Vendredi 7 décembre 2007
La cohérence est intacte. Il ne peut être question de donner quelque consigne de vote, car nul ne peut se targuer d'être propriétaire des voix dont il a été bénéficiaire.
La cohérence est intacte car les critiques formulées hier lors de la campagne sont encore les mêmes aujourd'hui.
La cohérence est intacte car le voeu du Centre a toujours été de provoquer le rassemblement des uns et des autres soucieux de la démocratie et de la social économie.
Une troisième force est là, une troisième force indépendante et libre des vieux clivages.
A nous de la faire vivre et l'emporter enfin pour rassembler et apaiser notre pays..
Voici l'allocution de François Bayrou :
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007
Seule la victoire est belle dit-on ! Je m'exprime en tant que militant du centre (CDS, puis Force démocrate et UDF). Cela fait 25 ans que je me suis engagé pour les idées que FB a su si brillamment expliquer et défendre. Nous avons fait une campagne magnifique débordante de sincérité et d'enthousiasme. Jamais je n'ai ressenti tant dans  la campagne de proximité ou celle plus classique que j'ai faite, autant d'accroche envers le message du Centre, cette volonté d'apaiser et de rassembler au delà des clivages archaïques mais si confortables. Jamais je n'ai senti autant d'adhésion envers nos idées concernant la Social Economie et notre vision de l'Europe.
 
Nous avons perdu une bataille mais avons nous perdu le combat pour nos idées ? Celles qui justement ont amené 7 millions de personnes à donner leur voix à François Bayrou ?
 
Nous avons provoqué un débat, un vrai et juste débat ! Nous savons que la recomposition à laquelle nous aspirons ne pourra l'être que si le PS fait sa rupture avec la ligne d'Epinay. Ségolène Royal ne le montre pas mais elle continue un jeu qui est le "diviser pour prétendre régner". Seul ce résultat compte.
 
Bien sûr les méthodes employées en matière d'intimidation par les troupes de Nicolas Sarkozy outre son projet ne peuvent être ignorées et doivent être dénoncées.
 
Mais en même temps pouvons nous rester en tant que tels dans ce jeu dont ne sommes plus présents depuis le 22 avril et qui a des conséquences perverses et dont l'une est le risque de voir notre volonté d'apaisement et de rassemblement mise à mal?
 
Personnellement je souhaite que le nouveau parti démocrate, si nouveau parti il doit y avoir, se fasse sur un projet clair en associant les socio démocrates du PS, les Verts éclairés et ceux de l'UMP qui se reconnaissent dans notre idéal. Cela  pourrait à mon sens n'être possible qu'après le second tour car il y aurait de fait une clarification et notamment au sein du PS. N'est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs que de constituer un nouveau parti sans que les carcans et les chaînes des "vieux partis" ne soient rompus ?
 
 
Bien sur il nous faut constituer un groupe important aux législatives. Nous devons penser à cela et faire en sorte que la Raison prévale et dire enfin : "halte à la surenchère". Nous savons quelles sont les pressions subies, quelles sont les méthodes, quels sont aussi les calculs de l'une ou de l'autre. Ne nous perdons pas. Ne perdons pas de vue ces 19% de français qui ont donné du sens à l'Idéal du Centre.
 
Je reste persuadé d'une chose la recomposition du paysage politique ne pourra avoir lieu qu'à l'issue de la présidentielle.
 
Cette recomposition nécessite que le PS se détermine clairement par rapport à l'acceptation ou non de l'économie de marché, que le Parti Socialiste fasse comme son homologue allemand son "Bad Godesberg".
 
Cette recomposition nécessite que l'UMP se détermine aussi ou enfin par rapport à un idéal clair et non par rapport aux seules idées de son chef du moment.
 
Il faut, et nous l'avons sans cesse répété au cours de cette campagne, que les lignes de clivages bougent. Il y a d'une rive et de l'autre des compétences qu'il faut rassembler.
L'image donnée depuis ces deux derniers jours estompe le débat des idées.
 
