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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

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Ce matin dans Marianne, un très bel article écrit par son directeur adjoint, à la rédaction, Jack Dion.

Force est de constater que ces analyses pour autant justes et pertinentes  arrivent en retard. 

Nous verrons si leçon aura été comprise en 2017 !

Medias et "intellectuels bien pensants" ne font comme si le lambda n'avait guère de substantifique moelle, en imposant leur propre vision et en confisquant le nécessaire débat !

Jack Dion de Marianne dans son article fait un parallèle avec le Brexit, le non au TCE alors que d'entrée de jeu,  il était admis que l'inverse était flagrant si un peu de réflexion certes terre à terre avait été de mise.

J'aurais volontiers fait un parallèle avec l'évidence du "oui au quinquennat" imposé par ces bons esprits en 2000. Nous en voyons aujourd'hui ses limites pour ne dire son incongruité.

Nous constatons  également que nulle réflexion n'est faite quant à la pertinence de primaires ouvertes et sa non-conformité constitutionnelle à mes yeux quant au mode électoral des élections présidentielles.

Le premier tour de ces élections n'est-il pas de fait une primaire ?

Ainsi le peuple est forcé de prendre part, même à  son corps et esprit défendant à ce qui ne devrait être qu'une affaire interne aux partis et réservé à leurs seuls encartés.

Comme en 2002, ces "politiquement corrects", nous définissent et nous imposent  des prétendants évidents à leurs seuls yeux, au trône.

C'est oublier la réalité, celle que subissent tant de concitoyens qui n'ont plus aucune espérance et qui enragent jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année de ne payer que davantage sans jamais rien espérer en retour de leurs euros versés.

Mon opposition aux primaires qui faussent ipso facto le débat permis par le premier tour des présidentielles, n'est pas nouvelle.

Autoriser des primaires dites ouvertes  c'est tourner le dos au principe du premier tour de la présidentielle.

Je n'avais eu de cesse d'en dénoncer les travers lors de la première mouture, permettant à Madame Royal d'être la candidate du parti socialiste.

A cette heure  est admise la pertinence des primaires de la droite conservatrice (je dis bien "la droite" car il s'agit bien de cela, le vocable centre n'étant qu'un cache sexe destiné à calmer quelque autre velléité).

Je regrette que le parti auquel j'appartiens se prête à cette mascarade, même si son président François Bayrou affirme jour après jour qu'il n'y participera pas n'étant pas adhérent de ce parti associé à son affidé l'UDI (Union des Désirs Inassouvis).

Quelle cohérence entre les dires de son leader et la réalité des fédérations du Mouvement Démocrate, qui confisquant le nécessaire débat militant n’assure que la promotion d'une participation à ces primaires de droite en soutenant celui qui fut le secrétaire général puis le président du RPR.

N’est-ce pas oublier que la seule doctrine de ce parti s'agissant de ceux que l'on qualifie de centristes est celle-ci ?

"Les centristes on les roule dans la farine et on les fait frire" (Jacques Chirac, fondateur du RPR)

Cela étant, je ne jouerai pas l’esprit naïf et j’ai bien conscience qu’au-delà de la réalité de la présidentielle, se jouent d’autres calculs à plusieurs bandes et en particulier l’espérance d’un siège !

Nous revoici ainsi dans de simples petits calculs personnels.

Croire que ces calculs ne puissent être perçus par le « vulgum  pecus », c’est autoriser un vote que l’on affirmera après coup qu’il ne pouvait être prévisible.

ce 9-XI-2016

jcjos

Pourquoi ils n’ont rien compris au phénomène Donald Trump

Mercredi 09 Novembre 2016 à 11:40

Jack Dion

Directeur adjoint de la rédaction de Marianne

Dans les médias, après la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine, c’est la sidération, comme si rien ne laissait prévoir ce résultat. Pourquoi une telle cécité ?

Dans les médias, il n’est question que de séisme, de tremblement de terre, de 21 avril à l’américaine, voire de « 11-Septembre politique », comme on peut le lire dans Mediapart

Certes, nul ne peut se réjouir de l’élection de Donald Trump, un homme qui est à la politique ce que Bernard Tapie est aux affaires, DSK au féminisme, ou Jérôme Cahuzac à la morale. 

On a beau avoir connu, avec Ronald Reagan, un ex-cow-boy de l’écran à la Maison-Blanche, puis avec George W. Bush, un président capable d’envahir un pays (l’Irak) au prix d’un mensonge d’Etat, on ne pouvait imaginer qu’il était possible de tomber plus bas.

Eh bien c’est fait, malheureusement. Mais si Donald Trump l’a emporté alors qu’il avait contre lui les médias, les experts, les marchés, les sondeurs, les intellectuels et les vedettes du show-biz, c’est en raison d’un séisme que toutes ces bonnes âmes ont préféré ignorer, à quelques exceptions près, dont Bernie Sanders et ses supporters, ce qui n’est pas rien.

Le retour du réel

Sur les ondes de France Inter, quelques heures après l’annonce de la déflagration, on a entendu l’éditorialiste du journal Les Echos, Dominique Seux, lancer sur un ton attristé : « Qu'avons-nous fait pour en arriver là ? » 

Ce que l’« on » a fait, c’est que l’on a écouté trop longtemps sans réagir Dominique Seux et ses clones, ces gens qui répétaient en boucle que la crise n'était plus qu'un mauvais souvenir aux Etats-Unis, que la croissance était repartie de plus belle, que le modèle américain pétait la forme, qu'il était temps pour les autres de s'en inspirer, et que pour toutes les raisons susdites, Hillary Clinton ne pouvait que gagner. 

On connaît la suite. Elle s’appelle le retour du réel.

Le réel, c’est un pays en proie à la plus grave menace d’éclatement social et culturel depuis les années 30. Le réel, c’est une explosion sans précédent des inégalités. Le réel, c’est l’abîme qui sépare les privilégiés et les élites mondialisées. Le réel, ce sont des usines fermées, des entreprises délocalisées, des emplois raréfiés, des salariés déprimés, et des électeurs frustrés.

Le réel, c’est une immigration massive (11 millions de clandestins sans doits et sous-payés !) encouragée par le patronat pour accentuer le dumping social et la guerre des pauvres contre les pauvres. Le réel, c’est le bide de l’ère Obama à l’exception de l’Obamacare, qui a joué de son image pour faire oublier un bilan se ramenant à un grand vide.

Le réel, c’est le rejet de la famille Clinton, considérée à tort ou à raison comme le symbole de l’entre-soi, de l’arrivisme et du copinage. Le réel, enfin, c’est un candidat qui a surfé sur toute ces frustrations pour l’emporter alors qu’il est lui-même le représentant type de l’Amérique du fric.

Clinton, un discours convenu et rejeté

Le réel, c’est un Donald Trump que l’on a réduit à ses propres outrances - ce qui n’est guère compliqué - en oubliant que sur nombre de sujets (la folie du libre-échange, les délocalisations, la misère ouvrière, le rejet de l’élite), il a su développer une démagogie d’autant plus efficace qu’en face, Hillary Clinton s’est contentée de reprendre un discours convenu, attendu et rejeté. 

Cette dernière est même allée jusqu’à traiter les électeurs de Trump de personnes « pitoyables », étalant ainsi un mépris de classe qui n’a sans doute pas été pour rien dans sa déroute. Sans doute n’en serait-on pas là si Bernie Sanders avait été le candidat démocrate, mais l’Histoire en a décidé autrement.

Et voilà comment on en est arrivé à un résultat que les experts en tout et en rien n’ont pas vu venir, car eux-mêmes vivent dans une bulle. 

Tout comme ils ont été incapables de prévoir le Brexit, ou quelques années plus tôt la victoire du non au traité constitutionnel européen en 2005, il était inconcevable à leurs yeux qu’un homme aussi détestable que Donald Trump puisse l’emporter. Toutes proportions gardées, c’est la même cécité qui les conduit à ne rien comprendre au phénomène Le Pen en France, lequel n’est pas sans analogie avec l’effet Trump. 

Face à la colère qui conduit nombre de citoyens déboussolés à se tourner vers le FN, ils se contentent encore trop souvent de condamnations morales, sans prendre en compte un mouvement de fond qui se joue des barrières de la diabolisation.

Mieux vaudrait s’en apercevoir avant qu’il ne soit trop tard.

Voir les commentaires

Sous le choc ? Personne ne l'avait prévu, entendons-nous çà et là depuis ce petit matin !

Et pourtant !

Une analyse au plus près des difficultés de la classe moyenne, celle qui paie toujours plus pour ne rien recevoir en échange, celle qui se demande si demain sera toujours mieux qu'hier, celle qui reste depuis des lustres en équilibre instable, aurait peut-être permis de ne pas prendre à la légère ce vote, cette défiance vis à vis de celles qui s'arrogent le pouvoir sans débat !

Michael Moore dont on connait bien la pensée politique avait développé son analyse dans une tribune publiée notamment dans le Huffington Post, en date du 23 Juillet 2016.

Tout était dit et ce résultat du 9 novembre était in fine bien prévisible !

5 Reasons Why Trump Will Win ! 

07/23/2016 03:45 pm ET | Updated Oct 10, 2016 Michael Moore in The Huffington Post

Friends,

I am sorry to be the bearer of bad news, but I gave it to you straight last summer when I told you that Donald Trump would be the Republican nominee for president. And now I have even more awful, depressing news for you: Donald J. Trump is going to win in November.

This wretched, ignorant, dangerous part-time clown and full time sociopath is going to be our next president. President Trump. Go ahead and say the words, ‘cause you’ll be saying them for the next four years: “PRESIDENT TRUMP.”

Never in my life have I wanted to be proven wrong more than I do right now.

I can see what you’re doing right now. You’re shaking your head wildly - “No, Mike, this won’t happen!” Unfortunately, you are living in a bubble that comes with an adjoining echo chamber where you and your friends are convinced the American people are not going to elect an idiot for president.

You alternate between being appalled at him and laughing at him because of his latest crazy comment or his embarrassingly narcissistic stance on everything because everything is about him.

And then you listen to Hillary and you behold our very first female president, someone the world respects, someone who is whip-smart and cares about kids, who will continue the Obama legacy because that is what the American people clearly want! Yes! Four more years of this!

You need to exit that bubble right now. You need to stop living in denial and face the truth which you know deep down is very, very real.

