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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

Les Voeux du Président de la République
 
Hier soir, comme depuis 3 ans, je n’ai pas regardé ou écouté à la télévision, les traditionnels vœux du Président de la République de notre cher pays.
Il m’est désormais préférable d’écouter l’allocution à tête reposée afin de discerner au mieux "la substantifique moelle", délivrée au « bon peuple » de France.
 
Je l’ai trouvé digne dans cet exercice toujours périlleux.
Je l’ai trouvé non triomphant… il aurait pu l’être à l’instar de son prédécesseur.
Mais si l’analyse sommaire est juste sur nos difficultés, sur le coup de collier à mettre ensemble, sur la nécessité de la solidarité vraie retrouvée, je ne l’ai pas trouvé convaincant sur les moyens à mettre en œuvre pour permettre les objectifs annoncés : désendettement, instruction et formation, emploi, industrialisation, santé, cohésion sociale, Europe, monde.
En effet, j’espérai au fond de moi-même qu’il aborderait le « primum movens » de la réforme.
 
En aucun cas y compris de manière allusive n’ont été évoqués les préalables primordiaux :
- nécessité d’un dépoussiérage de nos institutions, des lois et règlements (avec la mise en place d’un système de remise à jour des différents textes qui, s’empilant les uns sur les autres depuis des siècles font que plus aucun des citoyens n’y voyant compréhension et clarté, des brèches s’ouvrent pour tous ces experts auto-proclamés du type Attali ou Minc et toute une jurisprudence paradoxale parfois, trop souvent)
- nettoyage et défragmentation pour que l’ordinateur France soit plus performant,
- mise en place d’un commissariat au plan pour fixer les escales du navire France,
- nécessité de l’Instruction en place et lieu d’éducation afin de permettre des esprits éclairés, seul gage de la démocratie
- nécessité d’un objectif de « ré industrialisation » y compris lourde, d’un booster pour notre agriculture, gages de notre croissance réelle et non virtuelle
- nécessité d’une réaffirmation pour une Europe au visage politique, humain et non technocratique, remettant alors un « process »en route pour définir des institutions politiques comme cela pouvait être défini lors du traité de Maastricht remis en selle par le défunt Traitant portant Constitution pour l’Europe,
- la liste est encore bien longue …
Mais comme je l’écris depuis l’élection présidentielle, la réforme ne peut être que si les tenants de l’administration actuelle sont remplacés.
 
Comment espérer une réforme profonde au service de l’idéal humain et non financier, si les mêmes, celles et ceux qui tiennent l’administration dans tous les ministères, secrétariats d’Etat, directions et bureaux depuis deux lustres (1), nommés par les gouvernements Raffarino-Sarkozistes restent maintenus en fonction ?
 
L’exemple du fonctionnement injuste de notre système de distribution et de prise en charge des soins avec la conservation des lois de 2004, 2007 et 2010 ( mettant en place le système odieux de franchises médicales, de la bêtise inefficace et épuisante pour le professionnel du « médecin traitant administratif » (cause à prendre en compte dans ce qu’il est convenu d’appeler les « déserts médicaux » à côté de la féminisation de la profession médicale), de la conception simplement comptable de l’évolution des dépenses de santé…), avec la poursuite à cause de la loi de 2004 d’un concept permettant, à cause d’un « reste à charge » de plus en plus élevé, l’irruption dans la brèche, d’assurances privées au seul but de profits, tournant alors le dos au principe fondateur de la Sécurité Sociale voulu par Pierre Laroque son fondateur qui est et demeure une singularité à préserver coûte que coûte s’agissant de la « répartition » :
Solidarité du bien portant au souffrant, solidarité de l’actif à celui qui a perdu son emploi, solidarité du jeune au vieux !
 
Si « le changement pour maintenant » doit se réaliser, il paraît absolument nécessaire de commencer et réussir ce premier exercice comme aux Etats Unis qui voit son administration changer chaque fois qu’un nouveau président est élu !
 
Alors ?
le changement c'est pour quand ?
Maintenant ?
 
Chiche !
 
jc joseph
01-01-2013
(1) un lustre = 5 ans
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