Plutôt que de tenter les ralliements ou d'inciter fortement aux reniements d'un côté ou de l'autre, il faut préférer laconfrontation des visions de société, des idées en toute transparence, en toute clarté, devant les français.
Cette confrontation des idées entre la candidate du PS et François Bayrou aura enfin lieu malgré toutes les tentatives de pression ou d'intimidation, les insultes à l'emporte-pièce.
Il aurait été souhaitable que le candidat de l'UMP accepte aussi de débattre avec le candidat du Centre.
 
Ainsi l'électorat de François Bayrou pourrait en connaissance de cause faire son choix pour le 6 mai.
 
 
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007
Que d'encre versée au cours de ces derniers jours ! Que de coups de téléphone et de pressions "amicales" pour empêcher deux responsables politqiues de discuter simplement et en toute sérénité.
Rappelons juste les faits :
Au soir du premier tour, Ségolène Royal a indiqué son désir de débattre avec François Bayrou. Bien sûr on peut estimer qu'il y avait dans cette proposition quelque arrière-pensée.
François Bayrou et l'UDF ont toujours estimé qu'il était nécessaire que chacun d'où qu'il soit, puisse se parler librement. Il a donc accepté cette proposition tout en souhaitant aussi que Nicolas Sarkozy accepte de discuter avec lui, de la même manière. Nous savons ce qu'il en a été et quelle fut la réponse du candidat de l'UMP en guise de métaphore footballistique.
Soit ! Il est légitime de refuser le dialogue même si celui ci a pour seul but d'éclairer les électeurs et notamment ceux qui ont voté pour François Bayrou.
Mais ce qui était choquant et qui augure mal de l'apaisement nécessaire pour la marche de notre pays, a été la révélation des pressions et intimidations rencontrées par certains média désireux d'organiser cette simple discussion, cette confrontation de points de vue, sans parler des chantages exercés auprès des parlementaires UDF. 
Ce dialogue a été je crois utile pour la démocratie. Il a montré quels étaient les points d'accord et quelles étaient les divergences entre la candidate du PS et François Bayrou, candidat de l'UDF. Il ne s'agissait pas d'une volonté de l'une ou de l'autre de provoquer quelque ralliement ou quelque reniement.
Il s'agissait simplement de démontrer que dans notre pays deux personnalités politiques pouvaient simplement et en dehors des dogmes et des sectarismes, discuter et confronter leurs points de vue.
Cela a été simplement un exercice concret de la Démocratie.
Voici donc la retransmission de ce dialogue pour tous ceux qui n'ont pu l'écouter.
 