Trying to soothe yourself with the facts  (“77% of the electorate are women, people of color, young adults under 35 and Trump cant win a majority of any of them!“ - or logic - “people aren’t going to vote for a buffoon or against their own best interests!“), is your brain’s way of trying to protect you from trauma.

Like when you hear a loud noise on the street and you think, “oh, a tire just blew out,” or, “wow, who’s playing with firecrackers?” because you don’t want to think you just heard someone being shot with a gun.

It’s the same reason why all the initial news and eyewitness reports on 9/11 said “a small plane accidentally flew into the World Trade Center.”

We want to - we need to - hope for the best because, frankly, life is already a shit show and it’s hard enough struggling to get by from paycheck to paycheck. We can’t handle much more bad news. So our mental state goes to default when something scary is actually, truly happening.

The first people plowed down by the truck in Nice spent their final moments on earth waving at the driver whom they thought had simply lost control of his truck, trying to tell him that he jumped the curb: “Watch out !” they shouted. “There are people on the sidewalk!”

Well, folks, this isn’t an accident. It is happening.

And if you believe Hillary Clinton is going to beat Trump with facts and smarts and logic, then you obviously missed the past year of 56 primaries and caucuses where 16 Republican candidates tried that and every kitchen sink they could throw at Trump and nothing could stop his juggernaut.

As of today, as things stand now, I believe this is going to happen - and in order to deal with it, I need you first to acknowledge it, and then maybe, just maybe, we can find a way out of the mess we’re in.

Don’t get me wrong. I have great hope for the country I live in. Things are better. The left has won the cultural wars. Gays and lesbians can get married. A majority of Americans now take the liberal position on just about every polling question posed to them: Equal pay for women - check. Abortion should be legal - check. Stronger environmental laws - check. More gun control - check. Legalize marijuana - check. A huge shift has taken place - just ask the socialist who won 22 states this year.

And there is no doubt in my mind that if people could vote from their couch at home on their X-box or PlayStation, Hillary would win in a landslide.

But that is not how it works in America.

People have to leave the house and get in line to vote. And if they live in poor, Black or Hispanic neighborhoods, they not only have a longer line to wait in, everything is being done to literally stop them from casting a ballot.

So in most elections it’s hard to get even 50% to turn out to vote.

And therein lies the problem for November - who is going to have the most motivated, most inspired voters show up to vote? You know the answer to this question. Who’s the candidate with the most rabid supporters? Whose crazed fans are going to be up at 5 AM on Election Day, kicking ass all day long, all the way until the last polling place has closed, making sure every Tom, Dick and Harry (and Bob and Joe and Billy Bob and Billy Joe and Billy Bob Joe) has cast his ballot? That’s right. That’s the high level of danger we’re in.

 

And don’t fool yourself — no amount of compelling Hillary TV ads, or outfacting him in the debates or Libertarians siphoning votes away from Trump is going to stop his mojo.

“You need to stop living in denial and face the truth which you know deep down is very, very real.”

Here are the 5 reasons Trump is going to win:

1. Midwest Math, or Welcome to Our Rust Belt Brexit !

I believe Trump is going to focus much of his attention on the four blue states in the rustbelt of the upper Great Lakes - Michigan, Ohio, Pennsylvania and Wisconsin.

Four traditionally Democratic states - but each of them have elected a Republican governor since 2010 (only Pennsylvania has now finally elected a Democrat). In the Michigan primary in March, more Michiganders came out to vote for the Republicans (1.32 million) that the Democrats (1.19 million).

Trump is ahead of Hillary in the latest polls in Pennsylvania and tied with her in Ohio. Tied?

How can the race be this close after everything Trump has said and done? Well maybe it’s because he’s said (correctly) that the Clintons’ support of NAFTA helped to destroy the industrial states of the Upper Midwest.

Trump is going to hammer Clinton on this and her support of TPP and other trade policies that have royally screwed the people of these four states.

When Trump stood in the shadow of a Ford Motor factory during the Michigan primary, he threatened the corporation that if they did indeed go ahead with their planned closure of that factory and move it to Mexico, he would slap a 35% tariff on any Mexican-built cars shipped back to the United States.

It was sweet, sweet music to the ears of the working class of Michigan, and when he tossed in his threat to Apple that he would force them to stop making their iPhones in China and build them here in America, well, hearts swooned and Trump walked away with a big victory that should have gone to the governor next-door, John Kasich.

From Green Bay to Pittsburgh, this, my friends, is the middle of England - broken, depressed, struggling, the smokestacks strewn across the countryside with the carcass of what we use to call the Middle Class. Angry, embittered working (and nonworking) people who were lied to by the trickle-down of Reagan and abandoned by Democrats who still try to talk a good line but are really just looking forward to rub one out with a lobbyist from Goldman Sachs who’ll write them nice big check before leaving the room.

What happened in the UK with Brexit is going to happen here. Elmer Gantry shows up looking like Boris Johnson and just says whatever shit he can make up to convince the masses that this is their chance! To stick to ALL of them, all who wrecked their American Dream! And now The Outsider, Donald Trump, has arrived to clean house! You don’t have to agree with him! You don’t even have to like him! He is your personal Molotov cocktail to throw right into the center of the bastards who did this to you! Send a message! Trump is your messenger!

And this is where the math comes in.

In 2012, Mitt Romney lost by 64 electoral votes. Add up the electoral votes cast by Michigan, Ohio, Pennsylvania and Wisconsin. It’s 64.

 All Trump needs to do to win is to carry, as he’s expected to do, the swath of traditional red states from Idaho to Georgia (states that’ll never vote for Hillary Clinton), and then he just needs these four rust belt states.

He doesn’t need Florida. He doesn’t need Colorado or Virginia. Just Michigan, Ohio, Pennsylvania and Wisconsin. And that will put him over the top. This is how it will happen in November.

2. The Last Stand of the Angry White Man !

Our male-dominated, 240-year run of the USA is coming to an end.

A woman is about to take over! How did this happen?! On our watch!

There were warning signs, but we ignored them.

Nixon, the gender traitor, imposing Title IX on us, the rule that said girls in school should get an equal chance at playing sports. Then they let them fly commercial jets. Before we knew it, Beyoncé stormed on the field at this year’s Super Bowl (our game!) with an army of Black Women, fists raised, declaring that our domination was hereby terminated! Oh, the humanity!

That’s a small peek into the mind of the Endangered White Male. There is a sense that the power has slipped out of their hands, that their way of doing things is no longer how things are done.

This monster, the “Feminazi,”the thing that as Trump says, “bleeds through her eyes or wherever she bleeds,” has conquered us — and now, after having had to endure eight years of a black man telling us what to do, we’re supposed to just sit back and take eight years of a woman bossing us around? After that it’ll be eight years of the gays in the White House! Then the transgenders! You can see where this is going. By then animals will have been granted human rights and a fuckin’ hamster is going to be running the country. This has to stop!

3. The Hillary Problem !

Can we speak honestly, just among ourselves?

And before we do, let me state, I actually like Hillary - a lot - and I think she has been given a bad rap she doesn’t deserve. But her vote for the Iraq War made me promise her that I would never vote for her again.

To date, I haven’t broken that promise. For the sake of preventing a proto-fascist from becoming our commander-in-chief, I’m breaking that promise.

I sadly believe Clinton will find a way to get us in some kind of military action. She’s a hawk, to the right of Obama.

But Trump’s psycho finger will be on The Button, and that is that. Done and done.

Let’s face it: Our biggest problem here isn’t Trump - it’s Hillary. She is hugely unpopular — nearly 70% of all voters think she is untrustworthy and dishonest. She represents the old way of politics, not really believing in anything other than what can get you elected. That’s why she fights against gays getting married one moment, and the next she’s officiating a gay marriage. Young women are among her biggest detractors, which has to hurt considering it’s the sacrifices and the battles that Hillary and other women of her generation endured so that this younger generation would never have to be told by the Barbara Bushes of the world that they should just shut up and go bake some cookies. But the kids don’t like her, and not a day goes by that a millennial doesn’t tell me they aren’t voting for her.

No Democrat, and certainly no independent, is waking up on November 8th excited to run out and vote for Hillary the way they did the day Obama became president or when Bernie was on the primary ballot. The enthusiasm just isn’t there. And because this election is going to come down to just one thing — who drags the most people out of the house and gets them to the polls — Trump right now is in the catbird seat.

4. The Depressed Sanders Vote !

Stop fretting about Bernie’s supporters not voting for Clinton - we’re voting for Clinton! The polls already show that more Sanders voters will vote for Hillary this year than the number of Hillary primary voters in ‘08 who then voted for Obama. This is not the problem. The fire alarm that should be going off is that while the average Bernie backer will drag him/herself to the polls that day to somewhat reluctantly vote for Hillary, it will be what’s called a “depressed vote” - meaning the voter doesn’t bring five people to vote with her. He doesn’t volunteer 10 hours in the month leading up to the election. She never talks in an excited voice when asked why she’s voting for Hillary. A depressed voter.

Because, when you’re young, you have zero tolerance for phonies and BS. Returning to the Clinton/Bush era for them is like suddenly having to pay for music, or using MySpace or carrying around one of those big-ass portable phones.

They’re not going to vote for Trump; some will vote third party, but many will just stay home. Hillary Clinton is going to have to do something to give them a reason to support her — and picking a moderate, bland-o, middle of the road old white guy as her running mate is not the kind of edgy move that tells millenials that their vote is important to Hillary. Having two women on the ticket - that was an exciting idea. But then Hillary got scared and has decided to play it safe. This is just one example of how she is killing the youth vote.

5. The Jesse Ventura Effect !

Finally, do not discount the electorate’s ability to be mischievous or underestimate how any millions fancy themselves as closet anarchists once they draw the curtain and are all alone in the voting booth.

It’s one of the few places left in society where there are no security cameras, no listening devices, no spouses, no kids, no boss, no cops, there’s not even a friggin’ time limit. You can take as long as you need in there and no one can make you do anything.

You can push the button and vote a straight party line, or you can write in Mickey Mouse and Donald Duck. There are no rules.

And because of that, and the anger that so many have toward a broken political system, millions are going to vote for Trump not because they agree with him, not because they like his bigotry or ego, but just because they can. Just because it will upset the apple cart and make mommy and daddy mad.

And in the same way like when you’re standing on the edge of Niagara Falls and your mind wonders for a moment what would that feel like to go over that thing, a lot of people are going to love being in the position of puppetmaster and plunking down for Trump just to see what that might look like.

