Mon engagement politique

Jeudi 15 mars 2007
On continue de vouloir nous faire croire que l'UDF de 2007 serait celle des années 80 - 90 !
On veut nous faire croire que tel ou tel de l'UMP serait centriste !
Mais pourquoi donc ceux qui savent ne disent-ils pas l'évolution de ce parti nommé UDF ?
 
Comme si on disait s'agissant du PS qu'il ne s'agit que de la vieille SFIO d'avant 1971 ou que l'UMP ne serait que le RPR ! Nous verrions aussitôt les membres de ces partis réagir avec force et dire que ces assertions ne sont pas exactes. Et ils auraient raison.
 
Alors je vais me permettre de rappeler ce que fut l'UDF et ce qu'est la Nouvelle UDF.
 
1974 : VGE est élu Président de la République. Il appartient au Parti des Républicains indépendants (R.I). Il ne dissout pas l'assemblée nationale après son élection et nomme Jacques Chirac comme Premier Ministre.
En 1978 ont lieu les élections législatives. Afin de soutenir VGE dans cette élection, plusieurs partis hostiles au gaullisme, se regroupent et il est créé l'UDF dont le nom est tiré du dernier livre de VGE (Démocratie Française).
 
Ainsi l'UDF d’alors n'est qu'une confédération créée dans un seul but, soutenir VGE lors de ces élections. On y trouve six composantes par ordre d’importance:
 
1. le CDS (centre des démocrates sociaux) qui provient du MRP (Mouvement Républicain Populaire) et dont l'idéal se prévaut tant du Catholicisme social défendu par Marc Sangnier que du Personnalisme Communautaire initié par Emmanuel Mounier. C’est ainsi que le CDS créé par Jean Lecanuet est un parti animé par un humanisme social et une volonté de fédéralisme européen. (On notera que la scission du MRP se fit à cause de la divergence fondamentale sur l’Europe). Jean Lecanuet sera d'ailleurs candidat à la présidentielle de 1965 et mettra en ballottage de Gaulle. Le CDS fut transformé en Force Démocrate présidé par François Bayrou, lors du Congrès de Lyon en 1995 afin d'accueillir les adhérents du PSD présidé par André Santini. J'ai personnellement voté contre ce changement pour deux raisons : l'abandon de notre sigle qui était simple et porteur de nos espérances et la méfiance à l'égard d'André Santini, président du PSD.
  
2. le PR (parti républicain) qui est de fait la suite des RI (l’option en est libérale) et deviendra par la suite Démocratie Libérale présidé par Madelin. Ce parti fut présidé par Léotard, puis Longuet. En sont issus la majorité de ceux qui se disent centristes (Raffarin, de Robien en particulier, mais aussi Hervé Morin ).
 
 
3. le PSD (parti social démocrate qui est la suite du Mouvement démocrate socialiste). Ce parti a été créé par Max Lejeune, membre de la SFIO et du PS et il refusait l'alliance des socialistes avec les communistes. Ses présidents furent Max Lejeune et André Santini. A ce sujet on peut se demander si ce dernier est cohérent dans son soutien à Sarkozy avec les valeurs fondamentales et fondatrices de son parti !
 
 
4. Les clubs Perspectives et Réalités devenus en 95 le PPDF (parti populaire pour la démocratie française) présidé par Hervé de Charette. En sont issus Dominique Bussereau ou Jean-Pierre Fourcade. Leur idéal est la mise en place d'une Europe fédérale en particulier. Là encore on peut s'interroger sur la cohérence de leur participation à l’UMP et à Sarkozy.
 
 
5. Le Parti Radical valoisien. Il provient du grand Parti Radical Socialiste, scindé globalement en deux avec le départ du MRG (radicaux de gauche) parti rejoindre le PS et la présidence de JJSS (Jean-Jacques Servan Schreiber (Réformateurs). Ce parti s'est toujours distingué dans son hostilité au Gaullisme. Il a été présidé en particulier par Rossinot et désormais par JL Borloo. Il faut savoir que ce parti garde le nom de socialiste dans son intitulé et on peut également s’interroger sur la pertinence de son soutien à la candidature de Sarkozy.
 