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007
Je l'ai écrit précédemment. Mon vote du 6 mai ne peut se déterminer envers l'une ou l'autre des candidats restant en lice.
J'entends çà et là que ce serait manquer de courage que de ne pas choisir entre ceux qui restent !
D'autres affirment que l'art de la gouvernance consiste aussi à choisir entre le pire et le moins pire.
Mais le plus intéressant est qu'il y a unanimité de tous à reconnaître le vote blanc ou nul lors de toute élection !
En effet, un vote blanc ou nul est significatif d'un message fort.
Tout d'abord, celui qui a décidé de mettre un tel bulletin, l'a au préalable confectionné lui-même. Cette réalisation préalable signifie que ce choix est mesuré. Ce qui sous entend que ce choix signe le courage et la réflexion préalable.
Ainsi pour moi le vote blanc ou nul n'est un vote pratiqué par défaut, mais un vote signifiant.
Je veux rappeler ici, que seul François Bayrou avait inscrit dans son projet d'espoir, la reconnaissance du vote blanc.
Pour ma part, le 6 mai je ne puis me déterminer entre le flou ou le fou des programmes présents au second tour.
Je crois par contre que François Bayrou a eu ce mérite rare d'aborder enfin  l'idéal du rassemblement et de l'apaisement.
Je crois que le projet de François Bayrou a abordé une nouvelle façon d'envisager la façon de faire de la poitique, hors sectarisme ou mépris.
Je crois que la ligne de François Bayrou et du Centre est la plus honnête, la plus humaine et la plus sincère. La réflexion du Centre en matière économique et de solidarité en est le socle : C'est ce que nous appelons la Social-Economie.
Les français l'ont d'ailleurs bien compris puisque près de 19% des inscrits ont accordé leur suffrage à François Bayrou.
La campagne se termine. Elle se termine avec la révélation et la connaissance des méthodes particulières d'un bloc. Pression "amicale", Intimidation, Menace dans le seul but du débauchage. Je n'en veux pas à ceux qui parmi les élus de l'UDF ont cédé. Je peux les comprendre.
Comme je l'ai dit, il me semble nécessaire que la recomposition du paysage politqiue s'amorce. Cela ne pourra se faire que si il ya des signes forts et lors de la campagne des législatives prochaines..
Le vote que j'ai décidé pour le 6 mai peut vraiment y participer.
Afin de rendre visible dans la pile des autres bulletins ce vote de raison et mûrement pesé, mon bulletin sera de couleur orange, de cette belle courage orange signe de l'espoir du "vivre ensemble et mieux" que nous avons su porté tout au long de la magnifique campagne de François Bayrou.
J'encourage tous ceux qui pensent comme moi, de confectionner leur bulletin orange et de le glisser dans l'urne le 6 mai.
Ne doutez pas un seul instant que ce geste sera inutile. Au contraire dans chacun des bureaux de vote, il y a des observateurs qui rendent compte de chacune des piles de bulletins. Nul doute que ce vote orange sera comptabilisé lui aussi !
Continuons  de montrer notre volonté et notre espoir de faire bouger les lignes de clivage droite-gauche, de dire que nous voulons et pouvons  rassembler les compétences d'où qu'elles viennent afin que chacun d'entre nous vive mieux demain.
 
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Samedi 17 novembre 2007
Comment ne pas verser dans la dithyrambe ou les superlatifs de comptoir ?
Simplement en allant
voir cela !


Par jcjos - Publié dans : Ce que j'aime !
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Samedi 17 novembre 2007

Je dois le dire, quarante ans que cela dure !
Je les ai découvert un jour de juin 1967 alors que je me trouvais à Pondy !
Depuis que je peux me le permettre, j'essaie de ne manquer aucune date française et j'espère un jour avoir les moyens surtout en temps de faire toute une tournée européenne.

Leur énergie,  leur son, leur provocation, leur vérité, me bercent et j'ose croire en être bercé encore longtemps !

Voilà c'est dit ! 

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It's only Rock and Roll and I like it !













Just proud to be a Rolling Stone's fan since 40 licks !

Par jcjos - Publié dans : Ce que j'aime !
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Vendredi 16 novembre 2007
Profession de foi
Médecin généraliste, âgé de 50 ans, exerçant sur le 8ème arrondissement de Lyon, depuis 1987, marié, 3 enfants (20-17-14 ans), mon engagement en politique s’est toujours fondé sur le combat pour un Idéal, idéal de Responsabilité, de Solidarité, de Fraternité, d’Ouverture d’esprit, de Respect et d’Ambition Européenne.
C’est tout naturellement que dès les années 80, j’ai participé à l’émergence des jeunes barristes de Lyon, et adhéré en 1988 au Centre des Démocrates Sociaux, héritier du personnalisme communautaire d’Emmanuel Mounier et de l’œuvre du Sillon de Marc Sangnier, qui deviendra en 1999 le cœur de la Nouvelle UDF.
C’est sous cette seule légitimité de militant que je veux porter ma candidature à la candidature.
 
Dans cet esprit de la Nouvelle UDF, le Parti Libre, rappelé avec vigueur lors du Congrès de janvier 2006, j’ai décidé, au constat du salmigondis lyonnais rapporté ces dernières semaines par la Presse, de présenter ma candidature à la candidature pour conduire et coordonner les équipes «démocrates» lors des prochaines élections municipales de Lyon.
 