Remember back in the ‘90s when the people of Minnesota elected a professional wrestler as their governor?

They didn’t do this because they’re stupid or thought that Jesse Ventura was some sort of statesman or political intellectual. They did so just because they could. Minnesota is one of the smartest states in the country. It is also filled with people who have a dark sense of humor — and voting for Ventura was their version of a good practical joke on a sick political system.

This is going to happen again with Trump.

Coming back to the hotel after appearing on Bill Maher’s Republican Convention special this week on HBO, a man stopped me.

Mike,” he said, “we have to vote for Trump. We HAVE to shake things up.”

That was it. That was enough for him.

To “shake things up.”

President Trump would indeed do just that, and a good chunk of the electorate would like to sit in the bleachers and watch that reality show.

Yours,

Michael Moore

Cinq raisons pour lesquelles Trump va gagner !

26/07/2016 10:52 CEST | Actualisé 05/10/2016 16:44 CEST Michael Moore in The Huffington Post

Traduction :   Pierre-Etienne Paradis.

Chers amis, chères amies,

Je suis désolé d'être le porteur de mauvaises nouvelles, mais je crois avoir été assez clair l'été dernier lorsque j'ai affirmé que Donald Trump serait le candidat républicain à la présidence des États-Unis. Cette fois, j'ai des nouvelles encore pires à vous annoncer: Donald J. Trump va remporter l'élection du mois de novembre.

Ce clown à temps partiel et sociopathe à temps plein va devenir notre prochain président. Le président Trump. Allez, dites-le tous en chœur, car il faudra bien vous y habituer au cours des quatre prochaines années: "PRESIDENT TRUMP!"

Jamais de toute ma vie n'ai-je autant voulu me tromper.

Je vous observe attentivement en ce moment. Vous agitez la tête en disant: "Non Mike, ça n'arrivera pas!". Malheureusement, vous vivez dans une bulle. Ou plutôt dans une grande caisse de résonance capable de vous convaincre, vous et vos amis, que les Américains n'éliront pas cet idiot de Trump.

Vous alternez entre la consternation et la tentation de tourner au ridicule son plus récent commentaire, lorsque ce n'est pas son attitude narcissique.

Par la suite, vous écoutez Hillary et envisagez la possibilité que nous ayons pour la première fois une femme à la présidence. Une personne respectée à travers le monde, qui aime les enfants et poursuivra les politiques entreprises par Obama. Après tout, n'est-ce pas ce que nous voulons?

La même chose pour quatre ans de plus?

Il est temps de sortir de votre bulle pour faire face à la réalité. Vous aurez beau vous consoler avec des statistiques (77 % de l'électorat est composé de femmes, de personnes de couleur et d'adultes de moins de 35 ans, et Trump ne remportera la majorité d'aucun de ces groupes), ou faire appel à la logique (les gens ne peuvent en aucun cas voter pour un bouffon qui va à l'encontre de leurs propres intérêts), ça ne restera qu'un moyen de vous protéger d'un traumatisme.

C'est comme lorsque vous entendez un bruit d'arme à feu et pensez qu'un pneu a éclaté ou que quelqu'un joue avec des pétards.

Ce comportement me rappelle aussi les premières manchettes publiées le 11 septembre, annonçant qu'un petit avion a heurté accidentellement le World Trade Center.

Nous avons besoin de nouvelles encourageantes parce que le monde actuel est un tas de merde, parce qu'il est pénible de survivre d'un chèque de paie à l'autre, et parce que notre quota de mauvaises nouvelles est atteint. C'est la raison pour laquelle notre état mental passe au neutre lorsqu'une nouvelle menace fait son apparition.

C'est la raison pour laquelle les personnes renversées par un camion à Nice ont passé les dernières secondes de leur vie à tenter d'alerter son conducteur: "Attention, il y a des gens sur le trottoir!"

Eh bien, mes amis, la situation n'a rien d'un accident.

Si vous croyez encore qu'Hillary Clinton va vaincre Trump avec des faits et des arguments logiques, c'est que vous avez complètement manqué la dernière année, durant laquelle 16 candidats républicains ont utilisé cette méthode (et plusieurs autres méthodes moins civilisées) dans 56 élections primaires sans réussir à arrêter le mastodonte.

Le même scénario est en voie de se répéter l'automne prochain. La seule manière de trouver une solution à ce problème est d'admettre qu'il existe en premier lieu.

Comprenez-moi bien, j'entretiens de grands espoirs pour ce pays. Des choses ont changé pour le mieux. La gauche a remporté les grandes batailles culturelles. Les gais et lesbiennes peuvent se marier. La majorité des Américains expriment un point de vue libéral dans presque tous les sondages. Les femmes méritent l'égalité salariale? Positif. L'avortement doit être permis? Positif. Il faut des lois environnementales plus sévères? Positif. Un meilleur contrôle des armes à feu? Positif. Légaliser la marijuana? Positif. Le socialiste qui a remporté l'investiture démocrate dans 22 États cette année est une autre preuve que notre société s'est profondément transformée.

À mon avis, il n'y a aucun doute qu'Hillary remporterait l'élection haut la main si les jeunes pouvaient voter avec leur console X-box ou Playstation.

Hélas, ce n'est pas comme ça que notre système fonctionne. Les gens doivent quitter leur domicile et faire la file pour voter. S'ils habitent dans un quartier pauvre à dominante noire ou hispanique, la file sera plus longue et tout sera fait pour les empêcher de déposer leur bulletin dans l'urne.

Avec pour résultat que le taux de participation dépasse rarement 50 % dans la plupart des élections.

Tout le problème est là. Au mois de novembre, qui pourra compter sur les électeurs les plus motivés et inspirés? Qui pourra compter sur des sympathisants en liesse, capables de se lever à 5 heures du matin pour s'assurer que tous les Tom, Dick et Harry (et Bob, et Joe, et Billy Bob et Billy Joe) ont bel et bien voté? Vous connaissez déjà la réponse.

Ne vous méprenez pas: aucune campagne publicitaire en faveur d'Hillary, aucune phrase-choc dans un débat télévisé et aucune défection des électeurs libertariens ne pourra arrêter le train en marche.

Voici 5 raisons pour lesquelles Trump va gagner :

1. Le poids électoral du Midwest, ou le Brexit de la Ceinture de rouille !

Je crois que Trump va porter une attention particulière aux États "bleus" de la région des Grands Lacs, c'est-à-dire le Michigan, l'Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin.

Ces quatre États traditionnellement démocrates ont chacun élu un gouverneur républicain depuis 2010, et seule la Pennsylvanie a opté pour un démocrate depuis ce temps. Lors de l'élection primaire du mois de mars, plus de résidents du Michigan se sont déplacés pour choisir un candidat républicain (1,32 million) qu'un candidat démocrate (1,19 million).

Dans les plus récents sondages, Trump devance Clinton en Pennsylvanie.

Et comment se fait-il qu'il soit à égalité avec Clinton en Ohio, après tant d'extravagances et de déclarations à l'emporte-pièce? C'est sans doute parce qu'il a affirmé (avec raison) qu'Hillary a contribué à détruire la base industrielle de la région en appuyant l'ALÉNA.

Trump ne manquera pas d'exploiter ce filon, puisque Clinton appuie également le PTP et de nombreuses autres mesures qui ont provoqué la ruine de ces quatre États.

Durant la primaire du Michigan, Trump a posé devant une usine de Ford et menacé d'imposer un tarif douanier de 35 % sur toutes les voitures fabriquées au Mexique dans le cas où Ford y déménagerait ses activités.

Ce discours a plu aux électeurs de la classe ouvrière. Et lorsque Trump a menacé de contraindre Apple à fabriquer ses iPhone aux États-Unis plutôt qu'en Chine, leur cœur a basculé et Trump a remporté une victoire qui aurait dû échoir au gouverneur de l'Ohio John Kasich.

L'arc qui va de Green Bay à Pittsburgh est l'équivalent du centre de l'Angleterre. Ce paysage déprimant d'usines en décrépitude et de villes en sursis est peuplé de travailleurs et de chômeurs qui faisaient autrefois partie de la classe moyenne. Aigris et en colère, ces gens se sont fait duper par la théorie des effets de retombées de l'ère Reagan. Ils ont ensuite été abandonnés par les politiciens démocrates qui, malgré leurs beaux discours, fricotent avec des lobbyistes de Goldman Sachs prêts à leur écrire un beau gros chèque.

Voilà donc comment le scénario du Brexit est en train de se reproduire.

Le charlatan Elmer Gantry se pose en Boris Johnson, faisant tout pour convaincre les masses que l'heure de la revanche a sonné. L'outsider va faire un grand ménage! Vous n'avez pas besoin de l'aimer ni d'être d'accord avec lui, car il sera le cocktail molotov que vous tirerez au beau milieu de tous ces bâtards qui vous ont escroqué! Vous devez envoyer un message clair, et Trump sera votre messager!

Passons maintenant aux calculs mathématiques.

En 2012, Mitt Romney a perdu l'élection présidentielle par une marge de 64 voix du Collège électoral. Or, la personne qui remportera le scrutin populaire au Michigan, en Ohio, en Pennsylvanie et au Wisconsin récoltera exactement 64 voix. Outre les États traditionnellement républicains, qui s'étendent de l'Idaho à la Géorgie, tout ce dont Trump aura besoin pour se hisser au sommet ce sont les quatre États du Rust Belt.

Oubliez la Floride, le Colorado ou la Virginie. Il n'en a même pas besoin.

2. Le dernier tour de piste des Hommes blancs en colère !

Nos 240 ans de domination masculine risquent de se terminer. Une femme risque de prendre le pouvoir! Comment en est-on arrivés là, sous notre propre règne?

Nous avons ignoré de trop nombreux avertissements.

Ce traître féministe qu'était Richard Nixon nous a imposé le Titre IX, qui interdit toute discrimination sur la base du genre dans les programmes éducatifs publics. Les filles se sont mises à pratiquer des sports. Nous les avons laissées piloter des avions de ligne et puis, sans crier gare, Beyoncé a envahi le terrain du Super Bowl avec son armée de femmes noires afin de décréter la fin de notre règne!

Cette incursion dans l'esprit des mâles blancs en danger évoque leur crainte du changement.