 
6. Les Adhérents directs de l’UDF qui est de fait une sorte de curiosité politique. Il s’agit de ceux qui ne sont membres d’aucuns des 5 mouvements précités. C’est ce que l’on appelle avoir quelque conviction ou quelque idéal politique.
 
 
Bref cette confédération nommée UDF n’a pour seul but que de soutenir VGE aux législatives de 1978, menacé par l’offensive de Jacques Chirac qui a repris en main le parti gaulliste sous le nom du RPR. On constatera aussi que cette UDF est avant tout un parti d’élus ou de ceux qui aspirent à l’être sans trop se mouiller dans leurs convictions. Ce centre méritait sans doute bien le qualificatif péjoratif de marais à la manière du sans étiquette.
 
 
En 1995, cette UDF qui n’avait pas de candidat propre comme d’ailleurs en 1988 (même si un « soutien » fut apporté à Raymond Barre – j’ai mis des guillemets car ce soutien fut vraiment très bizarre notamment de la part des membres du PR) fut partagée entre ceux qui soutenaient Balladur et Chirac.
 
 
En 1998, cette UDF explosa. Si l’ex CDS devenu Force Démocrate présidée par François Bayrou condamna avec force les accords passés avec l’extrême droite pour devenir Président de Région (Soissons, Blanc, Millon et Baur issus du PR ou du PSD, d’ailleurs !), il n’en fut pas de même du PR (Démocratie Libérale) qui décida alors de quitter l’UDF à l’exception de quelques personnalités dont Léotard et de Robien (créant alors un pôle républicain indépendant et libéral). On notera bien que dans cet intitulé seule la notion libérale prévaut.
C’est en cette année 1998, afin de donner du sens à l’UDF en la positionnant clairement comme le parti du centre que fut créée la Nouvelle UDF lors du Congrès de Lille. J'ai regretté à cette époque que l'on se fonde sous le mot UDF et il eût été préférable à mes yeux de revenir au nom CDS.
On se rappellera aussi que lors des Européennes de 98 la Nouvelle UDF présentera sa propre liste tandis qu’il existe une liste RPR –DL (ex PR dont sont issus Raffarin et consorts). 
 
Cette volonté de cohérence par rapport à la philosophie et l’idéal du Centrisme marqué concrètement par les références au personnalisme communautaire d’Emmanuel Mounier ou au catholicisme social de Marc Sangnier, voit le jour effectivement par une remise en ordre au lendemain de l’élection présidentielle de 2002.
 
Cela se traduira notamment par le départ vers le parti de la majorité présidentielle (UMP) de certains comme Philippe Douste-Blazy, Pierre Méhaignerie ou Jacques Barrot. Je ne dirai pas forcément que seul le désir d’un maroquin ait pu animer ces départs, mais enfin !
 
Le parti du Centre avait donc retrouvé en 2002, son socle et sa cohérence. Et comme l’on dit ici et là il vaut mieux se retrouver avec un idéal partagé plutôt que d’être lesté par des personnes qui n’ont pas ou plus cure de cet idéal.
Il est intéressant de constater qu’alors à partir de 2002, la nouvelle UDF se positionne clairement en cohérence avec sa philosophie humaine, sociale et européenne.
  
Le mérite de Bayrou a été, et je le dis sincèrement, de provoquer cette mise en cohérence avec l’Idéal quitte à étonner ou rendre perplexes certains observateurs. 
Cela se concrétisera par le Congrès extraordinaire de Lyon auquel je participais d’ailleurs, en janvier 2006 où l’ensemble des militants définira l’UDF comme le Parti Libre, indépendant du clivage archaïque droite gauche.
 
Ainsi l’UDF de 2007 ne peut être réduite à celle des années 80-90.
C’est un parti libre animé par des valeurs claires et documentées et qui est en cohérence.
 
