père de la sécurité sociale) qui veut que les bien-portants cotisent pour les malades.

Aujourd’hui et cela est scandaleux, les malades paient plus parce qu’ils sont malades !

Ne pas remettre en cause ces dispositions prises sous l’ère Chirac-Sarkozy est pour moi une faute et une faute encore plus grave s’agissant d’un gouvernement qui se dit socialiste !

 

Mais aussi :

Quid du temps passé aux tâches administratives souvent sans fondement et souvent itératives pour la même cause ?

Quid de la réflexion sur ce temps administratif qui obère largement sur le temps nécessaire aux soins ?

Quid de l’épuisement des médecins face à ces tâches administratives bien souvent ajoutées par délégation sous prétexte de l’informatisation des cabinets ?

Quid alors sur la difficulté des assurés sociaux à trouver rapidement réponse à leurs maux et consulter sans un délai trop grand un médecin ?

 

Et puis, si malgré tout :

Quid des franchises ? Seraient-elles alors à charge du praticien ?

Quid de la capacité réelle du praticien de pointage et contrôle des remboursements ?

Quid de la rapidité du paiement des actes effectués n’entravant pas la vie même des praticiens (et si la caisse ne payait qu’en fin de mois !)?

Quid de la liberté d’exercer la médecine avec cette épée de Damoclès, représentée alors par la mainmise de l’assurance-maladie sur les remboursements des actes réalisés et sur les revenus des médecins ? Le ROSP n'en est-il pas déjà l’avatar !

 

Or :

Le premier ministre peut, s’agissant de sa volonté à permettre aux assurés sociaux de France, la dispense d’avance des frais, rendre les choses très simples, faciles d'exécution et donc acceptables par les médecins comme le rappelle cet article tiré du magazine Mutuelle et Santé dans son numéro de ce mois de mars !

Mutuelle et Santé agazine de la MTRL, n°85 - mars 2015

Demain démarre la discussion de ce projet de loi à l’Assemblée Nationale !

Mesdames et Messieurs les députés, il est de votre devoir :

de lire vraiment ce projet de loi,

de le remettre dans le contexte actuel du mille-feuilles législatif depuis la loi du 13 août 2004,

de l’analyser article par article,

de réfléchir sans passion sur la portée de chacun des articles de cette loi,

de mesurer alors les conséquences réelles à court et moyen terme, 

de comprendre qu’une solution existe pour permettre l’avance des frais santé, sans pour autant faire des médecins de ville appelés encore « libéraux », des médecins administrés tant dans leur pratique quotidienne que dans la perception de leurs revenus liés aux soins des malades et des souffrants !

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J’ai bien écouté Madame le Ministre des Affaires Sociales, de la Santé et du Droit des femmes, ce  petit matin du 10 mars, lors de l’émission de Jean-Michel Apathie sur RTL, qui l’avait invitée.

J’ai été surpris malgré tout par le manque de convictions du ministre et son obstination à ressasser les mêmes poncifs, notamment sur l’idée que le tiers-payant était une mesure de justice sociale favorisant l’accès aux soins et au médecin « référent ».

Quand même depuis la loi du 13 août 2004 le médecin référent n’existe plus et a été remplacé en sémantique par l’expression « médecin traitant ».

Poussée par Jean-Michel Apathie sur le débat concernant le Tiers Payant, j’ai remarqué que Marisol Touraine a tenté d’éviter le sujet en rappelant les grands axes de loi dite Santé.

Elle a dit qu’elle avait entendu les craintes des professionnels et a essayé d'argumenter pour indiquer qu’au-delà de 7 jours, si le paiement n’avait pas eu lieu, il y aurait une sorte d’indemnité pour réparer le préjudice.

Or le sujet n’est vraiment pas là !

Le problème pour les médecins de ville et notamment celles et ceux exerçant seul au cabinet est qu’il est matériellement impossible de pointer, vérifier, contrôler les remboursements des actes effectués en tiers payant. Souvent est pris l’exemple des biologistes et des pharmaciens qui réalisent le tiers payant depuis de nombreuses années. Mais il est simplement omis de dire que ces professionnels par leur structuration ont fait appel à des sociétés tierces dites concentrateurs qui font ce travail et qui sont aussi un contrepoids à l’administration.

Dans un article précédent j’avais évoqué cet aspect du tiers payant avec image à l’appui. Il serait bien que Madame le Ministre s’en inspire afin de proposer un système simple.