Ce monstre, cette "féminazie" qui - comme le disait si bien Trump - "saigne des yeux et de partout où elle peut saigner" a réussi à s'imposer. Après avoir passé huit ans à nous faire donner des ordres par un homme noir, il faudrait maintenant qu'une femme nous mène par le bout du nez? Et après? Il y aura un couple gai à la Maison-Blanche pour les huit années suivantes? Des transgenres? Vous voyez bien où tout cela mène. Bientôt, les animaux auront les mêmes droits que les humains et le pays sera dirigé par un hamster. Assez, c'est assez!

3. Hillary est un problème en elle-même !

Pouvons-nous parler en toute franchise?

En premier lieu, je dois avouer que j'aime bien Hillary Clinton. Je crois qu'elle est la cible de critiques non méritées. Mais après son vote en faveur de la guerre en Irak, j'ai promis de ne plus jamais voter pour elle.

Je suis contraint de briser cette promesse aujourd'hui pour éviter qu'un proto-fasciste ne devienne notre commandant en chef.

Je crois malheureusement qu'Hillary Clinton va nous entraîner dans d'autres aventures militaires, car elle est un "faucon" perché à droite d'Obama.

Mais peut-on confier le bouton de nos bombes nucléaires à Trump le psychopathe? Poser la question, c'est y répondre.

Cela dit, notre plus grand problème n'est pas Trump mais bien Hillary. Elle est très impopulaire. Près de 70 % des électeurs la considèrent comme malhonnête ou peu fiable. Elle représente la vieille manière de faire de la politique, c'est-à-dire l'art de raconter n'importe quoi pour se faire élire, sans égard à quelque principe que ce soit. Elle a lutté contre le mariage gay à une certaine époque, pour maintenant célébrer elle-même de tels mariages. Ses plus farouches détractrices sont les jeunes femmes. C'est injuste, dans la mesure où Hillary et d'autres politiciennes de sa génération ont dû lutter pour que les filles d'aujourd'hui ne soient plus encouragées à se taire et rester à la maison par les Barbara Bush de ce monde. Mais que voulez-vous, les jeunes n'aiment pas Hillary.

Pas une journée ne passe sans que des milléniaux me disent qu'ils ne l'appuieront pas. Je conviens qu'aucun démocrate ou indépendant ne sera enthousiaste à l'idée de voter pour elle le 8 novembre. La vague suscitée par l'élection d'Obama et la candidature de Sanders ne reviendra pas. Mais au final, l'élection repose sur les gens qui sortent de chez eux pour aller voter, et Trump dispose d'un net avantage à cet effet.

4. Les partisans désabusés de Bernie Sanders !

Ne vous inquiétez pas des partisans de Sanders qui ne voteront pas pour Hillary Clinton. Le fait est que nous serons nombreux à voter pour elle! Les sondages indiquent que les partisans de Sanders qui prévoient de voter pour Hillary sont déjà plus nombreux que les partisans d'Hillary ayant reporté leur vote sur Obama en 2008. Le problème n'est pas là. Si une alarme doit sonner, c'est à cause du "vote déprimé". En d'autres termes, le partisan moyen de Sanders qui fait l'effort d'aller voter ne fera pas l'effort de convaincre cinq autres personnes d'en faire de même. Il ne fera pas 10 heures de bénévolat chaque mois, et n'expliquera pas sur un ton enjoué pourquoi il votera pour Hillary.

Les jeunes n'ont aucune tolérance pour les discours qui sonnent faux. Dans leur esprit, revenir aux années Bush-Clinton est un peu l'équivalent d'utiliser MySpace et d'avoir un téléphone cellulaire gros comme le bras.

Les jeunes ne voteront pas davantage pour Trump. Certains voteront pour un candidat indépendant, mais la plupart choisiront tout simplement de rester à la maison. Hillary doit leur donner une bonne raison de bouger. Malheureusement, je ne crois pas que son choix de colistier soit de nature à convaincre les milléniaux. Un ticket de deux femmes aurait été beaucoup plus audacieux qu'un gars blanc, âgé, centriste et sans saveur. Mais Hillary a misé sur la prudence, et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres de sa capacité à s'aliéner les jeunes.

5. L'effet Jesse Ventura !

Pour conclure, ne sous-estimez pas la capacité des gens à se conduire comme des anarchistes malicieux lorsqu'ils se retrouvent seuls dans l'isoloir.

Dans notre société, l'isoloir est l'un des derniers endroits dépourvus de caméras de sécurité, de micros, d'enfants, d'épouse, de patron et de policiers! Vous pouvez y rester aussi longtemps que vous le souhaitez, et personne ne peut vous obliger à y faire quoi que ce soit.

Vous pouvez choisir un parti politique, ou écrire Mickey Mouse et Donald Duck sur votre bulletin de vote.

C'est pour cette raison que des millions d'Américains en colère seront tentés de voter pour Trump. Ils ne le feront pas parce qu'ils apprécient le personnage ou adhèrent à ses idées, mais tout simplement parce qu'ils le peuvent.

Des millions de gens seront tentés de devenir marionnettistes et de choisir Trump dans le seul but de brouiller les cartes et voir ce qui arrivera.

Vous souvenez-vous de 1998, année où un lutteur professionnel est devenu gouverneur du Minnesota?

Le Minnesota est l'un des États les plus intelligents du pays, et ses citoyens ont un sens de l'humour assez particulier. Ils n'ont pas élu Jesse Ventura parce qu'ils étaient stupides et croyaient que cet homme était un intellectuel destiné aux plus hautes fonctions politiques. Ils l'ont fait parce qu'ils le pouvaient. Élire Ventura a été leur manière de se moquer d'un système malade. La même chose risque de se produire avec Trump.

Un homme m'a interpellé la semaine dernière, lorsque je rentrais à l'hôtel après avoir participé à une émission spéciale de Bill Maher diffusée sur HBO à l'occasion de la convention républicaine:

"Mike, nous devons voter pour Trump. Nous DEVONS faire bouger les choses!"

C'était là l'essentiel de sa réflexion.

Faire bouger les choses.

Le président Trump sera l'homme de la situation, et une grande partie de l'électorat souhaite être aux premières loges pour assister au spectacle.

Cordialement,

Michael Moore

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La presse dite médicale et naturellement par extension dite générale se fendent ce jour d'un article dit de presse.

Elle  indique avec moult moulinets de poignet  que les patients en ALD ont un reste à charge élevé obérant ainsi la qualité de leurs soins !

La dite Haute Autorité de santé en profite et ne manquant pas d'air, se demande si le dispositif ALD a encore du sens !

Je vais dire un gros mot, (maman si tu m’entends encore ? …)

Putain mais pourquoi les laisse -t-on encore s'exprimer ?

Putain mais allons-nous les laisser continuer à nous pendre pour des cons ?

 

Je  croyais que la presse selon Françoise Giroud était le quatrième pouvoir !

Pouvoir doté d’un esprit fin et critique ?

Pouvoir sachant s’appuyer sur la mémoire des faits anciens pour réfléchir à l’avenir à défaut du présent ?

Hélas non, cette presse qui nous abreuve de fausses vérités et/ou d’enfonçages de portes ouvertes, n'est que maquée et ce de manière ostentatoire et irrévencieuse à ceux qui se disant politiques n'en sont que leurs étrons !

ALD : malgré le 100 %, des restes à charge coûteux pour les malades

25.10.2016

In Le généraliste (25-10-3016)CRÉER
UNE ALERTE

Le dispositif ALD est-il efficace ? "Globalement oui", répond l'étude intitulée "Les frais cachés des affections longue durée", présentée mardi et menée parl'Observatoire citoyen des restes à charge en santé, composé du Collectif interassociatif sur la Santé (CISS), 60 millions de consommateurs et le réseau de soins Santéclair. L'étude souligne cependant que les soins qui ne sont pas pris en charge par l'assurance maladie sont parfois difficiles à assumer pour les malades, malgré la prise en charge à 100 %.

Base de remboursement de l'assurance maladie qui ne correspond pas aux tarifs facturés, médicaments non remboursés, transport, hospitalisation… Le reste à charge moyen d'un patient en ALD en 2013 était de 752 euros par an, avant le remboursement par une complémentaire santé, pour un total de dépenses de 6 300 euros par an. En comparaison, une personne sans ALD a une moyenne de dépenses annuelles de 1 800 euros par an, dont 673 euros de reste à charge. Selon l'étude, le dispositif semble donc bien jouer son rôle, puisque le reste à charge des malades en ALD se rapproche de celui des patients hors ALD, pour des dépenses en moyenne 3,5 fois plus importantes. 

Pour autant, chaque patient ne reçoit pas les mêmes soins et les disparités en termes de reste à charge sont importantes selon la gravité de la maladie. Ainsi, pour le décile enregistrant les plus grosses dépenses de santé, le reste à charge grimpe à 1 700 euros par an et peut atteindre plusieurs milliers d'euros. D'où l'importance, pour un malade en ALD, de bien choisir sa mutuelle.

Des patients pas toujours bien informés

Or, c'est là que le bât blesse : "Le système n'est pas parfait dans la mesure où le malade ne comprend pas toujours le système complexe de l'ALD et a parfois du mal à lire de façon efficace les contrats de complémentaire", explique Marianick Lambert, représentant le Collectif interassociatif sur la santé (CISS). Résultat, les patients en ALD, dont les parcours professionnels sont heurtés par la maladie et les revenus en baisse, renoncent parfois à certains soins, trop onéreux. 

Laurent Pallot, membre de l'association Aides, a commenté l'étude en rappelant que "seulement 28 % des personnes interrogées ont affirmé avoir été présentes lors de la rédaction du protocole de soins par le médecin traitant. C'est pour cela que le malade ne comprend pas toujours ce qui entre en compte dans le calcul du 100 % ou non", explique-t-il.

Afin d'identifier les principaux postes de restes à charge, l'étude s'est penchée sur quatre ALD : le cancer du sein, le diabète, l'insuffisante rénale chronique et le VIH. Il en ressort que les frais d'hospitalisation figurent à plusieurs reprises parmi les dépenses les plus importantes. Le forfait journalier, la chambre particulière ou encore le transport étant à la charge du patient hospitalisé.

D'autres soins reviennent de manière récurrente dans le calcul des restes à charge. Il s'agit, entre autres, des dépassements d'honoraires, des frais dentaires et optiques, des soins dits "de confort" comme les crèmes hydratantes post-chimio, de la nécessité de consulter un psychologue, un diététicien, un podologue, etc. 

