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Ce week-end a lieu le Congrès de Reims !
Pourquoi un démocrate en parle-t-il ?
D'une part, parce que dans le microcosme et au-delà de celui-ci, comment échapper à ce qui ne devrait être qu'une
affaire interne, vu tout le battage médiatique et les différentes unes des journaux. D'autre part parce que nous sommes, nous les démocrates (héritiers de la philosophie personnaliste
communautaire, héritiers du Sillon de Marc Sangnier et de la vision fédéraliste européenne), mis au centre des préoccupations de celles et ceux qui paradoxalement ne souhaitent pas que leur parti
parle de nous !
J'ai ainsi bondi et puis souri, en entendant cette "question forte" d'un dirigeant socialiste, prétendant au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste, à propos de nous.
"La question est de savoir où se situe le Centre !"
Mais avec tout le respect que le modeste militant que je suis au sein du Mouvement Démocrate, je veux lui répondre en rappelant que lors de
Convention Nationale de 1792, la Plaine (dont nous sommes les héritiers directs) s'étant installée en bas , les autres se sont situés par rapport à elle, en se mettant en haut des
gradins !
Ainsi ce n'est pas à nous de nous situer par rapport à la droite ou à la gauche, mais bien à eux de se situer par rapport à nous. Simple loi géographique, comme
lors de la Convention.!
Maintenant se pose la vision politique pure !
Quel projet de société défend le Parti Socialiste ?
Compte-t-il se réformer et oser enfin accepter une économie sociale de marché dans ses statuts et avoir une vision européenne fédéraliste ?
Dans ce que j'entrevois de ce congrès de Reims, il me semble que comme à l'UMP (qui est une tradition de la droite), le PS enfourche les mêmes traverses et ses dirigeants, « apparatchiks » diraient certains, voudraient sans oser le dire que les militants
socialistes se positionnent comme une armée de petits soldats derrière un chef sans que l'Idéal ne soit clairement révélé aux militants et ce dans un seul but de satisfaction d’ego personnel
.
Je comprends le désarroi de tous ces militants socialistes qui aimeraient bien savoir pourquoi on leur demande de battre le pavé si le projet sociétal n'est pas défini, si l'enthousiasme d'un
Idéal propre n'est pas affirmé.
Ce travail de définition de l'Idéal, nous l'avons déjà réalisé, tant au Congrès fondateur de Villepinte que réaffirmé lors de la première Conférence Nationale.
Nos militants savent pourquoi ils se sont engagés au MoDem et pourquoi ils vont battre le pavé pour faire partager à nos concitoyens et quotidiennement leur vision de la société. Notre parti n'en
est plus à l'incantation simpliste d'une opposition stérile. Nous proposerons sans agiter quelconque chiffon rouge (orange?) notre vision d'une société meilleure et équitable pour chacun d'entre
nous. Nous prenons le parti de cette classe moyenne tant méprisée par la droite mais aussi par cette gauche qui n'a plus comme seule volonté visible que de rallumer la lutte des classes et
défendre le "sous prolétariat", dans un seul souci existentiel.
Le monde a changé, l'Europe se construit, la France semble immobile mais les français ont un sens critique qui heureusement ne cesse de se développer grâce à tous les nouveaux moyens de
communication.
La révolution orange amorcée dès 2006, lors du Congrès de Lyon, renforcée par les résultats de François Bayrou le 22 avril 2007, rénovée par la construction du Modem, a pris en compte dans sa
réflexion ce mouvement d'amplitude émanant du Peuple.
Nos instances sont renouvelées, rajeunies, convaincues et enthousiastes.
Nos équipes, partout en France et même hors de nos simples frontières territoriales réfléchissent et travaillent à ce monde meilleur pour tous, un monde où la solidarité ne serait plus un vain
mot.
Mais hors de ce rêve que nous voulons faire partager à nos concitoyens, nous nous engagerons dans les combats qui s'approchent en terme de défense de la solidarité et notamment celle qui avait
été imaginée par le CNR et Pierre Laroque lors de la création de la sécurité sociale. J’y reviendrai naturellement.
Que le PS règle donc ses comptes internes, définisse son projet mais qu'il nous laisse en dehors de ses discussions existentielles. Ou alors si la seule chose qui l'intéresse, dans son
évolution est la réalité du Mouvement Démocrate, c'est que ce parti qui fut un grand parti voit son cycle s'achever définitivement.