Ce système simple existe déjà au travers de la carte avance santé (une sorte de carte de crédit dédiée) délivrée par certaines mutuelles.

Je suggère à Madame le Ministre des Affaires, sociales, de la Santé et du Droit des Femmes, d’inciter voire obliger l’ensemble des mutuelles à fournir cette carte avance santé à tous leurs assurés. Ainsi le professionnel de santé aura la garantie d’être rémunéré de son acte en temps et en heure et l’assuré social d’être bénéficiaire de la rapidité du remboursement avec aussi l’avantage de remarquer que l’acte santé a un coût !

Cela me parait simple à mettre en œuvre et je crois que ce serait aussi de l’intérêt des mutuelles (dont certaines en font déjà la publicité à la TV ou sur les ondes).

J’ai reçu aujourd’hui via mail le communiqué du Conseil National de l’Ordre des Médecins qui soutient la manifestation prévue dimanche 15 mars 2015 à Paris.

 

 

 

Des groupes de travail se sont constitués suite aux mouvements d’humeur des professionnels. Mais le ministre des Affaires Sociales, de la santé et du Droit des femmes, animée de son dogmatisme sans faille ne veut plus attendre la fin de leurs travaux pour lancer le débat parlementaire sur sa loi.

A quoi cela rime-t-il de ne pas attendre la fin de ces réflexions et la synthèse des propositions ?

Incohérence ! Stupidité ! Péché d’orgueil !

J’apprends ainsi que le Premier Ministre veut organiser une Conférence Santé. Mais celle-ci aura lieu après la discussion parlementaire de la loi santé portée par Marisol Touraine.

A quoi cela rime-t-il d’annoncer cela ?

Incohérence !

Dimanche 15 mars une grande manifestation est organisée à Paris.

Je ne pourrais y être car le même jour, je serai sur le gazon avec les équipes de rugby de l’EMS Bron XV.

J’espère toutefois le plus grand nombre de participants et pas seulement des professionnels, car cette loi concerne aussi et naturellement l’ensemble des assurés sociaux.

Nous allons, si cette loi se fait jour, passer à une médecine totalement administrée et cela peut avoir n’en doutons pas, des effets délétères sur la qualité des soins notamment sur le temps passé à soigner celles et ceux qui souffrent.

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Ah l’UMP et ses grandes idées !

Cela vaut vraiment le détour !

Extrait d’une conversation dans l’émission sur RMC « les Grandes Gueules » du mardi 3 mars 2015

 - Marie-Anne Soubré (chroniqueuse aux GG):

"Vous dites il faut qu’on leur apprenne les valeurs françaises. Mais comment peut-on à la fois dire que l’on va inscrire dans la Constitution que la France est de culture chrétienne, quand ces gens-là […] sont pour la plupart musulmans. […] C’est un peu comme quand on était colon et qu’on […] faisait dire à de tout petits noirs "nos ancêtres les gaulois"...

- Geoffroy Didier (UMP):

"Vous ne faites pas la différence malheureusement entre la culture et le culte. Ce sont deux choses radicalement différentes.

Je demande à ceux qui veulent devenir Français, quelle que soit leur confession, quelles que soient leurs origines sociales, quelle que soit leur classe sociale, je leur demande de se sentir gaulois. »

 

Geoffroy Didier est avocat,  élu de l’UMP au Conseil Régional d'Ile de France et secrétaire général adjoint de ce parti politique.

Cet appel à ce que tout appartenant à la Nation française se considère comme gaulois est une vraie bêtise, comme la notion de français de souche ! Qu'est-ce à dire, sinon pointer du doigt les différences.

J’ai eu droit à ces leçons d’histoire à l’école primaire où l’on nous demandait quels étaient nos ancêtres.

Je répondais invariablement et avec fierté : je suis français d’origine indienne, de Pondichéry ». Mes maitres d’école en étaient ravis même si je ne donnais pas la réponse attendue. Cela permettait alors de répondre à ce que fut Pondichéry dans la grande Histoire de France.

Je ne comprends pas ce que veut prouver cet élu UMP par sa phraséologie d’un autre temps, surtout en ces temps où le calme et la sérénité sont nécessaires pour permettre le rassemblement de tous nos compatriotes et permettre le relèvement durable de notre pays.

Pour cela et il faut le marteler sans cesse : l’Instruction est capitale, vitale même !

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Il est annoncé la disparition de nos départements.

Je me posais une question simple.

Quel sera alors le numéro Insee (NIR) dans cette perspective ?