En effet, je crois du plus profond de moi-même que toute candidature doit être portée sur des convictions claires, telle que chacune et chacun des militants se sentent représentés.
Je crois plus que tout à la nécessité d’être respectueux du mouvement auquel on appartient et de ne pas céder à la primauté du paraître sur l’être. Or notre vie interne nous est rapportée par la presse qu’elle soit écrite ou audiovisuelle. Faut-il donc être abonné à tous les quotidiens pour savoir ce qui se passe chez nous ?
Je crois aussi et avec la même force, à la notion même de fidélité à un engagement politique. Ne nous a –t-il pas fallu du courage tant en 2002 qu’en 2007 pour ne pas succomber à la tentation du pouvoir lors de la création de l’UMP ou du Nouveau Centre ?
Il nous faut encore et toujours garder ce même courage pour savoir résister aux sollicitations de tous ceux qui par a priori voudraient entraîner le Mouvement Démocrate vers telle ou telle rive alors nous avons clamé haut et fort notre volonté d’être le Parti Libre.
C’est pourquoi dans ce mouvement en phase de construction qui est le nôtre, il est nécessaire que des lignes claires soient tracées, au lieu de voir des appétits personnels s’aiguiser.
Il me semble ainsi primordial de nous retrouver en phase avec tout ce qui fait la richesse de notre philosophie et la solidité de nos liens de militants.
 
Ma candidature est donc portée dans cette volonté d’être le représentant de notre mouvement, sans exclusive, soucieux des compétences particulières de tous les adhérents d’être le trait d’union entre les anciens et les nouveaux membres, de porter sans ambiguïté notre volonté d’être libre et enfin d’être le porte-parole d’une équipe et de son projet travaillé par l’ensemble des militantes et militants de la fédération UDF - MoDem du Rhône.
Respect mutuel, dialogue interne, travail collaboratif sont les atouts qui peuvent conduire nos listes lyonnaises et du Grand Lyon à une visibilité, une différence, une originalité et nous distinguer des poids lourds médiatiques que l’on voudrait nous imposer comme choix inéluctable, malgré le peu de temps qui nous reste.
 
Je m’engage par la présente profession de foi à soutenir et à collaborer avec celui ou celle d’entre nous qui sera choisi par les militants à l’issue de ce processus démocratique original et néanmoins perfectible.
 
 
A Lyon, ce 15 novembre 2007
Par jcjos - Publié dans : Les Municipales à Lyon
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Dimanche 11 novembre 2007

Jeudi 8 Novembre FB est venu sur Lyon pour nous "vendre" le process de désignation du candidat tête de liste aux élections municipales de Lyon.
 
Avant de poursuivre je veux rappeler que devant les autoproclamations par voie de presse de candidats à la candidature, méprisant de fait les militants, et la grogne des militants démocrates (cf la lettre ouverte exigeant un processus démocratique), la fédération du Rhône a mis en place des réunions d'arrondissement afin que les militants puissent débattre en toute sincérité et sans langue de bois avec ces candidats.
Il faut savoir que trois d'entre eux (ceux qui se croient investis  d'une notoriété autoannoncée) ont volontairement et systématiquement boudé ces réunions.
Il se trouve néanmoins que ces réunions renforçant l'esprit démocratique et par conséquence amenuisant les chances de ces auto-proclamés, il a été déclaré qu'il fallait trouver un process.
 
C'est dans ce cadre que FB est arrivé tel le Messie amenant l'hostie à des militants dont on lui a fait croire qu'ils étaient égarés.


 
En gros le process qui nous a été "imposé" est le suivant :
 
- Clôture des dépots de candidature au 15 novembre !
- Nécessité de 80 parrainages pour chaque candidat,
- Prise en compte de la  liste des militants ayant adhéré jusqu'au 31 Octobre (ce qui permet déjà le bourrage d'urnes et de parrainage).
- Deux réunions prévues qui remplacent le calendrier déjà mis en place
 

Je trouve et je le dis sans aucune hésitation mais avec une profonde tristesse que l'interprétation du process, amené comme une hostie le 8 novembre à des ouailles que l'on a voulu faire croire qu'elles étaient égarées, ne fait que conforter un sentiment de duperie.