Autant de soins que les patients en ALD négligent parfois, faute d'une bonne complémentaire ou de revenus suffisants.

 

Sidération

devant l’incroyable (non ?) réflexion de celles et ceux qui se prétendent journalistes !

Ah que voilà la belle vérité !

Les patients « bénéficiant » du cent pour cent au titre d’une ALD (affection longue durée au nombre de 30) auraient un Reste A Charge plus élevé et par corollaire un Reste A Vivre plus faible !!! Incroyable non ?

Et dire que cela me paraissant d’une évidence évidente ! Trop forts celles et ceux qui écrivent cela et dit-on bien qui en ont provoqué une étude ! Encore une dite d’enfonçage de portes ouvertes !!!

Grincheux ? peut-être mais quaand même rappelons nous l’istoire !

2004 : la loi instituant à côté de la connerie manifeste de la Déclaration de médecin traiatnt n’ayant d’ailleurs aucune portée opposable et donc juridique, l notion imécile portée par l’homme à la longue mèche de l’euro sybolique !

 2007 : Et puis  les franchises dites sarkozy qui de fait empêchent  toute couverture optimale déversant de fait un ver malfaisant dans la couverture sociale des plus malades !

 Il me semble inutile de s’exclamer plus et de crier ainsi !

 Juste suffit la dénonciation de ces iniques franchises !

Juste suffit la dénonciation de la loi de 2004 !

Mais remarquons simplement que  celui qui disait « le changement c’est maintenant » a dû manger son chapeau pour peu qu’il en ait un jour, porté !

 Il convient n’est-il pas,  d’abroger les lois iniques votées comme un seul homme tant de la ci-devant droite et de la ci-devant gauche !

Abrogation de la loi du 13 août 2004

Abrogation de la loi portant franchises qui pénalisent de fait les malades

Abrogation de la loi Bachelot autrement nommée HPST

Abrogation de la loi Touraine (MST) qui reprend naturellement les autres lois !

 

Après on peut réfléchir !

Et pitié Journalistes faites votre job, ce pour quoi vous vous êtes formés un jour !

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"TENEZ BON, NOUS ARRIVONS !" : message du Général Leclerc, commandant la 2ème DB aux résistants parisiens le 24 Août 1944.

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Comme chaque année mes pensées vont cers celles et ceux qui ont subi ce terrible acte que fut le largage de la première bombe atomique à Hiroshima ce 6 aout 1945!

La conjoncture actuelle amène dans de nombreuses  pensées concitoyennes de plus en plus cette  éventualité pour éradiquer « DAESH »  un fois pour toutes.

Personnellement je pense qu'il est nécessaire comme toutes les religions l'ont vécu, que les musulmans occidentaux provoquent leur schisme et permettre que leur culte  s’accorde avec notre république, sa façon de penser  d’y vivre en  respect de chacune et chacun et en tolérance de chacune et chacun, un respect d’une religion ordonnée de telle façon que l’on puisse voir un culte qui reste un tant soi peu démocratique.

Ce qui n’est pas le cas, importation d’une vision archaïque d’une lecture critique de leurs textes par une seule visions archaïque et non adaptée à notre façon, la volonté imbécile de vivre imprimée par des  « imams » auto-proclamés et dont la seule qualité est d’avoir le verbe haut,, Manipulaton !recteurs déconnectés et en lace sans raison depuis des décennies…persistance des pivilèges  !

Musulmans de France, instruits et réfléchis agissez pour vous, par vous-mêmes et votre communauté intégrée à la république  elle-même  et  décider enfin de votre destin sous le cadre de notre république

Rester sous le joug de l'obscurantisme archaïque de « daesh » er ceux qui espèrent le retour du califat ou alors enfin vous voir vivre dans le monde dans lequel vous viviez et donc ce qu’il est et non ceux qui espèrent qu’il vive  non dans  un état archaïque, (toute pratique religieuse a évolué et en particulier les  religions dites du Livre.)

 Il me semble que le temps de votre révolte face à un obscurantisme d’un autre temps, puisse être le temps d’un schisme salvateur et protecteur.

Le Christianisme en a subi quelques-uns qui in fine ont été  profitables à ses ouailles et il nous faut penser d’abord aux ouailles, personnes humaines faites de chair et de sang !!

Concitoyens musulmans de France, instruits, doués de cet esprit critique qui fonde notre république, il est à vous et à vous seuls, d’agir et faire que nous puissions continuer de vivre libres et indépendants !

Notre république dépend ainsi et aussi de votre volonté de la faire vivre selon ses principes édictés en 1789.

Agissez et ne vous laissez pas manipuler par une volonté d’obscurantisme !

Libres et égaux en droits  nous étions, libres et égaux et droits nous nous devons de le rester !

A vous d’agir et permettre que l’Islam de France ou d’occident reprenne état de ses spécifiés et de son avance critique dans un monde en perpétuel mouvement..

 

Le temps du schisme me semble être venu !

Musulmans de France à vous d’agir ! Notre république a besoin de cet engagement-là !

 

 

Ce 6 Août 2016

jcjos

 

 

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H-18 ?H-18 ?

Sur ma page FB, on pouvait lire ceci  le 2 juin, 01:20Bron

H - 18 !!!!

Enigmatique non ?

Ce  vendredi 3 Juin 2016, c'est la sortie officielle  de "Totally Stripped" ! 

Pour en savoir plus sur le contenu de ce film :

J’apprends sur le site du Club des Stones ceci :

« Jeudi 2 juin, à partir de 20h, Eagle Rock diffusera au Club de l’Etoile à Paris le documentaire Totally Stripped (90 minutes) et le concert de l’Olympia 95 (2 heures).

Sur invitation uniquement, un jeu est organisé sur le Facebook de Eagle.

Dans quelle salle française a été filmé le concert de « Totally Stripped » ?*

L’Olympia de Paris ?

L’Hippodrome de Longchamp ? »

J'étais au concert de Longchamp et il y avait eu un orage extraordinaire et il pleuvait comme vache qui pisse. La scène était même mouillée.

Bobby Keys a glissé, s'est fait mal au genou !

Et Keith a recommencé l'intro de "Love in Vain" en disant avec son rire habituel

" Sorry ! it's the rain!"
 

La réponse de la question proposée par Eagle était si évidente que j'ai préféré répondre à la question du club des Stones un peu plus difficile, et me donnant donc plus de chances de gagner (hé, hé) !

"Après le Paradiso, l’Olympia et la Brixton Academy en 1995, dans quel club européen les Stones ont-ils joué en 1999 ?"

 Ma réponse a été celle-ci :

"La réponse que je formule est je crois : Shepherds Bush Empire (Londres : tournée no security tour 98-99)"

Je savais que c'était la bonne réponse,(j'ai le CD de la tournée No Security Tour 98-99 !) mais j'ai trouvé bien d'écrire le "je crois " !

Et samedi 28 mai, réception du mail suivant :

"Bonjour,

C’est gagné !

Rendez-vous le 2 juin, au Club de l’Etoile, 14 rue Troyon, 75017 Paris, pour la projection de Totally Stripped à 20h, et celle de l’Olympia 95 à 21h30.

Le CDS

Votre nom sera sur la liste du Club des Stones !"

Enorme ? Non ?

Alors voilà le pourquoi du H-18 !

 

J’ai eu donc cette chance inouïe de voir en avant-première, le film « Totally Stripped » au Club de l’Etoile, une salle magnifique située tout près de l’Arc de Triomphe et jouxtant l’avenue des Champs Elysée !

 

H-18 ?H-18 ?

Un groupe d’invités restreint ! Un accueil hyper sympa !

Une Projection magique en avant-première !

Philippe Manœuvre, rédac chef du célèbre et mythique Rock&Folk , a présenté  le film avec quelques anecdotes.

H-18 ?

Entre les deux projections, on s’est retrouvés à quelques uns dehors pour en griller une , en fait plutôt deux !

Philippe Manœuvre était là et comme si on était de vieux potes, on a discuté !

Spontanément on s'est serré la main comme si on se connaissait, tutoiement immédiat.

Il regarde ma cravate et il me dit " Figure toi que j'ai failli mettre la même aussi ! ";

Et puis bien sûr on a parlé de  nos chers Rolling Stones bien sûr ! Génial ! 

 

 

 

H-18 ?H-18 ?
H-18 ?

La soirée s'est achevée un peu avant minuit et on m'a offert très gentiment une des affichettes !

 

Vraiment une soirée magnifique et stonienne !

H-18 ?

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Published by jcjos - It's Only Rock And Roll !

Nous sommes à quelques jours de la Journée de l'Europe (9 Mai) !

Le Point de cette semaine est consacré à "l'Europe sans les Anglais".

En effet, bientôt devrait se tenir le fameux référendum  sur la sortie ou non des Anglais de l'Union Européenne. 

 

 

 

Valéry Giscard d'Estaing y est interviewé et ce qu'il dit est plus qu'intéressant !

En effet, depuis le traité d'Amsterdam (1997) tout a été fait pour "pourrir" l'idée d'une véritable Union Européenne. En 2001 le traité de Nice fait sombrer tout l'édifice de cette construction européenne, tournant ainsi le dos à la volonté du traité de Maastricht ayant en son sein, il faut le rappeler, les germes d'une véritable fédération européenne.

Ainsi le président de l'époque Jacques Chirac issu des rangs de la droite conservatrice (UDR, RPR, UMP, LR) en complicité avec le premier ministre de la cohabitation  Lionel Jospin (trotskyste issu du Parti Socialiste) ont sciemment mis en l'air l'Union Européenne. L'élargissement au lieu de l'approfondissement a fait saboter cette belle idée.

Le coup de grâce viendra avec le Non de la France au Traité portant Constitution de l'Europe (TCE) le 29 Mai 2005.

Depuis l'Europe est en panne et n'est plus in fine qu'une sorte de zone de libre-échange, retour vers la case départ id est une simple communauté économique ?

Dans son interview l'ancien président de la République Française retrace très bien cet historique.

Réfléchir aux conséquences du Brexit doit prendre en compte ces éléments historiques de sabotage de l'Union Européenne, permis en France par les conservateurs de droite (Chirac et son camp) et les conservateurs de gauche (au PS Fabius et consorts, le parti communiste, l et autres verts).

L'issue du référendum de l'Angleterre est une sorte de véritable curiosité politique et nul ne peut estimer aujourd'hui les conséquences si le Brexit l'emporte !

So Wait and See !

 

L'Europe !