En effet, la signification de ce numéro à 13 chiffres est la suivante :

sexe année de naissance mois de naissance département de naissance commune de naissance numéro d'ordre de naissance dans la commune
1 ou 2 00 à 99 1 à 12 01 à 99 3 chiffres 3 chiffres

Comment imaginer un nouveau numéro aussi efficace que celui-là ?

 

petite histoire du numéro Insee

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Attention ce texte va être très long !

 

Après la fermeture des cabinets médicaux de ville du 23 décembre 2014 avec une petite grève jusqu’au 31 du même mois, les médecins généralistes sont à nouveau appelés à fermer leur cabinet ce jeudi 5 février 2015.

 

Ce mouvement n'est guère sous-tendu par quelque volonté de voir  le tarif de la consultation être augmenté, même si il n'y a pas eu de revalorisation depuis 2011.

 

Il tient juste compte de l’exaspération croissante des praticiens face au poids des tâches administratives obérant sur le temps propre médical.

 

J’ai pris la peine de lire le projet de loi présenté par Madame Marisol Touraine (surnommée affectueusement MST), ministre des affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.

 

Je dois dire ma perplexité.

 

 

On se souviendra que lors de la mise en place de la loi dite du 13 août 2004, portée par le Gouvernement Raffarin  (Chirac étant président de la république) avec Xavier Bertrand et Philippe Douste-Blazy, l’un ministre des Affaires Sociales, l’autre chargé de la santé, nombreuses avaient été les critiques des médecins mais aussi l’opposition d’alors et notamment les socialistes.

 

On se souviendra qu’avant même l’officialisation de l’UNCAM, un directeur avait été nommé en conseil des ministres : Frédéric Van Roekeghem, ancien directeur de cabinet de Philippe Douste-Blazy et passé par le groupe d’assurances AXA (comme Xavier Bertrand d’ailleurs), suscitant aussi l’ire des socialistes.

 

On se souviendra que cette loi mettait en place la notion du médecin traitant sensée améliorer la continuité et la coordination des soins.

 

Chaque patient devait alors pour être remboursé normalement avoir déclaré au préalable un médecin traitant et devant respecter ainsi un parcours de santé.

 

J’ai personnellement participé aux divers mouvements de contestation et à la manifestation parisienne en janvier 2005.

 

En effet, je me disais que par la mise en place de cette DMT, le médecin dit traitant était de fait un médecin traitant administré.

 

On a vu ainsi fleurir des charges supplémentaires d’ordre administratif, entrainant ipso facto moins de temps de soin et une montée de l’exaspération des médecins devenus parfois, (souvent ?),  des secrétaires d’autres structures en particulier hospitalières, et réalisant des tâches d’opération de saisie. Ainsi seul le médecin traitant pouvait assurer  la rédaction des protocoles pour permettre l’obtention de l’exonération du ticket modérateur concernant les affections de longue durée, comme si les autres médecins notamment hospitaliers et spécialistes n’avaient guère cette faculté !

 

Et puis pour les patients, obligation leur était désormais faite de consulter d’abord le MTA (médecin traitant administré) pour qu’il rédige le petit mot qui va bien pour pouvoir consulter des médecins spécialistes.

 

Tout cela était bien ubuesque mais au final renforçait le contrôle sur l’organisation et l’exercice libéral. Les promoteurs de cette loi évoquaient avec emphase la notion de régulation.

 

Au lieu d’imaginer une réforme structurelle, il ne s’est agi que de mesures conjoncturelles et ennuyantes pour tous, assurés sociaux et professionnels de la santé.

 

Le slogan d’alors était « dépenser moins pour soigner mieux ». On en a vu le résultat.

 

Le déficit étant toujours là et pour cause. Le dernier rapport de la Cour des Comptes en  fait d’ailleurs le constat. Cette loi a été inopérante sauf à asservir davantage médecins et assurés sociaux.

 

Mais au travers de cette loi et par l’obligation de la déclaration d’un médecin traitant,  le ver était mis dans le fruit !

 

Et celui qui à cette époque avec son parti politique avait manifesté quelque mécontentement assénant plus tard « Le Changement, c’est maintenant ! » n’a rien modifié et a gardé à la tête de l’Uncam le directeur Van Roekenghem !

 

En 2007, Sarkozy est élu président de la République.

