Morceaux choisis des Présidentielles 2007

Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 17:50
Le projet de François Bayrou, réconcilier les français entre eux, vivre ensemble et mieux, semble pour beaucoup un rêve inaccessible, voire une utopie bien typique dit-on du Centre.
Et pourtant, j'entends souvent autour de moi cette aspiration à se retrouver et oeuvrer ensemble pour vivre mieux.
Le programme d'action de François Bayrou est clair sans démagogie ni promesse qui n'engage que celles et ceux qui l'écoutent. Je suis persuadé que nous pouvons, et cela quelque soit notre propre trajectoire, nous retrouver pour améliorer notre quotidien, pour redonner à la Solidarité du sens, pour faire retrouver à notre pays sa place et son aura.
Cela suppose évidemment que chacun avec sa propre sensibilité relève ce défi du mieux vivre ensemble et cela seul François Bayrou peut l'incarner car il n'est pas dans le registre des oppositions dogmatiques.
De toutes mes forces je vous demande de voter utile pour notre pays.
Le 22 Avril c'est le bulletin Bayrou qu'il faut glisser dans l'urne.
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 17:51

Que d'émotions en ce 16 avril 2007. Un jour si attendu provoquant lors des opérations de tractages, de boitages, de pare-brisages tant d'espoir de réussite et de stress aussi. Mais dès 16h afflue vers le Palais des Sports de Lyon, un nombre impressionnant de personnes.

 L'arrivée de François Bayrou dans un Palais des Congrès de Lyon comble et enthousiaste !

François Bayrou est le seul vote utile pour la France dès le premier tour, le 22 avril 2007 !

 Vous n'avez pu venir écouter et rencontrer François Bayrou à Lyon ?

cliquez sur ce lien pour avoir l'intégralité de son discours au format pdf. Vous pourrez ainsi juger de la pertinence de ses propositions, de ses convictions sincères pour que la France marche avec ses deux pieds.

De même vous pouvez voir et entendre François Bayrou lors de son meeting à Lyon en cliquant sur ce lien.

François Bayrou à Lyon

Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 17:52
On dit depuis dimanche que la candidate du PS n'a surtout pas digéré l'article signé Bernard Kouchner pariue dans le Journal du Dimanche.
Et pourtant que dit-il justement ?
Article de Bernard Kouchner dans le JDD du 15/04/07.
Exclusif JDD Dimanche 15 Avril 2007
"Assez de l'esprit sectaire !"
Par Bernard KOUCHNER
Je ne suis pas dans la manoeuvre politicienne, je ne l'ai jamais été. Et je n'imagine pas que Michel Rocard y soit, lui qui a plus apporté à la France et aux idées que tous ses détracteurs réunis. Ce qui me préoccupe, c'est la France et les réformes indispensables pour redonner à nos concitoyens le goût d'aller de l'avant.
Oui, nous devons réhabiliter le travail, oui nous sommes en appétit d'ordre et d'autorité. Ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy exalte ces thèmes avec succès que nous devons les nier. Plusieurs chantiers nous attendent, qui nécessitent le concours de tous: les retraites, la sécurité sociale, le travail, l'éducation, l'énergie, l'environnement, la recherche, l'immigration, la relance de cette Europe que nous avons abandonnée, notre rôle dans le monde, en particulier dans la lutte contre la pauvreté...

Seule une gauche social-démocrate rénovée, avec ses valeurs et ses méthodes, mais aussi de l'imagination, de la générosité et du rêve, peut en convaincre les Français. A l'instar de nos voisins européens, capables de réussir là où nous avons échoué jusqu'ici, cette gauche-là ne doit pas refuser l'alliance avec un centre rénové. Pour la première fois depuis trente ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance. J'ai suffisamment soutenu Ségolène Royal et travaillé avec elle pour savoir qu'elle peut orchestrer calmement cette indispensable mutation.

Je sais que les alliances ne se noueront qu'après le premier tour. Ce n'est pas ajouter à la confusion que de revenir dès aujourd'hui à l'essentiel, et de préférer aux calculs politiciens des convictions que tant d'entre nous partagent. Les professionnels de la politique adoptent parfois des postures qui retardent les mutations salvatrices. Les électeurs de dimanche prochain ne sont pas prisonniers des frontières du sectarisme. La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes partisanes.
Ce que dit Bernard Kouchner est exactement ce que François Bayrou et l'UDF disent depuis de nombreuses années, depuis que l'UDF est devenu un parti libre ! (voir à ce sujet l'historique sur l'UDF)
Comme Bernard Kouchner il nous faut dénoncer les sectarismes !
Comme Bernard Kouchner, je pense que la France vaut mieux que le confort des habitudes fondé sur des certitudes archaiques, des calculs d'appareil. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que la réaction du PS et de l'UMP est si vive. Il est temps que ces  partis restés à la version 1.0 passent à la version 7.0 ! Voter François Bayrou sera de toutes façons permettre la rénovation de ces deux partis et leur mise à jour. 
Songez  que le PS n'a pas beaucoup changé depuis 1971 ! Songez que l'UMP n'est par tradition comme l'était le RPR, l'UDR ou l'UNR qu'un parti centré sur la seule personnalité du candidat à la présidentielle. Songez aussi qu'une ligne de clivage existe dans chacun de ces deux partis. Cela s'est notamment vu lors du référendum au Traité Constitutionnel Européen. Dans ces deux partis cohabitent avec plus ou moins de bonheur ou de malheur, des personnes plutôt conservatrices et d'autres plutôt progressistes. Ce que dit Kouchner vis à vis du PS est simplement cela. Il ne demande que la rénovation, la mise à jour de ce parti vers une version moderne en accord avec la réalité du monde dans lequel nous vivons.
Dans ce débat de la campagne présidentielle, seul François Bayrou a ce courage de proposer autre chose que la continuité ou le déjà-vu et cela dans l'apaisement et le rassemblement des énergies d'où qu'elles viennent !
Dimanche 22 avril, dès le premier tour
Votez François Bayrou !
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 17:53
La Philosophie s'est invitée à la table électorale !
 