Il me fallait juste le dire et le rappeler encore afin que dans les esprits on mesure bien la volonté de nuire de certains qui se gargarisent d’être du Centre et qui ne le sont guère.
jcj 15-03-2007
Par jcjos
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Vendredi 16 mars 2007
Je suis né en 1957, juste deux mois jour pour jour après l'adoption du traité de Rome et la naissance de la Communauté européenne. 
Mes premiers souvenirs de la chose politique remontent à 1965. Et oui, j'avais 8 ans ! 
Mais il y a des situations qui marquent les mémoires et l'élection de 1965 m'a profondément marqué. Nous étions à Provins et la France semblait douce et paisible. 
Qui pouvait imaginer que trois ans après, allaient avoir lieu les évènements de Mai ? 
Je me souviens très bien de cette couverture de l'Express sur laquelle le Kennedy français figurait : Jean Lecanuet ! 
Je me souviens aussi de la stupéfaction de mes parents qui étaient profondément gaullistes, mais je le crois simplement attachés au de Gaulle de l'Histoire, en découvrant celui qui allait mettre en ballotage le général.. 
Et pourtant, me disais-je déjà qu'il fallait combattre l’habitude, le confort de l’habitude, le confort de ceux qu’on a déjà vu. 
Je me souviens de ce décalage d’image entre des candidats d’un autre siècle et le candidat du Centre. 
Je crois aussi que c’est à cause de ce décalage flagrant que je me suis toujours forcé à ne pas me laisser guider par l’apparence et qu’au-delà du sourire éclatant de Lecanuet, il devait y avoir autre chose. 
Et c’est sans doute au travers de cet exemplaire de l’Express que j’ai lu pour la première fois un article dit politique.
 
En 1974, à nouveau le modernisme réapparaissait avec la silhouette décontractée de VGE. Je me souviens bien de sa manière de dire les choses sans faux semblant, sa volonté de rassembler sur des objectifs, sa volonté de décrisper la France et de faire en sorte que chacun s'épanouisse quelque soit sa condition sociale ou son origine.
 
Un jour on osera le dire bien fort, le septennat de Giscard aura été un grand septennat. Sept ans durant lesquels la solidarité a pris du sens (comment ne pas se rappeler ces lois sur la solidarité nécessaire aux personnes âgées, aux personnes handicapées, aux femmes (contraception, IVG, volonté d’égalité des droits entre les sexes), ces lois dans la prise en charge de la maladie et des accidents liés au travail par l'association des ayants-droit. Sept ans durant lesquels la mise en œuvre de la modernité (transport, télécommunication..) a eu lieu. 
Sept ans durant lesquels l’Europe a vu un jour cohérent et efficace en passant de la simple communauté économique à ce qui allait devenir l’Union tant voulue par les pères fondateurs que furent Schumann et Monnet. Je pense que tout ce qui a suivi n'a pu l'être que parce que VGE avait ouvert le chemin. Et il faudra bien un jour lui rendre cette justice.
 
J'ai toujours eu à coeur l'Autre. Je n'ai jamais aimé le profit.
 
En 76 j'ai commencé mes études de médecine à Lyon. La médecine ne peut être pour moi qu'un accompagnement de celui qui souffre durant une certaine période de vie. 
C'est pour cela que je suis devenu généraliste, malgré un CES de rhumatologie. 
Dois je le regretter vu la façon dont nous sommes traités ? Un jour viendra où on définira avec justesse le rôle et les missions du généraliste. Mais c'est un autre débat !
 
Au cours de ces études nous avions entre étudiants de grandes et belles discussions, refaisant le monde. Je savais que je ne pouvais pas être gauchiste, ni communiste (comment accepter ces thèses dites révolutionnaires alors que seules la dictature et l’oppression des peuples n’étaient que leur résultante objective ?) mais je savais aussi que je ne pouvais être de droite, de cette droite conservatrice et libérale, de cette droite permettant avec tant de facilité l’enrichissement de quelques uns au dépens d’autres, de cette droite refusant l’émancipation des autres, de ceux qui sont faibles et dont à dessein est gommé l’esprit critique.
 