 

Je me souviens que lors d’un de ces meetings en novembre 2006, il avait déclaré avec sa verve habituelle et son haussement d’épaule significatif, pour expliquer sa volonté de mettre en place les « franchises médicales » :

 

«  On paye bien une franchise malgré son assurance automobile, pourquoi pas pour l’assurance maladie… Il y a bien le mot assurance non ? »

 

J’ai à cette époque soutenu avec force l’initiative pétitionnaire des Docteurs  Christian Lehman et Martin Winckler, tous deux écrivains de talent.

 

Cette démarche n’a pas eu hélas le succès espéré.

 

Cette loi inique sera votée sans réelle opposition le 19 décembre 2007.

 

Cette idée de franchise est pour moi une vraie négation de l’égalité d’accès aux soins et tourne le dos aux principes fondateurs de la sécurité sociale mise en place par Pierre Laroque, alors président du Conseil National de la Résistance.

 

En effet, le principe de répartition en matière de protection santé est  que les « biens portants » cotisent pour les malades.

 

Avec les franchises médicales les malades paient davantage parce qu’ils sont malades. Cela est toujours pour moi inadmissible.

 

Avec ces franchises médicales était ainsi permis un vide !

 

Avec ces franchises médicales, il est indéniable que retard à l’accès aux soins, il y a.

 

Et cela est pour moi grave, très grave !

 

Un deuxième ver s’est ainsi glissé dans le fruit.

 

Et celui qui à cette époque avec son parti politique avait manifesté quelque mécontentement assénant plus tard « Le Changement, c’est maintenant !» n’a rien modifié, ne supprimant surtout pas l’iniquité des franchises et gardant  à la tête de l’Uncam son directeur nommé sous Raffarin !

 

 

 

Le 21 juillet 2009 était votée  la loi HPST, sous la houlette de Roselyne Bachelot, alors ministre des affaires sociales et actuellement pigiste dans des émissions de variétés télévisées.

 

Ce soi-disant gouvernement soucieux des libertés avait aussi émis une exigence particulière pour les médecins de ville, que l’on appelle libéraux.

 

Il fallait désormais que les médecins déclarent à l’avance leurs moments de congés. Cela a été heureusement retoqué par le Conseil Constitutionnel.

 

 A ce sujet et c’est très amusant, plus d’une dizaine d’articles seront retoqués.

 

Mais là n’est pas le plus important. Cette loi va créer les ARS (Agences Régionales de Santé) regroupant entre autres DDASS, DRASS et URCAM.

 

Ainsi les médecins passaient sous le joug administratif de ces ARS.

 

Puis par la convention suivant cette loi, était mis en place une sorte de P4P (Paiement à la Performance) appelé ROSP (Rémunération  sur Objectifs de Santé Publique).

 

Il fut quasi impossible aux médecins de refuser cette clause en raison du peu de temps pour exprimer son refus. (quelques jours fin décembre 2011 !).

 

Un autre ver s’était alors glissé dans le fruit.

 

Celui qui allait permettre de mettre sous cloche administrative les médecins au travers de la puissance sans contre-pouvoir des ARS.

 

Et celui qui à cette époque avec son parti politique avait manifesté quelque mécontentement assénant plus tard « Le Changement, c’est maintenant ! » n’a rien modifié, gardant le principe sans contre-pouvoir des ARS, la carotte du ROSP, et toujours  à la tête de l’Uncam son directeur nommé sous Raffarin !

 

 

Le mercredi 15 octobre 2014, sous les feux des caméras et des micros tendus, Madame Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes va alors présenter son projet de loi santé.

Lecture et Analyse !

 

« … Ce projet de loi, je l’ai construit et conçu pour que chaque Français, dans sa vie quotidienne, pour lui-même ou pour un proche, soit informé, accompagné, épaulé..

… Je l’ai construit en ayant à l’esprit les questions concrètes que se posent nos concitoyens : qui j’appelle à 11h du soir si je suis malade ? Est-ce que je peux faire quelque chose pour éviter de tomber malade ? Pourquoi n’y a-t-il pas de médecin à côté de chez moi ? Est-ce que je suis obligé d’aller à l’hôpital si je ne peux pas payer ? » (MST)

 

 

 

Ces questions sont jolies, même si elles relèvent plus d’une conversation digne de café du commerce.

 

Trois axes devraient guider cette réforme : renforcer la prévention, faciliter la santé au quotidien et innover pour garantir l’excellence du système de santé !

