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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

Un langage certes outrecuidant aux oreilles chastes de notre veille Europe qui a perdu par trois fois (Nice – TCE et Madrid) la chance offerte permise par la mise en place effective d’une sorte d’utopie : le fameux traité de Maastricht avec en premier lieu la mise en place de l’Europe politique seule à permettre de donner à cette entité devenue depuis une auberge espagnole où l'on se sert par entregents, conciliabules non publics, au ballet des lobbyistes incessant, un nouveau départ vers l’union des peuples de l’Europe Continentale. Vivre ensemble mieux qu’hier et progresser enesemble, certes chacun à son propre rythme.

Le traité de Nice et il faut bien le dire, paraphé par le socialiste alors premier ministre Lionel Jospin (retour aux sources de son engagement trotskyste ?) et de Jacques Chirac, président de la république française qui nous a fait une sorte de remake de Ponce Pilate disant comme à son habitude le fameux « à titre personnel, je ne peux que »…

Il nous l’avait fait en 81 éliminant ainsi VGE qui fut pour moi un vrai réformateur de notre société.

Il était évident qu'élargir à outrance n'était que le moyen de casser une utopie : une Europe unie, forte et solidaire et sa cerise économique et industrielle retrouvées. L'élargissement a justement provoqué l'inverse et les pays nouvellement entrants ne sont pas si bien lotis, mais ceux qui paient depuis 57 (traité de Rome) se demandent avec raison pourquoi ils devraient continuer à verser de l’argent dont le circuit devient difficile à suivre.

La dimension idéale pour moi était celle de l'Europe à 15 avec une vraie histoire commune malgré nos chamailles, nos guerres. Nos mots étaient entendus de la même manière et à l'époque on y parlait en français, un français mesuré, harmonieux et presque littéraire (reprenons les différents débats d'alors et comparons les à ceux d'aujourd'hui, c’est éloquent !

Que l’Allemagne y trouve son profit comme le dit Donald Trump ,ce serait de bonne guerre si elle acceptait que la confiance revienne entre chacun des fondateurs; mais est-ce son but ou plutôt déplacer l’axe européen un peu plus vers l’est germanophile ? Je n’oublie pas la façon dont la Grèce a été traitée récemment. Mais peut-on reprocher l'Allemagne d'aider comme elle l'a fait à sortir de la mort certaine des milliers de désespérés s'échappant de la barbarie de ce qui se passe en Syrie ? Non ! Je suis reconnaissant envers la chancelière allemande d'avoir eu ce courage là et cette détermination.

Et la France dans tout cela ?

Certes on peut se féliciter que l’idée ait été pensée par deux de nos grands compatriotes Monnet et Schumann, que cette idée folle ait été portée par de gaulle qui n’a jamais été un européiste bien convaincu,mais c’était la garantie de la paix, d’une paix durable entre l’Allemagne et nous.

Giscard a été pour moi celui qui a mis sur les rails une communauté européenne pleine de sens et avec une vraie vision pour nos générations futures … mais pour cela il nous fallait de vraies institutions où le politique serait le maître d’œuvre et non le sous fifre aux ordres de la « finance » et des lobbys en tout genre.

Le président Mitterrand a poursuivi ce sens en promouvant les échanges, l’acte unique, Erasmus ..

Après l’échec du TCE dont la responsabilité incombe totalement au président Chirac issu du RPR (la droite revancharde) et à ses godillots « les républicains » comme ils se nomment désormais. Rappelons nous les hésitations incongrues de Chirac devant ce parterre de jeunes lors d’une émission télévisée où il reconnait sa méconnaissance par un je ne sais pas et terminer par sa pirouette habituelle « à titre personnel, je ne peux que voter oui ».

Je pense qu’il nous faudra trente ans pour retrouver du sens humain à cette Europe qu’au fond de nous, nous nous sentons appartenant. Une génération !

Il m’a paru ainsi naturel que notre cousine la vieille Angleterre retire ses billes : cela couvait depuis longtemps avec le fameux mot de Margaret Tchatcher « « We are simply asking to have our own money back » . cf ces articles lors de l'idée du référendum lancé alors en Grande-Bretagne.

Beaucoup de nos compatriotes pensent désormais ainsi. Se replier sur son pré carré.

Donald Trump comme d’autres hélas sur notre sol font haro sur le baudet ou tirent sur l’ambulance.

Quoi de plus normal que ces propos dans la bouche de personnes rigoureusement incultes de l’Histoire et qui ne peuvent avoir une once de vision d’avenir à 30 ans, 50 ans. Ainsi ces propos « trumpesques »- qui rime avec grotesques- ne me dérangent guère, mais il est certain qu’elles feront réfléchir nos amis américains sur leur choix de circonstance.