Interview de Valéry Giscard d'Estaing (président de la république française de 1974 à 1981), publié dans le magazine "Le Point" du 5 mai 2016.

Brexit - VGE : "Une opportunité de clarifier les choses"

L'ancien président revient sur l'exception britannique, tacle sévèrement la déliquescence du projet européen et propose ses solutions. Interview.

PROPOS RECUEILLIS PAR ROMAIN GUBERT

Modifié le 05/05/2016 à 19:00 - Publié le 05/05/2016 à 15:52 | Le Point

 

Le Point : Une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne était inimaginable il y a encore quelques années. Et voilà ! Nous y sommes presque. Comment est-ce arrivé ?

Valéry Giscard d'Estaing : Pour bien comprendre les questions européennes, il est indispensable d'avoir constamment présent à l'esprit le fait qu'il existe trois groupes différents de postures des États situés sur le continent européen. Le premier groupe est constitué de ceux qui n'appartiennent à aucune organisation communautaire, comme la Suisse. Le deuxième groupe comprend les 28 États signataires des traités européens et le troisième ceux d'entre eux qui ont décidé d'avoir une monnaie commune. Ces trois groupes sont distincts, mais la communauté internationale et les commentateurs ne font guère de différence entre les deux derniers ; c'est ainsi par exemple qu'on ne sait pas à quelle Europe le président Obama a voulu s'adresser.

Le cas de la Grande-Bretagne pose un problème particulier. Après avoir refusé de se joindre aux États fondateurs, elle a présenté sa candidature et a été écartée. Ultérieurement, la France a levé son objection et, en 1973, la Grande-Bretagne est entrée dans le deuxième groupe selon une décision ratifiée par deux référendums populaires. La conception de la Grande-Bretagne a toujours été assez simple : la Communauté européenne est une zone de libre-échange accompagnée de quelques politiques communes limitées à ce qui est nécessaire. En revanche, les institutions bruxelloises défendent avec obstination une idée différente. La Commission et le Parlement européen veulent avoir de plus en plus de pouvoir, et ce que j'appelle le « lobby bruxellois » avance pas à pas et prend ses aises avec les traités qui limitent ses attributions. Le conflit est évident, et ces deux attitudes doivent être clairement analysées pour tenter de sortir du brouillard.

À l'Élysée, vous avez vécu les premiers pas européens des Britanniques... Comment cela se passait-il avec eux et notamment, à partir de 1979, avec Margaret Thatcher ?

À l'époque, nous n'étions que 9 États membres et les choses fonctionnaient de manière fluide. Mais, dès son arrivée, Mme Thatcher utilise toute son énergie pour faire pression sur ses partenaires. Elle remet systématiquement en question les traités. Dès novembre 1979, à l'issue du Conseil européen de Dublin, elle lance sa fameuse phrase « I want my money back ! » C'était une situation « non » supportable. Helmut Schmidt me dit : « Thatcher ne lâchera pas. Elle met le fonctionnement de la Communauté en danger, il va falloir céder. » Nous avons tenté de résister, mais Mme Thatcher a fini par obtenir ce qu'elle voulait quelques années plus tard, en 1984, à Fontainebleau.

C'était une faute majeure...

Oui, car cela a créé un précédent. Par la suite, les Britanniques n'ont pas hésité à demander des dérogations (euro, justice, défense...) et ils les ont obtenues. Cela dit, il faut se replacer dans une perspective historique. En 1946, dans son discours de Zurich sur les États-Unis d'Europe, Winston Churchill plaidait pour une Europe forte dont la Grande-Bretagne serait « amie et protectrice ». Il n'imaginait pas alors - et aurait d'ailleurs vraisemblablement refusé - que son pays puisse un jour appartenir à un ensemble comme l'Union européenne. Robert Schuman, lui aussi, pensait que la Grande-Bretagne avait une place singulière en Europe et devait la conserver. Cela tient à l'histoire et à la géographie. Londres a toujours eu cette attitude intermédiaire vis-à-vis du continent - un pied dedans, l'autre dehors.

Et, cela dit, les Britanniques ont tout fait pour entrer dans la Communauté...

Par deux fois, en 1963 et en 1967, le général de Gaulle a refusé l'adhésion britannique. Londres, ulcéré, s'est donné les moyens de convaincre ses futurs partenaires. En 1973, le projet européen était encore en construction. Nous abolissions les droits de douane, nous élaborions une vaste zone commerciale. Pour les Britanniques, il était inenvisageable de ne pas en être.

Et ensuite ?

Une fois entrés, les Britanniques ont essayé d'influencer le fonctionnement de l'Union. Ils ont placé d'excellents fonctionnaires dans les institutions et ont joué le jeu. Tant qu'il n'y avait pas de projet politique fort, cela fonctionnait. Quand le rapport Delors sur l'Union économique et monétaire a été mis sur la table, cela a commencé à se dérégler. Après Maastricht, les choses ont empiré. Non que ce traité fût mauvais - c'est même le dernier bon traité européen ! Mais il venait d'y avoir la chute du mur de Berlin, la fin de l'URSS, la réunification allemande. Très vite, pour diluer cet ensemble dans une vaste zone de libre-échange, Margaret Thatcher a promis aux pays de l'Europe centrale qu'ils pourraient rejoindre l'Union. Ces derniers n'y étaient pas préparés. Ce qu'ils voulaient, c'était surtout entrer dans l'Otan et bénéficier des aides financières de Bruxelles. Ils ont adhéré à l'UE sans se poser de questions sur la nature politique du projet européen. La gestion de ce grand élargissement a été une catastrophe dont le symbole le plus manifeste est le traité de Nice de 2001. Il instituait, notamment, un commissaire par État, ce qui est aberrant : la Commission n'est pas une assemblée représentative des États membres, mais un organe qui doit promouvoir l'intérêt général de l'UE. Ses membres doivent donc être moins nombreux et être choisis non pas en fonction de leur nationalité, mais en raison de leur compétence européenne. À l'heure actuelle, on négocie l'entrée de nouveaux membres, auxquels on laisse miroiter l'espoir de désigner de nouveaux commissaires, ce qui alourdira encore la bureaucratie, sans que les États fondateurs se montrent capables de réagir. Ce traité a, par ailleurs, proclamé une sorte d'égalité entre tous les pays membres en accordant aux petits États un nombre de voix nettement supérieur à leur poids démographique.

Il y a tout de même eu des efforts pour améliorer la gouvernance de l'ensemble...

Oui, c'était un des objectifs de la Convention sur l'avenir de l'Europe, que j'ai eu l'honneur de présider. Il fallait corriger le traité de Nice et surtout remettre à plat ce que pouvait devenir une Europe à 30, en précisant les missions de la Commission, en clarifiant le rôle des États, du Parlement, etc.

Un exemple : nous avons élaboré le système de vote à double majorité, majorité des États et majorité des populations, de manière à éviter que de petits États se coalisent pour obliger l'Allemagne ou la France à prendre des décisions contraires à leur destin. À la Convention, j'ai toujours fait très attention aux particularités britanniques. Je comptais dans l'équipe sir John Kerr, un Britannique très brillant et d'un excellent niveau. Et j'allais régulièrement à Londres sonder Tony Blair, lui expliquer ce que nous étions en train de faire et comprendre en quoi consistaient ses lignes rouges, que nous avons respectées.

Pour les Britanniques, une sortie de l'Union serait une catastrophe, non ? Pour les Européens aussi...

C'est aux Britanniques, et à eux seuls, qu'appartient la décision. La plupart des études montrent que le Brexit serait plus préjudiciable à la Grande-Bretagne qu'au reste de l'Europe - non seulement économiquement, mais aussi en termes d'influence. Il est évident qu'une sortie de l'Union serait contraire à l'évolution des « grands ensembles » de la planète vers lesquels auront tendance à s'orienter les investissements et les avancées technologiques. Mais les Britanniques refusent de se voir imposer de l'extérieur des règles trop nombreuses et qu'un pouvoir anonyme installé à Bruxelles influe sur leur destin. Je pense que leur départ n'entraînerait pas le chaos. Il y aurait alors à établir des accords de libre-échange entre la Grande-Bretagne et les États groupés d'Europe. Cela dit, la sortie de la Grande-Bretagne porterait un coup sérieux à l'image de l'Europe et sa réputation internationale en souffrirait. Quant à l'euro, il serait peu concerné. Il est vraisemblable que c'est la livre qui en pâtirait et qui baisserait par rapport à la monnaie européenne. Pour rester crédible, l'Europe ne peut plus continuer à fonctionner avec de telles contradictions internes : le référendum britannique fournit l'opportunité de clarifier les choses.

Quelle est la responsabilité de la France et de l'Allemagne dans cette situation ?

Face à ces deux logiques, celle de la Grande-Bretagne et celle du lobby bruxellois, les gouvernements français et allemand auraient pu et auraient dû jouer leur rôle. Ces deux pays fondateurs sont en train d'observer ce qu'il se passe comme s'ils n'avaient pas une responsabilité européenne particulière. Face à l'Allemagne, qui a une certaine sympathie passive pour la Grande-Bretagne, la France aurait dû définir la ligne de conduite. Quelle est sa vision européenne aujourd'hui ? Paris n'a plus de stratégie depuis maintenant dix ans et le funeste référendum sur la Constitution européenne. Il aurait fallu dire « non » au projet de Brexit, mais également « non » aux rêves de puissance de Bruxelles, et revenir à une application beaucoup plus stricte des traités. Il fallait également réformer la Commission pour la rendre plus légère et non dépendante des intérêts nationaux. Je suis consterné que personne en France, au gouvernement, ne suive sérieusement les affaires européennes. Ce n'est pas à la hauteur des défis du moment. Sur chaque sujet, même les plus stratégiques, nous avons droit à un bavardage, à un torrent verbal sans fin. Il faut de l'action, non des paroles !

Quels que soient les résultats du Brexit, ce scrutin peut-il avoir des vertus pour l'Europe ?

Le référendum britannique a relancé le débat, et pas seulement en Grande-Bretagne, sur ce que devrait être l'Europe. En France, nous avons une chance, c'est 2017. Les candidats à l'élection présidentielle devront se positionner clairement sur l'Europe qu'ils veulent. Le prochain président de la République devra prendre une initiative forte, avec ou sans la Grande-Bretagne, en direction de l'Allemagne. Pas un citoyen ne veut abandonner l'euro, et l'unification fiscale est souhaitée par 70 % de la population. C'est là qu'il faut avancer.