Dans le numéro 8 de "Philosophie Magazine", le candidat de l'UMP conversant avec Michel Onfray a une sorte d'aveu stupéfiant ! J'emploie ce mot d'aveu à dessein, car jamais il ne me serait venu à l'esprit qu'il aurait pu penser ainsi.
Au travers de cette notion de l’Inné et des progrès de la Science se dessine aussi la notion du déterminisme génétique. Et là pour vous comme pour moi doivent vous revenir en mémoire tous ces sujets de philosophie que nous avions à traiter : Science et Conscience … Science et Raison … de l’Inné et de l’Acquis … Du déterminisme et du rôle de l’environnement social, etc.. etc.. lors de notre année de Terminale.
Sujets que nous considérions souvent parce qu’ils nous étaient imposés dans un cadre scolaire comme des « sujets- bateau » en philosophie qu'il nous fallait bien traiter sans forcément en mesurer la portée ou même l'intérêt.
 
Et voilà que comme par magie la Philosophie s’invite à la table de la campagne électorale.
 
Au début en lisant cet article, je me suis dit comme beaucoup sans doute, que le candidat de l'UMP, s’était fait piéger tout naturellement par le redoutable Michel Onfray.
Mais je me suis dit aussi que si piège il y avait, la capacité d’un homme aspirant à la charge la plus élevée de notre pays, impliquant en quelque sorte d’être le meneur et l’élément fédérateur de tous ceux qui y vivent, ne pouvait et  n’aurait pas dû l’entraîner vers ce qu’il a dit. Bien sûr j’entends déjà certains minimiser la portée de ces propos et penser que « je grossis le tableau ».
Afin d’éviter toute manipulation je vous mets en clair cette conversation et aussi le lien vers « Philosophie magazine » dont j’espère qu’il continuera d’être opérationnel longtemps.
 
 
Extrait de la conversation entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray parue dans Philosophie magazine n°8
Nicolas Sarkozy et Michel Onfray -  CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS
Voici un court extrait du dialogue publié intégralement (sur 8 pages) dans Philosophie magazine n°8. Il s'agit de la fin du premier entretien entre les deux hommes (qui se sont ensuite revus pour prolonger la discussion). Après une première demi-heure extrêmement tendue, la conversation a pris une tournure existentielle, et deux visions de l'homme s'opposent.

(...)


Nicolas Sarkozy : Je me suis rendu récemment à la prison pour femmes de Rennes. J'ai demandé à rencontrer une détenue qui purgeait une lourde peine. Cette femme-là m'a parue tout à fait normale. Si on lui avait dit dans sa jeunesse qu'un jour, elle tuerait son mari, elle aurait protesté : « Mais ça va pas, non ! » Et pourtant, elle l'a fait.

Michel Onfray : Qu'en concluez-vous ?

N. S. : Que l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers.

M. O. : Je ne suis pas rousseauiste et ne soutiendrais pas que l'homme est naturellement bon. À mon sens, on ne naît ni bon ni mauvais.
On le devient, car ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme.

N. S. : Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ?

M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.

M. O. : Puisque notre entrevue touche à sa fin, je voudrais vous offrir quelques cadeaux utiles avant que nous nous quittions.

[Michel Onfray tend à Nicolas Sarkozy ses
quatre paquets.]

N. S. [amusé] : Vous croyez que ma situation est si grave ?

[Nicolas Sarkozy déballe ses livres tandis que Michel Onfray commente ses choix.]

M. O. : Totem et Tabou, je vous l'offre parce que Sigmund Freud y traite du meurtre du père et de l'exercice du pouvoir dans la horde. L'Antéchrist de Friedrich Nietzsche, pour la question de la religion, la critique radicale de la morale chrétienne à vous qui, parfois, allez à la messe en famille. Michel Foucault, c'est une lecture que je recommande plus particulièrement au ministre de l'Intérieur, adepte des solutions disciplinaires. Dans Surveiller et punir, Michel Foucault analyse le rôle du système carcéral et de l'emprisonnement, puis de leur relation avec la norme libérale. Pierre-Joseph Proudhon, enfin, car il montre qu'on peut ne pas être libéral sans pour autant être communiste.

N. S. : Ai-je prétendu une chose pareille ?

M. O. [se référant à ses notes] : Oui, dans votre livre Témoignage, page 237 : « Le communisme, l'autre mot de l'antilibéralisme ».... la suite dans Philosophie Magazine de ce mois.
 