Ainsi il est clair que l'on considère les militants comme des imbéciles, incapables de se déterminer par eux mêmes et surtout capables de gober n'importe quoi.

Tout semble fait pour faire croire à une marque démocratique alors qu'en fait tout cela est du pur verrouillage pour faire émerger ceux qui se sont autoproclamés candidats par voie de presse et qui perdaient leur chance de l'être au seul regard de leur mépris envers des militants soucieux de faire de la politique autrement,
- dont l'un affirme qu'il n'en a rien à battre des militants d'un Modem qui n'existe pas et qui déjà se fait sacrer candidat à lyon par une presse "certaine", en se voulant juste le chantre d'un antisarkozysme primaire et affectif,
- dont l'autre a déclaré devant des militants sidérés que le grand barnum n'était pas pour elle et qu'elle ne participerait pas à des jeux de cour de récré "genre bacs à sable",
- et dont la dernière a semblé juste découvrir le 8 novembre qu'il y avait quand même quelques militants qui savaient réfléchir et s'exprimer.

Maintenant j'ai le sentiment que déjà on sait qui va pouvoir se maintenir (avant que même que tout se lance ?). Nous allons assister à des explications oiseuses pour justifier la mise en place de sortes de tickets. Le coup des parrainages est un mauvais coup ! Le coup de la date d'adhésion en est un autre. Cela s'appelle du bourrage !
Les deux réunions qui seront de fait un show avec des militants-croupions et une presse qui en rendra naturellement compte (sinon à quoi cela servirait ?) ont remplacé le calendrier de réunions qui avaient du sens et qui permettaient le débat véritable et sans effet médiatique ou théâtral.

Qui va perdre son âme ? Il me semble que déjà des contreparties ont été faites et que les manipulations ont déjà commencé. Et je me dis aussi que si la jeunesse participe de près ou de loin à cela c'est que décidemment il ne faut plus croire en rien !

Le grand spectacle de la politique que je déteste a commencé.

 

 
Par jcjos - Publié dans : Les Municipales à Lyon
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Samedi 13 octobre 2007
Paris Lyon Marseille ! Ou comment prendre en compte une particularité !
 
Nous voyons bien qu'un débat majeur qui s'est engagé au sein de l'UDF-MoDem, trouble de nombreux esprits et parfois de manière très vive. 
Ce débat porte sur la façon d'attribuer les investitures aux municipales et en particulier celles des "têtes de liste".
Ce débat est particulièrement prégnant s'agissant des villes de
Paris, Lyon et Marseille.

Ces trois villes sont bien différentes de toutes les autres communes de France et sont régies par une loi particulière qui est la Loi dite PLM datant de 1982.
Ainsi une liste doit être constituée pour chaque arrondissement (ou groupe de deux arrondissements s'agissant de Marseille).
J'ai été profondément surpris que l'idée de démocratie directe soit si mise à mal par des candidats à une candidature avec des annonces à des organes de presse, comme si un simple article publié pouvait leur donner soudain une notoriété publique et militante.
J'ai personnellement soutenu et signé l'initiative de S Perros et de génération démocrate pour que ces candidats autoproclamés par voie de presse puissent s'expliquer devant les militants enfin réunis.