Où me situais-je donc ?
 
C’est vers cette époque que j’ai fréquenté de nombreuses réunions animées soit par des jeunes rocardiens, soit par des jeunes "grünen" mais aussi par des jeunes issus du centre et notamment ceux qui sous ce drôle de nom de «jeunes barristes» s’étaient regroupés pour soutenir Raymond Barre nouvellement élu député du Rhône. Je me retrouvais en phase avec nombre d’idées tant des uns que des autres et surtout il y avait cette mesure et cette volonté du respect de chacun. Je n’ai, par contre, pas souvent participé à des réunions animées par les jeunes gaullistes ou les jeunes « républicains » plutôt libéraux. Rien à dire vrai ne me rapprochait d’eux.
C'est vers cette époque que j'ai découvert Emmanuel Mounier et Marc Sangnier. Et je dois dire que cette idée du personnalisme communautaire, cet idéal d’aider et de permettre, à celui qui ne peut à une période de sa vie, de retrouver le groupe commun, en lui tendant la main, cette volonté d’une Europe fédérale ne m’ont alors jamais quitté. 
Cela passait par une mise en œuvre d’objectifs clairs et non plus de mesures ponctuelles. C’est ainsi que j’ai commencé à faire la différence entre la notion du programme et du projet ou comme le disait si joliment François Mitterrand le « dessein ».
 
Pourtant dans ces réunions, notamment avec ceux du PS ou des écolos il y avait quelque chose qui m'irritait profondément. C'était l'ostracisme véhément que l'on marquait à l'égard de celui qui s'éloignait de la ligne fixée par le « parti ». Il fallait selon eux se déterminer soit à gauche, soit à droite. Et forcément celui qui n’était pas de leur camp ne pouvait être fréquentable. Je regardais avec quelque sympathie ces jeunes rocardiens qui serraient leur poing dans la poche mais qui n’osaient se rebeller devant la « ligne ». Je me rappelle aussi que cela était d’autant plus difficile pour eux que Rocard s’était vertement fait remettre dans le rang en 1980 en osant commettre le sacrilège, traitant Mitterrand et le PS d’archaïques.
 
Mais enfin qu'est-ce que la gauche ? Et qu'est-ce que la droite ?
Pour répondre à mes interrogations, un ami de gauche me donna cette astuce sous forme de question.
Est-ce le social qui sous-tend l’économie ou est-ce que c’est l’économie qui sous-tend le social ?
Mais quand même ne peut-on pas concilier ces deux entités fondamentales et définir une «social-économie» ? C'est ce à quoi je crois !
 
Et puis il y avait cette Europe qui se construisait. En 79 ont eu lieu les élections au Parlement européen. C'étaient les premières élections européennes et c'est aussi la première fois que j'allais voter. Il faut bien se rappeler que cela marqua la différence constante entre ceux attachés à une Union et ceux qui n'y voyaient qu'un simple marché commun. La modernité impliquait à mon sens de s'engager vers cette voie fédérale. Je continue d'y croire. Je constatais au travers de cette campagne de 79 les profondes divergences entre les progressistes et les conservateurs. La ligne de partage était claire. On retrouvait aussi bien dans les partis de droite et notamment le RPR mené par Chirac que dans des partis de gauche comme le PC et l'aile dite gauche du PS, ce conservatisme et cette défiance à l'égard du vivre ensemble européen. C'est à cette époque que j'ai mesuré l'intérêt de donner un sens à l'Europe et espérer qu'un jour au delà des nations qui la composent les listes se fassent sur des projets associant alors des candidats issus de chacun des différents pays. Est-ce que cela viendra un jour ? 
Je me rappelle aussi cette expression assassine du président du RPR critiquant VGE et Simone Veil au travers de l'appel de Cochin : "le parti de l'étranger" !
 
Je ne me suis jamais senti en phase avec cette droite là !
 