Nicolas Sarkozy croit ainsi que l’on naît pédophile, que les 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident sont « marqués » génétiquement. Et comme pour étayer sa conviction de cette croyance dans ce déterminisme génétique évoque le fait que certains fumeurs meurent de leur tabac et d’autres pas.
Et  il assène enfin «  les circonstances ne font pas tout, la part de l’Inné est immense »
Ita missa est ! n’est-ce-pas ?
J’en suis resté estomaqué. Pour moi malgré les divergences, les différences, les orientations, les situations qui à un moment ou un autre nous tourmentent tellement que la seule solution peut en être le « départ vers l’autre rive », tout cela mérite qu’on s’y interesse avec attention et sérennité.
Evoquer la part immense de l’Inné revient aussi à se défausser de toute volonté du mieux, à se dire que finalement les gens sont ce qu’ils sont et dans certains cas tant pis pour eux. La société ne peut rien à moins de jouer dans le charity business ou la simple compassion. Qu’un prétendant à la charge du pays dise cela c’est en quelque sorte affirmer que lui président, il ne pourrait donner aucun sens à la Vie, aucune espérance.
Tout serait finalement déjà écrit et s’accomplirait !
 
J’espérais une cascade de réactions de tous et de manière immédiate.
Le premier des candidats qui a réagi fut François Bayrou qualifiant cela de « propos glaçants » au sens où cela est terrifiant. L’Eglise catholique a aussi réagi immédiatement en soulevant que cette assertion enlevait du sens à la Vie, ôtait tout espoir du Mieux. Plus tard d'autres se sont élevés aussi contre ces propos.
J’avais espéré une même réaction dans la spontanéité et l’immédiateté de la candidate du PS. Cela n’est pas venu, ou alors juste pour dire que si elle avait dit cela "quelle volée de bois vert aurait-elle reçue!", comme cela n’est venu que tardivement d'autres candidats dits de la gauche, de cette gauche qui a pourtant dans son essence philosophique le rôle essentiel dans l’amélioration de la société, la transformation de l'Etre par l’Acquis.
 
Mais par contre et de manière magnifiquement réactive, sur la « Toile » et par "les anonymes" que de réactions, d’interrogations, de mise en perspective de la Réflexion sur ce vieux débat entre l’Inné et l’Acquis, sur le sens donné à l’environnement social, éducatif pour améliorer la nature humaine, pour permettre et améliorer  la cohésion de chacun vers le Tout.
 
Pour en revenir au candidat de l’UMP, je me suis alors dit que sans doute, (vous devinez bien là ma nature extrême de centriste qui accorde toujours à l’autre un intérêt non partisan dénué d’ostracisme, qui ne peut car ne sait pratiquer le sectarisme et jeter l’opprobre), Nicolas Sarkozy sans doute stressé par Michel Onfray avait dû répondre un peu vite afin de se débarrasser au plus vite de cette conversation. Mais  deux jours après dans une interview accordée au journal Libération (refusant d’ailleurs d’en être rédacteur en chef d’un jour pour signifier son esprit rancunier) il reprenait  ces propos qui glacent le sang. Et dans la foulée, il évoque sa « naturelle hétérosexualité » comme s’il fallait aussi raccrocher cela à l’ensemble, image subliminale de l’accrochage de certains wagons comme il en a l’habitude, comme il avait accroché ensemble le wagon de l’immigration et le wagon de l’Identité Nationale.
Ainsi pour lui l’homme est prédestiné génétiquement. Ainsi finalement l’homme politique qu’il est,  peut se défausser de toute responsabilité. Il suffirait de dépister, de manier une sorte de médecine prédictive.
C’est alors que m’est subitement revenu ce qu’il avait souhaité il y a quelques années s’agissant de dépister dès la maternelle les enfants qui « porteraient » le gêne de la délinquance, pour peu qu’il soit existant et  identifiable. Ainsi dès la naissance ou mieux in utero il faudrait pour lui, s’engager vers une batterie de tests, vers la mise en place d’une cartographie génétique et  puisqu’il faut aller au bout de cette logique, puisque il n’y a pas de traitement adapté pour peu que l’on considère ces déviances, ces natures différentes de la norme, procéder comme l’on dit s’agissant de virus, à leur éradication.
Cette croyance en ce déterminisme génétiqu cette part immense de l’Inné, ne pourrait in fine, et dans ce seul but qu’il s’accorde, d’éviter la souffrance des « normés » face aux « déviants », que conduire à une pratique d’éradication !  Eugénisme tranquille et justifiable scientifiquement !
Ou alors comme à la fin des années 80, quand nous avons enfin disposé d’un test fiable de dépistage du VIH, lors du débat sur la généralisation et l’obligation du test, la seule vraie question s’était posée. « Certes on va « en » dépister, mais sans traitement, qu’en faisons nous ? ». La réponse nous était venue rapidement de la part de l’extrême droite , lors de l’émission « l’Heure de Vérité » sur la deuxième chaine : « il faut les mettre dans des sidatoriums, des ghettos sanitaires ».
Cela peut être une vision du vivre ensemble.
Elle semble bien, finalement et naturellement,  être la vision du vivre ensemble du candidat de l’UMP.
Je n’osais le croire, imaginer cela de sa part. Mais comment ne pas l’admettre quand il le répète désormais publiquement dans certains de ses meetings ? Il s’agit d’une de ses convictions fortes qu’il veut porter comme il le dit souvent « sans complexe ».
 
Je souhaite que chacun en son âme et conscience réfléchisse sereinement à la portée des propos de Nicolas Sarkozy.
Je souhaite également que chacun en son âme et conscience apprécie le silence spontané et naturel de Ségolène Royal, la candidate du PS, qui n’a réagi sur le fond que de trop longs et lourds jours après et semble – t-il  parce qu’il y avait d’autres priorités que cela (justification apportée par  son staff  de campagne dans plusieurs journaux) et sans doute, voire surtout parce que le  mouvement des anonymes s’était déjà ému, exprimé et amplifié au travers de la Toile.
 