Juste une petite chose, nous avions quitté le commandement militaire intégré de l’alliance de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et je crois que c’était une bonne chose pour affirmer notre puissance et notre volonté d’indépendance face à quiconque. Membre fondateur de l’OTAN, le président français décide en 1966, de retirer la France du commandement militaire intégré de l’alliance et comme il l’expliquait « modifier la forme de notre Alliance sans en altérer le fond ».

Mais qui a nous fait rentrer à nouveau dans ce système, certes en prenant certaines garanties comme notre indépendance de frappe nucléaire ? C’était en 2009 – je vous laisse le soin de deviner son nom car mon bégaiement d’enfance me revient dès lors.

Alors les propos trumpesques sur la faiblesse de la participation française à l’OTAN … on peut en rire mais qu’il lise donc les statistiques produites. Le troisième contributeur à l’OTAN est la France et qui plus est se retrouve sur plusieurs fronts pour défendre une certaine idée du vivre ensemble et permettre la paix entre les hommes.

Alors comment redonner du souffle à ce rêve d’une véritable union européenne qui ne soit plus un simple deal entre financiers et lobbyistes ?

Je ne sais plus mais je reste confiant que lorsque le péril fera face, nous peuple français saurons reprendre le flambeau du beau drapeau bleu étoilé et sans doute grâce à la Star-Spangled Banner !

16-01-17

jcj

L’ Article du Huffington Post de ce 16 Janvier 2017

Donald Trump n'épargne rien à l'Europe dans deux nouvelles interviews

Migrants, Allemagne, Brexit... Le futur président n'a encore une fois pas retenu ses coups.16/01/2017 05:35 CET | Actualisé il y a 3 heures

  • AFP
  • REUTERS

ÉTATS-UNIS - La main tendue vers la Russie, "l'erreur catastrophique de Merkel" sur les migrants, l'Otan "obsolète", le "succès" du Brexit qui verra d'autres pays quitter l'UE: le président américain élu Donald Trump a réalimenté la machine à polémiques ce dimanche 15 janvier dans des entretiens à la presse européenne.

Cinq jours avant de prendre les commandes de la première puissance mondiale, le milliardaire républicain a usé comme d'habitude de formules chocs sans trop s'embarrasser de froisser ses interlocuteurs pour commenter l'actualité européenne, dans les quotidiens britannique The Times et allemand Bild.

Une série de piques qui n'ont pas manqué de faire réagir Angela Merkel et Jean-Marc Ayrault.

"Les sanctions font très mal à la Russie"

Trump a tout d'abord tendu une main vers Moscou, en froid avec l'administration de son prédécesseur Barack Obama qui l'accuse d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine, évoquant la possibilité d'un accord de réduction des armements nucléaires avec la Russie en échange de la levée des sanctions qui la frappent.

"Voyons si nous pouvons faire de bons accords avec la Russie. Je pense que l'armement nucléaire doit être très sensiblement réduit, ça en fait partie", a dit le président élu, qui ne cache pas son admiration pour le président russe Vladimir Poutine. "Les sanctions font très mal à la Russie mais je pense qu'il peut se produire quelque chose qui sera profitable à beaucoup de gens".

Juste avant Noël, Donald Trump avait ravivé le spectre d'une course aux armements en prévenant que les Etats-Unis répondraient à tout accroissement de l'arsenal nucléaire d'une autre puissance, sans citer la Russie ou la Chine.

Sujet d'inquiétude récurrent pour les Européens au moment où la Russie fait jouer ses muscles, le milliardaire a réitéré ses critiques contre l'Otan "obsolète", reprochant à ses Etats membres de ne pas payer leur part de la défense commune et de se reposer sur les Etats-Unis.

L'Otan

"J'ai dit il y a longtemps que l'Otan avait des problèmes. En premier lieu qu'elle était obsolète parce qu'elle a été conçue il y a des années et des années" et "parce qu'elle ne s'est pas occupée du terrorisme. (...) En deuxième lieu, les pays (membres) ne payent pas ce qu'ils devraient", a estimé Trump.

Peu d'Etats de l'Alliance atlantique atteignent le niveau de 2% de leur produit intérieur brut pour les dépenses militaires, l'objectif que s'est fixé l'Otan en 2014.

Durant sa campagne présidentielle, Trump avait déjà tenu des propos similaires, paraissant remettre en cause l'obligation de solidarité entre pays membres de l'Otan en cas d'agression s'ils ne contribuaient pas plus aux dépenses. Les Etats-Unis portent environ 70% des dépenses militaires de l'organisation.