 

 

 

Titre I. Renforcer la prévention et la promotion de la santé

 

 

 

« D’abord, il faut prévenir avant d’avoir à guérir

 

Un bon système de santé ne s’évalue pas seulement à sa capacité à guérir les maladies ; il doit également savoir les prévenir en amont. C’est en prévenant les risques que nous pouvons garantir une bonne santé aux Français. Voilà pourquoi je veux faire de la prévention une priorité. » (MST)

 

 

 

Pour cela la loi prévoit le choix d’un médecin traitant pour les enfants !

 

N’oublions pourtant pas que la mise en place du médecin traitant  pour garantir le bon usage du parcours de soin (loi du 13 août 2004), a d’abord été un moyen de rembourser moins celles et ceux qui ne l’ont pas déclaré.

 

N’oublions pourtant pas que la mise en place du médecin traitant  pour garantir le bon usage du parcours de soin (loi du 13 août 2004), a été pour les médecins généralistes une source d’amoncellement paperassière chronophage au possible comme par exemple la rédaction des protocoles pour permettre l’obtention de l’exonération du ticket modérateur concernant les affections de longue durée!

 

Par ce biais le ministre des affaires sociales prétend prévenir l’obésité, les troubles dits de l’apprentissage et l’usage des drogues.

 

Pourtant, une question mérite d’être posée. Comment évoquer la santé au sens large quand figure dans l’intitulé de l’organisme actuel le seul mot d’assurance-maladie ? Ne convient-il pas de modifier ce concept et parler clairement d’assurance santé ?

 

Comment évoquer la prévention et notamment l’éducation sanitaire quand les actes de prévention ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie (et pour cause puisque seul figure en clair le mot maladie !) ?

 

Comment évoquer la prévention s’agissant des enfants et notamment ceux qui sont scolarisés, quand rien n’est mentionné pour permettre à la médecine scolaire d’être efficiente ?

 

Si les pensées du ministre sont louables s’agissant de la lutte contre l’alcool et le tabac chez les jeunes, je reste perplexe quant à l’absence de mention sur l’usage presque banalisé du THC. Concernant les drogues il ne s’agit que de proposer une politique de réduction des risques. Or il ne s’agit que de la réduction du risque de contracter une maladie transmissible liée à des virus comme ceux de l’hépatite B, C ou le VIH !

 

Quelle politique de véritable prévention contre l’usage des drogues, de toutes les drogues ?

 

Et bien sûr comme il s’agit bien d’un trait socialiste, une nouvelle institution sera mise en place !

 

 

 

 

 

Titre II. Faciliter au quotidien les parcours de santé

 

«  Je veux faciliter la santé au quotidien

 

Il n’est pas acceptable que les Français les plus précaires diffèrent leurs soins faute d’argent. La santé doit être vraiment, concrètement, accessible à tous, et pas seulement sur le papier. Cette vision, c’est celle qui m’anime personnellement, qui guide mon action depuis que je suis ministre de la santé. J’assume cet engagement.

 

La loi améliorera l’accès aux soins pour tous en généralisant le tiers payant »(MST)

 

 

 

Ce titre II est sans aucun doute celui qui alimente au possible l’ire des médecins libéraux, avec les articles 12 et 18

 

L’article 12 indique la mise en place de Service territorial de santé au public sous haute gouvernance des ARS (agences régionales de santé, mise en place par la loi HPST en 2009).

 

Il est quand même amusant de constater que dans le dossier de presse expliquant le projet de loi santé Madame le ministre fustige cette loi HPST alors que in fine, elle ne fait que s’appuyer dessus en conservant les ARS et leur pouvoir décisionnel si important.

 

Quant à l’article 18, la chose étant d’importance, il me semble utile d’y revenir en détail pour mieux comprendre les réserves  et les craintes bien fondées  des praticiens d’exercice libéral.

 

Le Tiers-Payant Généralisé ou la Dispense d’Avance des Frais en matière de santé !

 

Le principe est généreux et louable. Il permettrait dit-on une amélioration de l’accès aux soins.

 

Tout d’abord dans quelle situation voit-on le plus de difficultés dans l’accès aux soins ?

 

N’est-ce pas dans ces consultations spécialisées aux dépassements d’honoraires trop lourds pour certains ?

 

Le tiers payant permettra-t-il d’y remédier ?

 

Et bien non, puisqu’il ne concerne que le montant fixé par l’assurance-maladie !

