Vendredi 7 décembre 2007
5
07
/12
/2007
17:47
Mais quelle mouche le pique ?
Ne serait-ce que pour se justifier auprès de la candidate du PS de son entier dévouement auprès d'elle ?
Cela fait déjà deux fois que DSK affirme qu'il ne sera pas le premier ministre de François Bayrou !
Cela fait deux fois alors que jamais François Bayrou ne l'a cité, sinon pour dire que effectivement il y avait tant à droite qu'à gauche des
compétences qu'il pouvait réunir pour travailler ensemble pour le seul bien du pays et citant alors au nombre de ces personnalités compétentes DSK ou Borloo.
Mais effectivement, au cours de cette campagne il se dégage une question permanente.
Cette question est régulièrement posée par les observateurs dits "éclairés". La presse d'elle-même avance des noms et naturellement des noms que tout le
monde devrait avoir en tête, puisque déjà connus.
Alors on pioche dans les besaces et on en sort un pour voir si cela fait mouche.
Mais quand même et à la manière de la candidate du PS :
Qui connaissait Raffarin avant qu'il ne soit nommé ?
Qui connaissait Bérégovoy avant qu'il ne soit nommé ?
Qui connaissait Barre avant qu'il ne soit nommé ?
Qui connaissait Cresson avant qu'elle ne soit nommée ?
Je renvoie souvent ces questions à ceux qui m'interrogent sur le futur premier ministre si François Bayrou est élu le 6 mai.
Faut-il se laisser enfermer dans ce genre de fausse vraie question. Je crois que nous ne manquons pas de compétences dans notre pays et seul cela
compte et non l’étiquette partisane.
Le premier ministre qui sera nommé sera celui qui sera jugé le plus compétent pour mener à bien le programme d’action de François Bayrou. Qu’importe
alors son ancienne étiquette ! Seul comptera son engagement pour servir le pays et selon les convictions et le projet exprimés par le candidat Bayrou tout au long de cette campagne
extraordinaire !
La deuxième interrogation est avec quelle majorité parlementaire ?
Là encore les choses sont très simples. Le vote Bayrou marquera une révolution des esprits et des comportements.
Dès le 22 avril au soir, l'un de ces deux partis devra se remettre en cause.
Dès le 6 mai au soir, l'autre de ces deux partis se remettra également en cause.
A partir du 7 mai commencera alors la mise en oeuvre de la réalité de la campagne des législatives.
Avez –vous remarqué alors que nous sommes à l’heure de la présidentielle que les militants de ces deux partis distribuent aussi des tracts de leurs
candidats aux législatives ?
Comme si évidemment les jeux étaient déjà faits, comme si évidemment le « jeu » allait pouvoir se poursuivre avec les mêmes un jour dans
l’opposition, un jour dans une majorité ? Vous avez dit changement ? Lequel ? Vous avez dit respect des citoyens ? Comment y croire dans ces distributions de tracts tant pour
la présidentielle que pour les législatives.
Vous avez la preuve dans ce comportement que rien ne changera avec la candidate du PS ou le candidat de l’UMP, et que l’on prendra les mêmes avec
leurs mêmes archaïsmes, leur même conservatisme. Est-ce cela la marque du changement ? Est-ce cela la marque de la rupture ?
Il ne peut être question dans le cadre rénové de la Cinquième République, d’une coalition, d’une cohabitation, d’alliance entre tel et tel parti. La
Constitution prévoit que les législatives auront toujours lieu après une présidentielle. Cela pour éviter dans le cadre du quinquennat (référendum de 2000) la cohabitation.
Le Peuple l’a compris en disant oui à ce référendum sur le quinquennat.
Comment peut-on croire qu’il se déjugerait en ne donnant pas une majorité au président qu’il vient d’élire ?
Il n’y a que le PS et l’UMP qui veulent nous faire croire le contraire. Cela ne veut-il pas dire aussi que ces deux partis considèrent « les
français comme des veaux » (expression favorite des gaullistes) ou des incohérents ?
Par ailleurs et il est étonnant que des personnalités aussi importantes sur le plan politique ne veuillent pas dire que le quinquennat a transformé le
rôle du Premier Ministre. Pourquoi continuer à voir cette fonction aux souvenirs des septennats précédents ? Comme pour mieux manipuler les esprits ?
L’UDF a trop de respect envers ses concitoyens et l’UDF sait que les françaises et les français donneront une majorité claire à François Bayrou s’il est
élu le 6 mai et cela uniquement pour faire respecter les engagements pris et faire réaliser le programme d’action tel qu’il a été présenté au cours de ces derniers mois.
Et ceux qui voudront rejoindre cette majorité qu’ils soient de droite ou de gauche ou des Verts en acceptant de retrousser leurs manches pour travailler
ensemble, seront les bienvenus, car nous à l’UDF nous ne savons pas pratiquer l’ostracisme ni le sectarisme !
Seules comptent les compétences d’où qu’elles viennent pour permettre le « mieux vivre ensemble » !
Le 22 avril, dès le premier tour,
Votez François Bayrou !