Ces deux attitudes ne peuvent pour moi que justifier l’impératif de glisser dans l’urne le bulletin François Bayrou le 22 avril 2007 dès le premier tour.
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 17:54
Voici mon programme d’action pour la France.
Ce ne sont pas de fausses promesses, comme on en fait depuis trop longtemps, mais des objectifs raisonnables qui changeront profondément la vie de notre pays.

Je veux que la France sorte de cette crise.
Je veux que la confiance et l’enthousiasme reviennent.
Je veux un pays équilibré et en bonne santé.

Il faut construire une République honnête et un État impartial.
Il faut concentrer tous les moyens sur l’éducation.
Il faut lutter contre la dette qui écrase le pays.
Il faut un plan d’action écologique.
Il faut multiplier vraiment l’emploi et le pouvoir d’achat par des mesures simples et compréhensibles.

Ces objectifs m’engagent.
Pour les réaliser, je défends une nouvelle forme d’action politique.

Élu Président de la République je ferai travailler ensemble des personnes compétentes venant des deux camps.

Élu Président de la République je défendrai les principes de notre démocratie.

Élu Président de la République je ferai tout pour que les Français se comprennent mieux et qu’ils se respectent.

C’est la condition du redressement de notre pays.
 
 

La France mérite toutes nos forces.
 
François Bayrou
 
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 17:56
"La seule façon d'empêcher Sarkozy d'être Président de la République c'est Bayrou !"
C'est en quelque sorte le message adressé aujourd'hui par Michel Rocard, un des principaux initiateurs de la social-démocratie française.
Bien sûr il ne peut se permettre de demander aux militants et sympathisants du PS de voter François Bayrou dès le premier tour, mais c'est bien ce qu'il faut comprendre. D'ailleurs la réaction de François Hollande ou de Jean-Louis Bianco a été très significative dans leur violence ou leur mépris.
Dans le Point daté d'hier, un sondage montre cette réalité :
Seul Bayrou peut battre Sarkozy au second tour !
Seul Bayrou peut empêcher Sarkozy d'être élu Président de la République !
en voici les chiffres :
sondage 2eme tour Ipsos-le Point 12 avril 2007
Nicolas Sarkozy
54%
Ségolène Royal
46%
 
 
 
 
Nicolas Sarkozy
46,5%
François Bayrou
53,5%
Il faut noter que depuis le début de la campagne et semaine après semaine chaque sondage effectué dans le cadre du 2ème tour est identique.
Ségolène Royal ne peut l'emporter mais François Bayrou bat chaque fois Nicolas Sarkozy.
Ainsi se dessine ce qu'il faut bien nommer le vote utile et c'est bien en filigrane ce que laisse entendre Michel Rocard, comme d'ailleurs il y a quelques semaines Daniel Cohn-Bendit, membre éminent et historique des Verts.
Voulez -vous , oui ou non que Nicolas Sarkozy devienne le prochain président de la République Française ?
Si vous ne le souhaitez pas, il n'y a pas trente six façons d'y arriver, mais juste une, oui une seule !
Le 22 avril seul le bulletin Bayrou pourra éviter cela car lui seul peut battre Nicolas Sarkozy au second tour.
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 17:57
Par La rédaction de Libération
QUOTIDIEN : jeudi 5 avril 2007
 
Après la candidate socialiste Ségolène Royal le mercredi 28 mars, François Bayrou, le candidat de l'UDF, était hier «l'invité spécial» de Libération. Comme elle, il nous a accordé un entretien, puis a participé à la conférence de rédaction pour réagir, dans chaque séquence du journal aux sujets d'actualité.
 
 
 
Vous avez dit récemment que «la campagne est très dure». Plus dure qu'en 2002 ? 
Une campagne à mains nues ou presque, contre les deux appareils qui dominent la vie politique française depuis vingt-cinq ans, appuyés par des groupes de presse très importants, est forcément très dure. Mais cette dureté est l'indice ou la preuve du changement que je porte et que cette élection pourrait imposer. Il est assez rare, et je dois dire assez intéressant, d'avoir à faire campagne sans être soutenu par aucun organe de presse.
 
 
Considérez-vous toujours que la télévision est contre vous ? 
Dans la phase où nous sommes, la télévision est devenue moins cruciale, car l'égalité de traitement entre douze candidats la rend moins audible. Dans la dernière ligne droite, c'est le soutien direct des Français qui est crucial.
 
 
Vous flirtez avec les 20 %, mais votre électorat potentiel est toujours le plus volatil de tous les électorats... 
Vous mesurerez, au bout du compte, que ce n'est pas vrai. C'est l'électorat le plus neuf et le plus déterminé au contraire, car c'est le seul qui s'apprête à ne pas voter par habitude.
 
 
 
N'en faites-vous pas un peu trop dans votre dénonciation de la connivence ? 
La vérité est que je n'en fais pas assez. Les liens innombrables entre des mondes qui devraient être séparés, le monde de l'économie, de la finance, des médias et le monde de l'Etat, tout cela a créé un univers d'influence et d'obligations réciproques qui ne ressemble ni à la démocratie ni à la République. Comment un jeune garçon ou une jeune fille qui s'intéresse à la chose publique, mais qui n'a pas de relations y comprendrait-il quelque chose ? Et quel moyen un citoyen de bonne foi a-t-il pour agir sur cet univers ?
 