En attendant l'article résumant cette première conférence nationale qui a eu lieu le 26 octobre 2008 à Paris, je vous laisse apprécier la qualité et la richesse de la séquence discussion", qui a
eu lieu après les interventions fortes, pédagogiques et courageuses des principaux orateurs que furent Robert Rochefort, Michel Camdessus, Nicole Maestracci et Jean-François
Khan.
Je veux avant toute chose insister sur la liberté qui a prévalu dans ces échanges, En fait, François Bayrou gardant le réflexe de ce qui a l'habitude de se faire dans d'autres partis
et indiquant qu'il fallait s'inscrire (d'où une "certaine modération" s'est vite rendu compte de la liberté d'interventir, réalité objective de notre mouvement désormais. il suffisait ainsi
de lever la main pour pouvoir s'exprimer, avec le seul respect d'une alternance femme-homme.
Cela n'est-il pas un signe de la vitalité démocratique de notre parti ?
Comme les démocrates outre-atlantique, comme tous les démocrates de par le monde, comme les démocrates de l'Union Européenne, les démocrates de France vont pouvoir suivre avec l'émotion qui
accompagne les grands évènements la nuit américaine, celle qui nous dira si les Etats Unis d'Amérique font le choix d'un président démocrate : Barak Obama.
Ceux qui seront sur Paris pourront suivre cela au siège du Mouvement Démocrate et les autres sur le site spécialement dédié.
A Lyon, un petit-déjeuner est organisé par les Jeunes démocrates du Rhône, afin de faire le point sur ces élections et leur résultat.
RD2 - CHG !
Le maelström dans lequel j'étais plongé depuis février semblant se calmer, la plume me démange et c'est une bonne nouvelle pour moi. Ce que je suis amené à constater autour de moi n'est pas de bon augure. Ici et là on parle de récession mais je trouve qu'il existe aussi une véritable régression sociale et sociétale. Et cela est grave. Je vous ferai part dans les jours prochains de mon analyse.
Quel dommage que d'entendre ou lire à longueur de journée dans nos medias français que les américains vont se déterminer pour un "noir" à la présidence des Etats Unis.
Je crois que les américains ont déjà dépassé ce problème de couleur qui nous terrifie tant en France, pays qui se veut si intégrationniste et si antiraciste.
Il me semble que la seule couleur qui intéresse nombre d'américains est la couleur verte, celle du dollar !
Les américains vont se déterminer pour un homme qui a du charisme, qui est profondément américain, qui est jeune, qui veut effacer les années du "neo - con" incarné par GW Bush.
Les américains vont d'abord se déterminer pour un changement de politique et notamment dans l'aide qui pourra être donnée à la "middle-class" celle qui est en train de sombrer au travers des
subprimes.
Les américains vont d'abord se déterminer entre le meilleur représentant du Parti Démocrate et le représentant du Parti Républicain.
Si les media français insistent tant sur le caractère racial de cette élection cela veut sans doute dire que la France n'est guère prête à juger les hommes et les femmes de leur pays sur
leur compétence mais encore sur la couleur de leur peau !
Le Modem s'est depuis longtemps déterminé pour les Démocrates américains et sera fier de voir la plus grande démocratie du Monde dirigée par Barak Obama.
Un nouveau chapître s'ouvrira alors pour les Etats Unis mais aussi pour l'Europe et notre pays. Et le vent qui soufflera alors celui de nos idées démocrates et humanistes.
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Une santé moins solidaire
Didier Tabuteau responsable de la chaire santé à Sciences-Po.
Libération QUOTIDIEN : mardi 12 février 2008
Qu’est-ce qu’un demi-euro ou un euro pour se faire soigner ? La question faussement naïve revient régulièrement dans le débat sur les franchises. La modicité de la somme dissimule en réalité un enjeu crucial pour l’avenir de l’assurance-maladie. La Sécurité sociale repose en matière de santé sur une solidarité entre les bien portants et les malades. Il ne s’agit pas, comme en matière de retraite, d’accumuler des durées de cotisations pour bénéficier en retour d’une pension. L’objectif devrait être, pour chacun d’entre nous, de payer cotisations et CSG pendant toute notre vie sans rien recevoir en contrepartie. L’idéal n’est-il pas de vivre toute sa vie en bonne santé et de décéder brusquement à un âge le plus avancé possible ?