Quant au PS, comment pouvait-il oublier si vite sa différenciation avec les idées staliniennes du PCF ? C'est ainsi que j'ai compris l'intérêt du politique à ne pas tout dire, à jouer des mots afin que chacun puisse se gargariser d'interprétation. Qui a oublié le Programme commun ? Qui a oublié les errances des gouvernements Mauroy après la liesse survenue au lendemain du 10 mai 1981 ? Qui a oublié aussi les critiques fortes du PS à l’égard de Jacques Delors quand il s’exprimait librement sur sa pensée profonde tant politique, économique et européenne, n'éprouvant pas de regret quant à sa collaboration active à la Nouvelle Société de Chaban -Delmas ?
 
Autour le monde bougeait et la France ne pouvait en prendre la mesure tant elle restait les yeux rivés sur son propre nombril.
 
Alors oui que représentait la Gauche ? Que représentait la Droite ? Etait-il possible de rassembler pour une ambition commune des gens issus de parcours différents et dont le seul souci était de mettre au pot leurs compétences pour améliorer la vie de chacun d'entre nous ?
 
Au travers de mes lectures, de mes réunions bien éclectiques, de mon parcours d'étudiant au lit du souffrant, de mes agacements constatant que certains tant de la presse que des dirigeants confisquaient le pouvoir citoyen de la critique, je me suis alors engagé. C'était en 1988. 
Je devenais un militant du Centre incarné par le CDS , le Centre des Démocrates Sociaux fondé par Jean Lecanuet, celui là même qui m'avait marqué en 1965 ! 
Ce parti conciliait mieux que n’importe lequel ces idées du personnalisme communautaire, cette volonté d’union européenne, ce respect de l’Autre, cette volonté de la solidarité et de la modernité. 
Dans son intitulé figurait comme des étoiles les mots "Démocratie" et "Social".
Je n'ai jamais eu la moindre ambition en terme de strapontin, de siège ou de fauteuil. Je ne suis pas non plus un héritier de je ne sais quelle puissance ou pouvoir. Non ! 
Mais j'ai toujours aimé discuter, argumenter. J'ai toujours estimé l'autre comme étant égal à moi-même et il me fait mal quand j'entends encore aujourd'hui des aspirant(e)s à l'élection suprême ne pas tout dire, laisser croire et jouer sur la simple sensibilité ou l'habitude. Il me fait mal quand j’entends telle ou tel essayer de récupérer des voix en flattant les différences. 
Je suis moi–même d’une catégorie visible par sa couleur, par l’histoire de ma famille issue d’un ancien comptoir français que d'aucuns nomment avec mépris ou compassion "les colonisés"
Dans cet esprit je n’ai jamais cessé de réclamer l’indifférence malgré toute la différence visible. 
Seul doit importer à mon sens ce que l’on peut apporter comme compétence et qualité au bien commun qu’est la France. Oublier cela, cette évidence républicaine au sens strict du mot, c’est permettre que se dressent des ghettos, des communautés animées par leur seul désir de pouvoir. Qui va dire cela ? Qui va cesser de flatter ces petits intérêts personnels qui ne font qu’opposer un camp contre l’autre ?
 
C'est cela que je veux dénoncer. Nous ne sommes plus au Moyen Age où ceux qui savaient, pouvaient imposer leurs vues en confisquant au peuple sa capacité de réflexion, sa capacité à exercer son sens critique, en leur faisant la lecture ou en écrivant à leur place.
 
Comment admettre en effet que la candidate du PS ne veuille pas tout dire de ce qu'elle croit, ne veuille éclairer de ce qu'elle fera, confondant volontairement projet et programme, jouant en particulier sur les chiffres éludant le fait de savoir s’il s’agit de brut ou de net, ne veuille donner son point de vue sur la capacité de la France à garder son rôle de moteur dans l'Union Européenne et de dire clairement comment elle permettra aux conservateurs de son camp, «les nonistes» : de sacrés menteurs quand dans leur arguments ils brandissaient le spectre de la concurrence libre et non faussée qui figure pourtant dans le Traité de Rome de 1957, rappelé dans le Traité de Maastricht de 1992, et aux progressistes de son camp «les ouistes» de relancer notre Europe en panne après le coup fatal du référendum de 2005 ? Il est intéressant à cet égard de relire cet article.
 