Certains évoquent la notion de primaires.
S'agissant de Paris, Lyon et Marseille, je crois que des primaires classiques ne sont pas d'intérêt.
En effet :
1. Les élections pour Paris, Lyon et Marseille sont différentes des autres car la liste est constituée au niveau de chacun des arrondissements.
Il ne s'agit donc pas d'avoir une tête de liste unique ! Ni d'imaginer que cette tête de liste puisse définir, voire désigner qui selon elle serait le plus apte pour chacun des arrondissements. Penser l'inverse reviendrait à faire de chacune des têtes de liste d'arrondissement des vassaux dociles (pour ne pas dire autre chose) et à poursuivre le jeu pervers de nominations portées par la seule capacité de certains à savoir se placer (poursuite de la règle du copinage voire du donnant-donnant avec son corollaire pervers).
2. Qui mieux que les militants de chaque arrondissement peut apprécier les compétences réelles et non autoproclamées, le respect et la fidélité à une philosophie politique et le charisme d'une personnalité qu'ils ont appris à connaître et avec qui ils ont déjà travaillé sur le terrain ?

Ma proposition est donc à double détente !

Je propose qu'au niveau de chaque arrondissement le débat ait lieu entre militants afin de promouvoir celle ou celui qui sera le plus à même de défendre notre couleur , notre vision du vivre ensemble et la différencier du courant conservateur socialiste, de la sclérose de la gauche dite radicale et de celui de l'UMP  et de ses alliés. Ce choix se fera naturellement plus facilement car ces personnes  sont déjà connues et reconnues pour leurs compétences propres et leur travail réel. Et une réunion au niveau de l'arrondissement est beaucoup plus simple à mettre en oeuvre qu'au niveau de la ville ou  d'une fédération.
Chaque arrondissement a des spécificités, des particularités. Ne pas en tenir compte serait suicidaire pour notre mouvement. Il y a des militants qui sont sur le terrain depuis un certain temps et qui jour après jour travaillent et tissent des liens et des réseaux. D'eux seuls peut sortir le candidat incontournable le plus à même d'apporter des réponses précises aux problèmes rencontrés localement !

En deuxième temps pourrait se tenir une sorte de primaire entre ces personnalités reconnues au plus près des militants (les têtes de liste d'arrondissement) et  validées par eux afin qu'entre eux ils fassent le choix de celui qui a le plus de charisme pour faire décoller la campagne et être le meilleur challenger face aux autres listes.
C'est ainsi que se dégagerait celui qui portera l'ensemble des listes pour en être en quelque sorte le chef d'orchestre respecté de tous et reconnu par tous comme étant le meilleur.

Cette solution me semble la plus cohérente concernant Paris, Lyon et Marseille car elle tient compte de la particularité liée à la loi PLM et permet à notre idéal de transparence et de démocratie de s'exercer pleinement.
Cette solution me semble la plus honnête et la plus juste car elle évite à des personnes de s'arroger un droit, de s'autoproclamer par voie de presse et de jouer de leur entregent auprès du "chef" pour se faire nommer à l'investiture.
Cette solution me semble être  la plus simple à mettre en oeuvre car nous le voyons il est plus facile de se réunir au plus près que de provoquer une réunion de l'ensemble de la fédération.
Cette solution me semble enfin être  la plus démocrate évitant bisbilles et ressentiments et respectant aussi, comme il est du devoir de chacun, l'action militante quotidienne.

Cette méthode à double détente concernant Paris, Lyon, Marseille aura  aussi un autre avantage.

Nous serions les seuls à mettre en application le principe de la démocratie au plus près et prendre en compte le particularisme de la loi PLM (25 ans après sa promulgation). 
Ne serait-ce pas alors une preuve supplémentaire de cohérence dans notre volonté de faire de la politique autrement , dans notre ambition de respecter le principe de la démocratie non en fonction de supposés mais de reconnus!
Et ce sera bien utile dans notre communication pour démarrer les municipales et pour l'avenir ! 

                                                                                                                                                             Lyon ce 13 Octobre 2007
Par jcjos - Publié dans : Les Municipales à Lyon
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Mercredi 9 mai 2007
Aujourd'hui 9 mai, c'est la journée de l'Europe !
Dois-je être surpris de tant d'indifférence ?
La Déclaration du 9 mai 1950
Voici le texte intégral de la proposition, lancée par Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, et considéré comme l'acte de naissance de l'Union européenne.