 

Madame le ministre de la santé indique dans son discours :

 

« La loi améliorera l’accès aux soins pour tous en généralisant le tiers payant. Cette mesure de simplicité et d’efficacité est déjà une réalité à l’hôpital, dans les laboratoires de biologie, chez beaucoup de radiologues en ville, et bien sûr dans les pharmacies. Concrètement, lors d’une visite médicale, les Français n’auront plus à payer avant de se faire rembourser. L’assurance maladie paiera directement le professionnel. C’est un gage de sécurité pour les usagers et d’efficacité pour les professionnels de santé. Le tiers payant se mettra en place en 2 étapes : il se mettra en place au 1er juillet 2015 pour les bénéficiaires de l’ACS et avant 2017 pour tout le monde. »(MST)

 

 

 

Cela étant, qu’est-ce que le tiers payant ?

 

Il s’agit d’éviter l’avance des frais, ce qu’on appelait il y a quelques années la Dispense d’Avance des Frais.

 

Aujourd’hui, les frais de santé sont couverts par l’assurance-maladie obligatoire (AMO) pour une certaine part. Le reste était normalement couvert par l’assurance-maladie complémentaire volontiers appelée mutuelle.

 

Or depuis de nombreuses années, un reste à charge non pris en compte par les mutuelles s’est mis en place et a pris une proportion de plus en plus grande depuis l’instauration des franchises médicales. C’est ainsi qu’une sorte de niche s’est ouverte pour permettre, n’en doutons pas l’intrusion d’un système assurantiel privé dans le système de protection sanitaire.

 

Je crois que c’est par ce mécanisme d’un reste à charge de plus en plus élevé non couvert par les mutuelles,  que retard à l’accès aux soins il y a et donc inégalité aux soins, notamment de premier recours.

 

Un exemple valant mieux que tout discours, je vous le livre :

 

Je consulte Madame X  pour une lombalgie aigue !

 

L’ordonnance comporte  comme il se doit :

 

Anti-inflammatoire

 

Antalgique simple

 

Myorelaxant    

 

Vu le conditionnement des boites, il se trouve que le pharmacien va délivrer dans l’exemple qui est le mien :

 

1 boite d’anti-inflammatoires

 

3 boites d’antalgiques

 

2 boites de myorelaxant

 

Le coût total de mon ordonnance est de 12.16 euros

 

Cout de la consultation : 23 euros

 

Quelques jours plus tard, un courrier de l’assurance-maladie vient indiquer à l’assurée ce qui a été pris en charge par son organisme et celui de la complémentaire.

 

Et là un calcul savant doit être réalisé. par l'assurée pour comprendre son remboursement .

 

En effet, apparaissent les franchises non prises en charge par la complémentaire !

 

Pour la consultation c’est moins 1 euro. Pour chaque boite de médicament, c’est moins 0.5 euro.

 

Soit dans cet exemple un total non remboursable de 4 euros !

 

Si l’on rapporte cela à l’ensemble de la dépense, il s’agit d’un reste à charge de 11%.

Et ce reste à charge ne peut être couvert par la complémentaire !

 

Ce chiffre me semble considérable et je crois que c’est contre cela qu’il aurait d'abord fallu agir pour faire en sorte que les assurés sociaux soient en égalité d’accès aux soins.

 

Croire que la mise en place d’un tiers-payant résoudra l’affaire, c’est juste faire preuve de démagogie sous-tendu par un dogmatisme imbécile.

 

Je plaide pour l’abolition des franchises médicales et une meilleure transparence des remboursements effectués par l’assurance-maladie.

 

Il faut aussi noter que l’assurance-maladie peut faire état d’un non-respect du parcours de soins, pour peu que la déclaration dit de médecin traitant ne soit pas dans ses archives.

 

Et alors son remboursement sera diminué fortement tel que le patient ne se verra remboursé qu’à hauteur de 15% sans que sa complémentaire puisse couvrir ce manque.

 

Il est curieux ainsi de voir les organismes d’assurance-maladie indiquer de plus en plus l’absence de médecin traitant et par ricochet rembourser moins.

 

Les exemples sont nombreux !

 

Mais quid pour le médecin ?

 

Il faut savoir que le tiers payant est déjà d’actualité pour les patients en ALD (affection de longue durée) bénéficiant d’une exonération du ticket modérateur et des patients bénéficiant de la CMU et de l’AME.

 

Il se trouve qu’aujourd’hui, il est quasi impossible de vérifier si les remboursements ont bien été effectués par l’assurance maladie.

 

En effet, si le retour Noemie permet de savoir sur son logiciel quels actes sont au remboursement, il n’est pas possible sur les relevés bancaires de les pointer puique les noms des assurés n'y figurent pas a fortiori. et que les lots ne correspondent pas !