Comment admettre en effet que le candidat de l'UMP ne veuille pas tout dire sur cette même vision européenne, faire croire que tout sera possible mais quoi ? N’est-ce pas un gargarisme de ce que disait en son temps un illustre conservateur s’agissant des promesses qui n’engagent que celles et ceux qui les écoutent ? Où est le dessein pour notre pays ? Cela se résume t-il seulement à asséner des vérités bien simples et qui ne mangent pas de pain ? Mais s’agissant de l’Europe, quelle est sa vision, quel est son engagement ? Veut-il poursuivre ce qui a commencé avec le traité portant sur l’Union européenne en 1992 ou alors diluer tout cela dans une vaste zone de libre-échange ? Et puis quelle est sa vision de la solidarité envers tous, envers cette classe moyenne qui supporte tout et qui aspire tout simplement à vivre sans crainte des lendemains, à faire des projets, à bénéficier aussi de ces améliorations dont elle ne fait que payer pour d’autres ?
 
Comment admettre en effet que ni l'un ni l'autre n'évoque les difficultés de cette drôle de classe moyenne qui subit et ne cesse de subir, qui est solidaire presque par non choix et qui ne reçoit rien en échange de ses efforts quotidiens et de ses euros versés?
 
Comment admettre en effet cette volonté tant de l'une que de l'autre, d'opposer selon son étiquette des personnes qui finalement dans leur vie de tous les jours travaillent ensemble pour le bien commun notamment dans leur exercice professionnel ou associatif.
 
Je me souviens ainsi que lorsque nous avions décidé sur Lyon de mettre en place un nouveau système de réponse à la garde médicale, il nous a bien fallu rassembler les gens de bonne volonté, les compétences d'où qu'elles soient situées, tant syndicalement que politiquement. Et bien cela a marché et depuis 2003, Lyon peut s'enorgueillir d'avoir quatre maisons médicales de garde qui ont à coeur de répondre au besoin public. Qui ose dire que cela fut une idée d’un camp contre l’autre ? Nous avons simplement œuvré pour le bien commun mais nous avons aussi gardé nos sensibilités.
Je suis certain que chacun d'entre nous dans son domaine, dans son activité quotidienne, dès lors qu'un projet enthousiasmant se dessine, tout en gardant sa sensibilité propre, en ne se reniant pas, peut et sait donner à «la cause» ce qu'il a de meilleur.
Pourquoi ce qui est possible dans notre vie quotidienne ne pourrait l'être pour notre pays ? 
Et bien, je crois que cela est l'essence même de la conviction de François Bayrou, dans ce qu’il propose aux citoyens de France au travers de sa candidature à l’élection présidentielle.


jcj15-03-2007

Par jcjos
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Mercredi 30 janvier 2008

Le Mahatma s'effondre sous l'impact de trois balles tirées à bout portant.

L'Humanité perd quelqu'un de singulier.

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Cela fait soixante ans ! 

Les messages qu'il nous a donnés tout au long de sa vie restent toujours d'actualité.

En cliquant sur ce lien, vous  pourrez regarder une video qui retrace sa vie (attention cela dure 5 heures et c'est en anglais).

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Par jcjos
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Vendredi 31 octobre 2008

Le maelström dans lequel j'étais plongé depuis février semblant se calmer, la plume me démange et c'est une bonne nouvelle pour moi. Ce que je suis amené à constater autour de moi n'est pas de bon augure. Ici et là on parle de récession mais je trouve qu'il existe aussi une véritable régression sociale et sociétale. Et cela est grave. Je vous ferai part dans les jours prochains de mon analyse.

Par jcjos
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Jeudi 29 janvier 2009

Ce Jeudi 29 Janvier 2009, j'ai décidé de m'associer aux divers mouvements sociaux.

Bien sûr les mots d'ordre seront bien différents, selon qu'ils émanent de telle ou telle structure syndicale ou de tel ou tel parti politique.

