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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

Maurice Druon est mort hier !

Je retiens de lui ce chant capital pour la mémoire, le sens de la révolte et de l'esprit de résistance, qu'il avait écrit avec son oncle Joseph Kessel.

 

Ami entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines.
Ami entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu’on enchaîne ...
Ohé partisans
Ouvriers et paysans
C’est l’alarme !
Ce soir l’ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes ...
 
Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades.
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades.
Ohé ! les tueurs
A la balle et au couteau
Tuez vite !
Ohé ! saboteurs
Attention à ton fardeau ...
Dynamite ...
 
C’est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères.
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère.
Il y a des pays
Où les gens au creux des lits
Font des rêves.
Ici, nous vois-tu
Nous on marche et nous on tue
Nous on crève ...
 
Ici, chacun sait
Ce qu’il veut, ce qu’il fait
Quand il passe
Ami, si tu tombes,
Un ami sort de l’ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Sifflez compagnons,
Dans la nuit, la liberté
Nous écoute ...
 
Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays qu’on
Enchaîne !
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos plaines ...


Chaque fois que j'entends ce chant, je ne peux m'empêcher de sentir l'émotion, une émotion particulière qui me serre la gorge.
Que dire aussi la première fois où je suis entré à la Boâte au 14 avenue Berthelot qui eut cette parenthèse douloureuse durant l'occupation.
Je me souviens que lors de mes explorations des sous sols de l'Ecole, ce chant et ses paroles si lourdes envahissait mon esprit.. 

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