"Erreur catastrophique" de Merkel

La chancelière allemande Angela Merkel, qui a critiqué plusieurs fois Donald Trump publiquement, a également pris une salve du futur président américain, qui a néanmoins dit avoir "beaucoup de respect" pour elle.

"Je pense qu'elle a fait une erreur catastrophique et que c'était de prendre tous ces migrants illégaux", a lâché Trump. Merkel avait décidé en septembre 2015 d'ouvrir ses frontières à des centaines de milliers de migrants, dont une partie fuyant la guerre civile en Syrie.

Selon le milliardaire, les conséquences de cette politique d'accueil se sont fait récemment "clairement sentir" - une allusion à l'attentat au camion-bélier contre un marché de Noël à Berlin le 19 décembre (12 morts), revendiqué par l'organisation jihadiste Etat islamique.

"D'autres pays vont quitter" l'UE

Trump a jugé que Berlin, plutôt que d'accueillir des réfugiés, aurait mieux fait de militer pour des zones d'exclusion aérienne en Syrie pour protéger la population des bombardements. "Les pays du Golfe auraient dû payer pour ça, après tout ils ont plus d'argent que quiconque", a-t-il dit.

Donald Trump a aussi accusé l'Allemagne de dominer l'Union européenne. "Vous regardez l'Union européenne (...) c'est en gros un instrument pour l'Allemagne. C'est la raison pour laquelle je pense que le Royaume-Uni a eu bien raison d'en sortir", a dit le président élu.

Le Brexit sera "un succès", a-t-il assuré, annonçant vouloir conclure un accord commercial avec le Royaume-Uni "rapidement et dans les règles" et rencontrer "très rapidement" la Première ministre britannique Theresa May. Ces propos tranchent avec ceux de Barack Obama, qui avait annoncé que le Royaume-Uni se retrouverait en bout de file d'attente pour conclure des accords commerciaux avec les Etats-Unis si jamais il quittait l'UE.

Donald Trump estime également que "d'autres pays vont quitter" l'Union européenne. "Je crois vraiment que s'ils (les pays de l'UE) n'avaient pas été obligés de prendre tous les réfugiés, avec tous les problèmes qui vont avec, il n'y aurait pas eu de Brexit", selon Trump, qui entretient d'excellents rapports avec un des promoteurs de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, Nigel Farage, ex-chef du parti anti-immigrés et europhobe Ukip. "Les peuples, les gens, veulent leur propre identité et le Royaume-Uni voulait sa propre identité", a-t-il jugé.

"Nous travaillerons ensemble"

Angela Merkel a affirmé lundi que les Européens avaient leur destin "en main" après ces vives critiques. "Je vais continuer de m'engager pour que les 27 États membres travaillent ensemble vers l'avenir (...) face aux défis du 21e siècle", a-t-elle déclaré, interrogée lors d'une conférence de presse sur le soutien de Trump à la sortie du Royaume-Uni de l'UE et sa prédiction de voir d'autres pays faire le même choix.

Merkel, dont le pays a accueilli plus d'un million de demandeurs d'asile depuis 2015, n'a pas souhaité répondre dans le détail à ces critiques, jugeant que les opinions exprimées par Trump étaient déjà connues. "Mes positions sur les questions transatlantiques sont connues. Le président élu a une fois de plus exposé les siennes. Et lorsqu'il sera en fonction -ce qui n'est pas encore le cas- nous travaillerons naturellement avec le nouveau gouvernement américain et nous verrons bien quels accords nous trouverons", a-t-elle dit.

Enfin, Merkel a une nouvelle fois rejeté tout amalgame entre la menace terroriste en Europe et les réfugiés fuyant la guerre en Syrie, dont des centaines de milliers ont rejoint l'Allemagne. "Je veux séparer (la question du terrorisme) de la question des réfugiés (...) en ce qui concerne la guerre en Syrie", a-t-elle dit, soulignant que "la majorité des Syriens" ont fui "la guerre civile, les combats contre (le régime du président Bachar) al-Assad et la répression d'Assad".

Avant Merkel, le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel avait répondu aux propos de Donald Trump sur l'UE et l'Allemagne en appelant les Européens à faire preuve "d'assurance" face au successeur de Barak Obama.

"Faire bloc"

Jean-Marc Ayrault a estimé que "la meilleure réponse" à donner par les Européens face à ces déclarations de Donald Trump sur l'UE ou le Brexit était d'afficher leur "unité". "La meilleure réponse à l'interview du président américain, c'est l'unité des Européens", c'est de "faire bloc", a déclaré e chef de la diplomatie française à son arrivée à une réunion de l'UE à Bruxelles. Un peu plus tard dans la journée, François Hollande a déclaré que l'Union européenne "n'a pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu'elle a à faire."

