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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

François Bayrou était l'invité du Grand Jury RTL, LCI, Le Figaro, dimanche 25 février.

Le candidat à la présidence de la République est d'abord revenu sur sa visite au Salon de l'Agriculture : "Le monde agricole à longtemps été très fort parce qu'il représentait une part importante de la population. Tous les politiques montaient à la tribune pour en parler, le soutenir, faire des salamalecs. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Quand une exploitation ferme,ce ne sont que des chiffres et des dossiers pour la plupart des politiques. Pour moi, qui fut éleveur dès vingt ans et qui suis resté exploitant, ce sont des visages. Ce n'est pas tout à fait la même chose".

"Arrêtons le blabla et moralisons enfin la vie publique !"

François Bayrou a ensuite réaffirmé sa proposition d'un "référendum sur la moralisation de la vie publique, dès le 10 juin 2012" : "Le référendum doit être utilisé pour des grands sujets et surtout il ne doit pas monter une moitié des Français contre l'autre. La moralisation de la vie publique est un sujet abordé depuis des années, qui a donné lieu à des dizaines de commissions et de rapports, à des protestations de bonne foi, mais jamais suivis d'effets", a-t-il déploré.

"Non-cumul des mandats, vote blanc, réduction du nombre de parlementaires : tout cela traîne depuis des décennies ! Arrêtons le blabla. Je mènerai, dès le 10 juin, date du premier tour des élections législatives, un référendum fondé sur une dizaine de règles qui changeront profondément les pratiques et la philosophie politiques", a détaillé le député des Pyrénées-Atlantiques.

Si "l'UMP et le PS ne sont pas exactement sur la même ligne en matière de moralisation de la politique, chacun de ces deux partis à ses erreurs et ses dérives. Du côté de l'UMP, nous constatons chaque jour le mélange des genres entre pratiques du pouvoir et intérêts privés. Au PS, ce mélange est celui où des élus sont souvent les salariés d'une autre collectivité, tandis qu'ils perdent ainsi leur liberté de parole. Ils ont aussi une dérive commune que de vouloir que l'appareil d’État soit rendu partisan, qu'on y progresse parce qu'on a la carte du parti ou qu'on est sympathisant. Si on veut changer les choses, permettre aux citoyens d'avoir à nouveau confiance, il faut que ces deux partis principaux n'aient pas la majorité les 22 avril et 6 mai prochains", a-t-il pointé.

"La bipolarisation recule chez les Français"

Enfin, François Bayrou s'est dit convaincu que "la bipolarisation est en train de reculer". "Il y a une enquête sortie samedi, qui dit que 60% des Français trouvent qu'on parle de trop de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Cela démontre que les Français ne veulent pas aller là où vous voulez les emmener", a-t-il déclaré à l'attention des journalistes qui l'interrogeait. "On voit à quel point les temps de parole dans les médias sont particulièrement déséquilibrés. Mais le monde médiatique se trompe. Comme ils l'ont fait en 2007, comme ils l'ont fait en 2002 et en 1995, les Français vont sortir de ce duo car ils n'ont envie d'aucun des deux choix qu'on tente de leur imposer", a-t-il ajouté.

 

François Bayrou était l'invité du Grand Jury RTL, LCI, Le Figaro, dimanche 25 février.

Le candidat à la présidence de la République est d'abord revenu sur sa visite au Salon de l'Agriculture : "Le monde agricole à longtemps été très fort parce qu'il représentait une part importante de la population. Tous les politiques montaient à la tribune pour en parler, le soutenir, faire des salamalecs. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Quand une exploitation ferme,ce ne sont que des chiffres et des dossiers pour la plupart des politiques. Pour moi, qui fut éleveur dès vingt ans et qui suis resté exploitant, ce sont des visages. Ce n'est pas tout à fait la même chose".

"Arrêtons le blabla et moralisons enfin la vie publique !"

François Bayrou a ensuite réaffirmé sa proposition d'un "référendum sur la moralisation de la vie publique, dès le 10 juin 2012" : "Le référendum doit être utilisé pour des grands sujets et surtout il ne doit pas monter une moitié des Français contre l'autre. La moralisation de la vie publique est un sujet abordé depuis des années, qui a donné lieu à des dizaines de commissions et de rapports, à des protestations de bonne foi, mais jamais suivis d'effets", a-t-il déploré.

"Non-cumul des mandats, vote blanc, réduction du nombre de parlementaires : tout cela traîne depuis des décennies ! Arrêtons le blabla. Je mènerai, dès le 10 juin, date du premier tour des élections législatives, un référendum fondé sur une dizaine de règles qui changeront profondément les pratiques et la philosophie politiques", a détaillé le député des Pyrénées-Atlantiques.

Si "l'UMP et le PS ne sont pas exactement sur la même ligne en matière de moralisation de la politique, chacun de ces deux partis à ses erreurs et ses dérives. Du côté de l'UMP, nous constatons chaque jour le mélange des genres entre pratiques du pouvoir et intérêts privés. Au PS, ce mélange est celui où des élus sont souvent les salariés d'une autre collectivité, tandis qu'ils perdent ainsi leur liberté de parole. Ils ont aussi une dérive commune que de vouloir que l'appareil d’État soit rendu partisan, qu'on y progresse parce qu'on a la carte du parti ou qu'on est sympathisant. Si on veut changer les choses, permettre aux citoyens d'avoir à nouveau confiance, il faut que ces deux partis principaux n'aient pas la majorité les 22 avril et 6 mai prochains", a-t-il pointé.

"La bipolarisation recule chez les Français"

Enfin, François Bayrou s'est dit convaincu que "la bipolarisation est en train de reculer". "Il y a une enquête sortie samedi, qui dit que 60% des Français trouvent qu'on parle de trop de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Cela démontre que les Français ne veulent pas aller là où vous voulez les emmener", a-t-il déclaré à l'attention des journalistes qui l'interrogeait. "On voit à quel point les temps de parole dans les médias sont particulièrement déséquilibrés. Mais le monde médiatique se trompe. Comme ils l'ont fait en 2007, comme ils l'ont fait en 2002 et en 1995, les Français vont sortir de ce duo car ils n'ont envie d'aucun des deux choix qu'on tente de leur imposer", a-t-il ajouté.

 

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