Mais en même temps, la déliquescence de l'harmonie sociétale est telle depuis ces dernières années  qu'il ne m'est pas possible d'être tranquillement  installé derrière mon bureau de consultation.


Je fermerai donc mon cabinet ce matin pour manifester physiquement ma solidarité et mon engagement

L'inquiétude de nos concitoyens est forte.

Le sentiment  éprouvé par ceux que je soigne chaque jour est prégnant et il  est marqué par cette chose terrible qu'est l'injustice.
Il est martelé sans cesse par nos gouvernants la "défausse" de la crise financière internationale sauf que ceux qui vont en pâtir ne seront pas ceux qui vont "se refaire une santé". 

L'état a su distribuer deux fois 10 milliards aux banquiers,  ceux là mêmes qui jouant sans compter avec les chiffres et provoquant es envies du consommateur par des crédits facilement distribués (et pire revolving) sans penser que ceux qui vont subir dans les prochains mois les impérities de ces "grands financiers" sont ceux qui déjà subissent et se sacrifient sans jamais recevoir une once de leurs efforts imposés.

Dans le domaine de la protection sanitaire, une nouvelle étape a été franchie. Le reste à charge va à nouveau être alourdi puisque si l'assuré ne respecte le fameux parcours de soins dont il faudra me dire si ce concept est vraiment légal, (puisque non contractuel mais déclaratif), sera pénalisé de 70% dans ses remboursements.

Cela augure et je me répète de la volonté insidieuse de ce gouvernement et de son chef (le président et non pas le premier ministre) de donner une place aux assurances privées.

Nous courrons vers un système où comme le souhaitait déjà en 1995 le candidat Balladur (assisté de son directeur de campagne Nicolas Sarkozy) où à  côté de l'assurance maladie obligatoire et de l'assurance maladie complémentaire (mutuelle) prendra place l'assurance maladie supplémentaire dont le but sera bien sûr sous tendu par la notion du profit.

Il faut exprimer cette dérive vers un système assurantiel.
Il faut dénoncer et ouvrir les yeux de nos concitoyens sur la perte progressive de notre système de répartition dans la solidarité, système qui faisait l'Honneur de notre pays.

Je serai donc dans la rue ce matin, pour signifier mon attachement à la solidarité nécessaire qui soit basée sur le principe de répartition et permette à chacun d'entre nous un égal accès à des soins d'égale qualité.

Par jcjos
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Samedi 25 juillet 2009

Monsieur Francisque Collomb, Maire de Lyon de 1976 à 1989, alors qu'il allait franchir le cap du centenaire, a quitté ce monde.


J'ai eu l'honneur de le rencontrer plusieurs fois et surtout  de mener campagne avec lui et Maître André Soulier qui à l'époque était son premier adjoint, lors des élections municipales de 1989.
En effet, à ma grande surprise, je m'étais retrouvé sur la liste « Lyon D'abord » conduite sur le 8ème arrondissement par André Soulier et Robert Batailly,.

Ce fut une campagne difficile, rude,  où l'élégance n'était pas du côté de ceux qui allaient occuper la Mairie de Lyon durant les 6 ans qui ont suivi. Comment oublier les attaques en dessous de la ceinture portées jusque sur le plateau du Bébète Show de Stéphane Collaro dont la chaîne venait de passer aux mains de celui qui en est encore le propriétaire ?

Je me rappelle de son regard clair mais ferme quand il n'était pas d'accord.

Ainsi je l'avais presque mis hors de lui quand mû par je ne sais quelle délire imaginatif, je lui suggérais, alors que nous discutions avec de nombreux jeunes de l'avenir de la Manufacture des Tabacs et sa transformation en pôle du Droit (faisant le pendant au pôle de la Médecine), de recouvrir et gazonner la voie ferrée jouxtant le boulevard des Tchécoslovaques (qui aurait alors été nommé Boulevard de l'Europe) afin d'offrir au quartier de Monplaisir une entrée sur la future faculté de Droit (baptisée  de manière logique Jean Monnet), digne d'un vrai campus universitaire et d'utiliser alors la voie ferrée propre à la Manu afin de faciliter l'arrivée des étudiants au bas même de la fac.