"La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.
La contribution qu'une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d'une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L'Europe n'a pas été faite, nous avons eu la guerre.


L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l'opposition séculaire de la France et de l'Allemagne soit éliminée. L'action entreprise doit toucher au premier chef la France et l'Allemagne.
Dans ce but, le gouvernement français propose immédiatement l'action sur un point limité mais décisif.

Le gouvernement français propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande de charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d'Europe. 
La mise en commun des productions de charbon et d'acier assurera immédiatement l'établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l'Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L'établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu'elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique.

Cette production sera offerte à l'ensemble du monde sans distinction ni exclusion, pour contribuer au relèvement du niveau de vie et au développement des oeuvres de paix. L'Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l'une de ses tâches essentielles: le développement du continent africain.

Ainsi sera réalisée simplement et rapidement la fusion d'intérêts indispensable à l'établissement d'une communauté économique qui introduit le ferment d'une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisions sanglantes.

Par la mise en commun de productions de base et l'institution d'une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l'Allemagne et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalisera les premières assises concrètes d'une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix.

Pour poursuivre la réalisation des objectifs ainsi définis, le gouvernement français est prêt à ouvrir des négociations sur les bases suivantes.

La mission impartie à la Haute Autorité commune sera d'assurer dans les délais les plus rapides : la modernisation de la production et l'amélioration de sa qualité, la fourniture à des conditions identiques du charbon et de l'acier sur le marché français et sur le marché allemand, ainsi que sur ceux des pays adhérents, le développement de l'exportation commune vers les autres pays, l'égalisation dans le progrès des conditions de vie de la main-d'oeuvre de ces industries.

Pour atteindre ces objectifs à partir des conditions très disparates dans lesquelles sont placées actuellement les productions des pays adhérents, à titre transitoire, certaines dispositions devront être mises en oeuvre, comportant l'application d'un plan de production et d'investissements, l'institution de mécanismes de péréquation des prix, la création d'un fonds de reconversion facilitant la rationalisation de la production. La circulation du charbon et de l'acier entre les pays adhérents sera immédiatement affranchie de tout droit de douane et ne pourra être affectée par des tarifs de transport différentiels. Progressivement se dégageront les conditions assurant spontanément la répartition la plus rationnelle de la production au niveau de productivité le plus élevé.

A l'opposé d'un cartel international tendant à la répartition et à l'exploitation des marchés nationaux par des pratiques restrictives et le maintien de profits élevés, l'organisation projetée assurera la fusion des marchés et l'expansion de la production.

Les principes et les engagements essentiels ci-dessus définis feront l'objet d'un traité signé entre les Etats et soumis à la ratification des parlements. Les négociations indispensables pour préciser les mesures d'application seront poursuivies avec l'assistance d'un arbitre désigné d'un commun accord; celui-ci aura charge de veiller à ce que les accords soient conformes aux principes et, en cas d'opposition irréductible, fixera la solution qui sera adoptée.

La Haute Autorité commune chargée du fonctionnement de tout le régime sera composée de personnalités indépendantes désignées sur une base paritaire par les gouvernements; un président sera choisi d'un commun accord par les gouvernements; ses décisions seront exécutoires en France, en Allemagne et dans les autres pays adhérents. Des dispositions appropriées assureront les voies de recours nécessaires contre les décisions de la Haute Autorité.
Un représentant des Nations Unies auprès de cette autorité sera chargé de faire deux fois par an un rapport public à l'ONU, rendant compte du fonctionnement de l'organisme nouveau, notamment en ce qui concerne la sauvegarde de ses fins pacifiques.

L'institution de la Haute Autorité ne préjuge en rien du régime de propriété des entreprises. Dans l'exercice de sa mission, la Haute Autorité commune tiendra compte des pouvoirs conférés à l'Autorité internationale de la Ruhr et des obligations de toute nature imposées à l'Allemagne, tant que celles-ci subsisteront."
 
 
Par jcjos - Publié dans : L'Europe !
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