 
 
Comment quelqu'un qui, comme vous, a fait partie du système pendant des années devient-il un candidat antisystème ? 
Sans doute le goût de la liberté. Et la fidélité à des valeurs républicaines. Le premier choc, c'est en 1998, quand des présidents de région se font élire avec des voix du Front national. Je ne l'ai pas accepté. Puis en 1999, je refuse que l'on m'impose une liste menée par Sarkozy aux élections européennes. Lorsque vient 2002, je dis à Chirac, le 22 avril : «Vous allez être élu par 80 % des voix. Dans cet électorat, il y aura plus de gens de gauche que de droite. Vous devez en tenir compte pour le gouvernement.» Il m'a répondu: «Tout cela c'est des bêtises. Je vais faire le parti unique.» Pour moi, c'était un choc. Peu à peu, j'ai mesuré combien avec ce parti unique la France était mal gouvernée, pas mieux en tout cas qu'avant 2002. Et au moment des manipulations de l'affaire Clearstream, j'ai fini par voter la censure au nom des valeurs républicaines élémentaires. C'est ainsi, par fidélité, que j'ai construit mon indépendance.
 
 
 
Est-ce une révolution ? 
En quelque sorte oui. Longtemps, j'ai cru qu'on pouvait défendre des idées différentes dans son camp. Et puis je me suis aperçu que c'était comme siffler dans un violon, que ce qu'il fallait, c'était sortir des camps verrouillés, pour faire naître un espace nouveau.
 
 
 
Peu vous soutiennent dans cette aventure... 
Peu à peu, j'ai mesuré que notre système politique ne poussait pas au courage. Au lieu d'être un système qui pousse à l'affirmation des caractères, à la liberté de ton, à l'indépendance d'esprit, c'est un système qui pousse à l'allégeance, à l'abdication de ce que l'on pense. Il suffit de voir au sein du PS le nombre de ceux, qui aurait l'âge de l'indépendance, dire : «Tu as complètement raison, mais on ne peut pas le dire.» 
 
 
 
Qui par exemple ? 
Peu importent les noms. Je leur dis : «Qu'avez-vous à faire d'un appareil dont vous savez qu'il est dépassé?» Le PS, comme l'UMP, continue à mettre en scène des idéologies d'un autre temps. Ce sont des étoiles qui sont mortes en novembre 1989 dont la lumière nous parvient toujours, de plus en plus pâle. Et les gens de gauche savent que ce que les socialistes racontent n'est plus vrai. Ils se raccrochent à l'appareil. Sauvons le dernier carré. Faisons campagne. Tant pis, «Bouchons-nous les oreilles», disent-ils. C'est une expression d'un député PS après le happening du drapeau...
 
 
 
Le drapeau tricolore a été brandi dans des circonstances historiques où la gauche était héroïque. 
En France, ce n'est pas la nation qui a fait la République, c'est la République qui a fait la nation.
 
 
 
Pour vous, cette élection est un quitte ou double. Si vous n'êtes pas élu président de la République, vous renoncez aussi à la députation, vous quittez le système ? 
J'en connais beaucoup qui feraient brûler des cierges. à Notre-Dame-de-la-Garde pour que cette hypothèse se réalise ! Je n'ai pas l'intention de leur donner satisfaction sur ce point.
 
 
 
Mais pour qui appellerez-vous à voter au second tour si vous n'y êtes pas ? 
Je serai au second tour.
 
 
 
Nicolas Sarkozy est-il dangereux ? 
Je n'emploie pas le mot «dangereux» à tort et à travers. Pour moi, le candidat de l'UMP tire la société française vers des tensions et des affrontements qui sont dangereux.
 
 
 
Le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale est-il «ignoble», comme le dit Ségolène Royal ? 
C'est une atteinte à tout ce à quoi la République française a cru depuis son origine. Mais je n'ai pas l'intention d'employer des expressions insultantes. Le ton de cette campagne n'est pas à la hauteur.
 
 
 
Donnez-nous une mesure, une orientation de rupture. 
Par exemple, j'ai annoncé que je ferai voter une loi de séparation entre les groupes bénéficiant de commandes publiques et les médias. Je pensais naïvement que le parti socialiste, reprendrait cette thèse qui fut la sienne. Pas du tout ! Je peux en citer beaucoup d'autres. Lorsqu'il s'est agi de défendre l'allocation spécifique de solidarité pour les chômeurs en fin de droit, je suis monté tout seul à la tribune de l'Assemblée. La gauche est restée muette. Lorsqu'il s'est agi de se battre contre la privatisation des autoroutes, j'ai été seul à mener le combat. Je suis allé tout seul au Conseil d'Etat. Sur Airbus, qui a signé la délégation de gestion au groupe Lagardère, même s'il ne conservait que 6 % du capital de l'entreprise ? C'est un gouvernement de gauche ! Et ainsi de suite.
 
 
 
Parlez-vous principalement dans votre campagne aux gens de gauche ? 
Je parle aux citoyens des deux rives et à tous les autres.
 