 

En voici l’illustration  en deux images !

 

Un projet de Loi Santé à revoir !Un projet de Loi Santé à revoir !

Et puis, il se trouve que depuis quelques mois, les caisses trouvent prétexte à ne plus rembourser les professionnels  d’actes pourtant réalisés. Ainsi j’ai reçu notification de refus de remboursement parce que la caisse n’avait plus le souvenir que j’étais encore le médecin traitant de tel ou tel patient. (déclaration dans le cas présent  pourtant faite en 2006 !).

Un projet de Loi Santé à revoir !

Il est vraiment impossible au généraliste de contrôler, vérifier et réclamer.

 

Avec la généralisation du tiers-payant telle que désirée par l’actuelle ministre de la santé, il faudra aussi passer convention avec les centaines de mutuelles.

 

Cela sera impossible à gérer et à contrôler.

 

Ces tâches liées à la généralisation du tiers payant seront tellement chronophages qu’elles diminueront d’autant le temps de soin.

 

Et pourtant une solution existe quant à cette volonté de dispense d’avance des frais.

 

Il existe des mutuelles qui offrent à leurs clients une carte avance santé qui se présente comme une carte de crédit.

Un projet de Loi Santé à revoir !

Le patient puise dans son « compté dédié aux frais santé » et le professionnel a la certitude d’être payé de ses actes de soins.

 

Pourquoi ne pas alors inciter fortement toutes les mutuelles à offrir à leurs assurés cette carte de crédit « avance santé » ?

 

A moins que l’arrière-pensée de mettre sous coupe réglée et administrée,  les médecins exerçant en libéral ne soit que la seule volonté du ministre et du gouvernement auquel elle appartient !

 

 

Madame le Ministre dans ce titre II évoque la nécessite d’une meilleure lisibilité  du système de soins. Pour cela une nouvelle structure sera créée. Encore une !

 

S’agissant de la permanence des soins, il est proposé un numéro unique d’appel. Je veux rappeler que cette proposition de numéro national unique sur tout le territoire avait déjà été faite il y a une dizaine d’années quand se mettaient en place les outils de la PDSA et avait été portée par François Bayrou alors député. Le numéro était simple : le 33 33 !

 

Enfin dans ce titre II est permis la mise en place des « class action » et explicité dans le titre IV du projet de loi.

 

Je salue vraiment cette initiative, mais je me dis toutefois que cette proposition devrait être étendue à tous les domaines et pas seulement en santé.

C’est aussi,  rappelons-le avec malice l’une des propositions phares du candidat François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007.

 

Il est surprenant de constater que le ministre de la santé évoque la continuité de loi du 13 août 2004, alors que celle-ci a tant été décriée lors de sa mise en place par le parti auquel elle appartient.

 

 

 

Titre III. Innover pour garantir la pérennité de notre système de santé

 

Le texte du projet de loi définit des tâches nouvelles pour les sage-femmes, infirmières et pharmaciens d’officine qui seront désormais habilités à procéder aux vaccinations.

 

Je dis simplement pourquoi pas ?

 

 

TITRE IV. Renforcer l'efficacité des politiques publiques et la démocratie sanitaire

 

En bref, est renforcé  le pouvoir des ARS dans l’organisation territoriale de l’offre et des besoins de soins.

 

Il a été dit que Madame le Ministre grâce à son projet allait améliorer l’état de désertification médicale.

Il semble que lorsque l’on parle de désertification médicale, on évoque surtout les zones rurales et que l’on mélange bien tout. Aujourd’hui nous remarquons aussi une désertification des cabinets en centre-ville.

 

En effet, une récente étude de l’INSEE montre qu’il existe un cabinet médical  à moins de 20 mn de tout assuré.

 

Mais il est vrai que la prise de rendez-vous en milieu spécialisé demande désormais des semaines voire des mois.

 

Pourquoi, alors que le nombre de médecins formés a augmenté ?

 

Pourquoi les jeunes médecins ne souhaitent pas trop s’installer en exercice libéral ?

 

Quelle est l’incidence de la féminisation de la profession médicale dans ce processus dit de désertification médicale ?

 

Il eût été bien que le ministre de la santé se pose ces questions !

 

Dans ce titre IV est mis en place un système d’accès aux données santé (Open data).Le risque  est grand de voir ces données échapper au contrôle et à la protection.

 

Qui n’a en mémoire les différents hackings de structures nationales ?