Cette voie ferrée aurait alors relancé l'ancienne voie de l'Est.
"Mais vous n'y pensez pas, Mon Cher Docteur ! Vous êtes vraiment dans l'utopie !"


Je me souviens de cet homme dont le silence était porteur de messages forts et qui en imposait. Il aimait à rappeler au petit nombre des jeunes que nous étions, l'intérêt du travail bien fait, la rigueur, l'honnêteté au travers de son parcours singulier de "Bugiste" comme il aimait à le dire.
Souvent comme pour se justifier de ne pas être né à Lyon et aussi pour rappeler son origine de Saint Rambert en Bugey, il citait cette maxime tirée de la plaisante sagesse lyonnaise :

« Tous les lyonnais ne peuvent pas être de Lyon, il en faut bien d'un peu partout !»

 

Je pense que Lyon peut s'enorgueillir d'avoir été dirigée par Francisque Collomb qui loin des strass et du tapage médiatique, a su poursuivre l'œuvre du bâtisseur qu'était Louis Pradel et amener notre bonne ville vers la modernité.

 

Il m'avait en 88 offert cet ouvrage.


 


Dans la préface de ce livre, son ami, Frédéric Dard écrivait ceci : 

 « Tu ne ressembles pas aux autres politiciens, Francisque. Avec toi jamais de blabla oiseux car tu n'es pas un homme de mots. Seulement un homme de parole ! »

 

C'est tellement juste ! A Dieu Monsieur le Maire !


Par jcjos
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Dimanche 27 septembre 2009

En me rendant à une réunion à Chaponnay, le jeudi 24 septembre 2009, j'ai écouté l'émission "On refait le Monde" sur RTL animée cette année par Christophe Hondelatte, celui qui sait si bien remettre son blouson de cuir au sortir de son émission "Faites entrer l'accusé" quand le générique de fin défile.

Cette émission portait sur le ressenti plus que l'analyse de l'intervention télévisée du président de la république et le souligné du mot "coupable" ou du pléonastique "juge indépendant".

Je n'ai pu m'empêcher de sursauter (ce qui est quand même dangereux lorsqu'on conduit sur une route départementale) quand j'ai entendu cet échange que je reproduis in extenso :

CH : Comment l'avez-vous trouvé Azouz ...?

AB : Ben moi, voilà deux ans que je ne regarde plus la télé, donc je ne peux pas répondre à cette question ! (je me dis .. c'est bien,il est honnête.. passons au suivant ..mais non )
Tout ce que je sais, c'est que ce matin en regardant Internet et les infos, j'ai vu qu'il y avait plus de 13 millions de spectateurs qui avaient regardé ça. Mais c’est incroyable ! Les gens aiment la politique, je crois (je me dis :  mais oui c'est vrai les gens aiment la politique mais pas ceux qui sont sensés la faire) ou alors, j'sais pas, ils n'ont rien d'autre à faire ! (révélation publique de son mépris vis à vis de ce qu'il appelle "les gens" ?).

CH : Ca vous surprend ?

AB : Oui ça me surprend, terriblement ! Terriblement !  Treize millions de français !  Incroyable !

CH : C'est vrai que c'est beaucoup !
AB : Je voudrais bien avoir cette audience moi !

Silence confus et rires de circonstance !
(je me dis : ce n'est plus du lapsus révélateur mais une vérité intrinsèque révélée..pourvu qu'il y ait l'audience dont il rêve !).

Un autre grand moment de cette chronique fut l'abord de la question iranienne et l'attitude du président français.

 

Je vous laisse écouter attentivement ces échanges et je ne reprendrais que la conclusion d’Anne Sophie Mercier !
"J’ai beaucoup de mal à comprendre les arguments d'Azouz et ce n'est pas de la sagesse !"

 

 


Le lien vers l'émission : http://www.rtl.fr/fiche/5928534039/on-refait-le-monde-du-24-septembre-2009.html

Par jcjos
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