 
 
Sur l'économique et le social, on perçoit toujours une différence entre une gauche plus interventionniste et une droite plus libérale. Où vous situez-vous ? 
En Allemagne, il se trouve qu'ils sont au gouvernement ensemble. Ils travaillent ensemble et ont obtenu des résultats qui époustouflent la planète. Les résultats de croissance sont montés à 3 %, alors que leur hypothèse budgétaire était de 1,7. En même temps, ils ont réduit leur déficit à 1,2 de PIB. En France, je ne pense pas que l'Etat doive s'ériger en contrôleur perpétuel des entreprises. Je pense qu'il faut des règles qui ne soient pas des règles d'inquisition de l'Etat sur l'entreprise. Il faut des règles équilibrées. Par exemple, on peut penser qu'il y a trop d'aides aux entreprises liées aux 35 heures. Je pense qu'un certain nombre de ces aides, avec le temps, vont décroître. En revanche, je suis pour que l'on permette à toutes les entreprises, les plus petites en particulier, de créer deux emplois sans avoir à créer de charges. Je réorienterai une partie des 30 milliards d'aide, environ 9 milliards, vers la création d'emplois sans charges.
 
 
 
Ce week-end, vous avez parlé de supprimer l'ENA. N'est-ce pas démagogique ? 
C'est pédagogique et symbolique. Je pense que la question de l'ascenseur social est la plus critique de notre société. C'est le noeud du blocage de la société française. Un petit nombre de personnes ayant été cooptées à 20 ans, parce que souvent elles étaient issues des bons milieux, avaient fait les bonnes études, se retrouvent concentrant entre leurs mains pour toute leur vie les situations les plus éminentes de tous les pouvoirs, administratif, politique, économique. Cela n'est pas équitable. Je veux que les postes de haute responsabilité dans l'Etat puissent être ouverts à des femmes et des hommes ayant fait d'autres preuves dans leur vie que la réussite à un concours à 20 ans. Je veux que dans la société française, on puisse retrouver l'espoir, même si on est entré en bas, d'arriver en haut.
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 17:58
Depuis le début de cette campagne Laurent Joffrin s'est toujours gardé de croire à l'hypothèse Bayrou, allant même à écrire ce que je crois être un non sens il ya quelques semaines dans un édito qui a fait réagir de tous côtés. Ne disait-il pas si vous êtes ou avez été de droite votez Sarkozy et si vous êtes de gauche ou avez été de gauche votez Royal. Ainsi le "patron" de Libé, ce journal qui me plait tant par son ton libre et auquel je suis abonné depuis 20 ans au moins, demandait à ses lecteurs de ne plus être libres mais de simplement rester dans leur caracn ancestral. En clair, il demandait à ses lecteurs de faire du sur place, de ne plus réfléchir, de ne plus être critique car les dés étaient somme toute bel et bien jetés. Je me suis dit en lisant cet éditorial finalement pourquoi une campagne puisque pour Joffrin tout était joué d'avance comme tout était joué d'avance en 2002. 
Mais Laurent Joffrin semble se raviser....A -t-il enfin vu et entendu s'élever de tous côtés ce désir d'émancipation incarné par la révolution orange ? Il était temps n'est-ce pas qu'il daigne aiguiser le sens critique de ses fidèles lecteurs.
 
 
Ressemblance
Par Laurent JOFFRIN
Libération du jeudi 5 avril 2007
 
Le «moment Bayrou» est-il terminé ? On le dit, mais on s'avance beaucoup. Certes, les sondages ­ obsédants sondages ­ lui sont un peu moins favorables. Certes, les inconnues qui suivraient son éventuelle victoire demeurent. Mais l'homme a de la ressource, comme le montre sa prestation dans Libération. Et si l'on parle sondages, rappelons que jamais un centriste ne fut, depuis des décennies, si haut dans les intentions de vote.
Rappelons surtout que l'écart dont bénéficie, face à lui, Ségolène Royal, n'est pas beaucoup plus grand que la marge laissée naguère à Lionel Jospin à ce stade de la campagne.
Entre le 21 avril 2002 et le 22 avril 2007, la ressemblance n'est pas seulement calendaire...
A quoi tient l'effet Bayrou ? La journée d'hier en donne la clé.
Il est le candidat antisystème. Le Pen aussi, dira-t-on, qui progresse dans le silence des enquêtes d'opinion.
Mais avec cette différence, qui procède de l'évidence : l'hypothèse Bayrou peut faire sourire, faire enrager ou faire exulter. Elle ne fait pas peur.
Dans «centrisme révolutionnaire», il y a d'abord centrisme. C'est flou, mais ce n'est pas fou. C'est surtout destructeur de certitudes.
 
Quand Bayrou dénonce la connivence entre certains groupes médiatiques et le pouvoir, sa voix couvre celle de la gauche.
 
Quand il s'étonne de l'insistante référence au drapeau, il prend Royal à contre-pied et trouble, nous le savons bien à Libération, l'électorat progressiste.
 
Et quand il parle des sans-papiers, il est plus proche des associations qui les défendent que du gouvernement qui les pourchasse.
 
Alors n'enterrons pas Bayrou trop vite.
Bien sûr, sa longue fréquentation des allées du pouvoir conservateur relativise sa soudaine virulence. Mais il porte ses habits neufs avec une redoutable assurance...
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 17:59
François Bayrou prescrit la régionalisation à notre système de santé
Publié le 06/04/2007 (Journal International de Médecine)
 
Pour rédiger le programme santé de l’UDF, François Bayrou a choisi de se reposer sur l’expérience d’un médecin, qui après un Clinicat à la Faculté de médecine de Paris, prit la tête du service d’hépato-gastroentérologie du Centre hospitalier de la Roche-sur-Yon en 1975. C’est également en Vendée, sa terre d’élection, que Jean-Luc Préel connaît ses premières victoires politiques, qui le conduisent à l’Assemblée nationale où il est élu député de la première circonscription du département depuis juin 1988. Les propositions de loi qu’il a soutenues ou lui-même rédigées pendant ces vingt dernières années témoignent de son constant intérêt pour les professionnels de santé. Pour le JIM, qui l’interroge ce mardi 27 mars, il rappelle notamment qu’il a été le premier à déposer une proposition de loi pour la création d’un ordre des infirmières, tandis que les archives de l’Assemblée nationale nous rappellent qu’il a également été l’auteur d’une loi similaire en faveur des pédicures-podologues ou qu’il a prôné en 2002 une régionalisation de la Santé. La régionalisation est, un quinquennat plus tard, toujours au cœur des propositions santé de François Bayrou, comme nous le révèle Jean-Luc Préel.
 