 

 

TITRE V. Mesures de simplification

 

Ce chapitre aurait pu être celui de la simplification administrative pour les médecins généralistes exerçant en libéral.

 

Ainsi il aurait été intéressant de faire en sorte que les protocoles soient accordés  une fois pour toutes pour des maladies de longue durée dont on sait bien qu’elles le sont ad vitam aeternam.

 

Il aurait été intéressant de faire supprimer les multiples demandes abusives de rédaction de certificat médical comme par exemple celui d’aptitude à vivre en collectivité pour les tout petits admis en crèche ou ceux pour justifier d’une absence ou encore ceux demandés pour faire une activité physique comme la randonnée !

 

Il aurait été intéressant de supprimer la notion administrative de médecin traitant et revenir sur la base de la confiance entre un médecin et son patient.

 

Il aurait été bien de revoir le mode de rémunération du médecin généraliste et permettre, pourquoi pas un paiement par capitation, ce qui aurait eu le mérite de la cohérence.

 

Il aurait été bien de repenser le mode de financement de la sécurité sociale en ne le faisant plus reposer sur l’emploi et les cotisations.

 

 

Mais ce gouvernement en a-t-il seulement l’imagination, la volonté et le courage ?
 

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Ce poster, c'est un copain de classe qui me l'avait donné en 69 !

J'en étais vraiment très heureux et surtout très fier. Naturellement je l'avais punaisé dans ma chambre. Il est resté longtemps au-dessus de mon lit.

Un jour, rentrant de Brest, je ne l'ai plus retrouvé, comme mes autres posters et affiches.

Mon cher paternel était passé par là et avait tout arraché !

Je me rappelle alors de ma colère et de mon départ précipité vers la gare Montparnasse pour retourner à Brest. La perm de 15 jours n'en avait duré que deux.

Bref, j'étais ainsi et je me trouvais mieux ailleurs que chez mes parents !

Pourquoi ce souvenir ? Les Stones faisant œuvre de mémoire distillent leurs images et je l'ai récupérée aujourd'hui via leur page.

God bless them ! It's only rock and roll !

Joli poster de mes années Collège !

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Aussi loin qu’il m’en souvienne !

Aussi loin qu’il m’en souvienne, Wolinski et Cabu m’ont toujours accompagné avec Cavanna, Reiser, Gébé, le Professeur Choron.

J’avais fait leur connaissance vers 1965 alors que nous habitions Paris.

Mon oncle permissionnaire de l'Ecole de l'Air, avait dans sa valise quelques exemplaires du fameux Hara Kiri, qui se titrait lui-même : « Journal bête et méchant ! ». En cachette je les avais lus.

C’est ainsi que j’ai découvert les traits de plume de ces fabuleux dessinateurs.

Cabu participait aussi à Pilote que je lisais avec avidité et un de ces personnages était le grand Duduche. J’ai adoré Duduche !

Wolinski avec ses dessins concernant la gent féminine m’enthousiasmait.

Le trait était beau, le ton était sublime !

Hara Kiri est devenu par la suite Hara Kiri Hebdo puis Charlie Hebdo.

A l’époque,  le père de l’un de mes camarades de collège travaillait à l’imprimerie de Charlie Hebdo et ramenait à son fils les unes plastifiées, qui me les donnait.

Je me rappellerai toujours de ces unes qui avaient valu son interdiction de paraitre, par le ministre de l’époque (Marcellin je crois).

Ils ont voulu tuer Charlie !Ils ont voulu tuer Charlie !Ils ont voulu tuer Charlie !

Je les avais délicatement accrochées aux murs de ma chambre. Mon père gaulliste invétéré, n’avait pas du tout apprécié et avait tout arraché.

Ces dessinateurs m’ont toujours accompagné.

Ils ont voulu tuer Charlie !

Ce mercredi 7 janvier 2015, une nouvelle terrible, glaçante.

Des assassins sont entrés. Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré ne sont plus là et ne m’accompagneront plus !

Mais Charlie ne peut mourir !

 

La liberté de penser, de dire par les mots ou des dessins ne peut mourir !

 

Je porte le deuil mais je ne me résignerai pas !

Plus  encore aujourd’hui qu’hier !

 

Oui, je suis Charlie !

Ils ont voulu tuer Charlie !

Cérémonie en hommage à ceux de Charlie Hebdo qui ont été assassinés !

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Bonne Année !

2015 a commencé !

Qu'elle apporte à chacun d'entre vous

Sérénité,

Multiples Moments de Joie

et  Santé !

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