Comment ?

Nommons un secrétaire général de la zone euro, car, rendez-vous compte, la deuxième monnaie au monde n'a même pas de structure pour programmer et coordonner ses réunions ! La Commission européenne ne peut évidemment pas jouer ce rôle en raison de sa composition. Elle n'est pas légitime dans ce dossier. Ce secrétariat général de la zone euro pourrait revenir à la France, pays fondateur de l'Union européenne et sous-représenté aujourd'hui. Son rôle serait de veiller à la régularité des réunions, de préparer l'ordre du jour et d'assurer la communication avec l'opinion publique. Les réunions des chefs d'État se tiendraient à Strasbourg, pour éviter la confusion avec les réunions de Bruxelles, et il se constituerait un pôle financier allant de Francfort à Strasbourg. L'unification fiscale serait la réalisation la plus ressentie et la mieux vécue par la population : la même monnaie, les mêmes impôts et une puissance économique à l'échelle des grandes puissances du monde !

Que proposez-vous ?

Depuis plusieurs années, je propose la refondation du projet européen avec une dizaine de pays volontaires qui accepteraient un fédéralisme limité à la matière économique et financière : une Europe soudée, davantage intégrée mais respectueuse de la liberté de ses États membres pour tous les autres sujets. Cette Europe, que j'ai baptisée « Europa » pour clarifier le débat, laisserait l'UE organiser le Marché unique et consacrerait ses capacités à bâtir un grand ensemble qui compterait parmi les plus influentes entités du monde.

Europa permettrait de faire entendre, à nouveau, la voix civilisatrice et pacifique de l'Europe, qui manque tant à l'univers actuel !

 

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Ces derniers jours deux évènements devaient de toute façon, amener une retouche au gouvernement : démission de Christiane TAUBIRA et nomination de Laurent FABIUS comme président du Conseil Constitutionnel.

Christiane TAUBIRA démissionnaire étant promptement remplacée par Jean-Jacques  URVOAS et  on aurait pu penser qu’il aurait pu en être  de même pour le remplacement de Laurent Fabius.

Mais que nenni !

Le président de la République Française a préféré procéder à un remaniement.

Ce remaniement au lieu d’être fouillé est plutôt fouillis.

Et puis, comme c’est drôle !

Annoncer un remaniement ministériel un 11 février soit le jour du chiendent, 23ème  jour du mois de Pluviôse du calendrier républicain, il fallait le faire !

Le chiendent, cette plante envahissant  les cultures et les jardins aurait des propriétés émollientes et diurétiques !

Et oui, je trouve cela très drôle !

 

Et puis comme de nombreux concitoyens, je ne peux m’empêcher d’avoir de la pitié pour les trois entrants issus du parti  « Europe Ecologie Les Verts ! ».

Que n’avons-nous entendu son porte-parole Emmanuelle COSSE, les jours précédents, fustiger le président de la république, François HOLLANDE et la politique de son premier ministre, Manuel VALLS et rappelons-nous,  ses propos n’étaient pas de la moindre douceur !

Le calcul semble simple ! COSSE au gouvernement, c’est faire en sorte que le parti écologiste ne puisse présenter un candidat lors de la prochaine élection présidentielle (celle qui compte) !

COSSE a mangé son chapeau et avalera, je l’espère vraiment pour elle, de belles et grosses couleuvres. Et tout cela pour un maroquin !

L’entendant essayer de se justifier, j’ai trouvé cela pathétique !

Et puis l’entrée au gouvernement de deux démissionnaires avec fracas du parti EELV, ne manque pas d’air non plus. Les amateurs de bons mots ne manqueront pas de dire que le sénateur Vincent PLACE, s’est placé !

Le désir infini de posséder un maroquin, fait brûler l’âme.

Franchement c’est assez triste et cela participera aussi à la désaffection du peuple au monde politique !!

 

Et puis il y a les curiosités des nouvelles dénominations.

Egalité réelle : Qu’est-ce donc ?

 

Je me dis quand même que lors de ces changements de nominations, il faudra mettre au pilon tous les anciens « en-têtes », réfection de nouvelles plaques etc… Dépense inutile !

 

Ce remaniement est une sorte de mise en ordre du camp dit de la gauche avant l’élection présidentielle. La peur de voir se reproduire 2002 ? Si on pense cela, c’est croire que le petit score de TAUBIRA en 2002, aurait influé sur la non-présence de Lionel JOSPIN au second tour.

Mais n’est-ce quand même pas oublier l’essentiel ! Quel avait été le taux d’abstention et notamment du camp de la gauche?

L’abstention au premier tour des élections présidentielles avait été très forte ! Et tout le monde sait que les extrêmes votant comme un seul homme, le petit doigt sur la couture du pantalon, les résultats sont de fait brouillés. Quelle avait été l’abstention dans le camp de la gauche ? Il me semble énorme !

Je pense que François HOLLANDE commet une erreur !

Il s’est expliqué sur les chaines de télévision ce même jour du chiendent !

Que retenir ?

La muflerie concernant la mise à pied de Fleur PELLERIN, ministre de la Culture sans ménagement, sans tact.

 

La Stabilité des ministres aux postes sensibles : Environnement, Finances, Affaires Sociales et santé, Education, Défense, Intérieur, en particulier a été un argument porté comme cohérent lors de l’explication de texte du président HOLLANDE.

 

La nomination de Jean-Marc AYRAULT  comme ministre des Affaires Etrangères, même si elle ne constituait pas une surprise est une drôle de chose, si on se rappelle  la manière dont il avait été débarqué.

 

L’entrée de Emmanuelle COSSE sur le même poste occupé par Cécile DUFLOT relève aussi du comique. A croire que les écologistes sont choisis non pour leurs connaissances en matière de protection de l’environnement, mais au poste du logement et de l’habitat social en raison de leur similarité avec le  coucou qui occupe volontiers le nid des autres!

 

Mais quand même, il y aura ce « fameux-fumeux » référendum d’initiative locale (cela concernera qui, quel  territoire ?) à propos de la construction de l’aéroport de Notre Dame des landes.

Cela veut dire quoi ? Que l’exécutif ne soit plus en mesure d’imaginer l’avenir, les équipements futurs et de décider en fonction de l’intérêt public ?

Rendez-vous compte s’il avait fallu demander aux riverains s’ils étaient d’accord à la percée des autoroutes dans les années soixante, aux riverains de Roissy s’ils l’étaient  pour la construction  du nouvel aéroport ? Aurions-nous ces équipements aujourd’hui ?

 

A l’heure où notre pays et celles et ceux qui y vivent ont plus que  besoin de repères clairement identifiés, de plus de sérénité dans leur quotidien, et bien on choisit d’amuser la galerie.

C’est  dommage.

 

Espérons que ce genre de pirouettes ne provoquera pas une abstention majeure qui sera préjudiciable au pays.

Se prépare-t-on déjà à cette certitude de la présence au second tour, de la candidate de la droite extrême ?

Hélas, nul doute !

Courage, fuyons et profitons encore un peu des Ors de la république !

Le changement c’était pour quand déjà ?

 

Voici donc la composition du nouveau gouvernement !

 

Manuel Valls

Premier ministre

 

Jean-Marie Le Guen

Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement

Ericka Bareigts

Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité réelle

Jean-Vincent Placé

Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l’État et de la Simplification

Juliette Méadel

Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Aide aux victimes

 

Ministère des Affaires étrangères et du Développement international

Jean-Marc Ayrault

Ministre des Affaires étrangères et du Développement international

Harlem Désir

Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé des Affaires européennes

Matthias Fekl

Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger

André Vallini

Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Développement et de la Francophonie

Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer

Ségolène Royal

Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat

Alain Vidalies

Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche

Barbara Pompili

Secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, chargée de la Biodiversité

 

Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Najat Vallaud-Belkacem

Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Thierry Mandon

Secrétaire d’État auprès de la ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

 

Ministère des Finances et des Comptes publics

Michel Sapin

Ministre des Finances et des Comptes publics

Christian Eckert

Secrétaire d’État auprès du ministre des Finances et des Comptes publics, chargé du Budget

 

Ministère des Affaires sociales et de la Santé

Marisol Touraine

Ministre des Affaires sociales et de la Santé

Ségolène Neuville

Secrétaire d'État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion

Pascale Boistard

Secrétaire d'État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie

 

Ministère de la Défense

Jean-Yves Le Drian

Ministre de la Défense

Jean-Marc Todeschini

Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire

 

Ministère de la Justice

Jean-Jacques Urvoas

Garde des Sceaux, ministre de la Justice

 

Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

Myriam El Khomri

Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

Clotilde Valter

Secrétaire d’État auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage

 

Ministère de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales

Jean-Michel Baylet

Ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales

Estelle Grelier

Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, chargée des Collectivités territoriales

 

Ministère de l'Intérieur

Bernard Cazeneuve

Ministre de l'Intérieur

 

Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt

Stéphane Le Foll

Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement

 

Ministère du Logement et de l’Habitat durable

Emmanuelle Cosse

Ministre du Logement et de l’Habitat durable

 

Ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique

Emmanuel Macron

Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique

Martine Pinville

Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire

Axelle Lemaire

Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, chargée du Numérique

 

Ministère de la Culture et de la Communication

Audrey Azoulay

Ministre de la Culture et de la Communication

 

Ministère de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes

Laurence Rossignol

Ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes

 

Ministère de la Fonction publique

Annick Girardin

Ministre de la Fonction publique

 

Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

Patrick Kanner

Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

Hélène Geoffroy

Secrétaire d’État auprès du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Ville

Thierry Braillard

Secrétaire d'État auprès du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargé des Sports

 

Ministère des Outre-Mer

George Pau-Langevin

Ministre des Outre-Mer

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La modernité c’est bien, l’industrialisation aussi mais la connaissance aussi voire surtout !

Je me demande ce matin, l’air un peu taquin, si nos pharmaciens savent encore réaliser des préparations magistrales …et en corollaire si la jeune génération médicale a appris ce genre de choses !

Au hasard me revient une des formules les plus simples à retenir : le soluté de Milian  qui était souvent utilisé (avant bien sûr !) pour les dermatoses des plis :

- vert de méthyle : 0.25g

- violet de gentiane : 0.25

- eau ou alcool à 30° : 100 ml

Tiens je me demande si je ne vais à la prochaine occasion prescrire cette préparation ?