JIM : Quelle est votre position sur le numerus clausus ?
Jean-Luc Préel : "Le problème que l’on constate aujourd’hui en ce qui concerne le nombre de médecins provient du fait que l’on n’a pas su anticiper la situation actuelle. Il apparaît notamment que les responsables politiques n’ont pas tenu compte de l’évolution des modes de pratique des médecins et en particulier des généralistes, qui ne souhaitent plus exercer comme autrefois et qui aspirent, notamment, à privilégier leur vie de famille. Dans cette même perspective, la féminisation de la profession médicale n’a pas été anticipée non plus.
 
Il serait préférable de s’adapter réellement aux besoins du pays
Aujourd’hui, le numerus clausus connaît une augmentation progressive, mais il nous semble que, plutôt qu’un incessant « yoyo », il serait préférable de s’adapter réellement aux besoins du pays. C’est pourquoi l’UDF préconise pour sa part un numerus clausus régional. Il s’agirait d’évaluer les besoins par spécialité et par région pour les dix années à venir et que sur la base de cette prévision soit établi le numerus clausus et le nombre de poste ouvert au concours de l’internat par région et par spécialité."

JIM : Pour des impératifs de santé publique (et notamment l’amélioration du dépistage de certains cancers) envisagez-vous une libéralisation de l’accès direct aux médecins spécialistes ?
Jean-Luc Préel : "Nous pensons qu’il est d’abord nécessaire de renforcer le rôle du médecin de famille. Nous proposons notamment de mettre en place une consultation annuelle approfondie, réalisée par le médecin de famille. Cette visite, nécessairement longue, d’environ une heure, doit permettre au médecin d’avoir le temps d’interroger son patient sur son mode de vie, son alimentation ou encore sa pratique du sport.
Un accès direct à certains spécialistes devrait certainement être aménagé
A côté de cet entretien, un examen complet doit être réalisé, afin par exemple de dépister éventuellement un cancer du rectum ou un cancer de la prostate. Au-delà de cette consultation annuelle, un accès direct à certains spécialistes devrait certainement être aménagé, notamment en ce qui concerne les dermatologues, les ophtalmologistes et aussi éventuellement les gastro-entérologues. Mais ces consultations en direct devraient être l’objet d’un compte-rendu détaillé au médecin traitant."
 
JIM : Quelles sont vos propositions quant à la revalorisation de la profession d’infirmière ?
Jean-Luc Préel : "Je tiens tout d’abord à rappeler que j’ai été le premier, pour l’UDF, à déposer une loi en faveur de la création d’un Ordre infirmier, qui a été rejetée par l’UMP… avant qu’elle ne présente un projet de loi très proche. La conséquence de ces revirements est très dommageable : les retards pris dans la publication des décrets ne permettent pas de penser qu’ils entreront en vigueur avant l’élection présidentielle.
Il faut reconnaître la formation des infirmières à un niveau bac + 3
En ce qui concerne plus précisément la revalorisation de la profession d’infirmière, nos propositions sont multiples. Nous pensons d’abord qu’il faut reconnaître la formation des infirmières à un niveau bac + 3 et l’intégrer dès aujourd’hui dans le système LMD. Des passerelles vers les autres professions de santé devraient être également aménagés. Pour ce qui est des transferts de tâches, nous préconisons, par exemple, la mise en place d’infirmières cliniciennes qui pourraient avoir un rôle dans la surveillance des maladies chroniques, telle que l’asthme, le diabète ou l’obésité. Il s’agit notamment d’offrir aux infirmières de plus grandes perspectives d’évolution de carrière. Ces possibilités d’amélioration doivent être mises en place, bien sûr, en accord avec les professionnels de santé."
 
JIM : Envisagez-vous de mettre en place un programme de lutte contre les méfaits de l’alcoolisme comparable à celui mis en œuvre contre le tabac ?
Jean-Luc Préel : "En tant que médecin, je pense que c’est indispensable. Dans cette perspective, il apparaît que la loi de santé publique a échoué et n’a pas répondu aux problèmes. La définition de 100 priorités n’a en effet pas permis de définir une action réellement prioritaire. Il serait sans doute plus efficace de déterminer trois ou quatre sujets qui devront être l’objet de tous les efforts, pendant plusieurs années. Dans cette optique, il faudra doute se concentrer sur la prévention de la mortalité prématurée évitable. Or, l’une des premières causes de mortalité prématurée évitable, est évidemment l’alcoolisme."
 