De son côté, Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'Union européenne, a averti le Royaume-Uni qu'il n'était pas question qu'il négocie un accord commercial avec les Etats-Unis avant que sa sortie de l'UE ne soit effective. Dès lors que le Royaume-Uni est encore membre de l'UE, "il n'y pas de négociations de manière bilatérale sur un quelconque accord commercial avec un tiers. C'est dans les traités", a rappelé Mogherini lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Jonhson a quant à lui qualifié lundi de "très bonne nouvelle" la proposition du président élu américain de conclure "rapidement" un accord commercial avec le Royaume Uni.

in The Huffington Post (16-01-2017)

The Star Spangled Banner Lyrics

By Francis Scott Key 1814

Oh, say can you see by the dawn’s early light
What so proudly we hailed at the twilight’s last gleaming?
Whose broad stripes and bright stars thru the perilous fight,
O’er the ramparts we watched were so gallantly streaming?
And the rocket’s red glare, the bombs bursting in air,
Gave proof through the night that our flag was still there.
Oh, say does that star-spangled banner yet wave
O’er the land of the free and the home of the brave?

On the shore, dimly seen through the mists of the deep,
Where the foe’s haughty host in dread silence reposes,
What is that which the breeze, o’er the towering steep,
As it fitfully blows, half conceals, half discloses?
Now it catches the gleam of the morning’s first beam,
In full glory reflected now shines in the stream:
‘Tis the star-spangled banner! Oh long may it wave
O’er the land of the free and the home of the brave!

And where is that band who so vauntingly swore
That the havoc of war and the battle’s confusion,
A home and a country should leave us no more!
Their blood has washed out their foul footsteps’ pollution.
No refuge could save the hireling and slave
From the terror of flight, or the gloom of the grave:
And the star-spangled banner in triumph doth wave
O’er the land of the free and the home of the brave!

Oh! thus be it ever, when freemen shall stand
Between their loved home and the war’s desolation!
Blest with victory and peace, may the heav’n rescued land
Praise the Power that hath made and preserved us a nation.
Then conquer we must, when our cause it is just,
And this be our motto: “In God is our trust.”
And the star-spangled banner in triumph shall wave
O’er the land of the free and the home of the brave!

Traduction fournie par L'Ambassade des États-Unis d'Amérique à Paris (source wikipedia)

I.

Oh ! Regardez dans la clarté du matin

Le drapeau par vos chants célèbres dans la gloire

Dont les étoiles brillent dans un ciel d'azur

Flottant sur nos remparts annonçant la victoire.

L'éclair brillant des bombes éclatant dans les airs

Nous prouva dans la nuit cet étendard si cher !

Chœur

Que notre bannière étoilée flotte encore,

Emblème de la liberté, de la liberté.

II.

Sur les côtes obscures à travers le brouillard épais

Quand l'ennemi hautain, dans le silence arme ;

Quelle est cette douce brise qui doucement s'élevait

Nous le fit découvrir dans le lointain caché !

Les premières lueurs de l'aurore matinale

Rayons de gloire brillèrent au lointain.

Chœur

Que notre bannière étoilée flotte longtemps

Sur le pays de la liberté, au pays des braves !

III.

Et où sont ces hommes qui prêtèrent serment

Que le ravage de la guerre et la confusion de la bataille

Ne seront plus jamais ce qu'une maison et un pays ne nous légueront

Leur sang a lavé les souillures de leurs traces immondes.

Aucun refuge n'a pu sauver ni le mercenaire ni l'esclave

De la frayeur des déroutes et de la tristesse de la tombe :

Et la bannière étoilée flottera triomphalement

Sur cette terre de liberté et sur la demeure du courage

IV.

Oh ! Toujours tant que l'homme libre vivra

Entre son foyer et la désolation de la guerre

Béni par la victoire et la paix, secouru par le ciel

Célébrons le pouvoir qui a su préserver la nation

Et confiant dans la justice de notre cause

Répétons notre devise « En Dieu est notre espoir ».

Chœur

Et la bannière étoilée en triomphe flottera

Sur le pays de la liberté au pays des braves !

Nul doute qu'en écoutant cet hymne fabuleux que nos amis américains sauront vite retrouver leurs esprits et permettre que le pire ne puisse arriver par les inconséquences déjà verbales de leur prochain président.

So please believe in respect and fraternity !

16-01-17

jcj

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