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Le blog de Jean-Claude JOSEPH

Le premier tour des élections régionales de ce dimanche 6 novembre 2015 a été marqué par un recul franc et massif des listes de gauche, une sorte de leurre enveloppant les listes dites de la droite républicaine, ex-UMP nommée désormais LR pour les républicains, liée par une sorte d'accord détonnant à des centristes venus de l’union des désirs inassouvis et de brebis ayant effacé de leur mémoire les textes fondateurs du  Mouvement Démocrate.

Ce qui était prévu depuis quelques années, id est un vote protestataire et de colère devenu vote d’adhésion, est effectivement révélé par ces résultats.

Comme au soir du 21 avril 2002, une même clameur et un même mot d’ordre : faire barrage à la nausée provoquée par ce parti d’extrême droite qu’est malgré sa blondeur ostensiblement affichée, le front national.

Mais comme en 2002 avec une abstention de près de 29% au premier tour, du jamais vu lors d'élection présidentielle, il est d’intérêt de prendre en compte le taux d’abstention dans notre pays et ramener alors les chiffres à une plus juste réalité.

Pour cette nouvelle entité de Rhône Alpes Auvergne qui ne prendra corps qu’au 1er janvier 2016 les chiffres fournis par le ministère de l’intérieur sont les suivants :

Perplexité !
 

Nombre

% Inscrits

% Votants

Inscrits

5 310 764

   

Abstentions

2 713 335

51,09

 

Votants

2 597 429

48,91

 

Blancs

58 707

1,11

2,26

Nuls

30 996

0,58

1,19

Exprimés

2 507 726

47,22

96,55

L’abstention pour la région Auvergne -  Rhône-Alpes est énorme !

Plus de 51% !

Lisant et écoutant çà et là les commentaires tant des leaders des partis politiques que des journalistes politiques, je reste perplexe !

Ayant écouté avec attention le Premier Ministre Manuel Valls, je reste perplexe !

 

La fusion de listes aussi diverses que celles représentant l’habituelle  droite – gauche me parait stupide !

 

Le retrait de ces  listes droite-gauche  arrivées en 3ème place me rend  aussi très perplexe.

 

Bien sûr,  il ne m’est pas imaginable de voir des territoires de notre République Française sous la direction de ce parti d'extrême droite fondée en 1972 avec des éléments aux responsabilités lourdes  dans l’active collaboration avec l’ennemi nazi (Léon Gautier : Waffen SS, Pierre Bousquet : Division Charlemagne).

 

Mais en se retirant, et je prends l’exemple du Nord Pas de Calais, ne serait-il pas extrêmement néfaste au simple nom de la représentation démocratique, que soient absents  les représentants de la gauche et de l’écologie partisane ou comme dans la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon que soient absents les représentants de l'exUMP-les Républicains, de l'UDI et autres dans les Assemblés régionales?

Je rejoins sur ce plan l’analyse de Jean-Pierre Masseret, tête de liste du PS dans la Région Alsace-Champagne-Ardennes- Lorraine.

Je crois utile que sur les bancs de chacune des assemblées régionales toutes les forces soient représentées.

Car n’est-il pas possible  même  en minorité face à l’ogre brun, de marquer vigilance et fermeté  et alors réagir avec la puissance nécessaire ?

Ne faut-il pas aussi prendre le risque de voir les vrais chiffres de la conscience politique de chacun d’entre nous en France ?

Et alors de remettre en route l’essence même de la politique :   réfléchir et œuvrer pour la génération suivante afin que leurs jours soient meilleurs que ceux d’hier ?

 

Et puis que ne le dit-on pas encore et encore, face au péril de l’extrême, le meilleur moyen est une participation forte !

Et que ne le dit-on pas encore et encore, le moyen essentiel de ne pas laisser le peuple de France se faire  berner par les sirènes du simpliste  « yaka-foka »  usé et abusé par ce parti d’extrême droite en particulier, est le partage de l’instruction qui seule permet à l’esprit critique de se développer.

 

J’avais déclaré, me semble-t-il lors de la venue de Jean Lassalle à Lyon, en 2014, que la paupérisation de la classe moyenne l’entrainerait à se jeter dans les bras de la dictature.

Nous n’en sommes pas encore là, Dieu merci !

Mais quand même, n’est-ce pas une partie de plus en plus grande de cette classe moyenne désarmée, désabusée par des promesses non tenues,  non aidée, à l’équilibre économique instable  , ne supportant plus l’indifférence de la classe politique traditionnelle à son endroit, qui sans se cacher désormais,  glisse dans l’urne un bulletin de vote marqué de l’extrême droite ?

 

Dimanche nous verrons  quel sera le taux de participation et dans quelle mesure,  le sens critique aura prévalu !

 

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