JIM : Quelle est votre position en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires ?
Jean-Luc Préel : "Il s’agit d’un problème un peu personnel. Je préfère donc vous donner ma position sur ce point, sans préjuger de celle de François Bayrou. Il me semble aujourd’hui plus opportun de développer les nombreuses autres pistes de recherches sur les cellules souches. Il n’y a ainsi aujourd’hui aucun problème en ce qui concerne le développement de la recherche sur les cellules souches adultes. Les cellules présentes dans le sang de cordon et éventuellement celles détectées dans le liquide amniotique suscitent également d’importants espoirs. Il pourrait également être utile de profiter des produits des IVG ce dont personne ne parle. Bien sûr, si des médicaments contre la maladie de Parkinson ou d’autres pathologies devaient être conçus grâce au clonage ou à d’autres techniques, ces questions d’éthiques resteraient à poser."
 
JIM : Pour finir, quelle différence par rapport aux autres candidats en situation d’être élu, François Bayrou souhaite-t-il mettre en avant vis-à-vis des professionnels de santé ?
Jean-Luc Préel : "Je voudrais d’abord insister sur le fait que l’UDF a envoyé l’année dernière un questionnaire à tous les médecins et l’été dernier à tous les pharmaciens afin de les écouter et de connaître leur opinion sur le système actuel. Il s’agit d’une vraie démarche pour prendre en compte leurs demandes et leur apporter de vraies réponses.
Une véritable régionalisation du système de santé
Au-delà de ce travail essentiel d’écoute, nous souhaitons mettre en avant une véritable régionalisation du système de santé et revenir sur les séparations absurdes qui existent aujourd’hui entre la prévention et le soin, la ville et l’hôpital, le sanitaire et le médico-social. Nous souhaitons privilégier une politique de santé de proximité, qui puisse prendre en compte les besoins. Et dans cette perspective, il nous semble essentiel d’associer les professionnels de santé en amont dans les décisions et en aval dans la gestion pour aboutir à une vraie maîtrise médicalisée des dépenses de santé."
 
Entretien réalisé par Aurélie Haroche
 
 
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 18:00
Je n'en suis pas revenu ! Il y a deux jours en écoutant l'émission "on refait le monde" sur RTL, j'ai entendu l'animateur interroger Arlette Laguiller au sujet de cette proposition phare de Ségolène Royal s'agissant de son "combat pour les femmes".
"Ségolène Royal propose dans son programme de prendre en charge la contraception des femmes jusqu'à l'âge de 25 ans !"
Effectivement dit comme cela cela donne une dimension généreuse  à la candidate du PS.
Mais j'ai bondi en entendant cela. Car ceux qui savent ou devraient savoir ont justement laissé passer une énormité et ne l'ont pas rectifiée.
En effet, il y a  lieu de s'étonner en constatant que de nombreuses pilules ne sont pas remboursées et notamment celles de dernière génération, celles qui sont le mieux supportées, celles qui ont le moins d'effets indésirables ou secondaires. En effet, il y a lieu de s'étonner que le progrès ne soit pas pris en charge.
Pourtant et sans doute nombreux sommes nous à l'avoir oublié, il fut un temps où l'ensemble des contraceptifs était remboursé. Et oui !
En 1991, dans ce fameux cadre de la "nécessaire maitrise des dépenses de santé" le ministre des affaires sociales décida de procéder au déremboursement de nombreux médicaments. Ces médicaments recevaient d'ailleurs l'appellation peu flatteuse de médications de confort, concept inventé par Simone Veil. Comme si le confort était quelque chose de superflu dans notre pays ! Ainsi les pilules de dernière génération ne furent plus remboursées, et naturellement leurs prix augmentèrent du double voire du triple.
Je fus à cette époque initiateur d'un mouvement de protestation sous forme de pétitions adressées au président de la république. Mais bien sûr cela resta sans effet.
Alors pourquoi ai-je bondi en entendant cette générosité exprimée par Ségolène Royal dans son combat pour les femmes ?
Tout simplement parce que celui qui a de manière autoritaire, sans concertation aucune, et avec un certain mépris envers les femmes en leur opposant ce qualificatif de confort, ce ministre là n'était autre que Jean-Louis Bianco, ministre des Affaires sociales dans le gouvernement d'Edith Cresson. Et le comique de l'affaire est que celui-ci est aujourd'hui l'un des directeurs de la campagne de Ségolène Royal.
Je me demande pourquoi il ne lui a pas rappelé qu'il était à l'orgine du déremboursement de la majorité des pilules. Ainsi la candidate du PS peut apparaître comme elle veut apparaitre, généreuse et solidaire tout en escamotant le fait que son parti a été le responsable de ce déremboursement, de cette première vague de déremboursement.
Et puis aussi pourquoi la prise en charge de la contraception ne serait elle le cas que pour les femmes de moins de 25 ans ? Et celles qui ont plus de 25 ans n'auraient-elles pas le droit d'en bénéficier aussi ? Ne peut-on pas estimer qu'il s'agit de fait d'une discrimination liée à l'âge ?
Ainsi voici un autre exemple de la manipulation des esprits par la présentation généreuse d'une mesure, sous un slogan fort (le combat pour les femmes) mais qui en fait devrait obliger à un mea culpa de celui qui a été en 1991 responsable de la suppression du remboursement de la majorité des pilules contraceptives. 
Ainsi cette manipulation montre aussi le rôle passif des media qui ne veulent pas partager ce qu'ils savent ou devraient savoir, qui ne veulent pas faire preuve de mémoire.
L'exigence de la démocratie implique pour moi le partage du savoir par ceux qui savent envers ceux qui ont oublié ou ne savent pas.
Par jcjos - Publié dans : Morceaux choisis des Présidentielles 2007
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