La contribution des malades à leurs dépenses de santé, en particulier par l’instauration d’un ticket modérateur, a pourtant été inscrite dès l’origine dans
les textes. Or la «responsabilisation» des malades par l’argent, pour reprendre l’argumentation moralisante avancée, a des effets délétères. Elle dissuade les moins fortunés, malgré la
CMU, mais aussi nombre de familles aux revenus intermédiaires, de recourir précocement aux soins ou de s’engager dans des démarches de prévention. Sans oublier les renoncements à des
appareillages indispensables comme les prothèses dentaires ou auditives. Mais elle n’a que peu d’effets sur les catégories les plus favorisées, qui bénéficient de surcroît des meilleurs
contrats de protection complémentaire. Quoi qu’il en soit, le coût supporté par l’usager, directement lorsqu’il n’a pas d’assurance complémentaire ou de mutuelle, ou indirectement
lorsqu’il en dispose, ne se résume pas aux montants, encore limités, des franchises. Pour mesurer les effets de la réforme en cours, il faut prendre en compte le «reste à charge» (RAC),
c’est-à-dire l’ensemble des sommes dues au-delà du remboursement par la Sécurité sociale. Par exemple pour un acte médical, ce «RAC» ne se limite pas au forfait de 1 euro résultant
de la loi de 2004, mais résulte de l’addition de ce forfait, du ticket modérateur de 30 % et d’un éventuel dépassement tarifaire. Pour une consultation d’un médecin généraliste
pratiquant les tarifs de la Sécurité sociale, cela représente près de 8 euros sur 22 et pour celle de médecin spécialiste exerçant en secteur 2, tarifée à 50 euros, près de
35 euros ! On est loin du 1 euro brandi par les défenseurs de la réforme.
En outre, l’argument de la responsabilisation financière bute sur les réalités de la dépense de santé. 10 % des assurés, les plus gravement malades,
représentent les deux tiers des dépenses. Personne ne peut penser que des hospitalisations ou des chimiothérapies révèlent les excès d’un consumérisme médical ! Quant aux autres
dépenses, un tiers du total, elles répondent pour l’essentiel à de véritables besoins sanitaires. La maîtrise des dépenses, si elle est d’une impérieuse nécessité pour garantir la bonne
utilisation des deniers sociaux, ne doit pas passer par la pénalisation économique des malades. Insidieusement, l’augmentation du reste à charge peut fissurer les fondements mêmes du
système d’assurance-maladie. Demi-euro par demi-euro, la part de la Sécurité sociale dans le remboursement des dépenses de santé, du moins en médecine de ville et en dehors des
affections de longue durée, diminue progressivement. A ce rythme, l’assurance-maladie n’assurera bientôt plus qu’une fraction minoritaire de la dépense.
On peut imaginer, dans un scénario catastrophe, qu’à terme ces dépenses courantes soient totalement laissées à la charge des assurés sociaux. Dans cette
perspective, accroissements du ticket modérateur, forfaits et franchises peuvent apparaître comme les instruments d’une «politique du salami», qui débite, méthodiquement, par fines
tranches successives les renforts de la protection solidaire. Ces mesures font le lit, ingénument ou délibérément, d’une privatisation au moins partielle de l’assurance-maladie. Avec
son cortège de risques pour la santé publique et le spectre d’une médecine à autant de vitesses qu’il existe de contrats d’assurance complémentaire. Mais aussi avec la menace d’un
encadrement de leurs pratiques sans commune mesure avec les «contraintes» aujourd’hui exercées par l’assurance-maladie. Derrière le développement des franchises et des dépassements
d’honoraires, c’est l’avenir de la protection maladie fondée sur la solidarité qui se joue. La lutte contre les gaspillages, pour légitime qu’elle soit, ne doit pas être le paravent de
stratégies poursuivant d’autres fins.
Dernier ouvrage paru :Les contes de Ségur, les coulisses de la politique de santé (1988-2006), Ophrys santé, 2006.
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Discours de F.Bayrou-convention-municipales100208
Comme par un heureux présage, le temps ce samedi 9 février était magnifique !
Peu à peu la place Bellecour se colorait de cette belle couleur orange dont certains estimaient qu'elle ne devait et ne pouvait figurer lors de cette campagne municipale, dont
certains avaient tout fait pour en empêcher son éclosion soit par de belles manipulations des esprits soit par des postures théâtrales.
L'Orange s'est enfin manifesté à Lyon et ce fut une belle ballade de Bellecour aux Terreaux, et pour moi un vif plaisir de revoir tous ces visages confiants et sereins.
La campagne du Mouvement démocrate libre et indépendant est désormais lancée.
Il nous faut désormais aborder le coeur du sujet en faisant connaitre notre projet aux lyonnaises et aux lyonnais.