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Quand même ce gouvernement est formidable ! Notre pays est en crise ! Nos concitoyens vivent une situation jamais vue de mémoire d’homme. Aucune perspective heureuse, résignation et peur du lendemain ! et voilà la réforme dite de simplifcation ! Quelle urgence ?

Nos inégalités sociales se creusent. Ceux qui peuvent et ceux qui ne pourront jamais car on ne leur aura jamais dit qu’ils pouvaient aussi.

Ils n’auront pas les « codes », les bons codes ! domine réservé n’est-ce pas ? on dit souvent que ce sont les enfants d’un couple ingénieur-professeur qui réussissent le mieux ! Normal ils ont déjà les codes et aussi un certain temps pour être aux côtés de leurs enfants et les accompagner !

L’Ecole de la république permettait l’ascension sociale par la volonté du méritant et de l’apprentissage de la notion d’effort. Rappelons cette mention professorale souvent écrite : « c’est mieux, fait des efforts ! »

Que s’est-il passé en trente ans pour que l’X, l prestigieuse école Polytechnique fasse passer un contrôle de français, grammaire aux jeunes promus ?

Que s’est-il passé pour que l’on cède à la simple facilité du laisser-faire.. « de toutes façons … » entendons –nous souvent. J’ai exercé des vacations de médecine scolaire et souvent j’ai entendu «  oh ce n’est pas la peine, celle-là ne comprend rien » quand je demandais aux élèves attentifs de me restituer ce qu’il venait d’entendre de ma part. Chaque fois je disais « non, c’est moi qui n’ait pas utilisé les bon mots et je reformulais mon topo. Je leur parlais prévention des toxiques, des MST etc.. Je dois dire que j’avais cette latitude d’exercer dans un établissement privé et seule importait pour l’équipe pédagogique, la réussite individuelle  de l’élève bien sûr mais aussi collective.

Oui alors que s’est-il passé ?

Je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’en 76 en médecine il y avait autour de 20% d’enfants de la classe moyenne et ouvrière et qu’aujourd’hui il n’y en a plus aucun !

Aujourd’hui il faut payer des boites à colles. Est-ce juste ? N’est-ce pas une chose horrible que de se dire à l’avance que l’on ne réussira pas car on n’a pas l’argent pour ces boites. Si je devenais ministre des universités, je ferais fermer toutes ces boites privées pour que tous aient les mêmes chances.

Pourquoi jparlé-je de ce sujet et bien parce que François Bayrou dans une tribune dans le Journal du Dimanche daté du 7 février 2016 exprime bien justement la folie de cette réforme dite de simplification..

Après le latin et le grec, le français va morfler !

Tiens je me dis qu’un jour on n’écrira plus parce que nos doigts seront habitués à frapper des touches mais pas à appliquer la cursive !

Et on écrira hopital au lieu de hôpital venant du mot hospital-hospitalité ! oui on marche bien à l'envers. 

François Bayrou

7 février, 12:32 · 

Ce n’est pas l’orthographe de nénuphar qui est un problème au collège !

Suite à la polémique liée à la réforme de l’orthographe qui sera appliquée à la rentrée2016 dans tous les livres scolaires, j'ai tenu à exprimer vigoureusement mon opposition à ces nouvelles règles dans une longue tribune publiée aujourd'hui dans le JDD.

"Le gouvernement n’avait probablement pas assez à faire avec le chômage, les déficits, les gouffres de nos régimes sociaux, le terrorisme et le mal-être de notre pays. Il a trouvé utile et urgent de faire renaître, en catimini, une polémique que l’on croyait éteinte depuis un quart de siècle. Certains croient qu’il s’agit d’une manoeuvre de diversion. Je crains que ce ne soit plus profond et qu’il ne faille y réfléchir.

ON NOUS DIT QUE C’EST UNE RÉFORME POUR SIMPLIFIER. C’est évidemment faux. Qu’on en juge : le trait d’union est sommé de disparaître dans porte-monnaie (qu’il faudra écrire portemonnaie) mais il devient obligatoire dans cent-trente-et-un ou dans cinq-cent-soixante-six-millièmes. L’accent circonflexe est déclaré illégal sur tous les i et tous les u, par exemple sur le i de il paraît, du verbe paraître, qu’on est sommé désormais d’écrire comme l’imparfait du verbe parer, il la parait (de toutes les vertus), mais il est toujours requis pour les formes verbales du passé simple, du subjonctif, et l’on n’aura garde de l’omettre du participe passé du verbe devoir, j’aurais dû réfléchir avant de signer, pour ne pas le confondre avec l’article partitif du, j’ai du bon tabac dans ma tabatière.

La situation est- elle plus simple que précédemment ? Évidemment non. Il faudra se gratter deux fois plus la tête, qu’elle soit juvénile ou chenue, et comme auparavant on se lancera souvent sans filet. C’est une réforme (une de plus !) qui ne servira à rien, sauf à embrouiller davantage. Car il devra se lever tôt, le ministre ou le chargé de mission qui voudra m’obliger à écrire il paraît sans accent ou le gouvernement amoncèle les bêtises, au lieu de amoncelle comme nous avons appris à le faire.

Il voudrait que j’écrive à sa convenance. Je continuerai à écrire à la mienne. Et il me restera suffisamment d’arguments grammaticaux qui me feront souvenir que l’accent circonflexe est la trace d’un s d’autrefois, effacé dans la prononciation, mais présent dans l’histoire du mot : le maître fut un master après avoir été un magister. Et honni soit qui mal y pense.

La langue nous appartient, à nous, amoureux du français, autant et bien davantage qu’au gouvernement. Il n’est pas né celui qui m’obligera à écrire combattif avec deux t. J’ai bien l’intention au contraire de demeurer, contre ces cuistres, combatif à ma manière, et à continuer mon persiflage avec un seul f, et quand je grelotterai à le faire avec deux t, ou à aimer les corolles avec deux l.

Il y aura cependant des conséquences. Il y aura ceux qui sauront, ceux qui se reconnaîtront au circonflexe, ou au trait d’union : autrement dit une orthographe pour les uns, les initiés, et une orthographe pour les autres. Une discrimination de plus. D’autant que personne ne pourra déclarer fautive l’orthographe traditionnelle. Leur pouvoir ne va pas jusque-là. Alors pourquoi ? Il est deux forces principales qui poussent à la roue de ce chariot (qu’il faudrait écrire maintenant charriot avec deux r). La première est commerciale. Les éditeurs aspirent à mettre sur le marché des éditions de dictionnaires ou de livres scolaires estampillées NO (nouvelle orthographe) ou OR (orthographe rectifiée) sur fond rouge flamboyant, pour améliorer leurs ventes et leur chiffre d’affaires. Qu’ils gagnent plus d’argent, tant mieux pour eux !

Mais ils oublient ceci, qui est plus grave : nous sommes nombreux à avoir grandi dans des maisons où le dictionnaire Larousse était l’ouvrage le plus précieux et le plus fréquemment consulté. Il avait beaucoup vécu, et la couverture n’y tenait plus guère. Mais peut- être précisément pour cela, il était respecté. Et qu’un godelureau décide qu’il y aura un ancien et un nouveau dictionnaire, que le dernier dévaluera le précédent, que l’un mettra l’autre en doute et qu’il faudra en acquérir un nouveau, même si l’on n’a pas l’argent, pour se mettre à l’heure du ministère, je trouve cela offensant.

C’EST LA MÊME TACTIQUE QUE LES FABRICANTS D’ÉLECTRO- MÉNAGER (désormais électroménager) qui programment savamment la panne terminale de leurs machines. Mais la culture et la langue ne sont pas des machines à laver ! Être assuré que les dictionnaires d’autrefois, surtout dans les familles où il est peu de livres, continuent à faire autorité pour l’avenir, c’est une civilisation.

Mais derrière tout cela, qui paraît désordonné, il y a des groupes de pression qui savent ce qu’ils font ! Leur idée fixe, sous couvert de philologie approximative, c’est de couper nos enfants de leurs racines, c’est de rompre la chaîne qui réunit les générations et permet aux esprits libres de résister aux charlatans de l’idéologie ou de la manipulation. Il n’est donc pas étonnant que ce soit le même gouvernement qui, sans crainte de désespérer les enseignants qui lui faisaient confiance, entreprenne d’éradiquer le latin et le grec et de dévaluer l’orthographe qu’ils enseignent si difficilement.

ILS PRÉTENDENT QUE C’EST CELA LE PROGRESSISME. C’est le contraire : si le progressisme a une définition, c’est l’émancipation des esprits. En privant les futurs adultes de ces racines et de ces repères, ils facilitent au contraire la tâche des manipulateurs. Ils préparent des générations de soumission et de suivisme. Ajoutons que prétendre que ces simplifications imposées facilitent en quoi que ce soit l’acquisition de l’orthographe par les élèves est une plaisanterie de garçon de bains. Ce n’est pas l’orthographe de nénuphar qui est un problème au collège, c’est l’accord du sujet avec le verbe, au pluriel le s ou le x pour les noms, et le nt pour les verbes, et la conjugaison simple. Non pas le recherché ou le complexe, mais l’élémentaire. On ne facilitera pas le travail des enseignants de français ou des professeurs des écoles en introduisant dans les esprits des élèves l’idée que ces règles qu’ils essaient de transmettre sont discutables et d’un autre temps.

Et cela ne trouble pas que nous. J’écris ces lignes depuis Buenos Aires. L’Argentine, de tout temps, est passionnée de la France. Depuis vingt-quatre heures que je suis là, personne ne m’a parlé de notre politique économique ou de nos difficultés sociales, mais trois responsables éminents et éminemment francophones m’ont parlé, catastrophés, de la réforme de l’orthographe ! Notre langue, c’est leur bien autant que le nôtre. Eux non plus ne veulent pas rompre la chaîne.

Un dernier mot : je ne crois pas que l’Académie française de 2016 puisse prêter la main à un tel désordre. Ni Hélène Carrère d’Encausse, ni Valéry Giscard d’Estaing, ni Marc Fumaroli, ni Danièle Sallenave, ni Amin Maalouf, ni Rufin, ni Darcos, ni Finkielkraut, pour ceux que je connais le mieux, ne peuvent souscrire en leur for intérieur à ces entreprises de déculturation. Il serait précieux qu’on les entende. Et qu’ils rappellent que c’est la vie, c’est l’usage, et non le décret, qui fait vivre et changer les langues.

FB
JDD - 7 février 2016

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